À samedi.
Le SCUM appelle à participer massivement au retour des Gilets Jaunes, samedi 17 octobre à 14h sur la Comédie à Montpellier.
Le rendez-vous est posé le 17 octobre, partout. Et plus particulièrement à 14h, place de la Comédie à Montpellier.
La revendication ? Un cri du cœur : On a faim !

39% des Français déclarent “renoncer à certains aliments », cette proportion atteint 47 % chez les 18-24 ans. L’inflation explose, les files d’attente des distributions alimentaires sont de plus en plus interminables, à l’image des distributions organisées par le SCUM pour les étudiantes et étudiants précaires. Les loyers augmentent sans cesse, alors que la pénurie de logements s’intensifie. Se loger devient chaque année de plus en plus difficile, et un avenir sans toit sur la tête se rapproche dangereusement pour de plus en plus de gens.
A cet appauvrissement généralisé au quotidien s’ajoute un avenir de plus en plus incertain : tri social et raciste dans l’accès aux études via la sélection opérée par les universités et les profs sur les plateformes Parcoursup et MonMaster, puis un accès de plus en plus difficile à un travail correctement rémunéré. A ces galères quotidiennes, les seules réponses de l’Etat semblent être la culpabilisation des pauvres et l’exacerbation du racisme et de la xénophobie.
Ces galères ne viennent pas de nulle part, elles sont le fruit de décisions politiques au sein d’un système économique prédateur et inégalitaire, le capitalisme.
Comme le rappelle la CNT-Solidarité Ouvrière, syndicat inter-professionnel dont le SCUM est membre, les mouvements sociaux s’enchaînent et la conscience de la nécessité d’une rupture radicale avec ce modèle de société grandit. Il y a quelques années, un nouveau type de mouvement émergeait. Les Gilets Jaunes, spontanés, massifs, imprévisibles et radicaux, ont fait trembler le pouvoir pendant un an et demi. Seule une répression quasi-militarisée et une pandémie mondiale ont pu y mettre un coup d’arrêt.
Depuis fin septembre, des milliers de jeunes se bougent dans les rues. Les lycéennes et les lycéens, dans la bonne humeur, la spontanéité et la rage de se faire enfin entendre, rompent la monotonie de leur quotidien en bloquant leurs lycées. Par leurs pratiques et leurs mots d’ordres, les lycéennes et les lycéens ont posé un problème essentiel : celui du refus de la vie à laquelle l’école les destine. Une vie de soumission à un patron, dans laquelle le temps (mal) payé ne revient plus. C’est une critique en actes de l’école et du travail comme institutions, avec leurs principes de candidatures, de sélections, de dressage et d’insertion.
La détestation du 8h-18h et de Parcoursup chez les lycéennes et lycéens fait écho au combat historique de mouvement ouvrier pour la réduction du temps de travail.
La répression inouïe par l’Etat et les directions de lycées face aux lycéennes et aux lycéens démontrent la portée subversive de mouvement. Malgré les gazages, les arrestations de masse, les mutilations et les exclusions disciplinaires, les lycéennes et les lycéens tiennent les blocus et déferlent dans les rues en masse et en débordant les traditionnels cadres politiques et syndicaux.
C’est cette dynamique que le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est attelé à renforcer en initiant les blocages des universités montpelliéraines depuis le 1er octobre. Malgré les tentatives de déblocages de la part des présidences, de la police, de l’extrême-droite et même de certains partis politiques d’arrière-garde, le mouvement s’est amplifié. Ces blocages ont permis aux étudiantes et étudiants de se libérer du temps pour aller physiquement soutenir le mouvement lycéen face à la répression. Ils ont aussi permis d’obtenir des inscriptions dans les universités pour des étudiantes et étudiants “sans fac” refusés en Licence et Master.
Ce mouvement a obtenu plusieurs victoires, mais désormais nous voulons davantage : nous voulons autre chose que cette existence mortifère.
Un appel a émergé pour une convergence des révoltes ce samedi 17 octobre.
D’un côté, les profiteurs, une poignée, résolus à augmenter leurs profits coûte que coûte. De l’autre, les travailleurs, les étudiants et les lycéens, prêts à tout pour arracher quelques lambeaux de vie meilleure.
Si t’es spectateur, bon match. Mais si tu penses faire partie du camp de celles et ceux qui ont faim, ce combat, c’est le tien.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
contact@scum.fr
Dans la presse :

- Article du journal La Marseillaise du 16/10/2026 : « Fabien, étudiant : « La convergence avec les lycéens, c’est cette peur de l’avenir » » – https://www.lamarseillaise.fr/societe/fabien-etudiant-la-convergence-avec-les-lyceens-c-est-cette-peur-de-l-avenir-DK20800021 (La version papier de l’édition en cliquant sur l’image à droite ->)
