Ce mardi matin, une délégation du SCUM a envahi le Conseil des Études (CÉVU) de l’université Paul-Valéry.

Il était prévu que cette instance vote les critères et quotas de sélection en Licence et Master, avec plusieurs baisses de places pour les étudiantes et étudiants dans plusieurs Master. Ces baisses apparaissent comme une véritable provocation dans une université ou plus de 56 % des étudiantes et étudiants ont plébiscité les combats du SCUM contre la sélection et la précarité lors des dernières élections universitaires en novembre.
Suite à cette action directe, nous avons obtenu le maintien de 45 places en Licence qui devaient être supprimées, et l’augmentation de 84 places en Master. Cette première avancée permettra à encore plus de monde d’accéder aux études de leur choix au sein de l’université Paul-Valéry.
L’après-midi à partir de 14h30, c’est l’instance similaire de l’Université de Montpellier (UM) qui se réunissait, la CFVU (Commission et Formation Vie Universitaire).

Il y était prévu de voter un accroissement de la sélection sociale en Licence, matérialisé par d’importantes baisses du nombre d’étudiantes et d’étudiants que l’université voulait accepter en 2023, par exemple, l’élu du SCUM dans cette instance a relevé une suppression de 13 places en BUT métiers du multimédia à l’IUT de Béziers, mais aussi d’importantes autres baisses : 30 places en MEEF, 30 en bi-licence économie et science politiques, 58 sur le portail de biologie de la Faculté des Sciences ou encore 20 en Sciences Technologiques accès santé. A ces exemples s’ajoutent encore de nombreuses baisses.
Comme le matin à l’université Paul-Valéry, une délégation du SCUM a interrompu la séance de la CFVU de l’Université de Montpellier. L’occupation, ainsi que les négociations, ont duré plus d’une heure. A des enseignants invoquant des éléments pseudo-techniques, les étudiantes et étudiants du SCUM ont rappelé que la sélection est une décision politique, prise dans des instances politiques comme la CFVU de ce mardi après-midi. Nous avons aussi rappelé que c’est cette même idéologie élitiste qui a conduit l’Université de Montpellier à s’engager dans une dérive hors-la-loi en matière de sélection sociale, et à perdre face au SCUM au Tribunal Administratif en novembre.
Au final, face à la détermination du SCUM, la vice-présidente de l’Université de Montpellier Agnès Fichard-Carroll a décidé de lever la séance de la CFVU, et d’annuler le vote concernant les capacités d’accueil.
Ce mardi dans les deux universités montpelliéraines, le SCUM est parvenu à faire reculer la sélection sociale et nous nous en félicitons. Il s’agit d’une nouvelle victoire importante, après avoir fait inscrire plus de 84 % des étudiantes et étudiants « sans facs » en octobre et novembre à Montpellier.
Cependant, ces avancées ne suffiront pas pour permettre aux milliers d’étudiantes et d’étudiants refusés en Licence et Master chaque année de pouvoir poursuivre les études de leur choix.
Nous continuons à nous mobiliser contre la sélection sociale, qui va s’accroître encore l’année prochaine avec la mise en place d’un « Parcoursup des Masters » au niveau national.
A cet effet, nous organisons une première réunion publique jeudi 08 décembre à 17h45 à l’amphi 7 de l’université Paul-Valery afin de présenter le futur projet du gouvernement concernant la sélection en Master (la plateforme « Trouver mon Master »).
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr
Article du journal Midi Libre du 08/12/2022 :
