Scandale : la présidence de l’Université Paul-Valéry éjecte les étudiant-es mobilisé-es à l’Université Paul-Valéry

Depuis plusieurs semaines la mobilisation lycéenne pour le droit à un avenir et étudier subit d’une répression d’une extrême violence. A Montpellier, ces violences se sont traduites par des interventions de plusieurs mineurs, de façon brutale. Ces violences c’est également des lycéennes et lycéens chargés, gazés. Au lycée Clémenceau, la semaine dernière, une lycéenne a perdu partiellement la vue d’un œil des conséquences d’une charge de la police.
Cette répression policière s’est étendue au mouvement étudiant. En effet, alors que depuis plusieurs semaines la mobilisation étudiante rejoint celle des lycéens sur des revendications claires : fin de la sélection sociale et raciste, fin de la mise en place des frais différenciés en licence et en master, l’augmentation des bourses pour tou-tes les étudiant-es, le rétablissement des APL pour les étudiant-es étrang-ères et la revalorisation de ces derniers.
Ainsi, des campus sont bloqués depuis plusieurs semaines : le campus triolet est occupé depuis le mardi 6 octobre, l’université Paul-Valéry est bloquée depuis plusieurs jours, les campus de Richter, Droit et sciences politiques, de pharmacie et de la faculté d’éducation ont connu une mobilisation historique.
Alors que le 12 octobre, l’assemblée générale de l’Université Paul-Valéry a voté pour l’occupation de leur campus, un groupe d’étudiants s’est dès lors installé sur le campus pour la nuit. Une mobilisation pacifiste ayant pour revendication notamment l’inscription des étudiantes et étudiants “sans-fac”.
Ce mardi 13 octobre, la présidente de l’Université Paul-Valéry a donné pour ordre d’évacuer le campus par les forces de l’ordre. Nous dénonçons cette répression et demandons des explications à Anne Fraisse Présidente de l’Université. Cette intervention est une énième attaque contre les étudiantes et étudiants qui se mobilisent contre les attaques du gouvernement et de l’université sur leurs droit à vivre dignement.
Cette répression policière s’est poursuivie toute la matinée sur les campus de la Faculté de Droit et des sciences politiques où les étudiant-es mobilisé-es ont fait face à une intervention des forces de l’ordre afin de débloquer la faculté ainsi que dans plusieurs lycéens montpelliérains.
Nous appelons les étudiantes et étudiants à continuer de se mobiliser. Nous vivons tous un moment décisif, à nous de nous réapproprier notre avenir, pour nous réapproprier nos vies.
Rendez-vous cet après-midi à partir de 13h Place Albert Premier pour la grande manifestation avec les lycéennes et lycéens.
Le SCUM était présent sur place pour soutenir les étudiant-es de la Faculté de Droit et science politique. En effet, le risque d’une intervention de l’extrême droite était fortement présent : cette faculté a déjà été le théâtre de violences de la part de groupuscules d’extrême droite, notamment en mars 2018, lorsqu’un commando cagoulé avait violemment attaqué des étudiant-es mobilisé-es dans l’amphithéâtre. Dans ce contexte, il est important de rappeler que le droit de manifester et de s’organiser ne doit jamais céder face aux menaces et à l’intimidation
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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