Chaque année universitaire est marquée par l’accroissement de la sélection sociale à l’université. Ce début d’année 2025-2026 l’a de nouveau démontré.
Refusés par les présidences d’universités et un corps professoral de plus en plus élitiste, des milliers d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent sur la touche, privés d’affectation dans une université, alors qu’ils ont pourtant obtenu le diplôme requis : le baccalauréat pour entrer en première année de Licence, et le diplôme de Licence pour entrer en première année de Master. Lorsque la rentrée approche, ces étudiantes et étudiants, désormais “sans-fac”, se retrouvent angoissés et dans l’incertitude la plus complète concernant la suite de leur cursus. Impactant majoritairement des étudiantes et étudiants qui ont eu un parcours scolaire parfois sinueux et souvent marqué par la précarité, le tri opéré via les plateformes Parcoursup et MonMaster est une véritable sélection sociale. De plus, nous constatons cette année encore que les personnes refusées en Licence et Master ont majoritairement des patronymes “étrangers”, ce qui corrobore tristement l’étude de scientifique de l’ONDES qui établissait d’importants biais racistes dans les processus de sélection universitaires.
Cette sélection sociale n’a pas qu’un impact sur leur avenir académique et professionnel, le fait d’être privés d’accès aux études entraîne la perte du statut d’étudiant donc des bourses et du logement étudiant. La sélection sociale est une fabrique immédiate de la précarité, ainsi que la fabrique d’une future main-d’œuvre non diplômée destinée à des métiers précaires.
Pour les étudiantes et étudiants internationaux, cette sélection entraîne la perte du visa étudiant et donc l’impossibilité de travailler, la suspension des APL, ainsi qu’une probable expulsion du pays.
À Montpellier, une mobilisation de longue date face au corps professoral.
Chaque année à Montpellier, depuis 10 ans maintenant, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) mène une intense mobilisation afin que chacune et chacun puisse s’inscrire dans la filière de son choix.
A la rentrée 2025, après un long travail de recensement et d’aide aux divers recours durant l’été, qui a permis d’obtenir de nombreuses inscriptions, le SCUM a recensé et accompagné dans leurs démarches 72 étudiantes et étudiants qui étaient sans affectation en Licence ou Master après avoir épuisé les recours, même si tous ces étudiantes et étudiants n’ont pas pu se mobiliser au sein du collectif de “sans-fac”, par contrainte de temps, d’éloignement géographique, ou simplement par découragement face au corps professoral tout puissant concernant leur inscription.
Nous tenons à préciser ici que ce chiffre ne reflète absolument pas l’ampleur de la sélection sociale. Par exemple, en 2023 à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. 21,82% : c’est le taux de réponses positives dans cette université.
Fait à souligner cette année, une partie importante des étudiantes et étudiants qui nous ont contactés sont sans affectation en Licence, ce qui n’est pas arrivé lors de nos dernières campagnes. Si cela témoigne malheureusement d’une sélection violente avant même l’entrée à l’université, nous nous réjouissons d’être connus par les néo-bacheliers, notamment grâce à la médiatisation de nos actions. Celles et ceux refusés savent qu’ils peuvent compter sur le SCUM pour défendre leur droit à étudier. C’est aussi un signe d’espoir : les néo-bacheliers ne se résignent pas face à une sélection à l’université qui n’est pas complètement normalisée.
Cependant, nous constatons malheureusement que cette année encore, les directeurs de Master, main dans la main avec les présidences d’universités, furent excessivement mobilisés afin d’empêcher des étudiantes et étudiants d’être inscrits dans le cursus de leur choix.
Une répression par la menace et l’intimidation dans les deux universités montpelliéraines
En effet, la campagne des “sans-fac” de cette année fut marquée par de multiples menaces, intimidations et poursuites disciplinaires de la part des professeurs, mettant en jeu les espoirs d’inscription des étudiantes et étudiants mobilisés.
A l’Université de Montpellier Paul-Valéry, c’est une professeure, également responsable de Master, qui poursuit des représentants syndicaux du SCUM et une étudiante “sans-fac”. Ils sont désormais convoqués en “section disciplinaire” et risquent l’exclusion définitive de l’université.
La raison ? Ces étudiants engagés ont saisi l’occasion de la fin d’un cours pour demander à cette enseignante les raisons de la non-admission de l’étudiante dans le Master qu’elle codirige, sans que celle-ci ne daigne répondre. S’ensuit une odieuse et humiliante convocation de l’étudiante par le Vice-président de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Pour rappel, cette étudiante, lors du jour des faits, est partie précipitamment, fondant en larmes face au mépris et au cynisme de la professeure. A noter que cette responsable de Master a carrément osé réclamer des jours d’ITT (Interruption de Travail) suite à ce terrible évènement : voir une étudiante pleurer à cause d’elle.
Outre les quelques jours de vacances gracieusement accordées à cette professeure qui ne s’est pas privée d’une saisine de la section disciplinaire à notre encontre, c’est la présidente de l’université en personne qui a contacté, plusieurs fois dans une journée et par différents canaux (dont son téléphone personnel), un des élus du SCUM au Conseil d’Administration de l’université, pour exiger du collectif de “sans-fac” de ne plus entrer en contact avec les responsables de Master pour espérer décrocher des inscriptions.
Bien plus qu’un simple conseil, ce fut en réalité un chantage aux inscriptions qui a eu lieu, la présidente Anne Fraïsse menaçant le collectif de “sans-fac” d’annuler les propositions d’admissions des étudiants déjà obtenues suite à la mobilisation. Ces mêmes propositions d’admissions arrangées furent d’ailleurs carrément suspendues dans l’attente d’un courrier d’excuses à destination de la professeure de la part du SCUM et de l’étudiante “sans-fac”. A l’intimidation s’ajoute désormais une volonté d’humiliation claire.
Du côté de l’Université de Montpellier – UM, c’est Guylain Clamour, le doyen de la faculté de Droit qui nous a mis en demeure d’arrêter d’aller voir les responsables de Master à la suite de plusieurs signalements de responsables de Master dérangés de voir des “sans-fac” et des syndicalistes leur demandant des inscriptions lors d’échanges pourtant cordiaux. Cette mise en demeure fut accompagnée d’une incitation à plutôt nous tourner vers des “acteurs institutionnels” pour évoquer les situations des “sans-fac”, ce qui est une curieuse demande de la part d’un doyen qui ne nous a toujours pas accordé de rendez-vous à ce jour. Guylain Clamour ne semble donc pas se considérer lui-même comme un acteur institutionnel …
C’est ce même doyen qui, quelques jours plus tard, a convoqué dans son bureau un militant et élu du SCUM, suite à une intervention de ce dernier à la rentrée solennelle de la Faculté de Droit pour alerter sur la situation des “sans-fac”, nombreuses et nombreux dans cette filière où la sélection sociale et raciste est la plus forte.
Ces agissements de la part des directions d’universités et des responsables de Master ne sont pas sans rappeler la répression subie ces dernières années par les militantes et militants du SCUM.
Dans les échanges de mails, la présidente utilise le terme “agresseurs” pour désigner le SCUM et les “sans-fac”, et cette professeure a utilisé le terme “se retrancher” pour parler de sa marche vers son bureau, reprenant un vocable lié à des attaques terroristes ou à des agressions physiques, ce qui n’a pas eu lieu.
Suite à la mobilisation, de nombreux étudiants inscrits !
Cette mobilisation au long cours, éprouvante pour les étudiantes et étudiants concernés, n’aura pas été vaine pour autant. Finalement, 29 “sans-fac” mobilisés avec le SCUM ont reçu une proposition d’admission grâce à la lutte. 14 d’entre elles et eux ont même obtenu leur inscription dans la filière qu’ils voulaient en premier choix !
