Ce vendredi 18 octobre 2019 se tient le conseil d’administration de la communauté d’universités et d’établissements Languedoc-Roussillon (COMUE-LRU). Nous avons fait le choix collectif, avec nos colistiers et les associations étudiantes soutenant notre liste, de boycotter cette séance.
Dans l’académie de Montpellier, la politique de site se construit systématiquement en ignorant totalement les étudiants. Comme en témoigne l’annonce de la dissolution de la COMUE par les 4 présidents d’universités (UM, UPVM3, UNIMES et UPVD) : pas une seule fois le terme « étudiant » ou « usager » n’apparaît dans leur communiqué du 4 janvier 2019. Alors que nos conditions d’études sont en constante dégradation, accentuées par le tri social et élitiste imposé aux étudiants, les présidents des universités de l’académie veulent dissoudre la communauté d’universités au profit d’une structure « plus souple », c’est-à-dire sans aucun représentant du personnel ou des étudiants. D’après eux, la démocratie serait quelque chose de « trop rigide ». Les hongkongais qui actuellement luttent pour des droits démocratiques apprécieront ce positionnement fort d’universités engagées dans des partenariats avec la Chine.
Pour les étudiants, cette dissolution de la communauté d’universités fait peser le risque à venir d’une marche forcée vers une fusion des universités montpelliéraines. Une probable dégradation de la qualité des services pour les étudiants (centre de soins universitaires, rénovation de bâtiments dans le cadre de l’Opération Campus, accueil des étudiants étrangers, Pépite) est à craindre.
Un vote réduit à sa portée symbolique
Alors que sans aucune concertation ni décision préalable des instances de leurs propres universités, les présidents des quatre universités de l’académie ont décidé, dans ce qui s’apparente à une addition d’intérêts personnels, de dissoudre la COMUE, on tente de nous faire croire, 9 mois après, que la démocratie sera respectée. Dans une instance ou la majorité des personnes qui y siègent sont soit nommés, soit des obligés des quatre présidents, le « vote » sur le devenir de la COMUE qui doit se tenir ce vendredi 18 octobre, purement symbolique, ne fait aucun doute quant à son résultat.
Ainsi, pour la première fois depuis notre élection, nous ne siégerons pas à une séance du conseil d’administration de la COMUE-LRU. Nous refusons de servir de caution étudiante et démocratique à un vote déjà verrouillé d’avance, dont les conséquences seront désastreuses pour l’ensemble des étudiants de l’académie.
Les élus étudiants du Conseil d’Administration de la COMUE-LRU, pour la liste “Etudiants Associatifs et Combatifs pour la COMUE”, présentée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, l’Association des Etudiants en Master et Doctorat de Montpellier, l’Association des Etudiants Engagés de Perpignan et Sakamaché.