“Un conseil tenu par les rats” – Refus d’allonger le congé menstruel et création de diplômes payants à l’Université Paul-Valéry.

Après avoir obtenu la mise en place d’un congé menstruel de 10 jours par an depuis la rentrée de septembre 2025 à l’université Montpellier Paul-Valéry, le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier a présenté lors du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de ce mardi 17 mars, une motion proposant l’allongement de la durée de ce congé.

En effet, après plusieurs signalements d’étudiantes demandant s’il était possible d’allonger leurs droits, et après avoir consulté les services de santé de l’université, le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire a déposé une motion afin d’allonger la durée de ce congé menstruel de 1 jour par mois à 10 jours par mois sans en changer les modalités (c’est à dire pour tous les étudiantes et les étudiants sans certificat médical et sans justification envers les enseignants). Notre proposition faisait aussi suite au premier bilan des services de l’université concernant l’utilisation du congé menstruel depuis sa mise en place en septembre : “aucun abus n’a été constaté”.

Cette motion a ainsi été balayée par la présidence qui malgré les alertes des étudiantes, la mise en place de cette mesure avec davantage de jours dans d’autres universités, et nos discussions avec le Service de Santé Étudiante (SSE). En argumentant que les étudiantes n’iraient plus en cours, la présidence et le corps professoral de l’Université, font preuve d’une infantilisation scandaleuse des étudiantes et fait fi des nouvelles formes de transmission du savoir. La question même de l’assiduité se pose ainsi notamment en Travaux Dirigés (TD), qui sont les enseignements les plus discriminants vis-à vis des étudiants et étudiantes salariés, résidant loin de leurs lieux d’études, ou encore celles et ceux souffrant d’anxiété sociale.

Il a aussi été question des Diplômes Universitaires (DU). Ces formations, dont les diplômes ne sont reconnus officiellement par aucune entité excepté l’université émettrice elle-même, payantes et parfois à des coûts très importants. Les DU sont ainsi utilisés comme facteur de sélection en Master comme le master d’Études Européennes et Internationales et son “Diplôme d’université Préparation aux concours d’entrée à Sciences Po (IEP) et aux écoles de journalisme (niveaux 1 et 2)” qui permet un accès privilégié au Master. Dès lors, il faut désormais payer directement pour être avantagé dans l’obtention du master de son parcours universitaire. Face à ça, le SCUM s’est bien entendu opposé à l’ensemble des DU soumis au vote lors de ce Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU).

Face à l’accroissement de la sélection et de la précarité, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier se tient prêt à organiser la riposte dès maintenant, dernier jour d’ouverture de la plateforme MonMaster dont nous réclamons la liquidation comme celle de la sélection. Nous invitons l’ensemble des étudiantes et étudiants à se mobiliser contre notre précarisation de plus en plus forte de la part des institutions. Notre avenir n’est pas à vendre !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr

*”Un conseil tenu par les rats” est une fable de Jean De la Fontaine illustrant les travers des processus institutionnels et parlementaires : https://www.poetica.fr/poeme-260/jean-de-la-fontaine-conseil-tenu-par-les-rats/


-> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.