À l’Université Paul-Valéry, 21 inscriptions ont été obtenues, dont 12 dans le Master demandé en premier choix.
À l’Université de Montpellier, le collectif a obtenu 8 inscriptions.
Si nous nous félicitons de ces résultats, nous tenons à souligner que 34 étudiantes et étudiants se retrouvent toujours sans solution acceptable, dont 14 Paul-Valéry et 20 à l’UM. Nous n’oublions pas que beaucoup d’étudiantes et d’étudiants ont finalement baissé les bras face aux refus froids et indifférents des enseignants, ou face aux propositions d’admissions comiques qui leur étaient faites. Vous vous interrogez sur la pertinence d’un cursus en Master Sociologie quand on était en Licence art du spectacle auparavant ? Nous aussi.
Quand les présidences d’université ou le rectorat ne réorientent pas de force les étudiantes et les étudiants dans une filière au hasard, c’est ce dernier qui leur propose la bonne formation… mais à des milliers de kilomètres de leur lieu de vie et de travail.
La question de la sélection en 2025 à l’Université Paul-Valéry
Après avoir fait un tour de passe-passe en 2023 avant de tout de même faire appliquer la sélection malgré le déficit chronique de l’université, aujourd’hui la présidente Anne Fraïsse se démène pour son budget, action au ministère avec les présidents d’université ; mais aussi témoignage dans les médias de la baisse globale du budget des universités, et en particulier de l’Université Paul-Valéry. Selon ses termes, un déficit de 12,9 millions d’euros aujourd’hui, avec une piste pour résorber ce déficit, une ignoble multiplication par 10 des frais d’inscription. 5 250€ en Licence et 5 000€ le Master avec respectivement 1 750€ et 2 500€ en plus par redoublement. Pour les étudiants extra-communautaires, l’ignominie est absolue, plus de 83 000€ en licence et 75 400€ en Master. ça se passe de commentaire.
À ce jour, l’université Paul-Valéry n’a toujours pas de dotation budgétaire à la hauteur des besoins de l’établissement, ce qui impliquerait donc un non-vote des quotas de sélection, comme le SCUM l’a encore une fois rappelé en commission des finances le 10 décembre et en conseil d’administration le 16 décembre. D’ailleurs, nous constatons avec effarement que dans les différentes instances de cette université, aucun des représentants des enseignants ne s’est opposé à la mise en place de cette sélection sociale et raciste.
Espérons que les présidences d’université agiront pour obtenir davantage de moyens pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions plutôt que de restreindre l’accès aux études à plus d’étudiantes et étudiants sous prétexte d’austérité.
Nous craignons cependant que l’université ne fasse finalement le choix de révéler une nouvelle fois la réalité de sa fonction : celui de faire du tri social, raciste et élitiste.
Comme nous le répétons chaque année, face à ces logiques mortifères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir auprès des étudiantes et étudiants “sans-fac” et poursuivra sa lutte contre la sélection sociale et raciste pour les années à venir.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Des militaires qui entrent dans une université, tirent à balles réelles sur des étudiantes et étudiants et font 11 blessés, dont 5 par balles.
C’est ce qui s’est passé ce mardi 06 janvier 2026 à l’université palestinienne de Birzeit, située en Cisjordanie, dans laquelle un convoi militaire israélien a fait irruption afin d’empêcher la projection publique au sein du campus du film “La Voix de Hind Rajab”. Ce film, grand prix du jury à la Mostra de Venise, retrace l’histoire réelle d’une fillette de Gaza piégée sous les bombardements et qui appelle les secouristes, malheureusement dans l’impossibilité de lui venir en aide.
Ce raid militaire ordonné par le gouvernement israélien s’inscrit dans un contexte d’accentuation de l’occupation coloniale israélienne en Cisjordanie, en parallèle de la guerre génocidaire menée par Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza.
L’objectif de l’armée israélienne ce mardi était de terroriser, décourager et intimider les Palestiniens qui étudient dans cette université, connue pour être un important foyer de mémoire et de résistance culturelle, politique et académique face à la colonisation israélienne.
