Dans les différentes instances universitaires et du CROUS, les élus étudiants des listes “Super Chatons Ultra Mignons” du SCUM obtiennent des avancées et améliorations concrètes pour les étudiantes et étudiants de Montpellier.
La présidence de l’université avait prévu de diviser par deux la représentation étudiante au sein des quatre commissions statutaires de l’université : la commission des finances (budget), la commission des structures (règlement intérieur, organisation des instances), la commission des relations internationales (accueil des étudiants internationaux, Erasmus, coopération internationale) et la commission patrimoine (rénovations, mobilier, aménagement des campus).
Les élus étudiants “Super Chatons Ultra Mignons” du SCUM, seul syndicat étudiant présent, se sont opposés à ce projet visant à réduire le pouvoir de décision des étudiants au sein de l’université.
Nous avons obtenu le rétablissement du nombre initial de représentants étudiants à 8 dans chacune de ces commissions de l’université.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à agir pour que les étudiantes et étudiants aient leur mot à dire sur la façon dont est gérée l’université !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
C’est suite à un long travail que les élus du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) au sein du conseil de l’UFR 5, ont réussi à mettre en place une permanence d’écoute psychologique à destination de tous les étudiantes et étudiants de l’Unité de Formation et de Recherche 5. Cette UFR est composée des filières de sociologie, psychologie, anthropologie et sciences sanitaires et sociales.
Cette permanence d’écoute psychologique se déroule tous les vendredis avec des psychologues diplômés de l’Université Paul Valéry. Le but de cette permanence est d’accompagner les étudiantes et étudiants souffrant de troubles psychologiques durant une à deux séances afin de les orienter au mieux vers une structure adaptée. La prise de rendez-vous se fait par l’espace moodle, un onglet “Permanence d’écoute psychologique” accessible à tous les étudiants de l’UFR 5.
Le SCUM a veillé tout au long de la mise en place de cette permanence à ce qu’elle respecte la plus stricte confidentialité. En effet, les enseignants et les personnels de l’université n’ont pas accès à la liste des personnes prenant un rendez-vous ni au contenu de ces derniers. Cette confidentialité était une condition qui tenait à cœur au SCUM étant donné qu’il arrive que les problèmes psychologiques soient dû indirectement ou directement à des enseignants ou à une surcharge pédagogique que le SCUM dénonçait déjà en 2021.
La création de cette permanence, certes prometteuse, n’est qu’un début. En effet, alors que seulement quelques psychologues sont disponibles au Centre de Soin Universitaire pour les 70 000 étudiants de la métropole, et que les problèmes de santé mentale explosent depuis la pandémie de COVID-19 nous ne pouvons être satisfaits d’une seule permanence d’écoute psychologique réduite au périmètre de l’UFR 5. Même si l’UFR 5 est le plus grand UFR de Paul-Valéry, il faut une généralisation de ces permanences d’écoutes psychologiques dans tous les UFR de Paul-Valéry. Alors que des suicides d’étudiants ont endeuillé la communauté universitaire ces dernières années, la santé mentale doit devenir une priorité pour les UFR et l’exemple de permanence que nous avons mis en place au sein de l’UFR 5 doit servir de base pour les autres UFR.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à agir et se mobiliser contre l’isolement social, la précarité et la surcharge pédagogique, qui ont un impact sur la santé mentale étudiante.
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Ce mardi 11 juin 2024, la Commission des Relations Internationales et des Échanges Internationaux (CRI-EI) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a voté à l’unanimité le rétablissement d’un important accord de coopération universitaire internationale.
Il s’agit de l’université de Birzeit, située en Palestine. L’accord de coopération avait été suspendu en 2018, dans un contexte de pressions diplomatiques du gouvernement israélien pour isoler les universitaires palestiniens.
Le rétablissement de cet accord de coopération, permettra aux étudiants et chercheurs palestiniens d’avoir à nouveau accès aux ressources et possibilités d’échanges avec une université française. Cet accord pourrait aussi être suivi de la possibilité d’une candidature Erasmus+ MIC l’année prochaine, qui permettrait de financer des séjours de mobilité internationale pour les étudiants des deux pays.
Afin de compléter cet accord, les élus du SCUM ont obtenu la mise en place d’un budget réservé pour l’accueil des étudiants et enseignants-chercheurs Palestiniens et Israéliens. A celà s’ajoute la possibilité d’accueillir des doctorants et chercheurs en dehors de programmes d’échanges, via des lettres d’invitations.
C’est un pas extrêmement important contre l’isolement dont sont victimes les étudiants et chercheurs palestiniens, dans un contexte de colonisation accrue et de guerre meurtrière menée par le gouvernement israélien.
Celà permet aussi une complémentarité forte avec l’accord de coopération entre l’université Paul-Valéry et l’université d’Haifa, renouvelé le 04 avril dernier. Cette université, qui compte 40% d’étudiants arabes israéliens, est aussi un de leur principal vecteur d’égalité académique puis salarial en Israël. Ces différents accords ont des conséquences positives concrètes dans le cadre du conflit actuellement en cours en Israël/Palestine, mais celà reste insuffisant.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) demande que les mesures appliquées aux étudiants Ukrainiens impactés par l’invasion militaire Russe soient élargies aux étudiants réfugiés Palestiniens et aux étudiants Israéliens, qui risquent la prison s’ils refusent le service militaire. Ces mesures sont : l’inscription facilitée dans le cursus de leur choix, la continuité et la reconnaissance des diplômes antérieurs et l’accès aux bourses et logements du CROUS.
Lors du Conseil Académique de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 qui s’est aussi réuni ce mardi 11 juin, les élus étudiants du SCUM ont fait voter à l’unanimité l’ajout dans une motion d’une demande officielle de l’université pour l’accueil des étudiantes et étudiants de Palestine et d’Israël impactés par le conflit.
La question des accords de coopération internationale ne se résume pas à une question académique ou de rayonnement des universités montpelliéraines. Il s’agit d’un levier internationaliste, qui permet à des étudiantes et étudiants de pays et cultures différentes de se rencontrer, d’échanger et d’étudier ensemble. Celà permet de contrer parfois la propagande de régimes autoritaires, comme dans le cadre des coopérations avec les universités Chinoises, et de promouvoir les droits humains auprès des étudiants et enseignants impliqués dans ces échanges. C’est pour celà que nos élus étudiants s’investissent fortement, depuis des années au sein de la Commission des Relations Internationales et des Échanges Internationaux (CRI-EI) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à affirmer sa solidarité à toutes les étudiantes et tous les étudiants du monde entier, et à rejeter toute forme de racisme, d’antisémitisme et de discriminations, ici comme partout.
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Ce 17 mai, c’est la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. C’est l’occasion de rappeler les dispositifs existants sur Montpellier pour les étudiantes et étudiants en matière de discriminations et de changement de prénom d’usage, dont plusieurs ont été obtenus par le SCUM.
Depuis cette année 2024, l’évolution a été nationale avec la mise en place d’un service d’écoute et d’accompagnement national en remplacement des dispositifs locaux. La prise en charge comporte un accompagnement psychologique et un accompagnement juridique.
Cnaé, gérée par l’association féministe “En avant toute(s)”
Au téléphone au 0 800 737 800 – Gratuit et confidentiel (de 10h à 21h en semaine et de 10h à 14h le samedi)
Il est possible de faire changer son prénom d’usage au sein de l’université et du CROUS. Carte étudiante, listes d’appel, adresse e-mail étudiante, affichage des résultats d’examens.
A l’Université de Montpellier, il suffit de contacter la vice-présidente responsabilité sociale ici : vprs@umontpellier.fr
Au sein du CROUS (logement étudiant, bourses, assistantes sociales) : Envoie un mail avec comme objet « prénom d’usage » à : egalite@crous-montpellier.fr , en indiquant ton numéro étudiant, ton ancien prénom, ton nom, et ton prénom d’usage.
Pour toutes tes démarches, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) peut t’accompagner. N’hésites pas prendre contact via notre formulaire disponible en cliquant ICI : https://combatuniversitaire.wordpress.com/contact/ , ou par e-mail à syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 05 mars 2024 avait lieu le vote du calendrier universitaire pour l’année 2024-2025 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Ce vote a été effectué par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), dans lequel les élus étudiantes et étudiants du syndicat majoritaire, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) représentent les étudiantes et étudiants de l’université.
Les vacances de Noël encore sauvées
Il y a maintenant 3 ans, la présidence de l’Université Paul-Valéry avait décidé de supprimer la moitié du mois de vacances de Noël sous la pression du corporatisme professoral. Ce mois de vacances qui se trouve être essentiel pour les étudiantes et étudiants afin de rentrer dans leur familles ou de travailler durant la saison d’hiver. Suite à l’indignation générale suscitée par ce calendrier, le SCUM a mené une lutte.
Pour le calendrier universitaire de l’année 2024-2025, le SCUM a pu maintenir deux principes intangibles : que le premier semestre se termine avant les vacances de Noël, et que les secondes évaluations se situent à la fin de chaque semestre. Mais une nouveauté est apparue. En effet contrairement aux années précédentes où la corporation enseignante SNESUP-FSU ainsi que leurs enseignants alliés essayaient coûte que coûte de supprimer les vacances de Noël, cette année ils n’ont pas osé suggérer l’idée. Ont-ils enfin compris après tant de temps que les étudiants refuseraient de changer de position sous prétexte de satisfaire un plaisir égocentrique d’un “syndicat” d’enseignants ?
On voit bien ici que les précédentes luttes menées par le SCUM continuent de porter leurs fruits étant donné que nous avons pu entériner la position des étudiants sur la sauvegarde des vacances de noël. Cette garantie a pu être gravée dans la roche grâce à la mobilisation de 2021 mais également par le rapport de force constant que le syndicat entretient avec la présidence tout au long de l’année, comme cela a été le cas mercredi dernier.
Finalement les élus étudiantes et étudiants du SCUM ont réussi à conserver encore une fois les vacances de Noël et les secondes évaluations à la fin de chaque semestre.
Un calendrier quasiment identique à celui de l’année dernière
Pour l’année 2024-2025 c’est une version proche du calendrier de cette année qui a été adoptée à l’unanimité, moins quelques abstentions.
La semaine de pré-rentrée est fixée au 02 septembre et le début des cours au 09 septembre. Le seul changement notable se situe sur l’inversion entre la semaine 13 et la semaine de gros effectifs. En effet, les examens de gros effectifs auront lieu de la semaine du 09 décembre au 13 décembre et les examens petits effectifs du 16 décembre au 20 décembre pour le premier semestre. Ce changement intervient sur demande de l’UFR 5 afin d’avoir plus de temps pour la correction des copies.
Du côté du second semestre les examens petits effectifs auront lieu du 05 mai au 09 mai et les examens gros effectifs + EAD (enseignement à distance) du 12 mai au 23 mai.
En définitive, l’adoption d’un calendrier universitaire sauvegardant systématiquement les vacances a été rendue possible par l’implication des élus étudiantes et étudiants du SCUM, et surtout par l’instauration, depuis maintenant de nombreuses années, d’un véritable rapport de forces par la lutte au sein de l’université afin de défendre les étudiantes et étudiants.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, réunit au sein de l’inter-orga féministe de Montpellier aux côtés d’une quinzaine d’associations, collectifs et syndicats, organise une journée de #GrèveFéministe vendredi 08 mars 2024.
A 12h à la maison des syndicats (474 All. Henri II de Montmorency) : Assemblée générale féministe
A 14h place de la Comédie : départ en manifestation
Le tract de l’inter-orga féministe, au sein de laquelle le SCUM représente les étudiantes et étudiants de Montpellier :
Cette année, le SCUM co-organise aussi la journée “Paul, Valérie et Cie vs. le sexisme”, avec la Mission égalité de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Au programme, des ateliers, des conférences, et aussi notre distribution gratuite de protections périodiques bio et lavables, ainsi que notre stand de crêpes gratuites.
Ce sera jeudi 07 mars de 11h à 17h sur la pelouse de la Maison des Étudiants de l’Université Paul-Valéry.
Dans les instances des universités, les élues et élus du SCUM ont entamé des démarches pour autoriser les absences aux cours et examens le vendredi 08 mars.
A l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, le SCUM a obtenu que la présidence demande aux enseignantes et enseignants de ne pas comptabiliser les absences aux cours et examens le vendredi 08 mars.
À l’Université, les violences sexistes et sexuelles n’ont cessé de s’accroître. Près d’une étudiante sur 10 a été victime de violences sexuelles depuis son entrée dans l’enseignement supérieur et 29% des étudiants déclarent avoir été témoin d’un outrage sexiste.
1/3 des étudiantes sont victimes de la précarité menstruelle, condamnées à devoir faire un choix entre se nourrir ou s’acheter des protections périodiques. Il est urgent de revaloriser le système des bourses pour ne plus qu’aucune étudiante et étudiant ne vive sous le seuil de pauvreté. Il est impératif d’organiser la solidarité, mais aussi de réclamer le droit d’étudier dignement pour tous et toutes.
Exigeons aussi de pouvoir étudier dans de bonnes conditions ! Cela passe par une lutte sans relâche pour améliorer les conditions de vie des étudiantes et des étudiants avec par exemple avec la mise en place du congé menstruel à l’Université Paul-Valéry pour la rentrée prochaine. Le congé menstruel doit être mis en place dans toutes les universités !
À la sortie du monde universitaire, les discriminations continuent. A niveau de diplôme égal, différence de salaire entre les hommes et les femmes reste encore de 22%, réclamons l’égalité salariale.
Ce vendredi 8 mars, journée de grève internationale pour le droit des femmes, de lutte pour nos droits et notre dignité : mobilise-toi avec ton syndicat étudiant !
8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes : soyons toutes (et tous) en grève féministe !
Ce lundi 12 février s’est tenue la commission d’exonération des frais d’inscription de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Après une réunion de plusieurs heures pendant laquelle les élus du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM se sont démenés pour faire rembourser un maximum d’étudiantes et d’étudiants précaires, ce sont 50 étudiantes et étudiants qui ont été remboursés de leurs frais d’inscription pour l’année 2023-2024, sur 83 demandes traitées (13 dossiers n’étant pas recevables et 20 dossiers ayant été refusés). Ces exonérations de frais d’inscription se sont faites dans le cadre de la commission d’exonération créée par le SCUM en 2017.
Cependant, cette commission d’exonération des frais d’inscription a revêtu d’une teneur particulière cette année. En effet, durant toute la première partie de la commission, des enseignants et administratifs siégeant dans cette commission ont préféré regarder les notes des étudiantes et étudiants précaires plutôt que leur situation sociale !
Le SCUM dénonce ce scandale !
En effet, de nombreux étudiants n’ont pas été remboursés car ils n’avaient pas eu leur premier semestre. Nos élus n’ont pu s’y opposer tant l’entièreté de la commission est tombée immédiatement d’accord sur ce critère absurde. Ce traitement différencié est intolérable, pourquoi un étudiant ayant eu de mauvaises notes mais dont la situation sociale est difficile n’aurait pas droit à son exonération des frais d’inscription ?
Le SCUM dénonce cette situation intolérable, il n’est pas normal que l’université préfère regarder le bulletin de notes d’un étudiant plutôt que sa situation sociale, de plus le bulletin de notes ne fait même pas partie des documents demandés par la commission.
Le SCUM ne voit là qu’une basse manœuvre de l’université pour éviter d’exonérer plus d’étudiants précaires et accentuer la sélection sociale.
Le SCUM sera vigilant pour que ces dérives intolérables ne se reproduisent plus.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
A partir du mois de septembre 2024, un “congé menstruel” sera mis en place à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Cette mesure, proposée par les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), a été adoptée à l’unanimité du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) du mardi 16 janvier 2024.
A chaque cycle menstruel, les premiers jours de règles peuvent être extrêmement douloureux, au point d’empêcher toute forme de déplacement. Cela peut entraîner des absences “non-justifiées” à des enseignements et examens, impactant ainsi le cursus universitaire de ces personnes : zéros à des examens, “malus” décidés par les enseignants sur la moyenne du semestre, perte de bourse…etc.
Dans l’optique de permettre à chaque étudiante et étudiant de suivre ses études en toute sérénité, et dans un cadre inclusif et adapté, le SCUM a obtenu la mise en place d’une autorisation d’absence plafonnée à 10 jours par année universitaire, sur demande de toute personne usagère de l’université. Cela correspond à une journée d’autorisation d’absence par mois. Cette disposition sera accessible de façon indistincte aux étudiantes et étudiants, afin de permettre aux personnes trans d’en bénéficier sans avoir à passer par une démarche différente des autres bénéficiaires.
Ce congé menstruel est donc prévu pour la rentrée 2024, après un travail approfondi avec les différents services de l’université sur les différents aspects et processus techniques permettant sa mise en œuvre. Le SCUM restera attentif à ce que ce nouveau droit soit facilement accessible, sans démarches administratives complexes.
Résolument engagé dans une optique féministe et inclusive, le SCUM se félicite d’avoir fait adopter cette mesure à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, et s’engage en parallèle dans un travail similaire pour en faire bénéficier l’Université de Montpellier.
Nous continuerons à agir de façon concrète, dans les instances comme dans les mobilisations, pour améliorer les conditions de vies et d’études pour toutes et tous.
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Article de 20 Minutes Montpellier du 17/01/2024 – “Montpellier : Un congé menstruel de dix jours à l’université Paul-Valéry en septembre prochain” : https://20minutes.fr/amp/a/4071045
Ce lundi 18 décembre se tenait la commission “FSDIE Budget” (Fond de Solidarité et de Développement de l’Initiative Etudiante) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.
Cette commission sert à répartir une partie du budget issue de la CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus), la taxe étudiante prélevée aux étudiantes et étudiants non-boursiers. Une partie de ce budget va dans le “FSDIE aides individuelles”, qui permet d’aider les étudiantes et étudiants en difficulté. L’année dernière, c’est 83655€ qui ont été distribués via ce dispositif.
Ce lundi, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a obtenu que ce montant soit multiplié par deux pour l’année 2024. Au total, et avec le soutien de toutes les assos culturelles, ce seront 86585€ qui seront ajoutés au budget du “FSDIE aides individuelles”, le portant à un montant total de 203 585€.
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*Précision : les 86 585€ supplémentaires obtenus par le SCUM s’ajoutent aux 117 000€ prévus pour 2024 qui sont imposés par la loi. Ce qui donne un total de 203 585€.
Nous rappelons que seuls 21,82% des vœux de candidatures en Master reçoivent une réponse positive à l’Université Paul-Valéry. Ce tri social et élitiste jette littéralement dans la rue des centaines d’étudiantes et d’étudiants chaque année, les privant d’accès à des cours, à un diplôme, à une bourse, et même à un visa étudiant pour celles et ceux qui viennent d’autres pays.
Ces conséquences directes du vote de ce mardi matin rendent scandaleux le positionnement d’autres élus étudiants. Ceux de l’ADEM3, ironiquement nommés “Des étudiant-e-s qui vous rassemblent” ont carrément voté pour la sélection. Et ceux de Solidaires Étudiant-e-s et du Poing Levé, qui aiment pourtant se prétendre “anticapitalistes”, n’ont même pas daigné faire acte de présence. Ces organisations sont pourtant toujours présentes lorsqu’il s’agit de réclamer des financements et subventions pour elles-mêmes.
A contrario, les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) sont vigoureusement intervenus pour s’opposer à ce vote de la honte, banderole en main. Grâce à leur action, ils ont non seulement obtenu qu’aucune baisse de places en Master et en Licence ne se fasse, mais aussi la création de 27 places supplémentaires en Master.
Les élus étudiants du SCUM sont intervenus de façon combative lors du CEVU du 05 décembre 2023
Un vote illégitime et en faveur de la politique budgétaire du gouvernement.
Cependant, le positionnement de la présidente Anne Fraïsse nous interroge. Ce matin elle a fait voter une motion rappelant le vote de janvier 2023 ainsi que la situation budgétaire catastrophique de l’établissement. Toutefois, la mise à l’ordre du jour du vote sur la remise en place de la sélection pour l’année 2024 envoie un message contradictoire. Considère-t-elle finalement que l’université est suffisamment riche ? Si c’est le cas et que notre université déborde d’argent, pourquoi ne pas davantage augmenter le nombre de places en Licence et Master ?
Nous rappelons qu’il y a 10 ans, en 2013, la même présidente d’université avait posé un acte fort en faisant voter la fermeture du campus de Béziers et plusieurs filières pour demander plus d’argent au ministère. Le résultat de ce coup de force face au gouvernement fut sans appel : plusieurs millions d’euros avaient été obtenus ainsi que 20 créations d’emploi.
Alors qu’en 2023 l’université avait la possibilité de faire davantage pression sur le gouvernement, sa présidence décide finalement de donner raison à la ministre de l’enseignement supérieur Sylvie Retailleau. En effet l’application d’une sélection drastique par les universités permet au gouvernement de justifier sa politique budgétaire envers les établissements d’enseignement supérieur, entraînant une dégradation des conditions de travail pour les personnels, et une dégradation des conditions d’études pour les étudiantes et étudiants. De plus, ces refus d’inscriptions permettent aussi, en restreignant l’accès aux études, de justifier le discours gouvernemental en faveur de l’élitisme.
Ici, nous constatons que l’institution universitaire, obsédée par son rôle de sélection élitiste et de reproduction sociale, compromet même sa propre survie financière.
Nous ne sommes pas des numéros ! Appel au rassemblement le 12 décembre.
Plutôt que s’assurer que chaque étudiante et étudiant puisse accéder au cursus de son choix, la présidence de l’université a choisi un coup de force brutal ce mardi, qu’elle espère bien réitérer lors de la séance du Conseil d’Administration du mardi 12 décembre. Les étudiantes et étudiants vont-ils se laisser voler leur droit à un avenir ?
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) appelle à un rassemblement ce mardi 12 décembre à 9h devant la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paul-Valéry pour protester contre la remise en place de la sélection en Licence et Master.
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