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  • Brutalité et indécence : l’Université de Montpellier continue son processus de tri social et raciste contre les étudiants.

    Ce mardi 4 novembre 2025 a eu lieu le Conseil de Formation et Vie Universitaire de l’Université Montpellier. C’est notamment lors de ce conseil que plusieurs modalités de sélection ont été votées. En effet, pour ce dernier CFVU du mandat 2023-2025, les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” ont réaffirmé leur refus de la sélection à l’Université ainsi que les conséquences directes et concrètes de cette dernière sur la vie des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier. 

    Le rejet d’une motion contre la sélection 

    C’est tout d’abord par le vote d’une motion déposée par les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” que ce conseil à débuté. Une motion demandant expressément à ce que le CFVU de l’Université de Montpellier ne vote pas les capacités d’accueil pour l’année universitaire 2026-2027, motion adoptée à l’Université Paul-Valéry en décembre 2024.  

    Une mesure qui permettrait aux centaines d’étudiantes et étudiants d’accéder au Master de leur choix à l’Université de Montpellier. Pour rappel, chaque année ce sont des dizaines d’étudiantes et étudiants recensés par le SCUM qui se retrouvent sans aucune affectation en Master. Cette année encore, ce sont plus de 60 étudiantes et étudiants qui ont rejoint le collectif des “sans fac” monté par le SCUM. 

    Cette motion a été rejetée par une large majorité du CFVU. En effet, seuls les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” ont voté en faveur de cette mesure.

    La sélection votée 

    C’est aussi pendant ce conseil que les “capacités d’accueil” ont été soumises au vote : il s’agit du nombre de places fixées en Licence et Master.

    Au-delà du fait que ces dernières organisent la sélection, elles n’ont pas augmenté malgré les alertes du SCUM sur le manque de place dans de nombreuses filières qui se retrouvent chaque année en tension, notamment en UFR Droit et Science Politique. En effet, bien que l’accès aux Masters en droit à l’Université de Montpellier soit un vrai parcours du combattant, les places n’augmentent jamais. 

    La présidence de l’Université prétend que dans quelques années l’effectif étudiant baissera du fait de la baisse démographique en France. Une justification plus que douteuse qui condamne les étudiantes et étudiants à ce jour à ne pas avoir accès au master de leur choix et faisant face à des situations de plus en plus précaires. 

    Encore une fois, seuls les élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” s’y sont opposés. Les autres élus étudiants et étudiantes, notamment les Elums ainsi que l’UNI, ont préféré soutenir la décision de la présidence et donc priver des centaines d’étudiantes et d’étudiants d’une place en Master l’année prochaine.

    Vote des modalités de sélection “Mon Master” 

    De plus, lors de ce conseil, les modalités de sélection ont également été soumises au vote. Ces modalités de sélection se traduisent par diverses dispositions qualifiées “d’attendus” comme par exemple pouvoir attester d’avoir une expérience professionnelle dans le domaine du Master demandé. Alors que l’on sait que 40% des étudiantes et étudiants travaillent à côté de leurs études, majoritairement dans des emplois précaires, les week-end ou parfois même de nuit afin de pouvoir subvenir à leurs besoins, de tels attendus privilégient les plus favorisés, avec un capital économique et social élevé qui leur permettrait d’effectuer des stages en été. De plus, il est nécessaire de rappeler que travailler à côté de ses études est la première cause d’échec à l’Université. 

    Malgré les nombreuses interventions des élus Super Chatons Ultra Mignons dans plusieurs conseils à ce sujet, les professeurs ainsi que les autres élus étudiants n’ont pas hésité à voter en faveur de ces attendus. 

    Enfin, en ce qui concerne les modalités pour pouvoir candidater dans un master, les pièces telles que les traditionnels CV et lettres de motivation ont été soumises au vote. Mais également de nombreuses pièces dites “facultatives” qui vont créer des inégalités entre les étudiantes et étudiants et réduire les chances pour les étudiantes et étudiants les plus précaires d’avoir accès au master de leur choix. 

    Parmi ces pièces, des attestations, des projets de recherche mais aussi la nécessité de rédiger un texte pour décrire :  “un évènement où vous pensez vous être distingués par des qualités particulières.” 

    Là encore, les élus Super Chatons Ultra Mignons ont été les seuls élus à s’opposer malgré une intervention spécifique pour tenter de sensibiliser les élus étudiants des Z’Elum. 

    Le combat contre la sélection sociale et raciste : une priorité pour le SCUM 

    Depuis plusieurs années, le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier combat la sélection sociale et raciste organisée dans les Universités. En effet, cette sélection prive les étudiantes et étudiants de leur statut étudiant et des droits qu’il en découle, notamment le droit à la bourse, au logement Crous ou encore au visa étudiant pour les étudiants extra-communautaires. 

    Ce tri social est le fruit d’un choix politique des présidences d’université ainsi que des professeurs qui votent dans les conseils les capacités d’accueil en Licence et en Master.

    Le seul argument de l’impossibilité d’assurer les cours dans de bonnes conditions s’ il n’y a plus de sélection en Master n’est plus entendable. Chaque année, ce sont des dizaines d’étudiants qui voient leur avenir se briser. 

    Les élus Super Chatons Ultra Mignons, avec le SCUM continueront de se mobiliser contre la sélection sociale et raciste. 

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.


  • Des étudiants en formations sanitaires et sociales sans bourse depuis septembre, le SCUM et l’Union Étudiante alertent la région Occitanie

    Ce lundi 10 novembre, le SCUM et l’Union Étudiante alertent la région Occitanie, après avoir reçu de nombreux signalement d’étudiantes et étudiants en formations sanitaires et sociales sans bourses à ce jour.
    En effet, contrairement aux autres formations de l’enseignement supérieur où le CROUS gère les bourses et aides sociales, c’est bien la région qui gère le versement des bourses pour les étudiantes et étudiants en soin infirmier et dans le secteur du social.

    Nous sommes début novembre et pourtant nombre d’étudiantes et étudiants n’ont toujours pas reçu leurs bourses pourtant nécessaires pour vivre. Les loyers, les factures, les courses alimentaires, ça n’attend pas ! Alors qu’un étudiant sur deux ne mange pas à sa faim en France, il est indispensable que les bourses arrivent à temps.

    Le SCUM et l’Union Étudiante alertent donc la région Occitanie et demandent combien d’étudiantes et étudiants sont concernés et dans quels délais les étudiantes et étudiants recevront leurs bourses.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 



  • Non à la maltraitance institutionnelle des vacataires ! Ce n’est pas aux travailleuses et travailleurs de l’université de payer la crise austéritaire !

    Le vendredi 17 octobre, 16 vacataires du service des inscriptions administratives de l’Université Montpellier Paul-Valéry (dont 10 à temps plein) ont été prévenu·es d’un arrêt de leur activité, sans préavis. Après un premier rassemblement ce lundi 20 octobre, regroupant à la fois organisations politiques et syndicales, les étudiant·es ainsi que travailleur·euses de l’université, plusieurs tentatives de dialogues ont été menées afin d’obtenir des garanties et des réponses de la part de la Présidence. Face à l’évitement systématique de négocier tout maintien de poste via des réaffectations, en invoquant une “enveloppe d’heures arrivée à son terme” tout en reconnaissant des contrats “hors des clous” (à savoir, des CDD traités comme des vacations), la mobilisation est nécessaire pour établir un rapport de force là où le dialogue est rompu.

    Les coupes budgétaires de 43,8 milliards proposées en juillet par le gouvernement attaquent directement les travailleur·euses, la jeunesse et conduisent à terme à la privatisation des services publics. À l’Université Paul-Valéry, la jeunesse étudiante subit lourdement ces attaques. Elles entraînent des retards importants dans l’attribution des bourses, la fermeture de places en formation, et les étudiant·es en situation de handicap voient leur accompagnement fortement diminué alors que les étudiant·es étranger·es subissent, en outre, la précarité et une sélection accrue. De plus, les coupes imposées par le gouvernement réduisent largement le budget des laboratoires de recherche. Enfin, pour les personnels, ces coupes entraînent une surcharge de travail et un sous-effectif structurels ainsi qu’un recours toujours plus fréquent aux contractuel·les et aux vacataires.

