Ce mardi 18 novembre se tenait le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, dans lequel le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier représente les étudiantes et étudiants.
L’un des points abordés par cette instance dirigeante de l’université était le renouvellement du dispositif “Managexam”. Il s’agit d’un dispositif de télésurveillance pour les étudiantes et étudiants en EAD (Enseignement A Distance) qui sont à l’étranger, en outre-mer ou “empêchés”. En effet, bien qu’ils soient en Enseignement à Distance, ces étudiantes et étudiants sont forcés de revenir à l’université en fin d’année afin de passer leurs examens. Cette obligation d’examens en présentiel pour des cours en distanciel est un non-sens pédagogique, et c’est aussi une pénalisation pour celles et ceux qui les subissent : trajet et logement à payer, temps à libérer …etc. Au vu des contraintes provoquées par l’imposition de ces examens en présentiel, le dispositif “Managexam” apparaît comme une solution en permettant aux étudiantes et étudiants de l’EAD qui le souhaitent de passer leurs évaluations depuis chez eux.
Des examens différents pour les riches et pour les pauvres ?
Cependant, ce dispositif entraîne la création d’évaluations à deux vitesses, car il est facturé jusqu’à 180€ à celles et ceux qui l’utilisent.
D’un côté, les étudiantes et étudiants de l’EAD qui ont les moyens de payer ce tarif supplémentaire, au nombre de 45 seulement l’année dernière, bénéficient d’un continuum pédagogique entre leurs cours en distanciel et leurs examens en distanciel, et évitent un déplacement parfois compliqué.
De l’autre côté, celles et ceux, aussi en EAD, qui se retrouvent par l’instauration de ce véritable péage, privés d’un véritable continuum pédagogique et doivent donc se déplacer en présentiel. Nous rappelons que les étudiantes et étudiants en EAD paient déjà plus cher leurs frais d’inscription : 298€ au lieu de 178€ en Licence, et 374€ au lieu de 254€ en Master.
Le SCUM a donc proposé que l’université Paul Valéry propose le dispositif “Managexam” aux étudiantes et étudiants en Enseignement à Distance qui en font la demande, de façon gratuite. Malheureusement, le SCUM a été le seul à défendre cette proposition et l’intégralité des autres membres du Conseil d’Administration ont voté contre la gratuité de ce dispositif pour toutes et tous.
Une première avancée pour les plus précaires.
Cependant, nous avons obtenu une première avancée. Désormais, les étudiantes et étudiants en EAD les plus précaires qui souhaitent bénéficier de “Managexam” pourront effectuer une demande d’aide financière afin de se faire financer l’accès à ce dispositif.
Dans les instances des universités comme dans les mobilisations, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continue à agir et se mobiliser pour améliorer les conditions d’études !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
En cette période de partiels sur l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 il faut rappeler que tricher c’est mal. C’est très méchant et ça attaque la belle institution qu’est l’Université. Les tricheurs c’est les méchants, il ne faut pas tricher. Cependant ça peut arriver par inattention d’oublier de préciser de qui est la citation, où d’oublier que ChatGPT est considéré comme un outil de triche. On va essayer dans ce post de vous donner des petites astuces au cas où si vous vous retrouviez un jour face à la section disciplinaire durant vos années à la fac étant donné que le Syndicat de Combat Universitaire (SCUM) siège en section disciplinaire.
Déjà il y a plusieurs formes de triche. La première est la plus banale mais de moins en moins pratiquée, c’est la triche durant un partiel sur table grâce à son téléphone, à une antisèche, ou en recopiant sur quelqu’un. Si le prof vous crame, il vous confisquera l’antisèche et/ou notera dans le procès-verbal qu’il vous a vu utiliser votre téléphone durant le partiel. En général il vous proposera de signer un “plaider coupable”. On verra par la suite quoi faire mais en général, ne le signez pas.
Plagiat en ligne/Compilatio
Une autre forme de triche qu’on voit régulièrement en section disciplinaire et celle réalisée sur les rendus sur moodle. Elle est très facilement détectable étant donné que l’université est dotée d’un logiciel nommé Compilatio, qui analyse tous les travaux rendus sur moodle et les compare avec une immense base de données sur internet et sur les précédents rendus de partiel ou mémoire faits à l’Université. Donc même si vous copiez un vieux travail que vous avez fait vous même ou un travail d’un autre camarade de classe, le logiciel le saura. Il n’est pas infaillible étant donné qu’en général il faut changer l’entièreté du temps de conjugaison de la phrase tout en rajoutant des synonymes pour tromper le logiciel. Il est à noter que pour quelques euros selon le nombre de pages, vous pouvez vous même vérifier votre travail sur Compilatio avant de le rendre (mais vous n’aurez pas accès à la base de données de l’université.)
N’oubliez pas que quand vous citez quelqu’un il faut mettre des guillemets et préciser de qui vient la citation au risque d’être accusé de triche.
ChatGPT
Une nouvelle forme de triche qui apparaît depuis peu est celle réalisée sur ChatGPT ou sur d’autres IA. Actuellement l’université n’a pas de moyen infaillible de détecter si un travail rendu a été fait grâce à ChatGPT, en dehors de demander à l’IA si la phrase en question provient d’elle. Ce qui est une méthode plus que bancale à vrai dire. Il n’y a pas trop de moyen de se prémunir de cette triche.
Travail “à plusieurs”
Dans certains cas, le travail en binôme ou en groupe fait partie de la consigne du devoir ou de l’examen, et là tout va bien. Mais dans d’autres cas le travail doit être individuel, c’est à dire que si l’enseignant relève une similitude entre votre devoir et celui de quelqu’un d’autre, ça peut rapidement être considéré comme de la triche à plusieurs. Le SCUM ne jugera jamais les raisons ou la réalité de ce qui est considéré comme de la triche, nous ne sommes ni profs, ni policiers. Toutefois, dans le cas où vous souhaitez vous aider de quelqu’un d’autre pour réaliser un devoir, pensez à ne pas utiliser les mêmes mots et les mêmes phrases. Faites aussi attention à la ponctuation, le logiciel Compilatio détecte aussi les similitudes à ce niveau là, et même dans les autres langues !
Plaider coupable
Que se passe-t’il si vous avez triché ?
En général, si l’enseignant remarque que vous avez triché, il vous enverra un mail en vous demandant de signer un “plaider coupable”. Si vous signez ce “plaider coupable” vous reconnaissez les faits et vous ne pouvez plus revenir en arrière. Vous serez convoqué devant le vice-président du conseil d’administration de l’université et un élu à la section disciplinaire représentant des étudiants.
Il ne vaut mieux pas signer ce “plaider coupable”, car les risques encourus sont les mêmes que vous le signez ou non. Il est préférable de laisser la procédure se faire, même si elle peut être longue car au moins vous avez le temps de préparer votre défense en section disciplinaire. De toute manière le “plaider coupable” ne donnera qu’un avis sur la sanction, avis qui devra par la suite être confirmé par la section disciplinaire (et qui peut donc être évolutif).
Section disciplinaire
La section disciplinaire est une instance de l’université composée d’enseignants et d’étudiants qui y siègent et qui y ont pour but de statuer sur les affaires qui lui sont transmises et d’infliger une sanction à l’étudiant en question. Les sanctions vont d’un avertissement jusqu’à l’exclusion totale de tout établissement de l’enseignement supérieur durant 5 ans voire définitive. Pour du plagiat, la plupart du temps la sanction ira de l’avertissement au blâme et très rarement un sursis d’exclusion. En plus de la sanction, l’étudiant verra son épreuve annulée (donc zéro, ce qui peut lui faire louper son année). Pour le blâme et l’avertissement il restera dans le dossier de l’étudiant durant 3 ans.
Comment se préparer à la section disciplinaire ? Vous pouvez venir accompagné et nous vous conseillons fortement de nous contacter afin de vous conseiller sur la meilleure défense à avoir selon les faits qui vous sont reprochés. Mais en général plusieurs principes s’appliquent :
Quand les faits sont incontestables reconnaissez votre erreur, soyez tristes de ce que vous avez fait et regrettez profondément votre acte en assurant que celà ne se reproduira pas. Il faut également expliquer le contexte difficile dans lequel vous étiez au moment de passer l’épreuve (situation personnelle/familiale compliquée, problème de santé etc…)
Quand les faits sont contestables, expliquez ce qu’il c’est réellement passé et en quoi vous n’avez pas triché. Attention, il faut être sûr de votre défense pour ça.
Afin, nous tenons à rappeler qu’il est mieux de perdre 1 point ou 2 à cause de l’orthographe, ou à cause d’une question non répondue, plutôt que de (mal) tricher et de vous retrouver en section disciplinaire.
Le SCUM vous souhaite de bons partiels à toutes et tous !
Ce mardi 04 juillet 2023, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Paul-Valéry a voté la suppression du quitus pour le Projet Professionnel Personnalisé (PPP) et pour la Méthodologie du Travail Universitaire (MTU) qui étaient devenus des cours éliminatoires pour la validation de l’année. Si l’étudiant ne validait pas le cours il ne pouvait pas valider son année. Ce quitus a plongé un nombre alarmant d’étudiantes et d’étudiants dans la panique de devoir redoubler voire arrêter leur licence, étant donné que très peu de personnes étaient informées de cette décision.
Ce quitus a été mis en place lors d’un vote du CEVU de septembre auquel le SCUM s’était opposé. Dès le premier semestre, de nombreux étudiants n’étant pas au courant de ce changement ont validé de justesse leur semestre grâce à la souplesse qu’ont permis les secrétariats. Mais à la fin de cette année, plusieurs centaines d’étudiantes et d’étudiants risquaient de devoir redoubler leur année à cause de ce quitus, les plongeant dans un fort stress et une profonde angoisse.
Les élus étudiantes et étudiants du SCUM ont également fait la proposition que ce quitus ne soit pas reconduit pour l’année prochaine et suite à de longs débats, la proposition du SCUM a été adoptée ! Nous surveillerons tout de même attentivement que ce quitus ne soit pas remis en place l’année prochaine. C’est une nouvelle avancée importante pour les droits étudiants qu’a obtenu le SCUM !
A cause d’un retard dans les travaux des trois plus grands amphithéâtres de l’Université Paul-Valéry annoncé à la rentrée, cela fait un semestre que des promotions entières d’étudiantes et étudiants voient leurs cours dispensés en distanciel, pour la plupart du temps asynchrone, sous forme de vidéos postées sur la plateforme Moodle. Ce mode de fonctionnement, loin d’être optimal pour les étudiants et les enseignants, ne permet par exemple pas au professeur d’approfondir une notion qu’ils n’ont pas comprise, ou de répondre à leurs questions comme il serait possible en présentiel dans un amphithéâtre.
C’est le cas de la Licence 2 de Psychologie, dont la grande majorité des CM s’est déroulée en distanciel, et qui s’est vue annoncer il y a quelques jours que les partiels, eux, seraient organisés en présentiel. Pour certaines de leurs matières, même pas de vidéos, un diaporama de plusieurs centaines de diapositives posté sur la plateforme en ligne et à eux de se débrouiller ! C’est donc dans ces conditions et dans la plus grande incompréhension que les étudiants en L2 de psychologie entament cette semaine de révisions, l’avant-dernière avant les partiels, dont la plus grande journée, le samedi 10 décembre où ils auront 5 partiels, leur impose une journée de 08h00-20h00 d’examens.
Face aux plaintes des étudiantes et étudiants, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a décidé de réagir et a commencé par faire passer un sondage pour connaître l’étendue des promotions concernées. Une délégation d’élues et élus s’est ensuite entretenue avec le Vice-Président du CEVU (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) Franck Salaün, et le rendez-vous a abouti à une demande de précision de la part de ce dernier, afin d’étudier la question et éventuellement trouver une solution.
La proposition du SCUM est la suivante : dans une logique de continuum pédagogique, les cours ayant été dispensés en distanciel doivent aboutir à un partiel également en distanciel.
Cette ouverture aurait pu représenter un pas en avant de la part de M. Salaün et le SCUM espérait une réelle réflexion et une proposition à la suite de ce rendez-vous, au contraire M. Salaün a évoqué la “complexité de l’organisation des évaluations, surtout en psychologie” dans un mail pour justifier l’inaction de l’université concernant les difficultés auxquelles font face les étudiants concernés. Or, les trois plus grands amphithéâtres de la fac étant en travaux, la tenue des partiels en présentiel mobilise par exemple les quatre amphis restants ainsi que 6 salles de classe rien que pour une épreuve des L2 Psychologie. Des partiels en distanciel permettraient donc de rendre cette organisation complexe… plus simple !
L’entêtement de la présidence de l’université à vouloir maintenir des examens en présentiel apparait ici comme un véritable crachat à la face de la communauté étudiante.
Pire, il s’agit ici d’un non sens pédagogique. Si l’université tenait tant que ça à imposer du présentiel pour les évaluations, il fallait organiser les cours en présentiel. Ici, l’idéologie prime sur la logique et ce sont les étudiantes et étudiants qui en paieront les pots cassés.
Pour le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, il est temps que l’université s’adapte enfin à ses étudiantes et étudiants, et cesse d’interagir avec ceux-ci comme au Moyen-Âge. La transmission du savoir et son évaluation doivent être multicanaux pour être efficaces et favoriser la réussite.
A l’heure où la sélection sociale s’accroît en Licence et en Master, une question apparaît : la présidence veut-elle créer de l’échec de masse à l’université Paul-Valery ?