Dans les différentes instances universitaires et du CROUS, les élus étudiants des listes “Super Chatons Ultra Mignons” du SCUM obtiennent des avancées et améliorations concrètes pour les étudiantes et étudiants de Montpellier.
Ce mardi 13 janvier 2026, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry a adopté à l’unanimité le nouveau calendrier universitaire pour l’année 2026-2027.
Ce calendrier est quasiment identique à celui de l’année en cours. La pré-rentrée débutera le lundi 31 août et les cours commenceront le lundi 07 septembre.
À nouveau, les 1ères évaluations du premier semestre sont situées avant les vacances de Noël, ce qui garanti une véritable coupure entre les semestres, permettant aux étudiantes et étudiants de bénéficier de 3 à 4 semaines de libres avant la reprise des cours le 25 janvier. Les rattrapages sont aussi conservés à la fin de chaque semestre, après une semaine de révision, afin de garantir les meilleures conditions de réussite pour toutes et tous.
Ce calendrier, extrêmement favorable pour les étudiantes et les étudiants, est le fruit d’un combat de longue haleine mené par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, majoritaire à l’université Paul-Valéry.
Aujourd’hui, la corporation professorale a changé de parti face au travail du SCUM, adoptant pour le première fois à l’unanimité le calendrier proposé par le syndicat.
Cette année encore, le travail de vigilance des élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” dans les différentes commissions et instances, associé au maintien d’un rapport de force constant et offensif mené par le SCUM face à la présidence depuis plusieurs années (manifestations, occupations et blocages de la présidence), a permis de conserver, une fois encore les vacances de Noël et les secondes évaluations à la fin de chaque semestre.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Après plusieurs demandes au Doyen au conseil de la faculté, les élus et élues Super chatons Ultra Mignons ont obtenu la mise en place d’un nouveau dispositif : désormais, un planning indiquant les salles de TD du bâtiment 2 de la faculté de droit étant libres, est affiché dans le hall du bâtiment 2 au niveau de la loge d’accueil. On peut donc désormais trouver une salle de travail bien plus facilement.
Dans une fac où les espaces de travail sont rares, où la Bibliothèque Universitaire rattachée est à l’autre bout de la ville (Richter), c’est une vraie victoire pour disposer de plus d’espaces de travail, obtenue grâce aux élus Super Chatons Ultra Mignons !
Pour obtenir plus de victoires pour les étudiantes et étudiants : vote SCUM – Super Chaton Ultra Mignons, contre la précarité et la sélection à l’Université Jeudi 27 novembre au bureau de vote de ton campus
🧹✨ NOUVEAU : Chaque étudiant reçoit désormais un kit de nettoyage dans son logement CROUS ! Une mesure concrète issue du programme du SCUM, syndicat étudiant majoritaire au CROUS de Montpellier Occitanie.
➡️ Parce que des conditions de vie dignes, ça passe aussi par un logement et des zones communes propres et bien équipées.
Ce kit de nettoyage est composé d’une éponge, de papier toilette, de liquide vaisselle, d’une balayette et d’une pelle.
Depuis plusieurs années, le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – porte le projet de l’instauration d’un congé menstruel dans les universités montpelliéraines. A l’Université de Montpellier, depuis le début du mandat en 2023, des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons, nous bataillons dans les conseils de l’Université afin de le mettre en place, déjà Philippe Augé Président de l’Université de Montpellier et Agnès Fichard-Carroll Vice-présidente de la Vie étudiante, refusaient tous deux sa mise en place. En effet, ces derniers considéraient que le congé menstruel était un dispositif “discriminant” à l’égard des personnes non menstruées ou bien encore que ce dispositif d’absence justifiée ferait l’objet d’abus de la part des personnes menstruées.
Après plus d’un an d’échanges avec la présidence de l’Université de Montpellier, c’est en mars 2025, que cette dernière décide de revenir sur sa décision et nous présente un projet de “congé menstruel”. Ce dispositif qui n’a alors de “congé menstruel” que le nom avait pour condition l’obtention d’un certificat médical. Or, le conditionnement de l’accès à ce dispositif d’un certificat médical constitue plusieurs problèmes : d’une part, cela revient à considérer les personnes menstruées comme éternellement malades, d’autres part, cela revient à offrir l’accès à ce dispositif de façon inégalitaire notamment car les étudiantes et étudiants ne disposent pas systématiquement d’une couverture de santé complète. Demander un justificatif médical reviendrait ainsi à faire payer au moins une partie des personnes concernées, ce qui est inacceptable.
Face à cette proposition de dispositif, nous avons décidé de lancer une pétition afin de revendiquer un véritable congé menstruel, sans justificatif médical. Ainsi, en un peu plus d’un mois, la pétition a recueilli plus de 1200 signatures, soulignant le soutien de la communauté étudiante à l’égard de nos revendications.
“ La Commission Formation Vie Universitaire de l’Université de Montpellier se prononce pour la mise en place d’un dispositif de congé menstruel accessible à tous les usagers de l’Université sans certificat médical, et ce, dès la rentrée de septembre 2025.
La mise en place de cette mesure sera travaillée dans une démarche de collaboration multilatérale entre, les différents services concernés, deux représentants étudiants par liste représentée en CFVU, les représentant.es des composantes et les responsables de la présidence de l’Université de Montpellier.”
Par 31 voix sur 31, ce mardi 17 juin 2025, après presque deux ans de travail, un congé menstruel sans certificat médical est adopté par la CFVU pour la rentrée 2025.
C’est grâce à un travail et la mise sous pression de la présidence par notre campagne que ce congé menstruel peut aujourd’hui voir le jour.
Un congé menstruel sans certificat médical, deux jours par mois extensible si consultation du SCMPSS (Service Commun de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé), avec une attestation sur l’honneur à retrouver sur l’ENT.
Cependant, ce congé menstruel reste lui imparfait. Bien qu’il soit valable pour les cours magistraux, les travaux dirigés ou encore les travaux pratiques, ce dernier n’est pas valable en examen.
Le SCUM restera attentif à ce que ce nouveau droit soit facilement accessible, sans démarches administratives complexes.
Nous continuerons de mener le combat pour améliorer de façon concrète, dans les instances et dans les mobilisations, les conditions de vie et d’études des étudiantes et étudiants de Montpellier.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Dans quelques jours, le congé menstruel SANS JUSTIFICATIF MÉDICAL va être adopté pour une application dès la rentrée septembre 2025 pour toutes les composantes de l’Université de Montpellier – UM (Droit, Sciences, Médecine, Économie…etc).
Grace au SCUM, le congé menstruel sera une réalité en septembre 2025 dans les deux universités Montpelliéraines (à lire ici pour Paul-Valéry)
Cette mesure permet de faire en sorte que les règles douloureuses ne soient plus un facteur discriminant dans les études et les examens. En effet, les règles douloureuses peuvent entraîner des absences considérées comme “non-justifiées” à des enseignements et examens, impactant négativement le cursus universitaire des personnes concernées : zéros à des examens, “malus” décidés par les enseignants sur la moyenne du semestre, perte de bourse…etc.
C’est avec fierté que nous annonçons que le congé menstruel sera effectif à partir de septembre 2025 à l’université de Montpellier Paul-Valéry. Selon les modalités suivantes :
Une autorisation d’absence plafonnée à 10 jours par année universitaire, sur demande de toute personne usagère de l’université.
Pas besoin de justificatif médical.
Accessible de façon indistincte aux étudiantes et étudiants, afin de permettre aux personnes trans d’en bénéficier sans avoir à passer par une démarche différente des autres bénéficiaires.
Pour en bénéficier, il suffira de le signaler sur l’onglet dédié dans l’ENT (Environnement Numérique de Travail), jusqu’à 3 jours après l’absence.
Dans la limite de 2 jours par mois.
De plus, il sera mis en place un “crédit” de 4 jours d’absence supplémentaires autorisés dans l’année. Ces 4 jours ont pour vocation à servir pour tout type d’absence : problèmes de santé ne nécessitant pas de consultation médicale, rendez-vous professionnels, évènements impromptus, petite fatigue, loisirs …etc.
Afin que toutes les étudiantes et tous les étudiants de Montpellier puissent avoir accès à un tel dispositif, la pétition pour un véritable congé menstruel à l’Université de Montpellier où étudient 50 000 personnes, rassemble déjà plus de 650 signatures, nous appelons chaque étudiante et étudiant à la signer ici :https://chng.it/bZ7yBxytmL
Pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, la mise en place de ces mesures est un premier pas vers une organisation des études davantage adaptée aux besoins des étudiantes et étudiants. Nous continuerons d’être force de proposition dans les instances universitaires et de relayer les revendications étudiantes pour améliorer les conditions d’études.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce jeudi 13 mars 2025, le Conseil d’Administration du CROUS Montpellier – Occitanie devait voter une augmentation de 3,26% du montant des loyers en cités et résidences universitaires.
Ce vote n’a pas eu lieu, car il a été interrompu par l’arrivée impromptue des militantes et militants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), munis de banderoles, bien décidés à empêcher que cette décision ne soit prise.
Devant la détermination du syndicat, Khaled Bouabdallah, recteur délégué à l’enseignement supérieur, a décidé de mettre fin au Conseil d’Administration avant la tenue du vote. Quelques minutes avant l’arrivée des militantes et militants du SCUM dans le bâtiment, ce sont les élus de notre liste majoritaire Super Chatons Ultra Mignons (SCUM, Corpo Lettres, Fac Verte…) qui sont montés au créneau contre cette augmentation, soutenus par l’intégralité des autres élus étudiants présents.
Le fait que comme à chaque Conseil d’Administration du CROUS de Montpellier Occitanie, seuls les étudiants se soient opposés à une mesure précarisante ne relève pas du hasard. En effet, comment des personnalités extérieures, au niveau de vie bien supérieur à la quasi-totalité de la population extérieure, peuvent-elles avoir conscience des conséquences concrètes des décisions qu’ils prennent, bien au chaud entre deux buffets gourmands ? Lorsqu’on est conduit en voiture de fonction, à l’abri du moindre imprévu, et jamais confronté aux galères quotidiennes des transports en commun, ça semble effectivement difficile de faire preuve de la moindre empathie.
Nous avons constaté que les présidents des deux universités montpelliéraines, Anne Fraisse et Philippe Augé, étaient prêts à voter pour cette scandaleuse augmentation. On n’attendait rien d’eux, mais nous sommes quand même déçus !
L’intervention des militantes et militants du SCUM visait aussi à leur rappeler que les étudiantes et étudiants existent, et que leurs conditions de vie se dégradent de plus en plus, sous l’effet conjugué de l’inflation, de la pénurie de logements à bas coût et de politiques gouvernementales et municipales de plus en plus violentes et anti-sociales.
À titre d’exemple à Montpellier, le loyer pour un 18m² à la cité U Colombière aurait coûté 11,86€ de plus par mois. Pour un 11m2 à Vert Bois ou à Triolet, c’est une augmentation de 7,13€ par mois. À la résidence Alexandrie, le loyer d’un T2 grimpait de 20,17 € par mois ! Cette augmentation aurait touché toute la région, comme à Perpignan ou l’augmentation était de 6,08€ par mois à la cité U Moulin à vent.
Si aujourd’hui, le vote de cette augmentation a été annulé grâce au SCUM, la direction du CROUS et le Rectorat ont indiqué leur détermination à tenir un nouveau Conseil d’Administration afin de soumettre à nouveau cette question au vote.
Il apparaît donc utile et nécessaire d’amplifier le rapport de force, afin d’empêcher le prochain vote de l’augmentation des loyers, et de faire avancer des revendications urgentes :
Le gel des loyers et charges des logements CROUS, puis leur baisse progressive.
Calculer le montant des bourses à partir des revenus étudiants, et non à partir de ceux des parents comme c’est le cas actuellement.
Augmenter réellement le montant des bourses sur critères sociaux, de façon à ce qu’aucune étudiante et aucun étudiant ne vive au-dessous du seuil de pauvreté.
Un plan de construction massive de logements publics à bas loyers.
La mise en place effective du repas à 1€ pour toutes et tous, récemment votée à l’Assemblée Nationale.
Face à la précarité étudiante, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier ne lâche rien !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 11 mars 2025 se tenait le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. La situation budgétaire de l’université constituait le principal sujet de ce jour, avec un déficit budgétaire prévisionnel de près de 7 millions d’euros en 2025.
Pour rappel, la présidence de l’université avait rejeté les mesures proposées par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM ces dernières années.
La motion budgétaire du SCUM et de la CGT votée à l’unanimité.
Ce mardi, le SCUM et la CGT sont parvenus à faire voter une motion historique, à l’unanimité du Conseil d’Administration, dénonçant les politiques budgétaires gouvernementales et exigeant un financement à hauteur des besoins réels.
“ Le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, réuni ce mardi 11 mars 2025, demande instamment que le financement de l’Etat envers les universités soit réévalué à hauteur des besoins réels de chaque établissement, que ce soit en matière d’encadrement, d’investissement et de fonctionnement. Le changement des indicateurs ne masque plus la pénurie.
Le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur public est déjà attaqué de toutes parts au niveau national et international. La France, pays des Lumières, ne peut pas sacrifier des générations d’étudiantes et d’étudiants sous prétexte d’une austérité budgétaire imposée par des choix gouvernementaux qui ne répondent pas aux défis sociaux et environnementaux actuels et à venir.
Nous nous préoccupons de l’urgence comme du long terme. Les universités, et notamment celles de Sciences Humaines et Sociales, se meurent par manque de financement.”
Le SCUM dénonce l’accentuation de la répression contre les étudiants, la présidence persiste.
En déclaration liminaire, un des élus du SCUM a dénoncé la politique de répression exercée par la présidence de l’université à l’encontre des étudiants.
“L’université Paul-Valéry a deux traditions : sa vie démocratique, parfois intense, et ses politiques de solidarité internationale : situation en Palestine, lutte des femmes Iraniennes, solidarité avec les Ukrainiens attaqués. Ces deux traditions sont-elles en train d’être piétinées par une présidence préférant de plus en plus le bruit des bottes ?
Tout d’abord, sur la question internationale. Actuellement, la situation dramatique à Gaza suscite de légitimes élans de solidarité. Le SCUM avait déjà demandé auprès de la présidence que les motions votées en conseil académique en décembre 2023, soient diffusées au grand public, par voie de mail et de communiqué de presse. Cela aurait permis d’afficher publiquement la prise de position de l’université, votée en conseil académique : pour un cessez-le-feu immédiat et pour la paix. Pour le SCUM, c’était la position minimum à prendre, à laquelle nous aurions aimé ajouter une dénonciation claire du colonialisme. Lors du CAC (Conseil Académique) du 04 mars, les élus du SCUM ont été choqués des propos de la présidente de l’université, qui remettait en cause la liberté d’expression et le droit de manifestation. Madame la Présidente, votre avis personnel sur certains des mots d’ordre n’a pas à interférer dans l’exercice des droits démocratiques par les étudiantes et étudiants.
De plus, je tiens ici à dénoncer au Conseil d’Administration l’évacuation du Théâtre de la Vignette ce vendredi 07 mars, en présence d’un important dispositif policier appelé par l’université. Cette évacuation s’inscrit dans une dérive répressive que nous condamnons depuis plusieurs mois, matérialisée par la convocation, en moins d’un an, de deux sections disciplinaires à l’encontre du seul élu étudiant du Conseil d’Administration qui a dénoncé le racisme pratiqué dans les processus de sélection en Master. “
La présidence de l’université a tenté de justifier sa politique répressive, allant jusqu’à remettre en question le droit de manifester.
Nous regrettons que les autres élus étudiants (Le Poing Levé et Solidaires Étudiant-e-s) soient restés silencieux face à ces questions, donnant ainsi l’impression d’un soutien passif, voire complice à cette dérive répressive.
Cette dérive anti-démocratique s’est aussi matérialisée pendant ce Conseil d’Administration. En effet, la Présidence de l’université a refusé, pour la première fois de son histoire, de soumettre au vote la motion portée par le SCUM concernant la question des accords de coopération internationale.
Alors que cette motion avait des chances d’être adoptée au Conseil d’Administration, la Présidence l’a censuré pour ne soumettre au vote qu’une seule motion, concernant uniquement les accords avec des universités israéliennes, et portée par un des enseignants responsable d’une des convocations en section disciplinaire visant le SCUM.
Ce mardi 04 mars 2025, le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry a adopté le nouveau calendrier universitaire pour l’année 2025-2026.
Ce calendrier est quasiment identique à celui de l’année 2024-2025. La seule modification étant le retour des examens gros effectifs de 1ère évaluation du premier semestre en toute dernière semaine avant les vacances de Noël comme en 2023-2024au lieu de l’avant dernière semaine comme cette année en 2024-2025. La pré-rentrée débutera le lundi 1er septembre et les cours commenceront le lundi 08 septembre.
Encore une fois, les 1ères évaluations du premier semestre sont situées avant les vacances de Noël, ce qui permet de garantir une véritable coupure entre les semestres, permettant aux étudiantes et étudiants de bénéficier de 3 à 4 semaines de libres avant la reprise des cours le 26 janvier. Les rattrapages sont aussi conservés à la fin de chaque semestre, après une semaine de révision, afin de garantir les meilleures conditions de réussite pour toutes et tous.
Ce calendrier, extrêmement favorable pour les étudiantes et les étudiants, est le fruit d’un combat de longue haleine mené par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, majoritaire à l’université Paul-Valéry.
Cette année encore, le travail de vigilance des élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” dans les différentes commissions et instances, associé au maintien d’un rapport de forces constant et offensif mené par le SCUM face à la présidence depuis plusieurs années (manifestations, occupations et blocages de la présidence), a permis de conserver encore une fois les vacances de Noël et les secondes évaluations à la fin de chaque semestre.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 03 décembre se déroulait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Montpellier Paul-Valéry. Cette instance était réunie afin de fixer le nombre de places et les critères de recrutement en Licence et Master pour l’année 2025-2026. C’est ce vote, basé sur les demandes des enseignants qui dirigent les formations, qui constitue la base du tri social et élitiste opéré en première année de Licence et en première année de Master.
Lors de la séance du CEVU de ce mardi, les élus “Super Chatons Ultra Mignons” du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont interrompu le vote sur la sélection et déployé une banderole. Il s’agissait de pousser les membres enseignants de l’instance à se positionner contre les politiques de sélection, et donc voter contre la fixation des critères et quotas d’accueil en Licence et Master. La question de la situation budgétaire critique de l’université a été longuement abordée, puisque le ministre de l’enseignement supérieur Patrick Hetzel ne semble pas disposé à fournir à l’université une dotation budgétaire pérenne correspondant à ses besoins. La présidente de l’université a indiqué avoir entendu les revendications du SCUM avoir refusé les baisses de places réclamées par les enseignants. Quelques augmentations ont aussi été obtenues. Pour le SCUM, ce n’est pas à l’université de devoir s’adapter toujours davantage aux politiques d’austérité budgétaires. A l’inverse, l’université doit les rejeter en permettant à chaque étudiante et étudiant de suivre le cursus de son choix.
Si l’action du SCUM a permis de convaincre certains enseignants de faire volte-face et de voter contre les capacités d’accueil, celles-ci ont été adoptées dans un premier temps avec une seule voix de différence, car d’autres syndicats étudiants présents n’avaient malheureusement pas pris la peine d’établir des procurations pour leurs élus absents. Un désintérêt poussé à l’extrême par l’élue du parti politique “Le Poing Levé” quelques minutes plus tard lors d’un débat annexe ou elle réclamait un local pour son parti : elle a carrément apporté son soutien à la répression orchestrée par le syndicat enseignant SNESUP-FSU contre la lutte des “sans fac” l’année dernière.
Cependant, le SCUM est parvenu, comme en janvier 2023, à faire voter en fin de séance, par 14 voix contre 9, la délibération suivante :
“ Le Conseil des études et de vie universitaire (CEVU) de l’Université Montpellier Paul Valéry, décide de ne pas fixer de capacités d’accueil en Licence et Master pour l’année universitaire 2025-2026 et ne votera pas de capacité d’accueil lorsque celles-ci seront proposées à l’ordre du jour. Aux côtés de l’ensemble des personnels, des enseignantes, des enseignants, des étudiantes et des étudiants, nous considérons que la pénurie budgétaire réelle qui frappe l’ensemble des universités ne peut pas être combattue en acceptant de sélectionner les étudiantes et étudiants. Bien au contraire, elle ne peut se combattre qu’en réaffirmant le droit inaliénable à étudier pour toutes et tous. Nous refusons aujourd’hui et demain de voter des capacités d’accueil au sein de notre université tant que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) refusera d’attribuer à notre établissement une dotation budgétaire pérenne à la hauteur de nos besoins. Nous appelons l’ensemble des universités, de leurs personnels et de leurs présidences à nous rejoindre dans cette démarche.”
Il pourrait s’agir d’une véritable victoire contre la sélection puisque si cette délibération était suivie par le Conseil d’Administration de l’Université Paul Valéry, il n’y aurait pas de sélection en Licence et Master pour l’année 2025-2026.
Cependant, comme l’année dernière, la présidence de l’université a indiqué sa volonté de ne pas suivre cette décision et de refaire voter les critères et quotas d’accueil lors du prochain Conseil d’Administration de l’université. C’est cette instance qui est au final décisionnaire pour les décisions ayant une incidence budgétaire.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir aux côtés des étudiantes et étudiants impactés par cette sélection, en particulier les plus précaires. Nous ne sommes pas des numéros de dossier !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr