URGENT : la répression dans les universités se poursuit : arrestation et intervention musclée des CRS à la Faculté de Droit et science politique

Quel est le rôle de Philippe Augé et de Guylain Clamour dans cette répression ?

La mobilisation étudiante explose partout dans le pays : blocages de fac, manifestations, occupations. A Montpellier, des campus sont bloqués depuis plusieurs semaines : le campus triolet est occupé depuis le mardi 6 octobre, l’université Paul-Valéry est bloquée depuis plusieurs jours, les campus de Richter, Droit et sciences politiques, de pharmacie et de la faculté d’éducation ont connu une mobilisation historique.

Comme pour la mobilisation lycéenne, les étudiantes et étudiants subissent une forte répression. En effet, sur plusieurs campus de la ville il est devenu coutume que les étudiantes et étudiants mobilisés soient interpellés, subissent des contrôles d’identité abusifs. D’abord ce mardi 13 octobre la présidente de l’Université Paul-Valéry a donné pour ordre d’évacuer le campus par les forces de l’ordre alors que ce dernier était occupé pacifiquement avec pour revendication notamment l’inscription des étudiantes et étudiants “sans-fac”.

Au même moment, sur le campus de la Faculté de Droit et science politiques se mobilisent devant leur lieu d’étude pour revendiquer de meilleures conditions d’études : la fin de la sélection sociale et raciste en Licence et en Master, la fin des frais d’inscription différenciés pour les étudiantes et étudiants étrang-ères. Cependant, cette mobilisation a pris fin par l’intervention des forces de l’ordre.

Ce mercredi 14 octobre, les étudiantes et étudiants de la Faculté de Droit et science politique se sont à nouveau mobilisés autour de ces mêmes revendications ainsi que contre les violences policières que subissent les lycéennes et lycéens ainsi que les étudiantes et étudiants qui se mobilisent de façon pacifiste.
Comme la veille, les CRS sont intervenus. Après une première sommation, les étudiantes et étudiants mobilisés se sont levés afin de laisser les forces de l’intervenir sans se mettre en danger. Cependant, les CRS n’ont pas laissé ses étudiantes et étudiants partir tranquillement. Il n’aura fallu que quelques minutes pour que l’un des CRS attrape un syndicaliste étudiant et se poursuit avec une violente interpellation qui s’est poursuivie d’une garde à vue. Plusieurs étudiants ont été lâchement gazés sur le visage alors qu’ils n’avaient aucune protection. Une étudiante a été violemment bousculée et jetée au sol par un groupe de CRS.

Ces interventions violentes des forces de l’ordre nous interrogent. En effet, quel est le rôle du Président de l’Université Philippe Augé ainsi que du Doyen de la Faculté Guylain Clamour par ailleurs élu au conseil municipal de Montpellier dans la majorité socialiste ?

En effet, les interventions policières sur les campus universitaires relèvent de la compétence des présidents d’université, ainsi quelle consigne a été donnée par ces derniers ce matin sur un campus de l’Université de Montpellier ?

Nous dénonçons cette répression policière violente qui a pour but de semer la peur au sein de la mobilisation étudiante et lycéenne. Ne nous lâcherons rien pour obtenir nos droits à un avenir et des études dignes.
Rendez-vous ce mercredi 14 octobre à partir de 13h devant le commissariat central de Montpellier (arrêt de tram Voltaire) pour soutenir notre camarade interpellé.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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