Philippe Augé et l’Université de Montpellier ont besoin de formation en féminisme !

Depuis plus de deux ans, nous portons avec le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) une revendication simple : permettre aux étudiant·es confronté·es à des douleurs menstruelles invalidantes de s’absenter sans subir de pénalités, grâce à un congé menstruel réellement inclusif, accessible grâce à une attestation sur l’honneur, un an après l’avoir fait voter à l’Université Paul-Valéry pour la rentrée 2025.

Malgré nos nombreuses alertes, la présidence de l’Université de Montpellier, représentée par Philippe Augé et Agnès Fichard-Carroll, n’a jamais voulu ouvrir un dialogue sincère sur ce sujet, préférant ignorer les demandes étudiantes portées par nos élu·es.

Un mépris total du travail des représentant·es étudiant·es

Dans la continuité de ce mépris envers notre travail syndical, lors de la dernière CFVU (commission formation et vie universitaire) du 1er avril 2025  la vice-présidente de l’Université (Agnès Fichard-Caroll, soutenue par la liste Zélum (les Elum), a refusé de mettre aux voix notre motion qui proposait le début d’un travail commun au sujet du congé menstruel à l’Université de Montpellier.

En effet, la présidence de l’UM envisage actuellement un projet de “congé menstruel” qui n’en est pas un, puisqu’il nécessiterait l’appui d’un justificatif médical certifiant que l’étudiante ou l’étudiant souffre de troubles menstruels ou de dysménorrhée.

Nous remarquons plusieurs problèmes :

  • Beaucoup d’étudiant.es et particulièrement les étudiant.es étrangers ont des difficultés en ce qui concerne l’accès aux soins, parfois n’ayant même pas de couverture santé !
  • Les menstrues ne sont pas une pathologie, il ne faut pas les traiter comme telle.
  • Cela apparaît être un dispositif de contrôle, plutôt que de faire confiance aux personnes concernées, l’université préfère instaurer une logique de suspicion permanente.

Nous exigeons donc la mise en place d’un VRAI congé menstruel, SANS justificatif médical, accessible via une attestation sur l’honneur déposée sur l’ENT comme c’est déjà le cas dans 11 universités en France.

Nous appelons donc les étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier à signer et à partager massivement la pétition que nous proposons pour que nos revendications puissent peser sur la présidence de l’UM qui se résigne à refuser pour l’instant (cela fait un moment déjà) le dialogue social.

Notons qu’à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, le congé menstruel SANS justificatif médical entrera en vigueur dès la rentrée de septembre 2025 grâce au travail syndical que nous avons mené auprès des différents services de cette université.

Ci-dessous, la motion que nous avions présentée lors de la CFVU du 1er avril, que la vice-présidente à la formation et vie universitaire Agnès Fischard Caroll a refusé de mettre aux voix.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr


Signez ici la pétition : https://chng.it/bZ7yBxytmL


-> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.


Comments

One response to “Philippe Augé et l’Université de Montpellier ont besoin de formation en féminisme !”

  1. […] plus d’un an d’échanges avec la présidence de l’Université de Montpellier, c’est en mars 2025, que cette dernière décide de revenir sur sa décision et nous présente… Ce dispositif qui n’a alors de “congé menstruel” que le nom avait pour condition […]

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