    Les vacataires du service des inscriptions administratives, ainsi que les organisations politiques et syndicales de l’université, s’opposent fermement aux politiques d’austérités forcées au profit des grandes entreprises et de l’armée qui voit ses moyens augmentés de 6,7 milliards d’euros dans le budget 2026.

    Nous appelons à la grève et à la mobilisation le jeudi 6 novembre. La journée commencera par un piquet de grève à 8h45, puis par un rassemblement à 10h30 devant le bâtiment L de la Présidence.

    Signataires : SCUM -Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, CGT des Universités de Montpellier, Sud Education, Solidaires étudiants, Le Poing Levé

  • Élection d’une vice-présidente étudiante SCUM à Paul-Valéry, une élue de combat au service des étudiants

    Lors du conseil académique de ce mardi 14 novembre, Enola Kraemer, membre du SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier a été élue vice-présidente étudiante de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Une première pour le SCUM et la représentation étudiante à Montpellier.

    Un an après le succès du SCUM aux élections étudiantes de l’Université Paul-Valéry, où le syndicat avec sa liste “Super Chatons Ultra Mignons – Contre la précarité et la sélection” avait obtenu une confiance renouvelée des étudiantes et étudiants en obtenant plus de 48% des suffrages.

    Aujourd’hui, le SCUM assoit un peu plus sa présence dans les diverses instances de l’université avec l’élection d’une vice-présidente étudiante SCUM, après trois ans de majorité étudiante à l’Université Paul-Valéry, mais aussi dans toute l’académie avec 4 élus étudiants sur 7 et un vice-président étudiant au CROUS. Le syndicat va pouvoir poursuivre et engager plus en avant le travail qu’il fait depuis plusieurs années au service des étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry.

    En effet, lors des derniers mandats, le SCUM a obtenu de nombreuses victoires qui ont permis de considérablement améliorer les conditions de vie et d’études pour les étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry. Rien que sur cette dernière année nous avons obtenu :

    Ce bilan, qui est le fruit de l’implication des étudiantes et étudiants bénévoles du SCUM, garantit aux étudiants que notre programme ambitieux n’est pas une succession de promesses sans lendemain.

    Avec ses élus, le SCUM va tâcher de mettre en place :

    • La possibilité d’IVG médicamenteuse au sein des services de médecine préventive sur les campus.
    • Une véritable épicerie gratuite sur le campus.
    • La mise en ligne de l’intégralité des supports de cours.
    • Une gratuité réelle de l’université.

    Nous allons aussi tâcher de mettre en place nos nombreuses autres propositions.

    Au-delà de cet aspect institutionnel, le SCUM va surtout continuer sa stratégie de lutte et de rapport de force mise en place depuis maintenant 12 ans, relayée dans les instances de l’université par un travail quotidien rigoureux. Nous comptons honorer la confiance que la majorité des étudiantes et étudiants nous ont accordée en poursuivant nos actions concrètes et nos mobilisations contre la précarité, contre la sélection et pour défendre notre droit à un avenir !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.


  • Racismes : mieux comprendre pour mieux lutter, mardi 04 novembre

    Engagé de longue date contre le racisme et l’antisémitisme à l’université, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM participe à la journée organisée par la Mission égalité de l’Université de Montpellier Paul-Valéry le mardi 04 novembre 2025.

    Nous tiendrons notamment un stand de 12h à 17h dans le hall du rez-de-chaussée Atrium de l’université Paul-Valéry afin de récolter des témoignages sur le racisme à l’université et faire signer notre pétition pour faire révoquer les profs racistes de l’université, ainsi qu’un atelier-formation sur l’antisémitisme, de 16h30 à 18h en salle Archipel 1 de l’Atrium de l’université Paul-Valéry .


    Le programme complet de la journée du 04 novembre contre le racisme :

    La Mission Égalité et ses partenaires (Céméa, RUSF34, Cimade, Ademass, SCUM) organisent une journée pour apporter un regard scientifique, académique sur le sujet du racisme, pour « contrer » le caractère passionné de la question, les idées reçues, les raccourcis, stéréotypes… dans contexte social dégradé et la persistance d’inégalités basées sur l’origine réelle ou supposée dans le monde universitaire.

    Les associations partenaires tiendront des stands d’informations dans le rez-de-chaussée de l’Atrium, de 12h à 18h.
    • Les Céméa ont prévu des ateliers à destination des étudiant·es en libre accès et un mur d’expression. 
    • Exposition « Femmes, Migrations et interculturalité » organisée par l’association Ademass, qui fera de la médiation autour du sujet. À visiter du 4 au 7 novembre 2025, rez-de-chaussée de l’Atrium.
    • Entre 12H et 14h, dans le RDC Bas d’ATRIUM, à proximité de la Cafétaria du CROUS – L’Atelier de théâtre forum Agropolis, jouera une scène : “Les Emplumés”. A découvrir !
    • De 14h à 16h15, Ademass organise un workshop en salle Archipel 1 à  l’Atrium autour de la construction d’un jeu de rôle pour sensibiliser sur les questions migratoires et le racisme.  Inscriptions sur mission.egalite@univ-montp3.fr  
    • 14H15 – 17H15 : Cours ouvert : “Genèse idéologique et conséquences sociales du racisme” dans le cadre du cours “Sociologie de la connaissance” de Licence 2 de Sociologie, par Matthijs Gardenier – Salle 105 (Au dessus des Amphis 5,6,7) | Accès PMR
    • 16h30 – 18h :  Atelier de lutte contre l’antisémitisme – en salle Archipel 1 à Atrium – Proposé par le SCUM, avec Jonas Cardoso-Ach formateur au sein du collectif Golem. Inscriptions sur mission.egalite@univ-montp3.fr  
      L’actualité nous le rappelle au quotidien : l’antisémitisme n’a pas disparu ! Au contraire, comme forme de racisme systémique, il est présent dans toutes les sphères de notre société. L’enseignement supérieur ne fait pas exception à la règle. Pour lutter, éviter de reproduire des biais ou des violences antisémites, il est nécessaire de se former, d’échanger, de s’interroger. Le Collectif Golem, propose donc un atelier dédié à la lutte contre l’antisémitisme dans une perspective antiraciste, entre rappels historiques, nouvelles formes à déceler, rôle des réseaux sociaux.
    • 18H – 20H :Table ronde : « Racismes, mieux comprendre pour mieux lutter : approches théoriques et retours de terrain » – Auditorium de l’ATRIUM avec
    • Gilles Guillon : neurosciences du racisme
      • Roman Vareilles : sociologie des mouvements antiracistes dans la France contemporaine
      • Mohamed Oulhint (Céméa) & représentations d’associations de lutte contre les discriminations raciales : retours d’expériences sur des actions de terrain

    -> Retrouvez ici le programme complet de la journée sur le site web de l’université : https://www.univ-montp3.fr/fr/actualit%C3%A9s/racismes-mieux-comprendre-pour-mieux-lutter

  • Ton syndicat dans ton IUT, diffusion de l’enquête qualité de vie étudiante

    Retour sur notre semaine dans les IUT délocalisés de l’UM !

    Le SCUM était présent la semaine dernière dans les antennes de Sète, Béziers et Nîmes pour présenter notre grande enquête qualité de vie étudiante

    📣 Nous défendons pour les IUT :

    • Le maintien et renforcement des conventions avec le CROUS pour garantir l’accès aux restaurants universitaires et aux logements étudiants notamment à Sète.
    • Aménager les cursus pour libérer du temps pour la pause méridienne et répondre efficacement aux besoins des étudiantes et étudiants notamment sur la charge de travail qui les stressent en majorité.
    • Le développement des services sociaux au sein des IUT pour répondre aux besoins croissant des étudiantes et et étudiants, en particulier en matière de soutien psychologique, d’aide à la recherche de logement, et d’accompagnement financier

    Toi aussi réponds à notre grande enquête qualité de vie étudiante

  • Les cafétérias du CROUS ouverts pendant les vacances de la Toussaint

    Bannière, sites du CROUS ouverts pendant les vacances de la toussaint

    Certaines cafétérias et Restaurants Universitaires du CROUS restent ouverts à disposition des étudiantes et des étudiants de l’académie pendant les vacances. Le SCUM t’informe sur les sites ouverts cette semaine de vacances de la Toussaint.

    À Montpellier :

    • Brasserie Boutonnet
    • Resto U’ Triolet
    • Cafétéria Médecine
    • Cafétéria (S)PACE
    • Cafétéria Trioletto
    • Brasserie Odontologie
    • Brasserie Veyrassi – ouverte de 8h à 14h30, en vente à emporter
    • Cafét’ Atrium
    • Cafétéria Campus Café (RU Vert-Bois)

    À Nîmes :

    • Cafétéria Caférium

    Le reste c’est fermé !

  • Pétition : Non à la suppression des APL pour les étudiantes et étudiants étrangers !

    Le gouvernement prévoit dans le Projet de Loi de Finances 2026 de restreindre les APL pour les étudiantes et étudiants extracommunautaires (hors UE) non boursiers. C’est pour elles et eux une perte valant entre 100 et 250 € de moins par mois. Ce n’était pas déjà suffisant de leur imposer, des frais d’inscriptions jusqu’à 16 fois plus élevés que pour leurs homologues européens. Pour rappel, ce dispositif de “préférence nationale” ironiquement intitulé “Bienvenue en France”, avait été mis en place par le gouvernement en 2018 pour les étudiantes et étudiants extra-européens. Suite à des mobilisations partout en France, l’application de cette hausse des frais d’inscription avait été laissée au choix des universités. A Montpellier, suite à une lutte de longue haleine, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avait obtenu que les deux universités n’appliquent pas ces frais d’inscription différenciés. Il était aussi insuffisant pour le gouvernement d’attaquer les étudiantes et étudiants internationaux avec la “loi immigration”, en instaurant des statuts discriminatoires et des restrictions financières.

    Alors que, dans les années récentes, le nombre d’étudiantes et étudiants bénéficiaires des APL est passé de 900 612 (34 %) à 730 000 (25 %) en 2024, cette réforme serait une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant. Le SCUM et l’Union Étudiante alertent sur cette proposition raciste qui promeut la préférence nationale : ce sont près de 300 000 étudiantes et étudiants qui se retrouveront sans APL ! Le gouvernement veut désormais mettre les étudiants étrangers à la rue !

    Étant exclus du système de bourses, ces étudiantes et étudiants sont très souvent obligés de se salarier. Or, 22% des étudiantes et étudiants étrangers exercent une activité très concurrente à leurs études, plus de 20h par semaine et pendant 6 mois ou plus dans l’année [chiffres issus du dossier de rentrée 2025 de l’Union Étudiante]. Cette exclusion des APL intervient alors que les étudiant·es étranger·es sont déjà confronté·es à une grande précarité. D’après l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 62 % ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22 % des étudiantes et étudiants français.

    Aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant pour être admis à l’Université et obtenir un visa, précarité financière explosive, discriminations dans l’accès au logement ou à l’emploi, frais d’inscription exorbitants à payer depuis Bienvenue en France – qui impose des frais d’inscription différenciés depuis 2019, difficultés pour les démarches administratives et en particulier pour les renouvellements de titres de séjour : désormais, leur accès à un logement digne, déjà difficile, sera rendu presque impossible.

    En bref, ce projet de loi de finances prévoit très clairement de jeter les étudiantes et étudiants extracommunautaires dans la rue, sans aide au logement et alors que la précarité n’a jamais été aussi forte !


    La mobilisation dans les médias

  • Le SCUM lance la grande enquête sur la qualité de vie étudiante à l’Université de Montpellier

    Précarité étudiante, sélection à l’Université, santé mentale… depuis toujours être étudiante ou étudiant est synonyme de précarité.

    Le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier s’engage avec ses élus au sein de l’Université de Montpellier pour améliorer les conditions de vie et d’étude des étudiantes et étudiants.

    En effet, grâce à nos différentes actions de solidarité comme les distributions alimentaires ou de protections périodiques, l’inscription des étudiants “sans fac” en Master ou encore par la mise en place d’un congé menstruel au sein de l’Université de Montpellier et de l’Université Paul-Valéry, notre objectif est de combattre les politiques et dispositifs destinés à précariser les étudiantes et étudiants !

    Aujourd’hui on le SCUM lance sa grande enquête sur la vie étudiante à l’Université de Montpellier pour identifier les problématiques liées à la vie étudiante auxquels font face les étudiantes et étudiants à Montpellier.

    Précarité étudiante, santé mentale, vie sur le campus, féminisme ou encore questions écologiques : réponds au questionnaire !

  • Université de Montpellier : après la milice, le choix de la police contre les étudiants ?

    Lettre ouverte à Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier – UM

    Monsieur le président,

    Vendredi 3 octobre 2025 marque un tournant inquiétant pour notre université.
    Alors que l’institution universitaire se prétend être un lieu d’expression et de liberté pour les étudiantes et les étudiants, la présidence a choisi d’y faire intervenir les forces de l’ordre pour mettre fin à un mouvement de mobilisation.

    Ce jour-là, les étudiantes et étudiants bloquaient la Faculté des Sciences dans le cadre du mouvement national « Bloquons tout », ainsi que dans le contexte de soutien international aux flottilles acheminant de l’aide humanitaire à Gaza, et en appelant notamment l’Université à inscrire les étudiantes et étudiants sans master.
    Ces étudiantes et étudiants, qui après trois années de Licence validées, se retrouvent aujourd’hui exclus de leur propre université, sans solution, sans avenir, laissés sur le carreau par un système injuste instauré par la sélection sociale et raciste en Licence et Master;
    Une décision qui brise des parcours, plonge des étudiantes et étudiants dans la précarité la plus totale : perte de bourse, perte de logement, et pour certains, perte de visa avec le risque d’expulsion du territoire.

    Étudier est un droit. Ce droit doit être garanti à toutes et à tous, sans condition ni sélection sociale et raciste.

    Les étudiantes et étudiants mobilisés appellent également à la fin de la précarité étudiante, dans une ville où se loger est devenu un véritable parcours du combattant.
    Rappelons qu’en 2023, plus de 150 étudiants dormaient à la rue, qu’un étudiant sur deux saute des repas, et que la vie universitaire devient chaque jour plus insoutenable.
    Nous refusons qu’une génération entière soit condamnée à survivre au lieu d’étudier dans la 7eme puissance mondiale.
    Les étudiants demandent aussi à l’Université une transparence totale sur ses partenariats avec les entreprises d’armement.

    Les étudiantes et étudiants se mobilisent, et continueront à le faire.
    C’est notre droit le plus absolu, celui de refuser un avenir fait de précarité, de violence et d’indifférence.
    Il est inacceptable que nos universités, lieux d’expression, de réflexion et de contestation, soient réprimées par la police sur la demande de nos propres directions universitaires.
    Partout en France, la mobilisation étudiante est de plus en plus réprimée au sein même de ses campus.
    Nous ne pouvons ni tolérer ni normaliser cette dérive autoritaire.
    Nous n’accepterons jamais que la voix des étudiantes et étudiants soit réduite au silence par la peur, la force ou la répression.

    L’histoire de de l’Université de Montpellier garde encore en mémoire les événements de 2018, lorsqu’un groupuscule d’extrême droite armé et cagoulé organisé par des professeurs de l’université avait tabassé des étudiantes et étudiants mobilisés contre la mise en place de la sélection en Licence avec Parcoursup.

    Monsieur le Président, une question s’impose : allez-vous continuer à répondre par la force à la mobilisation de vos étudiants ?

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    • Article du journal Midi Libre du 07/10/2025 : “Le SCUM écrit au président de l’Université de Montpellier” – (voir image)