Ce vendredi 30 août, le journal La Marseillaise consacre un grand entretien consacré aux combats menés par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM pour cette rentrée universitaire.
Lutte contre la sélection sociale en Licence et Master, pénurie de logements, précarité étudiante et lutte contre le racisme et la répression : cette rentrée s’annonce bien chargée !
Nous invitons les étudiantes et étudiants refusés en Licence ou Master à nous contacter au plus vite par mail (syndicat.scum@live.fr) ou sur notre formulaire de contact : https://combatuniversitaire.wordpress.com/contact/
Jeudi 30 mai , les premiers résultats de la plateforme Parcoursup sont sortis et dans la foulée, mardi 04 juin, ceux de la plateforme MonMaster.
Comme l’année dernière le ministère refuse de communiquer sur le nombre d’étudiants et de lycéens refusés à l’entrée de l’université. Malgré l’absence de chiffre officiel, le résultat sera le même que les années précédentes, un nombre conséquent de lycéennes, lycéens et étudiantes, étudiants se retrouveront, cette année encore, sans affectation en licence et en master.
Mais ce n’est pas que la politique élitiste du gouvernement qui empêche les lycéens et étudiants de poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur. Les présidences d’universités et les enseignants chercheurs traduisent de manière concrète les politiques élitistes et méritocratiques du gouvernement. Que ce soit par leur vote des critères de sélection lors des conseils centraux ou leur refus d’augmenter les quotas d’accueil, ils sont pleinement responsables de cette sélection à laquelle ils sont attachés. Lorsque les quotas d’accueil en licence et en master sont maintenus et qu’aucune place n’est supprimée, cela sonne même comme une victoire. A Montpellier, le SCUM a dû envahir un conseil le 7 décembre 2021 pour que le quota d’accueil de l’université Paul-Valéry ne baisse pas, et éviter par exemple la suppression de 100 places en licence de cinéma.
La répression des syndicats étudiants luttant contre cette sélection sociale fait également pleinement partie des outils utilisés par les enseignants-chercheurs pour protéger cette dernière, à Nanterre avec la répression que subit l’UNEF TACLE matérialisée par des interdictions de campus pour ses membres, des procédures en section disciplinaire pour avoir défendu les étudiants refusés à l’entrée de l’Université.
Cette répression d’une parole opposée à la sélection et au racisme ne nous arrêtera pas, il est essentiel aujourd’hui de multiplier les luttes contre la sélection sociale, à Montpellier, à l’Université Paul-Valéry, 54% des candidats en master se voient refuser une place, un étudiant sur deux ayant validé sa licence dans cet établissement est éjecté de sa propre fac, ne pouvant pas poursuivre son cursus. Lui retirant ainsi ses droits étudiants, comme le repas à tarif social, le visa, ou le logement à bas prix en résidence universitaire.
Aujourd’hui le SCUM a lancé un mouvement de mobilisation, comme les années précédentes, pour l’inscription de toutes et tous les étudiants dans la filière de leurs choix. Pour cela, le SCUM invite dès à présent les étudiantes et étudiants sans affection en licence ou en master à prendre contact via les réseaux sociaux ou par mail ( syndicat.scum@live.fr ) afin d’organiser au plus vite la lutte à la rentrée !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Fabien, élu au conseil d’administration de l’Université Paul-Valéry est menacé d’exclusion avec des accusations mensongères pour avoir dénoncé le racisme dans l’enseignement supérieur. Le SCUM, syndicat majoritaire de l’académie, appelle à un rassemblement de soutien le jeudi 23 mai à l’Université de Perpignan où aura lieu sa commission disciplinaire.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), lors de la rentrée universitaire de septembre 2023 a mené, comme depuis 6 ans maintenant, une mobilisation pour faire inscrire des étudiantes et étudiants “sans-facs”. En effet, à cause de la sélection sociale pratiquée par l’université, de nombreux étudiantes et étudiants se voient refuser l’accès en Licence ou dans un Master alors qu’ils ont obtenu la Licence correspondante.
Cette sélection sociale a des conséquences désastreuses pour les étudiantes et étudiants : perte de bourses, perte de logement CROUS ou encore du titre de séjour pour les étudiants étrangers. La sélection opérée sur des plateformes comme Parcoursup et MonMaster exclut d’office les étudiantes et étudiants les plus précaires, mais encore plus celles et ceux portant un nom maghrébin ou subsaharien, de l’accès aux masters. Le caractère raciste de cette sélection sociale a été démontré par une étude de l’ONDES publiée dans plusieurs journaux. Le SCUM dénonce depuis de nombreuses années cette sélection sociale, élitiste et raciste.
Une semaine plus tard, nous avons appris qu’une plainte avait été déposée contre notre élu du Conseil d’Administration pour diffamation privée et qu’une procédure de section disciplinaire avait été engagée à son encontre afin de l’exclure de l’Université.
C’est une attaque directe contre l’exercice de notre activité syndicale de défense des droits étudiants !
Cette plainte vise notre élu étudiant au Conseil d’Administration, qui plus est racisé.
À l’heure où les idées d’extrême-droite ne cessent de se répandre, le SCUM est profondément choqué qu’un enseignant-syndicaliste de surcroît- tente d’exclure un étudiant syndicaliste racisé quand celui-ci lui rappelle à juste titre les biais racistes qui existent au sein des processus de sélection.
Mais ce n’est pas tout ! En effet, nous avons récemment appris que le mensonge était de mise au sein du SNESUP-FSU de Paul-Valéry. Effectivement, monsieur David Roche ainsi que Madame Chloé Delaporte (aussi co-directrice du master cinéma et syndiquée au SNESUP-FSU) expliquent avoir été pris à partie et s’être fait hués par le SCUM durant la manifestation féministe du 25 novembre 2023. Chose qui ne s’est jamais produite de toute vraisemblance. Pire, Chloé Delaporte prétend avoir identifié notre élu au Conseil d’administration parmi les gens qui l’auraient huée. Or, au même moment , notre élu participait à une collecte avec la Banque Alimentaire dans un hypermarché situé à l’autre bout de l’agglomération. S’il est fréquent pour les militants d’extrême-droite de confondre les personnes racisées entre elles, nous ne pouvons croire que Chloé Delaporte soit capable des mêmes biais discriminatoires.
Mais la montagne de mensonges ne fait que commencer.
En effet d’après elle ce n’était pas 10 mais “20 hommes du SCUM” qui l’attendaient à la sortie de son cours et l’auraient encerclés. Nous sommes atterrés et choqués par les allégations qu’avancent madame Delaporte. Suite à celà elle prétend avoir vécu un “harcèlement en ligne” ayant duré 2 mois, sans en avancer le moindre élément. Comme ce que monsieur Roche aurait subi après la discussion de septembre au CEVU. Le SCUM réfute l’ensemble des propos avancés par monsieur Roche et madame Delaporte, ils sont au mieux délirants et au pire ils ne servent qu’à justifier la répression et le racisme qu’ils tentent de mener contre notre élu du Conseil d’Administration.
À force d’affirmer tout et son contraire, le SNESUP-FSU de l’Université Paul-Valéry ne fait que se décrédibiliser chaque jour qui passe. Nous savions que leur combat se dirigeait exclusivement contre les étudiants, à l’image des vacances de Noël que ce “syndicat” enseignant tente de supprimer chaque année. Mais nous ne pensions pas que le mensonge serait un outil utilisé par un syndicat supposément de “gauche” afin de nuire au syndicat étudiant majoritaire.
Le SCUM ne peut tolérer qu’un étudiant syndicaliste racisé soit menacé d’exclusion de l’université pour avoir simplement rappelé une étude scientifique menée sur les biais racistes de la sélection à un enseignant.
Nous appelons à un large soutien pour soutenir notre élu ! Le racisme n’a sa place ni à l’université ni ailleurs !
Le SCUM appelle à un rassemblement à l’Université Perpignan Via Domitia où se tiendra la section disciplinaire le 23 mai prochain à 16H00 Bâtiment A 52 avenue Paul Alduy.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Nous tenons aussi un stand de crêpes gratuites, et une permanence d’aide à la constitution des DSE (demandes de bourses et logement) ce jeudi 25 avril de 13h à 17h sur la pelouse de la maison des étudiants de l’Université Paul-Valéry.
Ce mercredi 28 février 2024, à l’occasion de la “Journée Portes Ouvertes” de l’université Paul-Valéry Montpellier 3, le bâtiment de la Présidence est intégralement bloqué, à l’exception de la cafétéria qui reste ouverte
En réalité, les portes de l’université sont fermées à des milliers de lycéens et étudiants chaque année.
Ce changement de statut fera sortir l’université du Code de l’éducation, qui notamment cadre les frais d’inscription en Licence et Master.
Le SCUM tient plusieurs stands d’information pour les futurs étudiants, et organise une distribution alimentaire gratuite devant la Bibliothèque Universitaire.
Ce mardi 06 février 2024, lors du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Paul-Valéry, les élus du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont réussi à faire de nouveau reculer la sélection ! En effet, lors de ce CEVU un vote important concernant la sélection à l’entrée du Master 1 avait lieu.
Ce matin, les procédures de recrutement des Master 1 devaient être approuvées par le CEVU, cependant ces procédures de recrutement ne sont pas de simples procédures administratives, elle renferme en réalité l’entièreté des critères de sélection pour l’entrée en master 1. Les élus étudiants de notre liste “Super Chatons Ultra Mignons” ont décidé de faire une intervention contre ces procédures de recrutement en rappelant ce que la sélection sociale pratiqué par les universités induit pour l’étudiant : perte du statut étudiant, perte des bourses, perte du logement CROUS et dans le cas des étudiants étrangers perte de la carte de séjour et donc bien souvent expulsion du territoire par une OQTF (ordonnance de quitter le territoire français).
Durant cette intervention, les élus étudiants du SCUM ont tenu à rappeler également le contexte dans lequel se votait cette sélection.
En effet, il est plutôt cocasse qu’en janvier l’université ait pris position contre la “Loi immigration” mais qu’en février elle vote pour la sélection, expulsant de fait des étudiants étrangers. Car il faut le rappeler, les étudiants étrangers sont les plus touchés par la sélection sociale comme l’explique l’étude scientifique de l’ONDES à ce sujet.
Suite à l’intervention des élus étudiants du SCUM, le CEVU s’est prononcé contre la sélection, par 10 voix contre 9 pour, et 6 membres s’abstenant.
Nous pouvons tout de même considérer le recul de la sélection ce matin comme une victoire symbolique !
Mais il ne faut pas s’arrêter là, le SCUM continuera de lutter contre cette sélection, au sein des instances, mais surtout par nos mobilisations collectives !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
On parle souvent de “sélection” à l’université. Mais finalement, que signifie concrètement cette “sélection” pour les étudiantes et étudiants ? Qui est sélectionné ? Sur quels critères ? Par qui ?
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) t’explique tout, point par point.
Principe :
Dans l’enseignement supérieur, l’accès à l’année supérieure d’étude est conditionnée à la réussite lors de l’année précédente. Cette réussite est soldée par l’obtention d’un diplôme, qui est censé attester des connaissances et compétences acquises précédemment.
Ainsi l’accès à la première année de Licence est conditionné par l’obtention du diplôme du Baccalauréat, et l’accès à la première année de Master est conditionné à l’obtention du diplôme de Licence.
Le diplôme ne suffit donc plus pour être admis en Master. Et même de bonnes notes en Licence ne garantissent pas l’accès au Master. A l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. Cela signifie que seules 21,82% des demandes en Master sont acceptées.
Quels critères de sélection ?
C’est l’ensemble de la scolarité universitaire qui est prise en compte, ce qui discrimine de façon injuste celles et ceux qui se sont réorientés ou qui ont redoublé. Le droit à l’erreur et la possibilité de construire soi-même son propre parcours, même sinueux, n’existe plus. N’oublions pas aussi que beaucoup d’enseignants mettent de façon arbitraire des “malus” sur les notations du semestre, qui ne sont pas basés sur le niveau, mais sur des appréciations subjectives comme les absences à des TD ou encore la “participation” en cours.
Mais même avec un parcours universitaire sans fautes et des notes élevées, la probabilité d’être refusé en Master est très élevée (on rappelle que seules 21,82% des demandes sont acceptées). Surtout, les étudiants diplômés d’une Licence à l’université Paul-Valéry sont mis en concurrence avec les étudiants de toute la France qui candidatent aussi à l’université Paul-Valéry. De plus, certains autres critères discriminants entrent en jeu, comme les établissements scolaires d’origine (lycée, université). Pire, une étude nationale de l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Égalité dans le Supérieur) datant de 2023 a démontré une discrimination généralisée basée sur l’origine supposée des candidates et candidats à l’entrée Master : les étudiantes et étudiants avec des noms à consonnance maghrébine et subsaharienne ont 12% de chances en moins d’obtenir une réponse que les autres étudiantes et étudiants.
Il s’agit ici bien souvent d’une logique élitiste : les personnes issues de milieux favorisés économiquement ou administrativement seront toujours prises en priorité. L’université assume ici, et de façon de plus en plus exacerbée, un rôle de reproduction sociale et non l’ambition officielle “d’ascenseur social”.
La valeur du diplôme ?
Souvent, lorsqu’on parle de sélection à l’université, la notion de “valeur du diplôme” fait son apparition dans le débat. Nous rappelons un fait simple : la valeur d’un cursus universitaire et du diplôme correspondant n’est pas lié au nombre de personnes diplômées, mais à la qualité des enseignements. Un Master avec 10 places mais avec des enseignements médiocres donnera toujours un diplôme avec moins de “valeur” qu’un Master avec 100 places et des enseignements de qualité.
De plus, l’ajout d’une sélection à l’entrée de la Licence et du Master a pour effet de dévaloriser les diplômes du Baccalauréat et de la Licence. En effet, si une nouvelle sélection est appliquée en plus de ces deux diplômes, c’est qu’au final les enseignants qui gèrent cette sélection considèrent qu’ils ne valent rien. Par effet domino cela entraîne donc une dévalorisation de l’image de ces diplômes, et donc une perte de valeur dans le monde professionnel. Qui va avoir confiance en une Licence, si même l’université qui enseigne cette Licence n’a pas confiance en ce diplôme ?
Qui décide ?
Depuis les dernières réformes gouvernementales, les critères de sélection et le nombre de places dans chaque formations sont décidés au sein même de chaque université par les enseignants. Ce sont ces derniers qui décident quels étudiantes et étudiants ils acceptent ou refusent. Et ce sont eux qui font remonter aux instances de l’université les critères de refus ainsi que le nombre de places qu’ils veulent dans les Master qu’ils dirigent. Ensuite, ce sont les instances de l’université, en majorité composées d’enseignants et de personnels, qui votent ces différentes modalités : le Conseil des Etudes/Formation et de la Vie Universitaire (CEVU/CFVU) et le Conseil d’Administration (CA).
L’ironie et la cruauté de la sélection en Master réside aussi dans ce fait : ce sont les enseignants qui rejettent de l’université leurs propres étudiants, à qui ils avaient pourtant donné le diplôme de Licence.
Quelles conséquences ?
Lorsqu’on est refusé en Licence ou Master, les conséquences sont réelles et très importantes. Les étudiantes et étudiants refusés se retrouvent “sans-fac”, donc sans inscription et sans possibilité de continuer leur cursus. Ils ne peuvent donc plus préparer et passer le diplôme supérieur. Comme ils ont perdu leur statut étudiant, ils perdent ainsi tous leurs droits à bénéficier d’une bourse, d’aides ponctuelles du CROUS et même d’un logement en cité universitaire. Pour les étudiantes et étudiants internationaux, la perte du statut étudiant entraîne la perte du visa d’étude. Ils se retrouvent ainsi expulsés dans leur pays d’origine, sans avoir pu préparer le diplôme pour lequel ils étaient venus.
D’un point de vue plus large, dans un contexte de précarisation du marché du travail, lorsque des étudiantes et étudiants sont privés de la possibilité de préparer un diplôme, ils se retrouveront encore moins outillés pour leur insertion professionnelle. La sélection apparaît ici comme un outil d’appauvrissement des futurs salariées et salariés.
Comment agir ?
D’un point de vue individuel, face à une mise en compétition de tous contre tous qui ne bénéficiera au final à quasiment personne, il apparaît important de favoriser l’entraide : partage de cours, travail en groupe et bienveillance.
La seule garantie pour qu’un maximum d’étudiantes et d’étudiants conservent la possibilité de poursuivre leurs études, c’est l’investissement de toutes et tous dans les mobilisations gagnantes appelées par le syndicat, et aussi en complément le vote pour les représentants des listes SCUM-Super Chatons Ultra Mignons dans les différentes instances universitaires.
Ensemble, faisons reculer la sélection sociale et luttons pour notre droit à un avenir !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Retrouvez ici le plateau TV du SCUM sur Via Occitanie, consacré à la lutte contre la sélection sociale en Licence et Master.
Nous recevons aujourd’hui Matéo-Safti, membre du syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, Le SCUM. Nous évoquerons avec lui, le problème des « sans-facs » ou comment des étudiants, tout juste diplômés d’une licence se retrouvent sur le carreau, éjecté de leur propre fac. À la rentrée 2023, après un long travail de recensement et d’aide aux divers recours durant l’été, qui ont permis d’obtenir de nombreuses inscriptions, le SCUM a accompagné dans leurs démarches 131 étudiantes et étudiants sans affectation en Licence ou Master. Matéo Safti nous parlera de son engagement, et du combat de son syndicat pour faire valoir le droit de poursuivre sa scolarité normalement.
Ce mardi 05 décembre, la Commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) de l’Université Montpellier a de nouveau voté la sélection en Licence et Master pour l’année 2024. Des suppressions de places en Master science de l’eau, d’électronique, de santé, de sciences politiques ou encore d’entrepreneuriat et management. C’est une nouvelle attaque pour les étudiantes et étudiants de tous les secteurs de l’université : des sciences, de la santé, du droit ou d’économie.
Ce tri social et élitiste jette littéralement dans la rue des centaines d’étudiantes et d’étudiants chaque année, les privant d’accès à des cours, à un diplôme, à une bourse, et même à un visa étudiant pour celles et ceux qui viennent d’autres pays. Nous parlons des conséquences concrètes de la sélection à l’Université sur la vie des étudiantes et étudiants.
Des étudiantes et étudiants ont envahi le conseil pour protester contre cette nouvelle attaque aux droits étudiants et pour faire part des conséquences concrètes de la sélection à l’Université. Les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) se sont vigoureusement opposés aux votes des capacités d’accueil et de la sélection à l’Université.
Sans surprise, l’ensemble des élus du conseil ont préféré se taire et rester dans l’indifférence face aux témoignages des étudiantes et étudiants.
Nous rappelons que seuls 21,82% des vœux de candidatures en Master reçoivent une réponse positive à l’Université Paul-Valéry. Ce tri social et élitiste jette littéralement dans la rue des centaines d’étudiantes et d’étudiants chaque année, les privant d’accès à des cours, à un diplôme, à une bourse, et même à un visa étudiant pour celles et ceux qui viennent d’autres pays.
Ces conséquences directes du vote de ce mardi matin rendent scandaleux le positionnement d’autres élus étudiants. Ceux de l’ADEM3, ironiquement nommés “Des étudiant-e-s qui vous rassemblent” ont carrément voté pour la sélection. Et ceux de Solidaires Étudiant-e-s et du Poing Levé, qui aiment pourtant se prétendre “anticapitalistes”, n’ont même pas daigné faire acte de présence. Ces organisations sont pourtant toujours présentes lorsqu’il s’agit de réclamer des financements et subventions pour elles-mêmes.
A contrario, les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) sont vigoureusement intervenus pour s’opposer à ce vote de la honte, banderole en main. Grâce à leur action, ils ont non seulement obtenu qu’aucune baisse de places en Master et en Licence ne se fasse, mais aussi la création de 27 places supplémentaires en Master.
Les élus étudiants du SCUM sont intervenus de façon combative lors du CEVU du 05 décembre 2023
Un vote illégitime et en faveur de la politique budgétaire du gouvernement.
Cependant, le positionnement de la présidente Anne Fraïsse nous interroge. Ce matin elle a fait voter une motion rappelant le vote de janvier 2023 ainsi que la situation budgétaire catastrophique de l’établissement. Toutefois, la mise à l’ordre du jour du vote sur la remise en place de la sélection pour l’année 2024 envoie un message contradictoire. Considère-t-elle finalement que l’université est suffisamment riche ? Si c’est le cas et que notre université déborde d’argent, pourquoi ne pas davantage augmenter le nombre de places en Licence et Master ?
Nous rappelons qu’il y a 10 ans, en 2013, la même présidente d’université avait posé un acte fort en faisant voter la fermeture du campus de Béziers et plusieurs filières pour demander plus d’argent au ministère. Le résultat de ce coup de force face au gouvernement fut sans appel : plusieurs millions d’euros avaient été obtenus ainsi que 20 créations d’emploi.
Alors qu’en 2023 l’université avait la possibilité de faire davantage pression sur le gouvernement, sa présidence décide finalement de donner raison à la ministre de l’enseignement supérieur Sylvie Retailleau. En effet l’application d’une sélection drastique par les universités permet au gouvernement de justifier sa politique budgétaire envers les établissements d’enseignement supérieur, entraînant une dégradation des conditions de travail pour les personnels, et une dégradation des conditions d’études pour les étudiantes et étudiants. De plus, ces refus d’inscriptions permettent aussi, en restreignant l’accès aux études, de justifier le discours gouvernemental en faveur de l’élitisme.
Ici, nous constatons que l’institution universitaire, obsédée par son rôle de sélection élitiste et de reproduction sociale, compromet même sa propre survie financière.
Nous ne sommes pas des numéros ! Appel au rassemblement le 12 décembre.
Plutôt que s’assurer que chaque étudiante et étudiant puisse accéder au cursus de son choix, la présidence de l’université a choisi un coup de force brutal ce mardi, qu’elle espère bien réitérer lors de la séance du Conseil d’Administration du mardi 12 décembre. Les étudiantes et étudiants vont-ils se laisser voler leur droit à un avenir ?
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) appelle à un rassemblement ce mardi 12 décembre à 9h devant la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paul-Valéry pour protester contre la remise en place de la sélection en Licence et Master.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr