Destruction de l’environnement et crimes de guerre : l’Université de Montpellier fête son mariage avec Total Énergies

Jeudi 11 juin, l’Université de Montpellier (UM) acte un partenariat entre son Master Mention Energie de la Faculté des Sciences et le groupe multinational Total Energies.

Cette convention organise notamment l’intervention de professionnels de TotalEnergies dans les enseignements, à travers le dispositif appelé “TotalEnergies Professeurs Associés”.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, par l’intermédiaire de ses représentantes et représentants “Super Chatons Ultra Mignons” dénonce fermement ce partenariat.

Comme l’immense majorité des partenariats conclus par l’Université de Montpellier et ses composantes, celui-ci se traduit par un manque de transparence le plus total. Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle opacité. Depuis plusieurs années nous pointons le refus de l’Université de Montpellier de transmettre aux élus étudiants du SCUM la liste des différents partenariats conclus par l’université. En effet, la recherche, comme les contrats et partenariats commerciaux d’une université ne sont pas neutres. Ils ont un impact direct et concret.

La destruction de l’environnement comme modèle universitaire ?

Le SCUM s’indigne de l’hypocrisie de l’Université de Montpellier en matière d’écologie. Alors qu’elle s’affiche dans les classements internationaux sur la question de l’écologie, ce qui lui permet d’accroître son rayonnement international et les financements qui vont avec, l’UM persiste et signe dans son greenwashing, et accentue sa coopération avec les lobbies climaticides.

Total Energies est le numéro deux mondial des méga gisements fossiles. Ce groupe français est lié à au moins vingt-trois sites géants d’extraction d’hydrocarbures à travers le monde. D’ailleurs, le timing de ce partenariat entre Total Energies et l’Université de Montpellier illustre parfaitement ce cynisme : le 23 octobre 2025, la 34e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris rendait un jugement déclarant coupable le groupe Total Energie de pratiques commerciales trompeuses en lien avec l’environnement. C’est à dire, une condamnation pour Greenwashing.

C’est un véritable crachat à la figure des étudiantes et étudiants de l’université, dont beaucoup avaient participé aux “marches pour le climat” co-organisées par le SCUM il y a quelques années.

Ce n’est pas la première fois que le SCUM dévoile les pratiques de greenwashing dont l’Université de Montpellier est coutumière.

En effet, depuis 2021, malgré son positionnement au sommet du classement international de Shanghaï en matière d’écologie, l’Université de Montpellier, a tenu absolument à faire siéger au sein de son Conseil d’Administration un des responsables du dérèglement climatique, le groupe Banque Populaire-Caisse d’Épargne (BPCE). Pour rappel, cette banque a été épinglée pour son financement massif du secteur des énergies fossiles, dont les émissions de CO2 s’élèvent à plus de 4,5 fois que l’ensemble des émissions de CO2 de la France

Une université qui cautionne des crimes de guerre et des violations des droits humains ?

On rappelle que cette multinationale bancaire figure parmi les institutions financières européennes qui ont investi ou prêté le plus aux entreprises activement impliquées dans les colonies israéliennes illégales (construction illicite de colonies, services aux colons et surveillance des populations palestiniennes en territoire occupé). Elles ont également beaucoup soutenu l’industrie de guerre israélienne, en investissant dans les entreprises d’armement concernées.

Depuis octobre 2023, ni BNP Paribas, ni la Société générale, ni le Crédit agricole, ni le groupe BPCE (Banque populaire – Caisse d’épargne) n’ont jugé opportun, si ce n’est moral, de se retirer de ces marchés toxiques, ce qui fait d’elles les complices de la politique criminelle d’Israël, de ses crimes de colonisation et d’apartheid, ainsi que les complices du génocide à Gaza avec au moins 73 000 morts recensés à ce jour.

Concernant le partenariat avec Total Energies qui sera signé par l’Université de Montpellier ce jeudi 11 juin, nous dénonçons un partenariat avec une multinationale qui s’est rendue coupable de multiples violations des droits humains dans plusieurs pays. Ainsi, une plainte pour « complicité de crimes de guerre », « complicité de torture » et « complicité de disparitions forcées » au Mozambique a été déposée l’année dernière pour des enlevements, viols et meurtres de civils.

En tout cas, la recherche comme les partenariats commerciaux n’étant pas neutres, l’association du Master avec cette entreprise aura nécessairement un impact concret bien au-delà du cadre universitaire.

Les étudiantes et étudiants du Master Mention Énergie seront-ils rendus complices par association de ces actes de barbarie de Total Energies, à cause de la cupidité de l’Université de Montpellier ?

Encore une fois, le SCUM dénonce une pratique tristement habituelle de l’Université de Montpellier. Nous rappelons la volonté obsessionnelle du président de l’Université de Montpellier, Philippe Augé, de vouloir offrir une place au groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne) au Conseil d’Administration de l’université lors de la modification des statuts de l’établissement en 2021.

Le SCUM dénonce la volonté accrue de l’Université de Montpellier, à travers ce type de partenariats, d’adapter à marche forcée les formations aux envies du patronat et au mépris de tout intérêt pédagogique, tout en s’essuyant les pieds sur la question de l’écologie, traitée dans cette université comme une serpillère à greenwashing. Cette soumission au patronat va tellement loin que la présidence de l’université prend même le risque d’associer ses propres étudiantes et étudiants à des criminels de guerre.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr 


-> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons dans les instances


-> Signez ici la pétition : https://framapetitions.org/petition/user/petition-total-UM/pour-la-rupture-de-la-convention-entre-luniversite-de-montpellier-et-totalenergies


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