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Retrouvez ici nos mobilisations et positions contre la sélection sociale à l’université.

La sélection à l’université, c’est quoi ?.

  • Face au mépris et à la répression, le SCUM obtient encore une fois des inscriptions en Licence et Master par la lutte !

    Chaque année universitaire est marquée par l’accroissement de la sélection sociale à l’université. Ce début d’année 2025-2026 l’a de nouveau démontré.

    Refusés par les présidences d’universités et un corps professoral de plus en plus élitiste,  des milliers d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent sur la touche, privés d’affectation dans une université, alors qu’ils ont pourtant obtenu le diplôme requis : le baccalauréat pour entrer en première année de Licence, et le diplôme de Licence pour entrer en première année de Master. Lorsque la rentrée approche, ces étudiantes et étudiants, désormais “sans-fac”, se retrouvent angoissés et dans l’incertitude la plus complète concernant la suite de leur cursus. Impactant majoritairement des étudiantes et étudiants qui ont eu un parcours scolaire parfois sinueux et souvent marqué par la précarité, le tri opéré via les plateformes Parcoursup et MonMaster est une véritable sélection sociale. De plus, nous constatons cette année encore que les personnes refusées en Licence et Master ont majoritairement des patronymes “étrangers”, ce qui corrobore tristement l’étude de scientifique de l’ONDES qui établissait d’importants biais racistes dans les processus de sélection universitaires.

    Cette sélection sociale n’a pas qu’un impact sur leur avenir académique et professionnel, le fait d’être privés d’accès aux études entraîne la perte du statut d’étudiant donc des bourses et du logement étudiant. La sélection sociale est une fabrique immédiate de la précarité, ainsi que la fabrique d’une future main-d’œuvre non diplômée destinée à des métiers précaires. 

    Pour les étudiantes et étudiants internationaux, cette sélection entraîne la perte du visa étudiant et donc l’impossibilité de travailler, la suspension des APL, ainsi qu’une probable expulsion du pays.

    Cette année encore, le gouvernement a maintenu son nouveau mécanisme pour la sélection en master. Encore plus implacable que les dispositifs précédents, la plateforme MonMaster, optimise et généralise le tri social en centralisant les candidatures en master sur une seule plateforme nationale tout en utilisant un algorithme de tri social semblable à Parcoursup. De plus, le gouvernement a fait le choix de rallonger les délais pour l’acceptation des vœux, avec une phase complémentaire s’étirant jusqu’à la mi-octobre. Cependant, à ce moment-là, presque rien ne bouge dans les files d’attente d’admission, mais laisse les étudiantes et étudiants dans l’espoir et l’angoisse d’une admission, qui souvent n’arrivera jamais. Au-delà de l’impact sur la santé mentale, cette attente a des impacts importants sur la vie quotidienne, notamment sur le logement, l’emploi, les aides sociales et autres. 

    À Montpellier, une mobilisation de longue date face au corps professoral.

    Chaque année à Montpellier, depuis 10 ans maintenant, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) mène une intense mobilisation afin que chacune et chacun puisse s’inscrire dans la filière de son choix.

    A la rentrée 2025, après un long travail de recensement et d’aide aux divers recours durant l’été, qui a permis d’obtenir de nombreuses inscriptions, le SCUM a recensé et accompagné dans leurs démarches 72 étudiantes et étudiants qui étaient sans affectation en Licence ou Master après avoir épuisé les recours, même si tous ces étudiantes et étudiants n’ont pas pu se mobiliser au sein du collectif de “sans-fac”, par contrainte de temps, d’éloignement géographique, ou simplement par découragement face au corps professoral tout puissant concernant leur inscription. 

    Nous tenons à préciser ici que ce chiffre ne reflète absolument pas l’ampleur de la sélection sociale. Par exemple, en 2023 à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. 21,82% : c’est le taux de réponses positives dans cette université.

    Fait à souligner cette année, une partie importante des étudiantes et étudiants qui nous ont contactés sont sans affectation en Licence, ce qui n’est pas arrivé lors de nos dernières campagnes. Si cela témoigne malheureusement d’une sélection violente avant même l’entrée à l’université, nous nous réjouissons d’être connus par les néo-bacheliers, notamment grâce à la médiatisation de nos actions. Celles et ceux refusés savent qu’ils  peuvent compter sur le SCUM pour défendre leur droit à étudier. C’est aussi un signe d’espoir : les néo-bacheliers ne se résignent pas face à une sélection à l’université qui n’est pas complètement normalisée.

    Avec les étudiantes et étudiants “sans-fac”, le mois de septembre a été intense afin d’essayer d’obtenir des inscriptions : organisation de rassemblements, qui nous ont permis d’obtenir des rendez-vous au Rectorat et avec les présidences d’universités, ainsi que la sollicitation des enseignants, des directeurs de Master et d’Unités de Formation.

    Cependant, nous constatons malheureusement que cette année encore, les directeurs de Master, main dans la main avec les présidences d’universités, furent excessivement mobilisés afin d’empêcher des étudiantes et étudiants d’être inscrits dans le cursus de leur choix.

    Une répression par la menace et l’intimidation dans les deux universités montpelliéraines

    En effet, la campagne des “sans-fac” de cette année fut marquée par de multiples menaces, intimidations et poursuites disciplinaires de la part des professeurs, mettant en jeu les espoirs d’inscription des étudiantes et étudiants mobilisés.

    A l’Université de Montpellier Paul-Valéry, c’est une professeure, également responsable de Master, qui poursuit des représentants syndicaux du SCUM et une étudiante “sans-fac”. Ils sont désormais convoqués en “section disciplinaire” et risquent l’exclusion définitive de l’université.

    La raison ? Ces étudiants engagés ont saisi l’occasion de la fin d’un cours pour demander à cette enseignante les raisons de la non-admission de l’étudiante dans le Master qu’elle codirige, sans que celle-ci ne daigne répondre. S’ensuit une odieuse et humiliante convocation de l’étudiante par le Vice-président de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Pour rappel, cette étudiante, lors du jour des faits, est partie précipitamment, fondant en larmes face au mépris et au cynisme de la professeure. A noter que cette responsable de Master a carrément osé réclamer des jours d’ITT (Interruption de Travail) suite à ce terrible évènement : voir une étudiante pleurer à cause d’elle. 

    Outre les quelques jours de vacances gracieusement accordées à cette professeure qui ne s’est pas privée d’une saisine de la section disciplinaire à notre encontre, c’est la présidente de l’université en personne qui a contacté, plusieurs fois dans une journée et par différents canaux (dont son téléphone personnel), un des élus du SCUM au Conseil d’Administration de l’université,  pour exiger du collectif de “sans-fac” de ne plus entrer en contact avec les responsables de Master pour espérer décrocher des inscriptions. 

    Bien plus qu’un simple conseil, ce fut en réalité un chantage aux inscriptions qui a eu lieu, la présidente Anne Fraïsse menaçant le collectif de “sans-fac” d’annuler les propositions d’admissions des étudiants déjà obtenues suite à la mobilisation. Ces mêmes propositions d’admissions arrangées furent d’ailleurs carrément suspendues dans l’attente d’un courrier d’excuses à destination de la professeure de la part du SCUM et de l’étudiante “sans-fac”. A l’intimidation s’ajoute désormais une volonté d’humiliation claire.

    Du côté de l’Université de Montpellier – UM, c’est Guylain Clamour, le doyen de la faculté de Droit qui nous a mis en demeure d’arrêter d’aller voir les responsables de Master à la suite de plusieurs signalements de responsables de Master dérangés de voir des “sans-fac” et des syndicalistes leur demandant des inscriptions lors d’échanges pourtant cordiaux. Cette mise en demeure fut accompagnée d’une incitation à plutôt nous tourner vers des “acteurs institutionnels” pour évoquer les situations des “sans-fac”, ce qui est une curieuse demande de la part d’un doyen qui ne nous a toujours pas accordé de rendez-vous à ce jour. Guylain Clamour ne semble donc pas se considérer lui-même comme un acteur institutionnel …

    C’est ce même doyen qui, quelques jours plus tard, a convoqué dans son bureau un militant et élu du SCUM, suite à une intervention de ce dernier à la rentrée solennelle de la Faculté de Droit pour alerter sur la situation des “sans-fac”, nombreuses et nombreux dans cette filière où la sélection sociale et raciste est la plus forte.

    Ces agissements de la part des directions d’universités et des responsables de Master ne sont pas sans rappeler la répression subie ces dernières années par les militantes et militants du SCUM.

    Pour rappel, en 2024 à l’Université Paul-Valéry, une autre responsable poursuivait également un autre de nos élus suite à la prise de parole au mégaphone à l’ITIC dans le cadre de la lutte des “sans fac”, où il lui a demandé de “faire son travail” alors qu’elle se dirigeait à son bureau, ne voulant pas inscrire les “sans fac”. Elle a eu 7 jours d’ITT (interruption de travail) et une “protection fonctionnelle” à l’université (4 agents de sécurité devant sa salle et dans le bâtiment à sa reprise de cours, ainsi que la suppression de son nom sur les emplois du temps). Notons que les agents de sécurité ont refusé d’intervenir lors de l’action du SCUM à l’ITIC car ils ont considéré que nous ne représentons aucun danger réel.

    Dans les échanges de mails, la présidente utilise le terme “agresseurs” pour désigner le SCUM et les “sans-fac”, et cette professeure a utilisé le terme “se retrancher” pour parler de sa marche vers son bureau, reprenant un vocable lié à des attaques terroristes ou à des agressions physiques, ce qui n’a pas eu lieu.

    Mais cette répression de la part d’enseignants n’est pas récente. Nous pouvons aussi souligner les agissements du secrétaire du SNESUP-FSU de Paul-Valéry et l’une de ses collègues. Ceux-ci, en plus de carrément nier l’existence des biais discriminatoires racistes dans l’enseignement supérieur, pourtant confirmés par la dernière étude de l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Égalité dans le Supérieur) avaient fait convoquer une “section disciplinaire” à l’encontre d’un élu étudiant du SCUM en 2024 afin de le faire exclure de l’université, en coopération avec des élus enseignants de Perpignan, ville dirigée par le Rassemblement National . Le fait que notre élu soit racisé semble malheureusement parfaitement corroborerles postulats de l’étude scientifique de l’ONDES. Heureusement dans cette affaire, le Tribunal Administratif de Montpellier avait donné raison au SCUM face au harcèlement de ces enseignants.

    Mais le SNESUP-FSU de Paul-Valéry n’est pas le seul à se positionner en faveur de la sélection, il y a également SUD Education qui, lors du Conseil des Etudes et de Vie Universitaire (CEVU), souhaitait davantage de sélection dans les Masters, au détriment des étudiantes et étudiants. Ce ne sont pas des cas isolés car même dans le milieu étudiant, les élues et élus Solidaires Étudiant-e-s et Poing Levé étaient complètement absentes et absents au moment de voter les “capacités d’accueil”. Ce sont ces mêmes quotas d’accueil qui organisent la sélection en définissant le nombre de places dans les différentes formations des universités. Être absent lors de ce moment clé de la sélection c’est une manière de l’accepter, de ne plus se positionner contre la sélection en Master mais de la cautionner. Pire, ces deux organisations étudiantes ont apporté leur soutien public aux enseignants qui harcèlent et répriment les syndicalistes du SCUM et les “sans-fac”. On espère toutefois que cette collaboration contre les droits étudiants leur permettra d’obtenir les faveurs de leurs professeurs pour obtenir leur propre petite place dans le système universitaire.

    A l’Université de Montpellier, le milieu étudiant cautionne aussi la sélection voire vote carrément en sa faveur. Les “Elums” votent, aux côtés de la présidence, pour limiter le nombre de places en Licence et en Master. Le SCUM est ainsi le seul à lutter pour le droit à la poursuite d’études. 

    Suite à la mobilisation, de nombreux étudiants inscrits !

    Cette mobilisation au long cours, éprouvante pour les étudiantes et étudiants concernés, n’aura pas été vaine pour autant. Finalement, 29 “sans-fac” mobilisés avec le SCUM ont reçu une proposition d’admission grâce à la lutte. 14 d’entre elles et eux ont même obtenu leur inscription dans la filière qu’ils voulaient en premier choix !

    À l’Université Paul-Valéry, 21 inscriptions ont été obtenues, dont 12 dans le Master demandé en premier choix.

    À l’Université de Montpellier, le collectif a obtenu 8 inscriptions.

    Si nous nous félicitons de ces résultats, nous tenons à souligner que 34 étudiantes et étudiants se retrouvent toujours sans solution acceptable, dont 14 Paul-Valéry et 20 à l’UM. Nous n’oublions pas que beaucoup d’étudiantes et d’étudiants ont finalement baissé les bras face aux refus froids et indifférents des enseignants, ou face aux propositions d’admissions comiques qui leur étaient faites. Vous vous interrogez sur la pertinence d’un cursus en Master Sociologie quand on était en Licence art du spectacle auparavant ? Nous aussi.

    Quand les présidences d’université ou le rectorat ne réorientent pas de force les étudiantes et les étudiants dans une filière au hasard, c’est ce dernier qui leur propose la bonne formation… mais à des milliers de kilomètres de leur lieu de vie et de travail.

    La question de la sélection en 2025 à l’Université Paul-Valéry

    Pour rappel, le SCUM, en tant que syndicat étudiant majoritaire, avait fait voter lors du CEVU (Conseil des études) du 10 janvier 2023 puis le 6 février 2024 une délibération mettant fin, respectivement pour l’année 2024-2025 et 2025-2026, au traditionnel vote des quotas de sélection en Licence et Master tant que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) refusera d’attribuer à notre établissement une dotation budgétaire pérenne à la hauteur de nos besoins. Par ces propositions adoptées, nous avons voulu lier la question budgétaire à la question de la sélection, dans un contexte où l’université a débuté l’année civile 2023 avec un déficit de 11 millions d’euros. Il s’agissait ici de faire de la sélection une question centrale, alors que bien souvent les étudiantes et étudiants ne sont vus que comme de simples variables d’ajustement dans l’architecture budgétaire de l’établissement.

    Après avoir fait un tour de passe-passe en 2023 avant de tout de même faire appliquer la sélection malgré le déficit chronique de l’université, aujourd’hui la présidente Anne Fraïsse se démène pour son budget, action au ministère avec les présidents d’université ; mais aussi témoignage dans les médias de la baisse globale du budget des universités, et en particulier de l’Université Paul-Valéry. Selon ses termes, un déficit de 12,9 millions d’euros aujourd’hui, avec une piste pour résorber ce déficit, une ignoble multiplication par 10 des frais d’inscription. 5 250€ en Licence et 5 000€ le Master avec respectivement 1 750€ et 2 500€ en plus par redoublement. Pour les étudiants extra-communautaires, l’ignominie est absolue, plus de 83 000€ en licence et 75 400€ en Master. ça se passe de commentaire. 

    Nous rappelons ici que le SCUM avait été le seul syndicat étudiant à voter contre la transformation de l’université en Établissement Public Expérimental (EPE). En effet, c’est ce changement statutaire qui ouvre désormais la possibilité d’une hausse des frais d’inscription.

    À ce jour, l’université Paul-Valéry n’a toujours pas de dotation budgétaire à la hauteur des besoins de l’établissement, ce qui impliquerait donc un non-vote des quotas de sélection, comme le SCUM l’a encore une fois rappelé en commission des finances le 10 décembre et en conseil d’administration le 16 décembre. D’ailleurs, nous constatons avec effarement que dans les différentes instances de cette université, aucun des représentants des enseignants ne s’est opposé à la mise en place de cette sélection sociale et raciste.

    Espérons que les présidences d’université agiront pour obtenir davantage de moyens pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions plutôt que de restreindre l’accès aux études à plus d’étudiantes et étudiants sous prétexte d’austérité.

    Nous craignons cependant que l’université ne fasse finalement le choix de révéler une nouvelle fois la réalité de sa fonction : celui de faire du tri social, raciste et élitiste. 

    Comme nous le répétons chaque année, face à ces logiques mortifères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir auprès des étudiantes et étudiants “sans-fac” et poursuivra sa lutte contre la sélection sociale et raciste pour les années à venir.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr



  • L’Université Paul-Valéry continue sa sélection sociale et raciste en Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, le SCUM toujours mobilisé !

    Ce mardi 02 décembre se déroulait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Cette instance était réunie afin de fixer le nombre de places et les critères de recrutement et sélection en Licence et Master pour l’année 2026-2027. C’est ce vote, basé sur les demandes des enseignants qui dirigent les formations, qui constitue la base du tri social et élitiste opéré en première année de Licence et en première année de Master.

    Pour rappel, chaque année, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM organise des mobilisations afin de faire inscrire les étudiantes et étudiants jetés à la rue des universités montpelliéraines, et donc privés de formation, de préparation de diplômes, de bourses et de logements étudiants. Pour cette rentrée 2025, ce sont une trentaine d’inscriptions qui ont été arrachées par une lutte de longue haleine face aux présidences d’universités et aux enseignants qui dirigent les formations.

    Lors de la séance du CEVU de ce mardi, les élus “Super Chatons Ultra Mignons” du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont pris la parole pour s’opposer encore une fois à ces capacités d’accueil. Il s’agissait de se positionner contre les politiques de sélection, et donc voter contre la fixation des critères et quotas d’accueil en Licence et Master.

    La question de la situation budgétaire critique de l’université a été longuement abordée, notamment le passage de la présidence au ministère qui s’est conclue par une proposition de passer d’environ 23 000 étudiantes et étudiants à 17 000 après l’annonce de la présidence d’une préparation d’une sixième année déficitaire. Pour le SCUM, ce n’est pas à l’université de devoir s’adapter toujours davantage aux politiques d’austérité budgétaire imposées par le gouvernement. A l’inverse, l’université doit les rejeter en permettant à chaque étudiante et étudiant de suivre le cursus de son choix.

    Tout le monde s’en fout ?

    Si l’action du SCUM s’est faite remarquer, les autres élues et élus étudiantes et étudiants “Solidaires Étudiant-e-s”, “Le Poing Levé” et “Renouveau Syndical” se sont aussi démarqués par leur absence totale lors de ce conseil malgré leurs grands discours contre la sélection et le racisme à chaque échéance électorale.
    Il était tout de même question du nombre de places accordées aux étudiantes et étudiants et donc du degré de sélection qu’ils risquent ainsi de subir.

    Combatifs dans les médias pour dénoncer les politiques gouvernementales et se rassembler symboliquement devant l’université, la présidence et le corps enseignant se révèlent en réalité conservateurs lorsqu’il s’agit de perpétuer le tri social et élitiste via les plateformes Parcoursup et MonMaster.

    Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir aux côtés des étudiantes et étudiants impactés par cette sélection. Nous ne sommes pas des numéros de dossier !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.

  • Dossier : entre précarité, crise de la santé mentale, discriminations. Étudier à l’Université de Montpellier, un véritable parcours du combattant.

    Durant les mois d’octobre et novembre, le SCUM a sondé 300 étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier, les résultats sont compilés dans ce dossier. Parmi ces résultats, plusieurs chiffres choquants, 90% des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont déjà ressenti une détresse psychologique. Le syndicat détaille aussi ses propositions applicables immédiatement au sein des campus à l’occasion des élections étudiantes du Jeudi 27 Novembre.

    Cette enquête dresse un constat sans appel : étudier à l’Université de Montpellier s’apparente à un véritable parcours du combattant. Loin d’être l’espace d’émancipation promis, l’Université est devenue le théâtre d’une crise sanitaire, sociale et académique, organisée par l’état.

    41% de la population étudiante de l’Université de Montpellier avoue sauter des repas faute de moyens,démontrant l’ampleur de la précarité. Le SCUM a beau organiser la solidarité avec des distributions de plus de 15 000 colis alimentaires en 2024-2025, cette aide n’est qu’un palliatif à une défaillance systémique. Cette pénurie matérielle impose des sacrifices dramatiques pour les étudiantes et étudiants : non seulement l’accès à la nourriture et à un logement digne, mais aussi le renoncement à la vie sociale pour 73% du corps étudiant, alors que celle-ci essentielle à l’équilibre psychologique.

    La conséquence directe de cette précarité est le recours massif au travail salarié, impliquant près d’un tiers des étudiants. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité de survie, alors que le travail est la cause principale de l’échec et de l’abandon dans l’enseignement supérieur.

    À cette pression matérielle s’ajoute la sélection, système fait pour exclure de l’université. MonMaster fait peser sur les étudiants de licence une angoisse quotidienne sur leur avenir, désignée comme l’un des principaux facteurs de stress par 70 % des répondants. Cette pression académique, combinée à la précarité, crée un terrain fertile pour la détresse psychologique.

    Cette sélection est loin d’être neutre. Elle est un outil de sélection sociale et raciste : une étude de l’ONDES a récemment confirmé que les candidatures en Master avec une consonance d’origine maghrébine, juive ou asiatique ont 15 % de chances en moins d’être acceptées. Tous ceux qui nient cette réalité en sont complices. Plus grave encore, elle frappe de plein fouet les étudiantes portant le voile, ont 80% de chance en moins d’obtenir une réponse positive dans la recherche de contrats d’apprentissage.

    La conjonction de la précarité et de la sélection a pour conséquence une crise sanitaire étudiante généralisée. L’enquête atteste d’une dégradation de la santé mentale chez la quasi-totalité du corps étudiant de l’Université de Montpellier, avec 90 % ayant déjà vécu des épisodes de détresse psychologique. La souffrance est extrême pour un tiers d’entre eux, cumulant isolement social, troubles du sommeil et perte d’appétit.

    Face à cette urgence, les dispositifs de soutien psychologique sont largement insuffisants, fragmentés et mal communiqués, ne pouvant de toute façon être qu’un palliatif aux problèmes structurels. Ce ne sont pas des psychologues supplémentaires qui résoudront le problème des loyers impayés ou de la faim.

    Aujourd’hui, les résultats de cette enquête montrent que la précarité et la sélection, combats historiques du SCUM, sont bien les principaux problèmes des étudiants. Les différentes victoires obtenues par les élus Super Chatons Ultra Mignons montrent que les méthodes du syndicat sont les bonnes ; le SCUM va donc continuer sa stratégie de construction de rapports de force pour améliorer les conditions de vie des étudiantes et des étudiants.

    La victoire majeure sur le congé menstruel obtenu par les élus étudiants Super Chatons Ultra Mignons est le parfait exemple de la pertinence de la stratégie du SCUM. Alors qu’à la première présentation du projet par le SCUM le premier avril, la présidence et les autres listes étudiantes l’ont rejeté en bloc. Le SCUM a rassemblé le soutien de plus de 1 400 étudiants au travers d’une pétition et la présidence de l’Université a plié et re présenté le projet du SCUM le 17 juin. Le SCUM avec ses élus Super Chatons Ultra Mignons et la force du collectif obtiennent des avancées pour les conditions de vie étudiantes !

    L’Urgence des Propositions du SCUM

    À l’occasion des élections étudiantes de l’Université de Montpellier, le SCUM présente des mesures immédiates à mettre en place à l’Université de Montpellier face à la gravité de la situation. Le SCUM défend des propositions applicables sans délai : de l’exonération des frais d’inscription pour les plus précaires à la mise à disposition massive de protections périodiques réutilisables, en passant par l’installation de parkings sécurisés pour les mobilités douces .

    Le SCUM continuera de mener la bataille : seule l’action collective et la pression exercée sur les responsables permettront de gagner des avancées pour les conditions de vie de toutes et tous les étudiants.


    Le dossier du SCUM relayé par les médias :

  • Brutalité et indécence : l’Université de Montpellier continue son processus de tri social et raciste contre les étudiants.

    Ce mardi 4 novembre 2025 a eu lieu le Conseil de Formation et Vie Universitaire de l’Université Montpellier. C’est notamment lors de ce conseil que plusieurs modalités de sélection ont été votées. En effet, pour ce dernier CFVU du mandat 2023-2025, les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” ont réaffirmé leur refus de la sélection à l’Université ainsi que les conséquences directes et concrètes de cette dernière sur la vie des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier. 

    Le rejet d’une motion contre la sélection 

    C’est tout d’abord par le vote d’une motion déposée par les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” que ce conseil à débuté. Une motion demandant expressément à ce que le CFVU de l’Université de Montpellier ne vote pas les capacités d’accueil pour l’année universitaire 2026-2027, motion adoptée à l’Université Paul-Valéry en décembre 2024.  

    Une mesure qui permettrait aux centaines d’étudiantes et étudiants d’accéder au Master de leur choix à l’Université de Montpellier. Pour rappel, chaque année ce sont des dizaines d’étudiantes et étudiants recensés par le SCUM qui se retrouvent sans aucune affectation en Master. Cette année encore, ce sont plus de 60 étudiantes et étudiants qui ont rejoint le collectif des “sans fac” monté par le SCUM. 

    Cette motion a été rejetée par une large majorité du CFVU. En effet, seuls les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” ont voté en faveur de cette mesure.

    La sélection votée 

    C’est aussi pendant ce conseil que les “capacités d’accueil” ont été soumises au vote : il s’agit du nombre de places fixées en Licence et Master.

    Au-delà du fait que ces dernières organisent la sélection, elles n’ont pas augmenté malgré les alertes du SCUM sur le manque de place dans de nombreuses filières qui se retrouvent chaque année en tension, notamment en UFR Droit et Science Politique. En effet, bien que l’accès aux Masters en droit à l’Université de Montpellier soit un vrai parcours du combattant, les places n’augmentent jamais. 

    La présidence de l’Université prétend que dans quelques années l’effectif étudiant baissera du fait de la baisse démographique en France. Une justification plus que douteuse qui condamne les étudiantes et étudiants à ce jour à ne pas avoir accès au master de leur choix et faisant face à des situations de plus en plus précaires. 

    Encore une fois, seuls les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” s’y sont opposés. Les autres élus étudiants et étudiantes, notamment les Elums ainsi que l’UNI, ont préféré soutenir la décision de la présidence et donc priver des centaines d’étudiantes et d’étudiants d’une place en Master l’année prochaine.

    Vote des modalités de sélection “Mon Master” 

    De plus, lors de ce conseil, les modalités de sélection ont également été soumises au vote. Ces modalités de sélection se traduisent par diverses dispositions qualifiées “d’attendus” comme par exemple pouvoir attester d’avoir une expérience professionnelle dans le domaine du Master demandé. Alors que l’on sait que 40% des étudiantes et étudiants travaillent à côté de leurs études, majoritairement dans des emplois précaires, les week-end ou parfois même de nuit afin de pouvoir subvenir à leurs besoins, de tels attendus privilégient les plus favorisés, avec un capital économique et social élevé qui leur permettrait d’effectuer des stages en été. De plus, il est nécessaire de rappeler que travailler à côté de ses études est la première cause d’échec à l’Université. 

    Malgré les nombreuses interventions des élus Super Chatons Ultra Mignons dans plusieurs conseils à ce sujet, les professeurs ainsi que les autres élus étudiants n’ont pas hésité à voter en faveur de ces attendus. 

    Enfin, en ce qui concerne les modalités pour pouvoir candidater dans un master, les pièces telles que les traditionnels CV et lettres de motivation ont été soumises au vote. Mais également de nombreuses pièces dites “facultatives” qui vont créer des inégalités entre les étudiantes et étudiants et réduire les chances pour les étudiantes et étudiants les plus précaires d’avoir accès au master de leur choix. 

    Parmi ces pièces, des attestations, des projets de recherche mais aussi la nécessité de rédiger un texte pour décrire :  “un évènement où vous pensez vous être distingués par des qualités particulières.” 

    Là encore, les élus Super Chatons Ultra Mignons ont été les seuls élus à s’opposer malgré une intervention spécifique pour tenter de sensibiliser les élus étudiants des Z’Elum. 

    Le combat contre la sélection sociale et raciste : une priorité pour le SCUM 

    Depuis plusieurs années, le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier combat la sélection sociale et raciste organisée dans les Universités. En effet, cette sélection prive les étudiantes et étudiants de leur statut étudiant et des droits qu’il en découle, notamment le droit à la bourse, au logement Crous ou encore au visa étudiant pour les étudiants extra-communautaires. 

    Ce tri social est le fruit d’un choix politique des présidences d’université ainsi que des professeurs qui votent dans les conseils les capacités d’accueil en Licence et en Master.

    Le seul argument de l’impossibilité d’assurer les cours dans de bonnes conditions s’ il n’y a plus de sélection en Master n’est plus entendable. Chaque année, ce sont des dizaines d’étudiants qui voient leur avenir se briser. 

    Les élus Super Chatons Ultra Mignons, avec le SCUM continueront de se mobiliser contre la sélection sociale et raciste. 

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.


  • Pétition : Non à la suppression des APL pour les étudiantes et étudiants étrangers !

    Le gouvernement prévoit dans le Projet de Loi de Finances 2026 de restreindre les APL pour les étudiantes et étudiants extracommunautaires (hors UE) non boursiers. C’est pour elles et eux une perte valant entre 100 et 250 € de moins par mois. Ce n’était pas déjà suffisant de leur imposer, des frais d’inscriptions jusqu’à 16 fois plus élevés que pour leurs homologues européens. Pour rappel, ce dispositif de “préférence nationale” ironiquement intitulé “Bienvenue en France”, avait été mis en place par le gouvernement en 2018 pour les étudiantes et étudiants extra-européens. Suite à des mobilisations partout en France, l’application de cette hausse des frais d’inscription avait été laissée au choix des universités. A Montpellier, suite à une lutte de longue haleine, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avait obtenu que les deux universités n’appliquent pas ces frais d’inscription différenciés. Il était aussi insuffisant pour le gouvernement d’attaquer les étudiantes et étudiants internationaux avec la “loi immigration”, en instaurant des statuts discriminatoires et des restrictions financières.

    Alors que, dans les années récentes, le nombre d’étudiantes et étudiants bénéficiaires des APL est passé de 900 612 (34 %) à 730 000 (25 %) en 2024, cette réforme serait une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant. Le SCUM et l’Union Étudiante alertent sur cette proposition raciste qui promeut la préférence nationale : ce sont près de 300 000 étudiantes et étudiants qui se retrouveront sans APL ! Le gouvernement veut désormais mettre les étudiants étrangers à la rue !

    Étant exclus du système de bourses, ces étudiantes et étudiants sont très souvent obligés de se salarier. Or, 22% des étudiantes et étudiants étrangers exercent une activité très concurrente à leurs études, plus de 20h par semaine et pendant 6 mois ou plus dans l’année [chiffres issus du dossier de rentrée 2025 de l’Union Étudiante]. Cette exclusion des APL intervient alors que les étudiant·es étranger·es sont déjà confronté·es à une grande précarité. D’après l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 62 % ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22 % des étudiantes et étudiants français.

    Aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant pour être admis à l’Université et obtenir un visa, précarité financière explosive, discriminations dans l’accès au logement ou à l’emploi, frais d’inscription exorbitants à payer depuis Bienvenue en France – qui impose des frais d’inscription différenciés depuis 2019, difficultés pour les démarches administratives et en particulier pour les renouvellements de titres de séjour : désormais, leur accès à un logement digne, déjà difficile, sera rendu presque impossible.

    En bref, ce projet de loi de finances prévoit très clairement de jeter les étudiantes et étudiants extracommunautaires dans la rue, sans aide au logement et alors que la précarité n’a jamais été aussi forte !


    La mobilisation dans les médias

  • Rassemblement devant le rectorat : les “sans fac” luttent !

    Ce mardi 16 septembre, à l’appel du SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier), 50 étudiantes et étudiants sans affectation en Licence et Master ont effectué un rassemblement devant le rectorat de Montpellier qui a débouché sur un rendez-vous avec celui-ci.

    La sélection sociale et raciste condamne les étudiantes et étudiants à une précarité certaine qui est matérialisée par la perte de leur accès aux études donc de leur futur métier, par la perte de leur bourse, de leur logement étudiant voire même de leur visa étudiant pour les étudiantes et étudiants internationaux, c’est inacceptable !

    Le SCUM va continuer la mobilisation pour l’inscription de chacune et chacun dans la filière de leur choix !

    On continue les actions pour rien lâcher et on se retrouve vendredi à 18h à la Faculté de Droit et Sciences Politiques (devant le bâtiment 2, 14 rue Cardinal de Cabrières, tram1 arrêt Albert 1er) !


    • Prochain rassemblement mardi 23 septembre à 9h devant la présidence de l’université Paul Valéry (bâtiment L)

    Si tu es sans affectation en Licence et Master, contacte nous sur notre formulaire ou par e-mail : syndicat.scum@live.fr


    La mobilisation des “sans fac” et du SCUM relayée dans les médias :


  • Sélection sociale et raciste à l’Université : les étudiantes et étudiants sans master n’ont pas dit leur dernier mot.

    Ces jeudi 11 et vendredi 12 septembre se sont tenues à l’Université de Montpellier et l’Université de Montpellier Paul-Valéry les réunions d’informations pour les étudiantes et étudiants “sans fac”. Des étudiantes et étudiants qui malgré l’obtention de leur Licence sont encore à l’heure actuelle sans aucun Master

    Ce sont environ 50 étudiantes et étudiants pour qui la non inscription dans un Master dans les prochaines semaines les condamne à une précarité certaine matérialisée par la perte de leur bourse, leur logement étudiant voir même leur visa étudiant. 


    Cette situation est le fruit d’une sélection sociale et raciste organisée notamment par les présidences d’universités ainsi que les professeurs d’universités qui votent, dans les conseils centraux, en faveur des capacités d’accueil ou encore des suppressions de places  des différentes filières. De plus, ces derniers ne se cachent pas : moins d’étudiantes et étudiants dans leur Master afin de paraître plus prestigieux. Dans un contexte de précarisation de l’enseignement supérieur, les enseignants sont les premiers à défendre une université élitiste, fermée aux enfants d’ouvriers et étudiants étrangers. 

    Au-delà de la question des capacités d’accueil, ce sont ces mêmes professeurs qui éjectent leurs propres étudiants et décident de leur sort en les acceptant ou les refusant dans leurs formations. À ce tri social s’ajoute un tri raciste dénoncé depuis de nombreuses années par le SCUM. Selon une étude de l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Égalité dans le Supérieur) les étudiantes et étudiants avec un patronyme à consonance nord africaine ont 11% moins de chance d’obtenir une place en Master. Ce racisme structurel au sein de l’Université est marqué d’une part par des propos racistes et islamophobe comme par exmple “Nous on aime pas trop les voilées” comme en témoigne une étudiante de l’Université de Montpellier. Pire encore, ce racisme a des conséquences dramatiques comme à Rouen en mars 2025 où  un étudiant a tenté de mettre fin à ses jours révélant la profonde détresse engendrée par les discriminations subies quotidiennement par de nombreux jeunes (source). Au-delà des violences symboliques et institutionnelles, la répression des voix contestataires est également un problème majeur. À l’Université de Montpellier Paul-Valéry, un syndicaliste étudiant racisé qui dénonce ces injustices a été sanctionné à travers la section disciplinaire utilisée comme un outil de censure et de représaille dont une annulée grâce à une victoire devant la justice. À l’Université de Montpellier, une demande de la présidence de l’université a été faite afin de retirer toutes les affiches qui dénoncent la sélection raciste. 

    Cette année encore, le SCUM se mobilise auprès d’un collectif de sans fac déterminé à obtenir des inscriptions dans le master de leur choix.  Les étudiantes et étudiants sans fac iront jusqu’au bout de leurs démarches afin d’obtenir un master. 

    Rendez-vous ce mardi 16 septembre à 9h30 devant le rectorat de Montpellier (Rue de l’Université).

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


  • Ta rentrée universitaire 2025 à Montpellier

    Cette semaine, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier -SCUM accueille sur ses stands d’information les étudiantes et étudiants qui font leur rentrée sur les différents campus montpelliérains : livrets d’accueil, tote-bags et information sur les inscriptions, la rentrée, les aides sociales.

    Les dates de la rentrée étudiante

    ⁉️ Une question sur ta rentrée universitaire ? Viens nous voir sur nos stands d’accueil étudiant, et récupère ton livret de rentrée (informations sur la scolarité, guide des aides sociales, plan des campus, vie étudiante…etc), cette semaine de 9h à 15h, en Faculté de Sciences (devant le bâtiment 36) et à l’université Paul Valéry (entrée principale Atrium).

    Le SCUM organise des réunions d’accueil des nouvelles et nouveaux :
    • Université de Montpellier : Lundi 08 septembre, 18h, salle 2.3.04 bâtiment 2 (14 rue Cardinal de Cabrières, tram 1 arrêt Albert 1er)
    • Université Paul Valéry : Lundi 08 septembre, 18h, salle Jean Moulin, maison des étudiants, bâtiment T (route de Mende, tram 1 arrêt St Eloi)

    ▶️ Si tu es sans affectation en Licence ou Master, contacte nous : syndicat.scum@live.fr

    Deux réunions sont prévues pour les étudiantes et étudiants sans affectation en Licence et Master :

    • Université de Montpellier : Jeudi 11 septembre, 18h, salle 2.3.04 bâtiment 2 (14 rue Cardinal de Cabrières, tram 1 arrêt Albert 1er)
    • Université Paul Valéry : Vendredi 12 septembre, 18h, salle Jean Moulin, maison des étudiants, bâtiment T (route de Mende, tram 1 arrêt St Eloi)

    La rentrée étudiante et les revendications du SCUM dans les médias

    Dans plusieurs médias, le SCUM fait le point sur la rentrée étudiante : sélection en Licence et Master, augmentation de la précarité étudiante, pénurie de logements…etc. Nous appelons aussi à participer au mouvement de blocage du pays le mercredi 10 septembre (rendez-vous à 11h sur la place de la Comédie à Montpellier).

    • La Marseillaise du 29/08/2025 : “Pénurie de logements : les étudiants au pied du mur” – (voir l’image)
    • La Marseillaise du 05/09/2025 : “Précarité étudiante, “la situation s’aggrave d’année en année”” – (voir l’image)
  • Résultats MonMaster : tout ce qu’il faut savoir

    Ce lundi 02 juin, les résultats d’admission sur la plateforme de candidature et de sélection “MonMaster” ont été dévoilés. Ton syndicat étudiant, le SCUM, t’explique tout.


    Du 02 au 16 juin : phase principale d’admission.

    Scénario n°1 : Tu reçois une proposition d’admission !

    Tu peux accepter définitivement à la proposition dans les délais donnés par l’université.

    Tu peux accepter provisoirement la proposition, mais attention, tu perds toutes les autres propositions d’admission en attente de réponse ! Tu ne peux accepter provisoirement qu’une seule proposition d’admission et tu dois indiquer quelles formations tu souhaites conserver en liste d’attente.

    Tu peux refuser définitivement la proposition donc tu ne pourras plus l’accepter par la suite.

    -> Vérifie bien les délais des propositions d’admission puisqu’une fois passé ce délai, il n’est plus possible d’accepter une proposition d’admission.


    Scénario n°2 : tu es placé en liste d’attente !

    Tu vois ta position et son évolution jour après jour.

    Tu dois indiquer si tu conserves ce vœux ou non dans le cas où tu accepterais provisoirement une proposition d’admission.

    Tu peux te désister et donc perdre ta place en liste d’attente. Attention : tu ne pourras plus avoir de proposition d’admission après le désistement.


    Scénario n°3 : Ta candidature n’est pas retenue !

    Tu peux regarder le motif du refus sur MonMaster

    Tu peux télécharger une attestation de refus pour cette formation


    Du 17 juin au 17 juillet : phase complémentaire

    Si tu es encore sur liste d’attente après le 24 juin 23h59, tu as encore une chance d’être accepté dans la formation que tu veux grâce à la phase complémentaire d’admission mise en place cette année.

    Du 17 au 23 juin : tu classes tes candidatures en attente et tu peux aussi candidater sur des masters qui ont des places vacantes.

    Du 24 juin au 7 juillet : les établissements étudient les candidatures de la phase complémentaire d’admission.

    Du 8 au 17 juillet : c’est les propositions d’admission de la phase complémentaire !


    Et après le 17 juillet ?

    MonMaster s’inscrit dans un processus d’accroissement de la sélection à l’université au même titre que Parcoursup. Ces plateformes remettent en cause le droit à la poursuite d’études. L’année dernière, à la suite de la phase principale d’admission, plus de 12 000 étudiants n’avaient aucune affectation.

    Ainsi, après le 17 juillet et la phase complé-mentaire, il est possible que tu n’aies aucune proposition d’admission. Même si cela peut être stressant, des solutions existent.

    Si tu n’as été accepté dans aucun master, tu peux toujours faire une saisine au rectorat de ton académie ou un recours gracieux auprès de l’établissement qui t’a refusé pour faire valoir ton droit à la poursuite d’étude.


    Refusé en Licence ou Master ? Une question ?

    Contacte-nous rapidement sur notre formulaire de contact : https://combatuniversitaire.wordpress.com/contact/ (ou par e-mail à syndicat.scum@live.fr


  • Résultats Parcoursup – MonMaster : le retour de la machine à broyer les étudiantes et étudiants.

    Ce lundi 2 juin 2025, les résultats des plateformes de candidatures Parcoursup et Mon Master sont tombés. Pour beaucoup d’étudiantes et d’étudiants, qui se retrouvent sans affectation dans la filière de leur choix, ces résultats vont avoir des conséquences importantes pour leur vie : impossibilité de suivre un cursus universitaire et de préparer un diplôme, perte des bourses et du logement étudiant, et parfois même expulsion du territoire français pour les étudiantes et étudiants internationaux, déjà assignés à un statut discriminatoire depuis plusieurs années.

    Parcoursup et Mon Master ne sont pas des outils d’orientation, c’est une machine qui broie l’avenir des étudiantes et des étudiants. Ce sont des instruments de sélection sociale, et aussi de discrimination raciste : d’après une étude de l’ONDES,  les étudiantes et étudiants avec des noms à consonance maghrébine et subsaharienne ont 12% de chances en moins d’obtenir une réponse que les autres étudiantes et étudiants.

    Un système qui trie, qui exclut, qui détruit.

    Chaque année, des milliers d’étudiants et d’étudiantes sont laissés sans affectation en Licence et Master, donc jetés à la rue de l’université. Ce sont des bacheliers recalés, des diplômés de Licence empêchés de poursuivre en Master. Ces plateformes sont l’aboutissement d’une mécanique implacable du système universitaire, combattue par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM depuis sa création.

    L’université, portée par ses enseignants, révèle ici sa fonction de création et de reproduction des inégalités scolaires et sociales, plus souvent au service des logiques capitalistes qu’à celui du savoir. En effet, dans un contexte de précarisation accélérée du marché du travail, cette limitation de l’accès au diplôme pour toute une génération va entraîner une explosion du nombre de personnes moins diplômées, donc plus susceptibles d’accepter des emplois précaires.

    Chaque année, les universités décident elles-mêmes de la forme et de l’ampleur du tri social qu’elles pratiquent. Les enseignants définissent des critères de tri puis les appliquent en acceptant ou refusant les candidatures, et les instances de l’université fixent les “capacités d’accueil”, c’est-à-dire le nombre d’étudiantes et d’étudiants qui sera accepté par formation. Ici, les étudiantes et étudiants ne sont plus des être-humains, mais des numéros de dossiers dont le nombre sert juste de variable d’ajustement. Par exemple, à l’université de Montpellier Paul-Valéry, moins de 22% des candidatures en Master sont acceptées.

    Un système qui trie, qui exclut (100 000 jeunes laissés pour compte chaque année), qui réprime (comme à l’université Paris 1 et à l’Université de Montpellier en 2018 ou à Paris Nanterre en 2023 quand on ose contester). Des bacheliers recalés, des diplômés de Licence bloqués à la porte du Master, des vies suspendues par des critères conçus pour éliminer.

    Cette sélection produit un découragement massif, une démotivation, et une rupture avec le système éducatif. Elle produit aussi une orientation forcée, vers des filières non choisies ou vers l’enseignement privé pour celles et ceux qui en ont les moyens. 

    C’est l’accentuation des inégalités sociales, avec une université à deux vitesses : d’un côté, les filières d’élite, et de l’autre les laissées pour compte. 

    Nous sommes contre la sélection à l’université car cet outil élitiste jette à la rue des étudiantes et des étudiants de leur propre université. Parce qu’elle fait peser une pression destructrice sur des jeunes déjà fragilisés par la précarité, le mal-être étudiant, et les discriminations. Parce qu’elle participe à la reproduction et au renforcement d’une société et d’une économie basées sur les inégalités sociales. Parce qu’elle alimente un système d’exclusion qui réserve les meilleures formations à celles et ceux qui disposent déjà d’un patrimoine culturel élevé.

    Pendant ce temps, la répression s’abat sur celles et ceux qui luttent partout en France contre la sélection : gardes à vue pour des occupations, interdictions de manifester, fichage des militants. A l’université de Montpellier Paul-Valéry, un élu étudiant est l’objet d’un véritable harcèlement disciplinaire de la part d’un groupe d’enseignants pour avoir évoqué l’étude de l’ONDES sur les biais racistes dans la sélection en Master.

    Comme chaque année, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier accompagnera les étudiantes et étudiants “sans fac” dans leurs démarches afin d’obtenir l’inscription de toutes et de tous dans la filière de leur choix. 

    Nous continuerons à lutter pour imposer une revendication simple et nécessaire : la suppression de toute forme de sélection à l’entrée de l’université et en Master, garantissant ainsi un véritable droit à la poursuite d’études pour toutes et tous, sans condition.

    Nous appelons à une mobilisation large pour mettre fin à la sélection. L’avenir ne se sélectionne pas, il se construit !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    Refusé en Licence ou Master ?

    Contacte-nous rapidement sur notre formulaire de contact : https://combatuniversitaire.wordpress.com/contact/ (ou par e-mail à syndicat.scum@live.fr