Une attaque qui concerne aussi l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
L’attaque militaire israélienne, perpétrée ce mardi, vise aussi à punir une université palestinienne qui ne se laisse pas isoler par Israël et qui parvient à tisser des liens académiques avec d’autres universités à travers le monde.
Dans ces circonstances, il est nécessaire que les étudiantes, étudiants et personnels de l’Université de Montpellier Paul-Valéry affirment leur solidarité envers les étudiantes, étudiants et personnels de l’université de Birzeit. Plus largement, dans une optique internationaliste, réaffirmons ensemble notre rejet du colonialisme israélien et des violences qu’il engendre.
Nous appelons à participer massivement au rassemblement de solidarité qui se tiendra ce jeudi 08 janvier 2026 à 13h30 devant l’entrée Atrium de l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
Durant les mois d’octobre et novembre, le SCUM a sondé 300 étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier, les résultats sont compilés dans ce dossier. Parmi ces résultats, plusieurs chiffres choquants, 90% des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont déjà ressenti une détresse psychologique. Le syndicat détaille aussi ses propositions applicables immédiatement au sein des campus à l’occasion des élections étudiantes du Jeudi 27 Novembre.
Cette enquête dresse un constat sans appel : étudier à l’Université de Montpellier s’apparente à un véritable parcours du combattant. Loin d’être l’espace d’émancipation promis, l’Université est devenue le théâtre d’une crise sanitaire, sociale et académique, organisée par l’état.
41% de la population étudiante de l’Université de Montpellier avoue sauter des repas faute de moyens,démontrant l’ampleur de la précarité. Le SCUM a beau organiser la solidarité avec des distributions de plus de 15 000 colis alimentaires en 2024-2025, cette aide n’est qu’un palliatif à une défaillance systémique. Cette pénurie matérielle impose des sacrifices dramatiques pour les étudiantes et étudiants : non seulement l’accès à la nourriture et à un logement digne, mais aussi le renoncement à la vie sociale pour 73% du corps étudiant, alors que celle-ci essentielle à l’équilibre psychologique.
La conséquence directe de cette précarité est le recours massif au travail salarié, impliquant près d’un tiers des étudiants. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité de survie, alors que le travail est la cause principale de l’échec et de l’abandon dans l’enseignement supérieur.
À cette pression matérielle s’ajoute la sélection, système fait pour exclure de l’université. MonMaster fait peser sur les étudiants de licence une angoisse quotidienne sur leur avenir, désignée comme l’un des principaux facteurs de stress par 70 % des répondants. Cette pression académique, combinée à la précarité, crée un terrain fertile pour la détresse psychologique.
La conjonction de la précarité et de la sélection a pour conséquence une crise sanitaire étudiante généralisée. L’enquête atteste d’une dégradation de la santé mentale chez la quasi-totalité du corps étudiant de l’Université de Montpellier, avec 90 % ayant déjà vécu des épisodes de détresse psychologique. La souffrance est extrême pour un tiers d’entre eux, cumulant isolement social, troubles du sommeil et perte d’appétit.
Face à cette urgence, les dispositifs de soutien psychologique sont largement insuffisants, fragmentés et mal communiqués, ne pouvant de toute façon être qu’un palliatif aux problèmes structurels. Ce ne sont pas des psychologues supplémentaires qui résoudront le problème des loyers impayés ou de la faim.
Aujourd’hui, les résultats de cette enquête montrent que la précarité et la sélection, combats historiques du SCUM, sont bien les principaux problèmes des étudiants. Les différentes victoires obtenues par les élus Super Chatons Ultra Mignons montrent que les méthodes du syndicat sont les bonnes ; le SCUM va donc continuer sa stratégie de construction de rapports de force pour améliorer les conditions de vie des étudiantes et des étudiants.
À l’occasion des élections étudiantes de l’Université de Montpellier, le SCUM présente des mesures immédiates à mettre en place à l’Université de Montpellier face à la gravité de la situation. Le SCUM défend des propositions applicables sans délai : de l’exonération des frais d’inscription pour les plus précaires à la mise à disposition massive de protections périodiques réutilisables, en passant par l’installation de parkings sécurisés pour les mobilités douces .
Le SCUM continuera de mener la bataille : seule l’action collective et la pression exercée sur les responsables permettront de gagner des avancées pour les conditions de vie de toutes et tous les étudiants.
Aujourd’hui, Mercredi 12 Novembre, le SCUM a mené une action tente sur le parvis de la Faculté des Sciences de l’Université de Montpellier durant la pause déjeuner pour sensibiliser les étudiant·e·s au projet scandaleux du gouvernement : la suppression des APL (Aides Personnalisées au Logement) pour les étudiant·es étranger·es.
Une tente, des affichettes et des tracts, pour alerter sur la mesure. Une attaque directe contre les plus précaires. Ces étudiantes et étudiants, qui n’ont déjà accès à quasiment aucune aide sociale, se verraient encore plus fragilisé·es par la suppression des APL. Ce sont plus de 300 000 étudiantes et étudiants qui risquent de perdre leurs droits aux APL.
Perdre leurs droits aux APL reviendrait à perdre 100 à 250€ par mois, soit des sommes vitales pour étudiant·es toujours plus précaires. Sans ces sommes, bon nombres d’étudiant·es risquent de devoir renoncer à leurs études ou même se rentrer sans-abris, faute de pouvoir payer un loyer, qui pour rappel représente les ¾ d’un budget étudiant.
Cette nouvelle mesure discriminatoire instaure parmi les étudiantes et étudiants une véritablepréférence nationale dans l’aide au logement.
Un étudiant de la faculté des sciences témoigne : “Je travaille mais je suis quand même obligé d’aller aux distributions alimentaires. Si mes aides pour le logement sont supprimées je ne pourrai plus me loger”.
Lors de cette action, nous avons fait signer notre pétition pour exiger le retrait immédiat de ce projet. Chaque signature compte pour faire pression. Elle compte au moment de la rédaction plus de 53 000 signatures.
Nous avons également diffusé notre grande enquête sur la vie étudiante. Pour lutter efficacement contre la précarité, nous devons d’abord la quantifier et la visibiliser.
Ce lundi 10 novembre, le SCUM et l’Union Étudiante alertent la région Occitanie, après avoir reçu de nombreux signalement d’étudiantes et étudiants en formations sanitaires et sociales sans bourses à ce jour. En effet, contrairement aux autres formations de l’enseignement supérieur où le CROUS gère les bourses et aides sociales, c’est bien la région qui gère le versement des bourses pour les étudiantes et étudiants en soin infirmier et dans le secteur du social.
Nous sommes début novembre et pourtant nombre d’étudiantes et étudiants n’ont toujours pas reçu leurs bourses pourtant nécessaires pour vivre. Les loyers, les factures, les courses alimentaires, ça n’attend pas ! Alors qu’un étudiant sur deux ne mange pas à sa faim en France, il est indispensable que les bourses arrivent à temps.
Le SCUM et l’Union Étudiante alertent donc la région Occitanie et demandent combien d’étudiantes et étudiants sont concernés et dans quels délais les étudiantes et étudiants recevront leurs bourses.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Lors du conseil académique de ce mardi 14 novembre, Enola Kraemer, membre du SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier a été élue vice-présidente étudiante de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Une première pour le SCUM et la représentation étudiante à Montpellier.
Aujourd’hui, le SCUM assoit un peu plus sa présence dans les diverses instances de l’université avec l’élection d’une vice-présidente étudiante SCUM, après trois ans de majorité étudiante à l’Université Paul-Valéry, mais aussi dans toute l’académie avec 4 élus étudiants sur 7 et un vice-président étudiant au CROUS. Le syndicat va pouvoir poursuivre et engager plus en avant le travail qu’il fait depuis plusieurs années au service des étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry.
