Mobilisation étudiante à l’université Paul Valéry : Patrick Gilli provoque un blocage

Ce mercredi 3 octobre s’est tenue une Assemblée Générale étudiante à l’université Paul Valéry Montpellier 3. Quelques mois après la mobilisation massive du printemps 2018, qui avait abouti au vote de la grève illimitée par plus de 3000 étudiants et personnels, les 250 étudiants présents ont décidé de reprendre la mobilisation contre, prioritairement, la loi ORE et l’arrêté Licence. Ces deux mesures gouvernementales généralisent la sélection sociale et restreignent l’accès aux études et les chances de réussite des étudiants, en particulier les plus précaires et ceux aux parcours sinueux.
Il a été décidé de demander à la présidence de l’université une banalisation des cours pour la journée du 9 octobre afin que les étudiants puissent se rendre à la manifestation nationale, ainsi qu’une banalisation pour l’assemblée générale du 16 octobre. Si la présidence de l’université refuse d’accorder ces banalisations, un blocage sera mis en place lors de ces deux journées.

Si nous pouvons regretter qu’une partie de la décision concernant les modalités de la mobilisation soit laissée au bon vouloir de Patrick Gilli, président illégitime de l’université Paul Valéry, il faut reconnaître que son mépris absolu des étudiants va provoquer le blocage de l’université. En effet, Patrick Gilli a annoncé par voie de presse refuser de banaliser les cours les 9 et 16 octobre, ce qui provoquera le blocage de l’université pendant ces deux jours.

Nous rappelons que ce n’est pas la première fois que Patrick Gilli témoigne de son incompétence. Dès sa prise de fonction en 2016, lui et son équipe se sont illustrés par la mise en place de mesures de sélection sociale à l’entrée de la Licence et du Master et par un mépris assumé envers les étudiants, et en particulier les plus précaires. Le cynisme de cette présidence d’université n’a d’égal que son autoritarisme, qui s’est matérialisé par une violente répression contre les étudiants mobilisés et notre syndicat, ainsi que par un harcèlement continu de certains élus étudiants. Cette année encore et malgré ses propos médiatiques, de nombreux étudiants se retrouvent orientés de force dans des filières qu’ils n’ont pas choisi tandis que d’autres sont tout simplement privés d’accès à l’université.

Nous rappelons aussi que nous ne dirigeons ni les Assemblées Générales, ni les luttes étudiantes car ce mouvement n’obtiendra de victoire que grâce à une large implication des étudiants, allant bien au delà des organisations traditionnelles.

Pour cela, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) appelle à les étudiants à accentuer la mobilisation, à l’élargir à l’ensemble des combats contre la précarité et surtout à l’autonomiser d’une présidence d’université aux abois.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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