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  • Score historique aux élections CROUS : les Super Chatons Ultra Mignons toujours majoritaires

    Du mardi 3 au jeudi 5 février se sont tenues les élections des représentants étudiants au sein du Conseil d’Administration du CROUS de Montpellier-Occitanie comme dans toute la France. Il s’agit de l’organisme qui gère dans toute l’Académie de Montpellier (Mende, Perpignan, Nîmes, Carcassonne…etc) la restauration, les logements, la culture et les différentes bourses et aides sociales pour les étudiantes et étudiants.

    Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM présentait une liste de rassemblement avec l’Association des Etudiants Sénégalais de Montpellier, Fac Verte, l’Union Étudiante et la CNT-Solidarité Ouvrière.

    Notre liste “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” a obtenu le soutien de 3 218 étudiantes et étudiants, soit 38,25% des suffrages. Ce résultat nous place encore une fois en première place, avec 3 sièges sur 7, et une progression de 752 voix supplémentaires par rapport à la précédente élection il y a 2 ans !

    Nous remercions les étudiantes et étudiants pour ce résultat, fruit de notre engagement au quotidien : distributions alimentaires, braderies gratuites, défense des dossiers d’aides sociales, amélioration de la vie quotidienne en cité U…etc. Il s’agit aussi d’un soutien à nos revendications d’urgence comme la généralisation des repas CROUS à 1€, la construction massive de logements étudiants ou encore une réforme des bourses pour qu’elles soient accessibles au plus grand nombre afin que personne ne vive avec moins de 1288€ par mois.

    Au niveau des scores, au-delà de la victoire du SCUM avec 3 sièges et 3 218 voix, plusieurs changements sont intervenus. La liste des “ELUM O’CROUS”, officiellement apolitique mais proche des présidences d’universités et des orientations gouvernementales, conserve son siège et progresse légèrement à 15,69%. Du côté des autres listes se revendiquant de gauche, Le Poing Levé atteint péniblement les 10% malgré une intense campagne basée sur des fake news et une méconnaissance du rôle du CROUS. Il s’agit du même score que celui de la liste “Union Syndicale”, portée par un groupe étudiant chargé de défendre la politique du maire PS de Montpellier, responsable de la pénurie de logements étudiants dans la ville et de la suppression des APL pour les étudiants étrangers. Ensuite, la liste “Active Ton CROUS” portée par l’association des Etudiants Musulmans de France obtient son premier siège sur le fil du rasoir avec 9,85% des voix.

    La liste d’extrême-droite UNI reste massivement rejetée par les étudiantes et étudiants avec seulement 710 voix et aucun siège, soit moins que le total des listes d’extrême-droite lors du précédent scrutin. Il semblerait que les saluts nazis effectués par ses responsables nationaux n’aient pas aidé à sa dédiabolisation. Arrivée dernière, la liste “Solidaires Etudiant-e-s et RUSF” divise son score par deux et perd son unique siège.

    Encore une fois, le soutien massif des étudiantes et des étudiants nous donne davantage de force pour porter les revendications étudiantes dans les instances du CROUS. 

    Cependant, nous rappelons que c’est en construisant un rapport de force déterminé que nous pourrons obtenir davantage de victoires concrètes face à la précarité et pour améliorer les conditions de vies de toutes et tous. Pour cela, nous appelons les étudiantes et les étudiants à se syndiquer massivement au sein du SCUM afin de construire ensemble les mobilisations à venir ! 

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr


    Les résultats détaillés des élections CROUS 2026 :

    (et comparatif avec les résultats de 2024)

    participation 8,4% (+0,4)

    • SCUM – Super Chatons Ultra Mignons : 3 sièges (-1), 3218 voix (+752), 38,25% (+1,55)
    • ELUM O’CROUS : 1 siège (=), 1320 voix (+463), 15,69% (+2,97)
    • Le Poing Levé : 1 siège (new), 921 voix, 10,95%
    • US -RS : 1 siège (=), 894 voix (-155) 10,63% (-4,97)
    • Active Ton CROUS – EMF : 1 siège (nouveau), 829 voix (+256), 9,8% (+1,27)
    • UNI :  0 siège (=), 710 voix (+209), 8,44% (+0,98)
    • Solidaires Étudiant-e-s : 0 siège (-1), 520 voix (-392), 6,18% (-7,39)
  • Face au mépris et à la répression, le SCUM obtient encore une fois des inscriptions en Licence et Master par la lutte !

    Chaque année universitaire est marquée par l’accroissement de la sélection sociale à l’université. Ce début d’année 2025-2026 l’a de nouveau démontré.

    Refusés par les présidences d’universités et un corps professoral de plus en plus élitiste,  des milliers d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent sur la touche, privés d’affectation dans une université, alors qu’ils ont pourtant obtenu le diplôme requis : le baccalauréat pour entrer en première année de Licence, et le diplôme de Licence pour entrer en première année de Master. Lorsque la rentrée approche, ces étudiantes et étudiants, désormais “sans-fac”, se retrouvent angoissés et dans l’incertitude la plus complète concernant la suite de leur cursus. Impactant majoritairement des étudiantes et étudiants qui ont eu un parcours scolaire parfois sinueux et souvent marqué par la précarité, le tri opéré via les plateformes Parcoursup et MonMaster est une véritable sélection sociale. De plus, nous constatons cette année encore que les personnes refusées en Licence et Master ont majoritairement des patronymes “étrangers”, ce qui corrobore tristement l’étude de scientifique de l’ONDES qui établissait d’importants biais racistes dans les processus de sélection universitaires.

