Le SCUM fait une entrée fracassante en UFR de Médecine !

C’est une entrée par la grande porte. Ce mardi 17 février 2026, à l’issue du scrutin des élections des unités de formation et de recherche (UFR), le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) a fait voler en éclats l’entre-soi qui régnait jusqu’alors à la Faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes.

Avec sa liste « Super Chatons Ultra Mignons », le SCUM réalise une percée historique en obtenant 19 % des voix au Conseil de Gestion et 20 % au Conseil Pédagogique. Ce résultat sans appel nous permet d’arracher 2 sièges dans chaque instance, soit 4 élus de combat qui siègeront désormais face à l’administration et ses proxys étudiants.

UNE VICTOIRE CONTRE LE SABOTAGE DÉMOCRATIQUE

Cette victoire est d’autant plus éclatante qu’elle a été acquise dans un climat d’hostilité institutionnelle manifeste. L’Université de Montpellier, fidèle à sa stratégie de mépris de la démocratie étudiante, a tout mis en œuvre pour étouffer la contestation, entraînant un taux de participation famélique (s’élevant à peine à 6%).

Le sabotage était clair : sur le campus Arnaud de Villeneuve, l’administration a délibérément caché l’unique bureau de vote au 5ème étage, transformant l’acte de vote en parcours du combattant. Pire encore, la veille du scrutin, la Faculté de Médecine s’est transformée en agence de communication pour la liste corporatiste ADEMMOOS, relayant leur propagande directement en story sur le compte Instagram officiel de l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) de médecine. Cette collusion affichée entre la présidence et les associations « maison » prouve leur fébrilité face à la montée d’une force syndicale réelle, face à une liste  favorable â la  sélection élitiste.

LA FIN DU MONOPOLE CORPORATISTE ET BOURGEOIS

L’entrée du SCUM au conseil marque la fin de la pensée unique en santé. Malgré le soutien de l’administration et de l’ANEMF (Association Nationale des Étudiants en Médecine de France), les tenants du corporatisme n’ont pas réussi à endiguer notre dynamique. Ces élus, qui chérissent la sélection sociale et défendent un entre-soi élitiste, devront désormais composer avec une opposition frontale. Leurs arguments libéraux et leur cogestion passive ne sont plus les seuls sons de cloche dans les amphithéâtres.

LE DÉBUT D’UNE OFFENSIVE SYNDICALE DE DEUX ANS

Ces 4 sièges ne sont pas une fin en soi, mais un point de départ. Une nouvelle ère s’ouvre pour les étudiants en santé. Le SCUM lance dès aujourd’hui un cycle de deux ans de lutte et d’implantation massive au sein des campus de Montpellier et Nîmes. Nous ne nous contenterons pas de siéger : nous allons construire, jour après jour, une véritable solidarité étudiante là où régnait la compétition individuelle. Il s’agit pour le syndicat d’organiser un rapport de force avec l’Université dans la rue comme dans la faculté et ainsi tenir tête à l’élitisme de ses représentants et de son fonctionnement. 

Nous investirons chaque lieu de formation et chaque terrain de stage pour porter nos revendications :

  • La fin réelle de la sélection sociale et raciste.
  • La défense intransigeante des conditions d’études et de vie.
  • La lutte contre la précarité et les violences sexistes, sexuelles, de genres, et toutes les formes de discriminations à la faculté.

L’UFR de Médecine n’est plus une zone de non-droit syndical.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr