
Ces jeudi 11 et vendredi 12 septembre se sont tenues à l’Université de Montpellier et l’Université de Montpellier Paul-Valéry les réunions d’informations pour les étudiantes et étudiants “sans fac”. Des étudiantes et étudiants qui malgré l’obtention de leur Licence sont encore à l’heure actuelle sans aucun Master.
Ce sont environ 50 étudiantes et étudiants pour qui la non inscription dans un Master dans les prochaines semaines les condamne à une précarité certaine matérialisée par la perte de leur bourse, leur logement étudiant voir même leur visa étudiant.


Cette situation est le fruit d’une sélection sociale et raciste organisée notamment par les présidences d’universités ainsi que les professeurs d’universités qui votent, dans les conseils centraux, en faveur des capacités d’accueil ou encore des suppressions de places des différentes filières. De plus, ces derniers ne se cachent pas : moins d’étudiantes et étudiants dans leur Master afin de paraître plus prestigieux. Dans un contexte de précarisation de l’enseignement supérieur, les enseignants sont les premiers à défendre une université élitiste, fermée aux enfants d’ouvriers et étudiants étrangers.
Au-delà de la question des capacités d’accueil, ce sont ces mêmes professeurs qui éjectent leurs propres étudiants et décident de leur sort en les acceptant ou les refusant dans leurs formations. À ce tri social s’ajoute un tri raciste dénoncé depuis de nombreuses années par le SCUM. Selon une étude de l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Égalité dans le Supérieur) les étudiantes et étudiants avec un patronyme à consonance nord africaine ont 11% moins de chance d’obtenir une place en Master. Ce racisme structurel au sein de l’Université est marqué d’une part par des propos racistes et islamophobe comme par exmple “Nous on aime pas trop les voilées” comme en témoigne une étudiante de l’Université de Montpellier. Pire encore, ce racisme a des conséquences dramatiques comme à Rouen en mars 2025 où un étudiant a tenté de mettre fin à ses jours révélant la profonde détresse engendrée par les discriminations subies quotidiennement par de nombreux jeunes (source). Au-delà des violences symboliques et institutionnelles, la répression des voix contestataires est également un problème majeur. À l’Université de Montpellier Paul-Valéry, un syndicaliste étudiant racisé qui dénonce ces injustices a été sanctionné à travers la section disciplinaire utilisée comme un outil de censure et de représaille dont une annulée grâce à une victoire devant la justice. À l’Université de Montpellier, une demande de la présidence de l’université a été faite afin de retirer toutes les affiches qui dénoncent la sélection raciste.
Cette année encore, le SCUM se mobilise auprès d’un collectif de sans fac déterminé à obtenir des inscriptions dans le master de leur choix. Les étudiantes et étudiants sans fac iront jusqu’au bout de leurs démarches afin d’obtenir un master.
Rendez-vous ce mardi 16 septembre à 9h30 devant le rectorat de Montpellier (Rue de l’Université).
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
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