    Cette sélection sociale n’a pas qu’un impact sur leur avenir académique et professionnel, le fait d’être privés d’accès aux études entraîne la perte du statut d’étudiant donc des bourses et du logement étudiant. La sélection sociale est une fabrique immédiate de la précarité, ainsi que la fabrique d’une future main-d’œuvre non diplômée destinée à des métiers précaires. 

    Pour les étudiantes et étudiants internationaux, cette sélection entraîne la perte du visa étudiant et donc l’impossibilité de travailler, la suspension des APL, ainsi qu’une probable expulsion du pays.

    Cette année encore, le gouvernement a maintenu son nouveau mécanisme pour la sélection en master. Encore plus implacable que les dispositifs précédents, la plateforme MonMaster, optimise et généralise le tri social en centralisant les candidatures en master sur une seule plateforme nationale tout en utilisant un algorithme de tri social semblable à Parcoursup. De plus, le gouvernement a fait le choix de rallonger les délais pour l’acceptation des vœux, avec une phase complémentaire s’étirant jusqu’à la mi-octobre. Cependant, à ce moment-là, presque rien ne bouge dans les files d’attente d’admission, mais laisse les étudiantes et étudiants dans l’espoir et l’angoisse d’une admission, qui souvent n’arrivera jamais. Au-delà de l’impact sur la santé mentale, cette attente a des impacts importants sur la vie quotidienne, notamment sur le logement, l’emploi, les aides sociales et autres. 

    À Montpellier, une mobilisation de longue date face au corps professoral.

    Chaque année à Montpellier, depuis 10 ans maintenant, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) mène une intense mobilisation afin que chacune et chacun puisse s’inscrire dans la filière de son choix.

    A la rentrée 2025, après un long travail de recensement et d’aide aux divers recours durant l’été, qui a permis d’obtenir de nombreuses inscriptions, le SCUM a recensé et accompagné dans leurs démarches 72 étudiantes et étudiants qui étaient sans affectation en Licence ou Master après avoir épuisé les recours, même si tous ces étudiantes et étudiants n’ont pas pu se mobiliser au sein du collectif de “sans-fac”, par contrainte de temps, d’éloignement géographique, ou simplement par découragement face au corps professoral tout puissant concernant leur inscription. 

    Nous tenons à préciser ici que ce chiffre ne reflète absolument pas l’ampleur de la sélection sociale. Par exemple, en 2023 à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. 21,82% : c’est le taux de réponses positives dans cette université.

    Fait à souligner cette année, une partie importante des étudiantes et étudiants qui nous ont contactés sont sans affectation en Licence, ce qui n’est pas arrivé lors de nos dernières campagnes. Si cela témoigne malheureusement d’une sélection violente avant même l’entrée à l’université, nous nous réjouissons d’être connus par les néo-bacheliers, notamment grâce à la médiatisation de nos actions. Celles et ceux refusés savent qu’ils  peuvent compter sur le SCUM pour défendre leur droit à étudier. C’est aussi un signe d’espoir : les néo-bacheliers ne se résignent pas face à une sélection à l’université qui n’est pas complètement normalisée.

    Avec les étudiantes et étudiants “sans-fac”, le mois de septembre a été intense afin d’essayer d’obtenir des inscriptions : organisation de rassemblements, qui nous ont permis d’obtenir des rendez-vous au Rectorat et avec les présidences d’universités, ainsi que la sollicitation des enseignants, des directeurs de Master et d’Unités de Formation.

    Cependant, nous constatons malheureusement que cette année encore, les directeurs de Master, main dans la main avec les présidences d’universités, furent excessivement mobilisés afin d’empêcher des étudiantes et étudiants d’être inscrits dans le cursus de leur choix.

    Une répression par la menace et l’intimidation dans les deux universités montpelliéraines

    En effet, la campagne des “sans-fac” de cette année fut marquée par de multiples menaces, intimidations et poursuites disciplinaires de la part des professeurs, mettant en jeu les espoirs d’inscription des étudiantes et étudiants mobilisés.

    A l’Université de Montpellier Paul-Valéry, c’est une professeure, également responsable de Master, qui poursuit des représentants syndicaux du SCUM et une étudiante “sans-fac”. Ils sont désormais convoqués en “section disciplinaire” et risquent l’exclusion définitive de l’université.

    La raison ? Ces étudiants engagés ont saisi l’occasion de la fin d’un cours pour demander à cette enseignante les raisons de la non-admission de l’étudiante dans le Master qu’elle codirige, sans que celle-ci ne daigne répondre. S’ensuit une odieuse et humiliante convocation de l’étudiante par le Vice-président de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Pour rappel, cette étudiante, lors du jour des faits, est partie précipitamment, fondant en larmes face au mépris et au cynisme de la professeure. A noter que cette responsable de Master a carrément osé réclamer des jours d’ITT (Interruption de Travail) suite à ce terrible évènement : voir une étudiante pleurer à cause d’elle. 

    Outre les quelques jours de vacances gracieusement accordées à cette professeure qui ne s’est pas privée d’une saisine de la section disciplinaire à notre encontre, c’est la présidente de l’université en personne qui a contacté, plusieurs fois dans une journée et par différents canaux (dont son téléphone personnel), un des élus du SCUM au Conseil d’Administration de l’université,  pour exiger du collectif de “sans-fac” de ne plus entrer en contact avec les responsables de Master pour espérer décrocher des inscriptions. 

    Bien plus qu’un simple conseil, ce fut en réalité un chantage aux inscriptions qui a eu lieu, la présidente Anne Fraïsse menaçant le collectif de “sans-fac” d’annuler les propositions d’admissions des étudiants déjà obtenues suite à la mobilisation. Ces mêmes propositions d’admissions arrangées furent d’ailleurs carrément suspendues dans l’attente d’un courrier d’excuses à destination de la professeure de la part du SCUM et de l’étudiante “sans-fac”. A l’intimidation s’ajoute désormais une volonté d’humiliation claire.

    Du côté de l’Université de Montpellier – UM, c’est Guylain Clamour, le doyen de la faculté de Droit qui nous a mis en demeure d’arrêter d’aller voir les responsables de Master à la suite de plusieurs signalements de responsables de Master dérangés de voir des “sans-fac” et des syndicalistes leur demandant des inscriptions lors d’échanges pourtant cordiaux. Cette mise en demeure fut accompagnée d’une incitation à plutôt nous tourner vers des “acteurs institutionnels” pour évoquer les situations des “sans-fac”, ce qui est une curieuse demande de la part d’un doyen qui ne nous a toujours pas accordé de rendez-vous à ce jour. Guylain Clamour ne semble donc pas se considérer lui-même comme un acteur institutionnel …

    C’est ce même doyen qui, quelques jours plus tard, a convoqué dans son bureau un militant et élu du SCUM, suite à une intervention de ce dernier à la rentrée solennelle de la Faculté de Droit pour alerter sur la situation des “sans-fac”, nombreuses et nombreux dans cette filière où la sélection sociale et raciste est la plus forte.

    Ces agissements de la part des directions d’universités et des responsables de Master ne sont pas sans rappeler la répression subie ces dernières années par les militantes et militants du SCUM.

    Pour rappel, en 2024 à l’Université Paul-Valéry, une autre responsable poursuivait également un autre de nos élus suite à la prise de parole au mégaphone à l’ITIC dans le cadre de la lutte des “sans fac”, où il lui a demandé de “faire son travail” alors qu’elle se dirigeait à son bureau, ne voulant pas inscrire les “sans fac”. Elle a eu 7 jours d’ITT (interruption de travail) et une “protection fonctionnelle” à l’université (4 agents de sécurité devant sa salle et dans le bâtiment à sa reprise de cours, ainsi que la suppression de son nom sur les emplois du temps). Notons que les agents de sécurité ont refusé d’intervenir lors de l’action du SCUM à l’ITIC car ils ont considéré que nous ne représentons aucun danger réel.

    Dans les échanges de mails, la présidente utilise le terme “agresseurs” pour désigner le SCUM et les “sans-fac”, et cette professeure a utilisé le terme “se retrancher” pour parler de sa marche vers son bureau, reprenant un vocable lié à des attaques terroristes ou à des agressions physiques, ce qui n’a pas eu lieu.

    Mais cette répression de la part d’enseignants n’est pas récente. Nous pouvons aussi souligner les agissements du secrétaire du SNESUP-FSU de Paul-Valéry et l’une de ses collègues. Ceux-ci, en plus de carrément nier l’existence des biais discriminatoires racistes dans l’enseignement supérieur, pourtant confirmés par la dernière étude de l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Égalité dans le Supérieur) avaient fait convoquer une “section disciplinaire” à l’encontre d’un élu étudiant du SCUM en 2024 afin de le faire exclure de l’université, en coopération avec des élus enseignants de Perpignan, ville dirigée par le Rassemblement National . Le fait que notre élu soit racisé semble malheureusement parfaitement corroborerles postulats de l’étude scientifique de l’ONDES. Heureusement dans cette affaire, le Tribunal Administratif de Montpellier avait donné raison au SCUM face au harcèlement de ces enseignants.

    Mais le SNESUP-FSU de Paul-Valéry n’est pas le seul à se positionner en faveur de la sélection, il y a également SUD Education qui, lors du Conseil des Etudes et de Vie Universitaire (CEVU), souhaitait davantage de sélection dans les Masters, au détriment des étudiantes et étudiants. Ce ne sont pas des cas isolés car même dans le milieu étudiant, les élues et élus Solidaires Étudiant-e-s et Poing Levé étaient complètement absentes et absents au moment de voter les “capacités d’accueil”. Ce sont ces mêmes quotas d’accueil qui organisent la sélection en définissant le nombre de places dans les différentes formations des universités. Être absent lors de ce moment clé de la sélection c’est une manière de l’accepter, de ne plus se positionner contre la sélection en Master mais de la cautionner. Pire, ces deux organisations étudiantes ont apporté leur soutien public aux enseignants qui harcèlent et répriment les syndicalistes du SCUM et les “sans-fac”. On espère toutefois que cette collaboration contre les droits étudiants leur permettra d’obtenir les faveurs de leurs professeurs pour obtenir leur propre petite place dans le système universitaire.

    A l’Université de Montpellier, le milieu étudiant cautionne aussi la sélection voire vote carrément en sa faveur. Les “Elums” votent, aux côtés de la présidence, pour limiter le nombre de places en Licence et en Master. Le SCUM est ainsi le seul à lutter pour le droit à la poursuite d’études. 

    Suite à la mobilisation, de nombreux étudiants inscrits !

    Cette mobilisation au long cours, éprouvante pour les étudiantes et étudiants concernés, n’aura pas été vaine pour autant. Finalement, 29 “sans-fac” mobilisés avec le SCUM ont reçu une proposition d’admission grâce à la lutte. 14 d’entre elles et eux ont même obtenu leur inscription dans la filière qu’ils voulaient en premier choix !

    À l’Université Paul-Valéry, 21 inscriptions ont été obtenues, dont 12 dans le Master demandé en premier choix.

    À l’Université de Montpellier, le collectif a obtenu 8 inscriptions.

    Si nous nous félicitons de ces résultats, nous tenons à souligner que 34 étudiantes et étudiants se retrouvent toujours sans solution acceptable, dont 14 Paul-Valéry et 20 à l’UM. Nous n’oublions pas que beaucoup d’étudiantes et d’étudiants ont finalement baissé les bras face aux refus froids et indifférents des enseignants, ou face aux propositions d’admissions comiques qui leur étaient faites. Vous vous interrogez sur la pertinence d’un cursus en Master Sociologie quand on était en Licence art du spectacle auparavant ? Nous aussi.

    Quand les présidences d’université ou le rectorat ne réorientent pas de force les étudiantes et les étudiants dans une filière au hasard, c’est ce dernier qui leur propose la bonne formation… mais à des milliers de kilomètres de leur lieu de vie et de travail.

    La question de la sélection en 2025 à l’Université Paul-Valéry

    Pour rappel, le SCUM, en tant que syndicat étudiant majoritaire, avait fait voter lors du CEVU (Conseil des études) du 10 janvier 2023 puis le 6 février 2024 une délibération mettant fin, respectivement pour l’année 2024-2025 et 2025-2026, au traditionnel vote des quotas de sélection en Licence et Master tant que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) refusera d’attribuer à notre établissement une dotation budgétaire pérenne à la hauteur de nos besoins. Par ces propositions adoptées, nous avons voulu lier la question budgétaire à la question de la sélection, dans un contexte où l’université a débuté l’année civile 2023 avec un déficit de 11 millions d’euros. Il s’agissait ici de faire de la sélection une question centrale, alors que bien souvent les étudiantes et étudiants ne sont vus que comme de simples variables d’ajustement dans l’architecture budgétaire de l’établissement.

    Après avoir fait un tour de passe-passe en 2023 avant de tout de même faire appliquer la sélection malgré le déficit chronique de l’université, aujourd’hui la présidente Anne Fraïsse se démène pour son budget, action au ministère avec les présidents d’université ; mais aussi témoignage dans les médias de la baisse globale du budget des universités, et en particulier de l’Université Paul-Valéry. Selon ses termes, un déficit de 12,9 millions d’euros aujourd’hui, avec une piste pour résorber ce déficit, une ignoble multiplication par 10 des frais d’inscription. 5 250€ en Licence et 5 000€ le Master avec respectivement 1 750€ et 2 500€ en plus par redoublement. Pour les étudiants extra-communautaires, l’ignominie est absolue, plus de 83 000€ en licence et 75 400€ en Master. ça se passe de commentaire. 

    Nous rappelons ici que le SCUM avait été le seul syndicat étudiant à voter contre la transformation de l’université en Établissement Public Expérimental (EPE). En effet, c’est ce changement statutaire qui ouvre désormais la possibilité d’une hausse des frais d’inscription.

    À ce jour, l’université Paul-Valéry n’a toujours pas de dotation budgétaire à la hauteur des besoins de l’établissement, ce qui impliquerait donc un non-vote des quotas de sélection, comme le SCUM l’a encore une fois rappelé en commission des finances le 10 décembre et en conseil d’administration le 16 décembre. D’ailleurs, nous constatons avec effarement que dans les différentes instances de cette université, aucun des représentants des enseignants ne s’est opposé à la mise en place de cette sélection sociale et raciste.

    Espérons que les présidences d’université agiront pour obtenir davantage de moyens pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions plutôt que de restreindre l’accès aux études à plus d’étudiantes et étudiants sous prétexte d’austérité.

    Nous craignons cependant que l’université ne fasse finalement le choix de révéler une nouvelle fois la réalité de sa fonction : celui de faire du tri social, raciste et élitiste. 

    Comme nous le répétons chaque année, face à ces logiques mortifères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir auprès des étudiantes et étudiants “sans-fac” et poursuivra sa lutte contre la sélection sociale et raciste pour les années à venir.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr



  • Université de Montpellier : démocratie étudiante cadenassée et sélection sociale et raciste dénoncée.

    Ce lundi 19 janvier à l’Université de Montpellier se tenait le premier Conseil Académique pour les nouveaux élus étudiants de la liste “Super Chatons Ultra Mignons”, portée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM).  Cette première réunion de cette instance dirigeante de l’université revêtait une importance particulière. En effet, les élus étudiants ont eu à élire la vice-présidence étudiante ainsi que les représentants des étudiants qui siégeront au sein de la commission disciplinaire. 

    Des enjeux importants pour les étudiantes et étudiants : 

    La commission disciplinaire de l’université a pour tâche de juger et d’établir des sanctions à l’encontre des étudiantes et étudiantes de l’université accusées d’avoir enfreint le règlement intérieur. Les accusations de plagiat, de triche voire de violences y sont donc traitées, par des représentants des enseignants et des étudiants. La présence des élus étudiants y est capitale afin de s’assurer que les décisions soient les moins injustes possibles. A titre d’exemple, une étudiante en Master de la Faculté de Droit a été exclue de l’université pour avoir juste critiqué le contenu d’un cours dans un e-mail envoyé à d’autres étudiants. L’enseignante concernée et son égo ont donc jugé bon de virer cette étudiante et de la priver de la préparation de son diplôme ! Ici, la commission disciplinaire semble servir d’outil de répression et de censure à l’encontre de la communauté étudiante. Comment améliorer nos conditions d’études si toute critique, toute suggestion, est susceptible d’entraîner une exclusion de l’université ?

    De plus, le conseil de ce lundi devait aussi aboutir à l’élection de la vice-présidence étudiante.

    Une représentation étudiante renouvelée suite à l’élection de novembre.

    Pour rappel, les résultats de l’élection des représentants étudiants aux conseils centraux de l’Université de Montpellier en novembre dernier ont continué sur leur même lancée. La liste étudiante majoritaire depuis plus de 10 ans, Les “Elum”, un conglomérat de quelques BDE et Corpo officiellement “apolitiques”, ne sont pas parvenus à récupérer leur majorité perdue il y a deux ans face au SCUM dans 2 des 3 secteurs de formation de l’université, malgré d’importants moyens logistiques, humains et financiers déployés. Seuls les étudiantes et étudiants du secteur Santé l’ont placée en tête. La liste syndicale du SCUM est arrivée première dans deux secteurs sur trois, et a totalisé plus de 36% des suffrages à l’échelle de l’université. Arrivée 3eme avec moins de 9% des voix et n’ayant que deux élus, la liste de l’UNI s’est effondrée. L’organisation “Renouveau Syndical” lancée pour promouvoir le maire de la ville est arrivée dernière du scrutin, et arrache un élu à la CFVU DJEG (Droit et Gestion).

    Les choix des “Élum” : Uniquement leur point de vue pour juger les étudiantes et étudiants, et la politique de Macron pour l’université.

    Lors de ce Conseil Académique, les élus étudiants votaient pour l’attribution des 12 places au sein de la commission disciplinaire.

    Dans ce contexte, la liste “Elum” officiellement apolitique est restée fidèle à son corporatisme habituel. Non content de disposer des 20 voix sur 40, les “Elum” ont fait le choix de s’approprier les 12 sièges dans cette commission au détriment de toute représentativité vis-à-vis des autres listes présentes. Un choix dans la droite ligne d’un corporatisme qui fait fi de toute nécessité de représentativité et cherche à monopoliser chaque poste, pour rester dans les bonnes grâces de la présidence et maintenir l’opacité dans les instances de l’Université.

    Ainsi, sans surprise, la Vice Présidente Etudiante (VPE) Alexane Lequart a été réélue par une majorité des enseignants après un discours où elle s’est revendiquée en soutien à la politique gouvernementale de sélection sociale avec Parcoursup et MonMaster. Dans un contexte où la sélection sociale prive toujours plus d’étudiants d’accès à l’enseignement supérieur et où le SCUM recense toujours plus d’étudiants sans affectation à la fac chaque année, cette prise de position pour la sélection détonne.  Dans son discours de candidature, elle a évoqué une seule fois la précarité étudiante alors que 41% de la population étudiante de l’Université de Montpellier avoue sauter des repas faute de moyens, démontrant l’ampleur de la précarité. À la place, elle a proposé l’organisation de “cafés débats”. Les milliers d’étudiantes et d’étudiants qui font la queue chaque semaine aux distributions alimentaires gratuites pour se nourrir, dont celles du SCUM, apprécieront ce cynisme absolu.

    Comme il y a deux ans, nous ne pouvons que nous inquiéter du fait que les “Elum” s’octroieront à nouveau l’intégralité des sièges de représentants étudiants dans la commission CVEC. Les 105€ de taxes prélevés à chaque étudiant non boursier serviront t’ils pour l’accès à la santé, la lutte contre la précarité, ou plutôt au financement obscur des quelques BDE à l’initiative de cette liste ? Nous n’en saurons rien, puisque seuls les “Élum” seront juge et partie pour décider s’ils s’attribuent à eux-même l’argent des étudiants ou non.

    Cette candidate des “Élum” à la vice-présidence étudiante étant soutenue par la présidence de l’université, le résultat du vote était déjà connu d’avance et son élection déjà acquise. Cependant, nous ne pouvions pas laisser sans aucune opposition une personne qui reprend mot pour mot les politiques du gouvernement qui précarise les étudiants. Nous avons donc fait le choix de présenter un candidat à cette fonction afin de porter l’exigence de la lutte contre la précarité , la sélection sociale et raciste et les discriminations dans l’enseignement supérieur. 

    Malgré un contexte verrouillé par la présidence de l’université, nous nous félicitons d’avoir obtenu le soutien de 6 représentants des personnels, enseignants et doctorants en plus de nos 5 élus étudiants au Conseil Académique. Cela démontre qu’il est possible de convaincre malgré la radicalité de nos prétentions.

    La présidence de l’Université menace et intimide face à la dénonciation de la sélection raciste

    Cerise sur le gâteau, la candidature de notre élu a été l’occasion de réaffirmer notre engagement contre la sélection sociale et raciste. Ce passage n’a pas plu à la présidence, c’est peu de le dire.

    Sous couvert d’une question posée sur “la raison pour laquelle le SCUM parle d’une sélection raciste”, le Directeur de l’UFR Sciences Jean Michel Marin a affirmé que le SCUM cherchait à provoquer le corps enseignant à travers cette expression. Reconnaissons sa démarche, il reconnaît la légitimité de l’étude de l’ONDES “Si y a des biais sociologiques, il faut les étudier”. Il est dommage qu’il n’aille pas jusqu’à en tirer les conséquences : l’université n’est pas imperméable au racisme structurel de la société française, qui se répercute de manière systémique dans un tri social et raciste. Aujourd’hui, un étudiant ou une étudiante dont le nom et le prénom signale une origine juive ou maghrébine à 15% de chance de moins d’accéder à un master relativement à une candidate avec un nom et un prénom signalant une appartenance à la majorité de la population française. (ONDES, Rapport d’étude n° 24-01, Sélection à l’entrée en master : les effets de l’origine et de la religion).

    Mais dans ce Conseil Académique, l’intimidation et la menace ont franchi un cap. Mr Marin a menacé d’attaquer le SCUM en justice pour diffamation. Plus encore, le président Philippe Augé, a expliqué avoir étudié la possibilité de saisir le procureur ou déposer une plainte contre nous et qu’il envisage de le faire en fonction de notre discours durant ce nouveau mandat. Soyons clairs, nous n’avons rien à nous reprocher et cette tentative d’intimidation ne nous fera pas reculer lorsqu’il s’agit de défendre les étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier.

    La défense des droits étudiants ne se limite pas aux instances restreintes de l’université. Au contraire, c’est par l’investissement d’un maximum d’étudiantes et d’étudiants dans les actions et les mobilisations collectives portées par le SCUM qu’on pourra obtenir des avancées et des améliorations de nos conditions de vies et d’études !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.

  • Le calendrier universitaire à Paul-Valéry adopté pour l’année 2026-2027

    Ce mardi 13 janvier 2026, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry a adopté à l’unanimité le nouveau calendrier universitaire pour l’année 2026-2027.

    Ce calendrier est quasiment identique à celui de l’année en cours. La pré-rentrée débutera le lundi 31 août et les cours commenceront le lundi 07 septembre. 

    À nouveau, les 1ères évaluations du premier semestre sont situées avant les vacances de Noël, ce qui garanti une véritable coupure entre les semestres, permettant aux étudiantes et étudiants de bénéficier de 3 à 4 semaines de libres avant la reprise des cours le 25 janvier. Les rattrapages sont aussi conservés à la fin de chaque semestre, après une semaine de révision, afin de garantir les meilleures conditions de réussite pour toutes et tous.

    Ce calendrier, extrêmement favorable pour les étudiantes et les étudiants, est le fruit d’un combat de longue haleine mené par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, majoritaire à l’université Paul-Valéry.

    Pour rappel, il y a maintenant 5 ans, en 2021 la présidence de l’Université Paul-Valéry, poussée par de nombreux enseignants, avait décidé de supprimer la moitié du mois de vacances de Noël et de décaler toutes les secondes évaluations à la fin de l’année universitaire, les rendant de fait inaccessibles pour une grande partie des étudiantes et étudiants

    Le SCUM avait alors organisé une forte mobilisation afin de rétablir cette coupure indispensable pour les étudiantes et étudiants qui veulent rentrer dans leurs familles, travailler durant la saison d’hiver ou simplement décompresser après un semestre de charge pédagogique. Suite à plusieurs manifestations ainsi qu’à l’occupation des locaux de la présidence, le SCUM avait obtenu le retrait de ce “calendrier de la honte” et fait mettre en place deux principes intangibles : que le premier semestre se termine avant les vacances de Noël, et que les secondes évaluations se situent à la fin de chaque semestre afin de garantir que tout le monde puisse en bénéficier

    Aujourd’hui, la corporation professorale a changé de parti face au travail du SCUM, adoptant pour le première fois à l’unanimité le calendrier proposé par le syndicat.

    Cette année encore, le travail de vigilance des élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” dans les différentes commissions et instances, associé au maintien d’un rapport de force constant et offensif mené par le SCUM face à la présidence depuis plusieurs années (manifestations, occupations et blocages de la présidence), a permis de conserver, une fois encore les vacances de Noël et les secondes évaluations à la fin de chaque semestre.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 



    -> Voir ici l’activité des élus SCUM -Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux..

  • Grand établissement, vote des personnalités extérieures, déni de racisme et antisémitisme : le premier Conseil d’administration de l’Université de Montpellier en roue libre

    Ce mercredi 10 décembre 2025 a eu lieu le premier Conseil d’Administration (CA) de l’Université de Montpellier. Un premier CA d’installation qui fait suite aux élections des différents collèges de l’Université de Montpellier.
    Ainsi, la liste “Super Chatons Ultra Mignons : contre la précarité et la sélection à l’Université” était représentée par ses deux élu·es afin de défendre les intérêt des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier. 

    Seul point inscrit à l’ordre du jour : le vote de quatre personnalités qualifiées qui siègeront également dans ce conseil pour les quatre années à venir. Présenté·es par la liste du président de l’université Philippe Augé, chaque personnalité à fait l’objet d’une présentation. Ainsi ont été désignés Arnaud Pradel – Société Horiba Médical ; Anne-lise Melki ; Anne Emmanuelle ROUSSEAU – BRL (groupe de gestion de l’eau) ; Catherine Baldo – Banque Populaire du Sud. 

    Mais ce Conseil d’Administration ne s’est finalement pas tenu au seul vote de ces personnalités extérieures. En effet, cela a été l’occasion, notamment pour la liste syndicale d’opposition “Pour une Université de Service public” et la liste  du SCUM “Super Chatons Ultra Mignons” d’introduire ce conseil par une déclaration liminaire. Un exercice qui consiste à donner les grandes lignes des prochaines années dans les conseils. 

    Ainsi, pour la liste “Super Chatons Ultra Mignons”, cette déclaration a pris la forme d’un état des lieux sur le cadre institutionnel de l’Université de Montpellier, notamment dans le cadre du projet de passage en grand établissement pour l’année 2027. Effectivement, un tel projet pourrait attaquer les droits des étudiantes et étudiants, comme cela a pu déjà être observé dans d’autres établissements passés sous ce statut, comme l’augmentation des frais d’inscription renforçant de fait la sélection sociale. De plus, ce statut est historiquement lié à une remise en cause des statuts des personnels fonctionnaires, ouvrant la voie à la précarisation du travail, ce qui ne fera qu’aggraver les conditions des travailleuses et travailleurs de l’Université et dont les conditions d’étude des étudiantes et étudiants vont pâtir. 

    L’occasion également d’alerter sur les conditions d’étude et de vie des étudiantes et étudiants à l’Université de Montpellier en rappelant les résultats de la grande enquête sur la vie étudiante parue au début du mois de novembre qui constate notamment que 90% des étudiantes et étudiants ayant répondu à cette enquête ont déjà vécu des épisodes de détresse psychologique

    Mais ce qui a le plus fait réagir lors de ce Conseil d’Administration, c’est l’affirmation de l’existence d’une sélection sociale et raciste organisée au sein de l’Université. Cette sélection raciste, c’est une étude de l’Observatoire national des discriminations dans l’enseignement supérieur qui a récemment confirmé que les candidatures en Master avec une consonance d’origine maghrébine, juive ou asiatique ont 15 % de chances en moins d’être acceptées. Plus grave encore, elle frappe de plein fouet les étudiantes portant le voile, qui ont 80% de chances en moins d’obtenir une réponse positive dans la recherche de contrats d’apprentissage.

    Ces résultats ont suscité de vives réactions au sein du Conseil, notamment de la part de M. Christian Assaf, représentant officiel de la Région Occitanie, qui a remis en cause la légitimité de ces données, allant jusqu’à mettre en doute la réalité d’un antisémitisme présent dans la sélection universitaire. Nous soulignons la gravité d’un tel déni dans un contexte d’augmentation de l’antisémitisme, ainsi que la dangerosité de remettre en cause des travaux scientifiques indépendants, menés par des chercheuses et chercheurs de l’Université Gustave Eiffel. 

    Ce racisme structurel à l’Université se manifeste à plusieurs niveaux. Il se traduit d’abord par des propos racistes et islamophobes, tels que celui rapporté par une étudiante de l’Université de Montpellier : « Nous, on n’aime pas trop les voilées ». Mais il a aussi des conséquences tragiques, comme en témoigne le drame survenu à Rouen en mars 2025, où un étudiant a tenté de mettre fin à ses jours suite au harcèlement raciste dont il était l’objet de la part d’un professeur, révélant la détresse profonde engendrée par les discriminations quotidiennes vécues par de nombreux étudiants et de nombreuses étudiantes. 

    Au-delà de ces violences, nous dénonçons également la répression croissante des voix contestataires face à cette sélection raciste. En effet, en 2024 un élu étudiant du SCUM avait été mis en section disciplinaire à deux reprises à l’Université Paul-Valéry pour avoir mentionné une étude scientifique révélant les biais racistes de la sélection en Master. Aujourd’hui, c’est au sein même de ce Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier qu’il a été sous-entendu que des poursuites pourraient être déclenchées contre les élues et élus du SCUM qui oseraient dénoncer le racisme et l’antisémitisme.

    Quelques semaines après le vote massif des étudiantes et étudiants en leur faveur, les “Super Chatons Ultra Mignons” du SCUM s’illustrent comme les seuls opposants au projet de grand établissement de l’Université de Montpellier et aux politiques de tri social et raciste. Au-delà des instances universitaires, nous appelons les étudiantes et étudiants à nous rejoindre afin de construire ensemble les futures mobilisations qui nous permettront d’obtenir des avancées concrètes pour l’amélioration de nos conditions d’études et de vie !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


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  • Victoire électorale à l’Université de Montpellier : face à la présidence et ses alliés, les Super Chatons Ultra Mignons tiennent bon et sont prêts à combattre la sélection ! 

    Quelques jours après les élections des conseils centraux de l’Université de Montpellier, le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier revient sur ces dernières. 

    Le jeudi 27 novembre 2025 ont eu lieu les élections étudiantes de l’Université de Montpellier (UM). La liste “Super Chatons Ultra Mignons : contre la précarité et la sélection à l’Université” présentée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a remporté1734 voix et 2 sièges au Conseil d’administration, ce qui correspond à 36,65 % des suffrages. Nous remercions les étudiantes et étudiants pour leur confiance. 

    (more…)
  • L’Université Paul-Valéry continue sa sélection sociale et raciste en Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, le SCUM toujours mobilisé !

    Ce mardi 02 décembre se déroulait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Cette instance était réunie afin de fixer le nombre de places et les critères de recrutement et sélection en Licence et Master pour l’année 2026-2027. C’est ce vote, basé sur les demandes des enseignants qui dirigent les formations, qui constitue la base du tri social et élitiste opéré en première année de Licence et en première année de Master.

    Pour rappel, chaque année, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM organise des mobilisations afin de faire inscrire les étudiantes et étudiants jetés à la rue des universités montpelliéraines, et donc privés de formation, de préparation de diplômes, de bourses et de logements étudiants. Pour cette rentrée 2025, ce sont une trentaine d’inscriptions qui ont été arrachées par une lutte de longue haleine face aux présidences d’universités et aux enseignants qui dirigent les formations.

    Lors de la séance du CEVU de ce mardi, les élus “Super Chatons Ultra Mignons” du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont pris la parole pour s’opposer encore une fois à ces capacités d’accueil. Il s’agissait de se positionner contre les politiques de sélection, et donc voter contre la fixation des critères et quotas d’accueil en Licence et Master.

    La question de la situation budgétaire critique de l’université a été longuement abordée, notamment le passage de la présidence au ministère qui s’est conclue par une proposition de passer d’environ 23 000 étudiantes et étudiants à 17 000 après l’annonce de la présidence d’une préparation d’une sixième année déficitaire. Pour le SCUM, ce n’est pas à l’université de devoir s’adapter toujours davantage aux politiques d’austérité budgétaire imposées par le gouvernement. A l’inverse, l’université doit les rejeter en permettant à chaque étudiante et étudiant de suivre le cursus de son choix.

    Tout le monde s’en fout ?

    Si l’action du SCUM s’est faite remarquer, les autres élues et élus étudiantes et étudiants “Solidaires Étudiant-e-s”, “Le Poing Levé” et “Renouveau Syndical” se sont aussi démarqués par leur absence totale lors de ce conseil malgré leurs grands discours contre la sélection et le racisme à chaque échéance électorale.
    Il était tout de même question du nombre de places accordées aux étudiantes et étudiants et donc du degré de sélection qu’ils risquent ainsi de subir.

    Combatifs dans les médias pour dénoncer les politiques gouvernementales et se rassembler symboliquement devant l’université, la présidence et le corps enseignant se révèlent en réalité conservateurs lorsqu’il s’agit de perpétuer le tri social et élitiste via les plateformes Parcoursup et MonMaster.

    Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir aux côtés des étudiantes et étudiants impactés par cette sélection. Nous ne sommes pas des numéros de dossier !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.

  • À l’Université de Montpellier je vote SCUM – Super Chatons Ultra Mignons : contre la précarité et la sélection

    Vous avez été nombreuses et nombreux à nous soutenir lors de l’élection étudiante de 2023 à l’université de Montpellier. Ce soutien nous a permis de peser afin de faire appliquer au le plus possible notre programme au sein de l’Université de Montpellier. Grâce à nos luttes revendicatives et notre action dans les instances, renforcées par notre score aux élections étudiantes de 2023, nous avons pu améliorer considérablement les conditions d’études et de vie sur le campus.

    Les 27 novembre, se tiendront de nouvelles élections étudiantes à l’Université de Montpellier

    A cette occasion nous présentons la liste « SCUM – Super Chatons Ultra Mignons, contre la précarité et la sélection à l’Université ».

    Le vote se déroule le jeudi 27 novembre de 9h à 17h au bureau de vote sur ton campus avec ta carte étudiante ou une pièce d’identité.


    Le programme des Super Chatons Ultra Mignons


    Entre précarité, crise de la santé mentale, discriminations. Étudier à l’Université de Montpellier, un véritable parcours du combattant.

    Durant les mois d’octobre et novembre, le SCUM a sondé 300 étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier, les résultats sont compilés dans ce dossier. Parmi ces résultats, plusieurs chiffres choquants, 90% des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont déjà ressenti une détresse psychologique. Le syndicat détaille aussi ses propositions applicables immédiatement au sein des campus à l’occasion des élections étudiantes du Jeudi 27 Novembre.


  • Les Super Chatons Ultra Mignons améliorent tes conditions d’étude, de nouveaux espaces de travail à la faculté de droit !

    Après plusieurs demandes au Doyen au conseil de la faculté, les élus et élues Super chatons Ultra Mignons ont obtenu la mise en place d’un nouveau dispositif : désormais, un planning indiquant les salles de TD du bâtiment 2 de la faculté de droit étant libres, est affiché dans le hall du bâtiment 2 au niveau de la loge d’accueil. On peut donc désormais trouver une salle de travail bien plus facilement.

    Dans une fac où les espaces de travail sont rares, où la Bibliothèque Universitaire rattachée est à l’autre bout de la ville (Richter), c’est une vraie victoire pour disposer de plus d’espaces de travail, obtenue grâce aux élus Super Chatons Ultra Mignons !

    Pour obtenir plus de victoires pour les étudiantes et étudiants : vote SCUM – Super Chaton Ultra Mignons, contre la précarité et la sélection à l’Université
    Jeudi 27 novembre au bureau de vote de ton campus

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  • Le SCUM s’oppose aux examens payants pour les étudiants à distance de Paul Valéry.

    Ce mardi 18 novembre se tenait le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, dans lequel le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier représente les étudiantes et étudiants.

    L’un des points abordés par cette instance dirigeante de l’université était le renouvellement du dispositif “Managexam”. Il s’agit d’un dispositif de télésurveillance pour les étudiantes et étudiants en EAD (Enseignement A Distance) qui sont à l’étranger, en outre-mer ou “empêchés”. En effet, bien qu’ils soient en Enseignement à Distance, ces étudiantes et étudiants sont forcés de revenir à l’université en fin d’année afin de passer leurs examens. Cette obligation d’examens en présentiel pour des cours en distanciel est un non-sens pédagogique, et c’est aussi une pénalisation pour celles et ceux qui les subissent : trajet et logement à payer, temps à libérer …etc.
    Au vu des contraintes provoquées par l’imposition de ces examens en présentiel, le dispositif “Managexam” apparaît comme une solution en permettant aux étudiantes et étudiants de l’EAD qui le souhaitent de passer leurs évaluations depuis chez eux.

    Des examens différents pour les riches et pour les pauvres ?

    Cependant, ce dispositif entraîne la création d’évaluations à deux vitesses, car il est facturé jusqu’à 180€ à celles et ceux qui l’utilisent.

    D’un côté, les étudiantes et étudiants de l’EAD qui ont les moyens de payer ce tarif supplémentaire, au nombre de 45 seulement l’année dernière, bénéficient d’un continuum pédagogique entre leurs cours en distanciel et leurs examens en distanciel, et évitent un déplacement parfois compliqué.

    De l’autre côté, celles et ceux, aussi en EAD, qui se retrouvent par l’instauration de ce véritable péage, privés d’un véritable continuum pédagogique et doivent donc se déplacer en présentiel.
    Nous rappelons que les étudiantes et étudiants en EAD paient déjà plus cher leurs frais d’inscription : 298€ au lieu de 178€ en Licence, et 374€ au lieu de 254€ en Master.

    Le SCUM a donc proposé que l’université Paul Valéry propose le dispositif “Managexam” aux étudiantes et étudiants en Enseignement à Distance qui en font la demande, de façon gratuite.
    Malheureusement, le SCUM a été le seul à défendre cette proposition et l’intégralité des autres membres du Conseil d’Administration ont voté contre la gratuité de ce dispositif pour toutes et tous.

    Une première avancée pour les plus précaires.

    Cependant, nous avons obtenu une première avancée. Désormais, les étudiantes et étudiants en EAD les plus précaires qui souhaitent bénéficier de “Managexam” pourront effectuer une demande d’aide financière afin de se faire financer l’accès à ce dispositif.

    Dans les instances des universités comme dans les mobilisations, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continue à agir et se mobiliser pour améliorer les conditions d’études !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


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