En effet, lors des derniers mandats, le SCUM a obtenu de nombreuses victoires qui ont permis de considérablement améliorer les conditions de vie et d’études pour les étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry. Rien que sur cette dernière année nous avons obtenu :
Ce bilan, qui est le fruit de l’implication des étudiantes et étudiants bénévoles du SCUM, garantit aux étudiants que notre programme ambitieux n’est pas une succession de promesses sans lendemain.
Avec ses élus, le SCUM va tâcher de mettre en place :
La possibilité d’IVG médicamenteuse au sein des services de médecine préventive sur les campus.
Une véritable épicerie gratuite sur le campus.
La mise en ligne de l’intégralité des supports de cours.
Au-delà de cet aspect institutionnel, le SCUM va surtout continuer sa stratégie de lutte et de rapport de force mise en place depuis maintenant 12 ans, relayée dans les instances de l’université par un travail quotidien rigoureux. Nous comptons honorer la confiance que la majorité des étudiantes et étudiants nous ont accordée en poursuivant nos actions concrètes et nos mobilisations contre la précarité, contre la sélection et pour défendre notre droit à un avenir !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Alors que, dans les années récentes, le nombre d’étudiantes et étudiants bénéficiaires des APL est passé de 900 612 (34 %) à 730 000 (25 %) en 2024, cette réforme serait une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant. Le SCUM et l’Union Étudiante alertent sur cette proposition raciste qui promeut la préférence nationale : ce sont près de 300 000 étudiantes et étudiants qui se retrouveront sans APL ! Le gouvernement veut désormais mettre les étudiants étrangers à la rue !
Étant exclus du système de bourses, ces étudiantes et étudiants sont très souvent obligés de se salarier. Or, 22% des étudiantes et étudiants étrangers exercent une activité très concurrente à leurs études, plus de 20h par semaine et pendant 6 mois ou plus dans l’année [chiffres issus du dossier de rentrée 2025 de l’Union Étudiante]. Cette exclusion des APL intervient alors que les étudiant·es étranger·es sont déjà confronté·es à une grande précarité. D’après l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 62 % ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22 % des étudiantes et étudiants français.
Aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant pour être admis à l’Université et obtenir un visa, précarité financière explosive, discriminations dans l’accès au logement ou à l’emploi, frais d’inscription exorbitants à payer depuis Bienvenue en France – qui impose des frais d’inscription différenciés depuis 2019, difficultés pour les démarches administratives et en particulier pour les renouvellements de titres de séjour : désormais, leur accès à un logement digne, déjà difficile, sera rendu presque impossible.
En bref, ce projet de loi de finances prévoit très clairement de jeter les étudiantes et étudiants extracommunautaires dans la rue, sans aide au logement et alors que la précarité n’a jamais été aussi forte !
Lettre ouverte à Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier – UM
Monsieur le président,
Vendredi 3 octobre 2025 marque un tournant inquiétant pour notre université. Alors que l’institution universitaire se prétend être un lieu d’expression et de liberté pour les étudiantes et les étudiants, la présidence a choisi d’y faire intervenir les forces de l’ordre pour mettre fin à un mouvement de mobilisation.
Les étudiantes et étudiants mobilisés appellent également à la fin de la précarité étudiante, dans une ville où se loger est devenu un véritable parcours du combattant. Rappelons qu’en 2023, plus de 150 étudiants dormaient à la rue, qu’un étudiant sur deux saute des repas, et que la vie universitaire devient chaque jour plus insoutenable. Nous refusons qu’une génération entière soit condamnée à survivre au lieu d’étudier dans la 7eme puissance mondiale. Les étudiants demandent aussi à l’Université une transparence totale sur ses partenariats avec les entreprises d’armement.
Les étudiantes et étudiants se mobilisent, et continueront à le faire. C’est notre droit le plus absolu, celui de refuser un avenir fait de précarité, de violence et d’indifférence. Il est inacceptable que nos universités, lieux d’expression, de réflexion et de contestation, soient réprimées par la police sur la demande de nos propres directions universitaires. Partout en France, la mobilisation étudiante est de plus en plus réprimée au sein même de ses campus. Nous ne pouvons ni tolérer ni normaliser cette dérive autoritaire. Nous n’accepterons jamais que la voix des étudiantes et étudiants soit réduite au silence par la peur, la force ou la répression.
Ce jeudi 25 septembre 2025, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM a ouvert une épicerie gratuite au Centre Universitaire Du Guesclin. A l’occasion de la journée d’accueil étudiante de ce site universitaire délocalisé de l’Université Paul Valéry, situé à Béziers, un espace a été aménagé au sein de la cafétéria afin de proposer, en libre-service et sans conditions, des produits alimentaires aux étudiantes et étudiants. La direction et les personnels du centre universitaire ont aussi ajouté à ce lieu un espace de braderie gratuite de vêtements et petits objets du quotidien (verres, assiettes, couverts), ou chacun peut donner ou récupérer. Cette ouverture d’une épicerie permanente fait suite aux distributions périodiques ayant déjà été effectuées par le SCUM au cours des années précédentes à Béziers.
Le “Super Camion Ultra Mignon” se déploie en Occitanie contre la précarité.
Le projet du SCUM, intitulé “Mobil’Up”, consistait en l’achat d’une camionnette afin de pouvoir effectuer davantage de distributions alimentaires sur les campus montpelliérains, ainsi que sur d’autres campus de la région. Désormais, le projet “Mobil’Up” s’étend et change de perspective puisqu’il permet l’ouverture et le réapprovisionnement d’une première épicerie gratuite étudiante. En effet, nous ne comptons pas nous arrêter à cette étape et nous projetons l’ouverture d’une nouvelle épicerie gratuite étudiante à Montpellier, en plus des initiatives déjà mises en place par le SCUM pour cette année 2025-2026 : les distributions ponctuelles de protections périodiques à la Faculté de Droit, et de façon régulière les distributions alimentaires et de produits d’hygiène un vendredi sur deux à la cité U La Colombière, et les autres vendredis une distribution de pain bio devant le resto U Triolet.
Désormais, notre initiative s’appelle “Super Camion Ultra Mignon”, afin de refléter ce changement d’échelle.
Des initiatives concrètes qui appellent à des luttes plus globales.
Pour rappel, dans un contexte d’explosion de la précarité étudiante, c’est plus de 15 000 colis alimentaires qui avaient été distribués par le SCUM durant l’année universitaire 2024-2025. Mais nos initiatives de solidarité concrète ne suffiront pas à faire face à l’ampleur de la précarité étudiante.
Alors que l’inflation galope et que les Aides pour le Logement (APL) ont baissé à 3 reprises depuis 2017, le pouvoir d’achat étudiant a baissé de 2650€ par an. Dans le même temps, nous avons dû faire face à plusieurs augmentations de frais d’inscription et de loyers, dont la dernière en date était de 100€ par an dans les logements CROUS de Montpellier. Nous rappelons que le logement constitue jusqu’à 75% d’un budget étudiant. Ainsi, les politiques menées au niveau national comme local précarisant davantage une population étudiante déjà frappée de plein fouet par les processus de sélection sociale et raciste en Licence et Master. Nous notons aussi que cette précarisation accrue touche l’ensemble de la société : réformes de l’assurance chômage, réforme des retraites, budget Bayrou.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à lutter, de toutes les façons possibles, afin d’obtenir un rapport de force gagnant, que de soit en participant activement aux mouvements spontanés, à l’image de la journée “Bloquons tout” du 10 septembre dernier, ainsi qu’aux mouvements inter-syndicaux comme celui du 18 septembre ou encore celui à venir du jeudi 02 octobre.
Pour défendre notre droit à un avenir, bloquons tout !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr