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  • Grand établissement, vote des personnalités extérieures, déni de racisme et antisémitisme : le premier Conseil d’administration de l’Université de Montpellier en roue libre

    Ce mercredi 10 décembre 2025 a eu lieu le premier Conseil d’Administration (CA) de l’Université de Montpellier. Un premier CA d’installation qui fait suite aux élections des différents collèges de l’Université de Montpellier.
    Ainsi, la liste “Super Chatons Ultra Mignons : contre la précarité et la sélection à l’Université” était représentée par ses deux élu·es afin de défendre les intérêt des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier. 

    Seul point inscrit à l’ordre du jour : le vote de quatre personnalités qualifiées qui siègeront également dans ce conseil pour les quatre années à venir. Présenté·es par la liste du président de l’université Philippe Augé, chaque personnalité à fait l’objet d’une présentation. Ainsi ont été désignés Arnaud Pradel – Société Horiba Médical ; Anne-lise Melki ; Anne Emmanuelle ROUSSEAU – BRL (groupe de gestion de l’eau) ; Catherine Baldo – Banque Populaire du Sud. 

    Mais ce Conseil d’Administration ne s’est finalement pas tenu au seul vote de ces personnalités extérieures. En effet, cela a été l’occasion, notamment pour la liste syndicale d’opposition “Pour une Université de Service public” et la liste  du SCUM “Super Chatons Ultra Mignons” d’introduire ce conseil par une déclaration liminaire. Un exercice qui consiste à donner les grandes lignes des prochaines années dans les conseils. 

    Ainsi, pour la liste “Super Chatons Ultra Mignons”, cette déclaration a pris la forme d’un état des lieux sur le cadre institutionnel de l’Université de Montpellier, notamment dans le cadre du projet de passage en grand établissement pour l’année 2027. Effectivement, un tel projet pourrait attaquer les droits des étudiantes et étudiants, comme cela a pu déjà être observé dans d’autres établissements passés sous ce statut, comme l’augmentation des frais d’inscription renforçant de fait la sélection sociale. De plus, ce statut est historiquement lié à une remise en cause des statuts des personnels fonctionnaires, ouvrant la voie à la précarisation du travail, ce qui ne fera qu’aggraver les conditions des travailleuses et travailleurs de l’Université et dont les conditions d’étude des étudiantes et étudiants vont pâtir. 

    L’occasion également d’alerter sur les conditions d’étude et de vie des étudiantes et étudiants à l’Université de Montpellier en rappelant les résultats de la grande enquête sur la vie étudiante parue au début du mois de novembre qui constate notamment que 90% des étudiantes et étudiants ayant répondu à cette enquête ont déjà vécu des épisodes de détresse psychologique

    Mais ce qui a le plus fait réagir lors de ce Conseil d’Administration, c’est l’affirmation de l’existence d’une sélection sociale et raciste organisée au sein de l’Université. Cette sélection raciste, c’est une étude de l’Observatoire national des discriminations dans l’enseignement supérieur qui a récemment confirmé que les candidatures en Master avec une consonance d’origine maghrébine, juive ou asiatique ont 15 % de chances en moins d’être acceptées. Plus grave encore, elle frappe de plein fouet les étudiantes portant le voile, qui ont 80% de chances en moins d’obtenir une réponse positive dans la recherche de contrats d’apprentissage.

    Ces résultats ont suscité de vives réactions au sein du Conseil, notamment de la part de M. Christian Assaf, représentant officiel de la Région Occitanie, qui a remis en cause la légitimité de ces données, allant jusqu’à mettre en doute la réalité d’un antisémitisme présent dans la sélection universitaire. Nous soulignons la gravité d’un tel déni dans un contexte d’augmentation de l’antisémitisme, ainsi que la dangerosité de remettre en cause des travaux scientifiques indépendants, menés par des chercheuses et chercheurs de l’Université Gustave Eiffel. 

    Ce racisme structurel à l’Université se manifeste à plusieurs niveaux. Il se traduit d’abord par des propos racistes et islamophobes, tels que celui rapporté par une étudiante de l’Université de Montpellier : « Nous, on n’aime pas trop les voilées ». Mais il a aussi des conséquences tragiques, comme en témoigne le drame survenu à Rouen en mars 2025, où un étudiant a tenté de mettre fin à ses jours suite au harcèlement raciste dont il était l’objet de la part d’un professeur, révélant la détresse profonde engendrée par les discriminations quotidiennes vécues par de nombreux étudiants et de nombreuses étudiantes. 

    Au-delà de ces violences, nous dénonçons également la répression croissante des voix contestataires face à cette sélection raciste. En effet, en 2024 un élu étudiant du SCUM avait été mis en section disciplinaire à deux reprises à l’Université Paul-Valéry pour avoir mentionné une étude scientifique révélant les biais racistes de la sélection en Master. Aujourd’hui, c’est au sein même de ce Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier qu’il a été sous-entendu que des poursuites pourraient être déclenchées contre les élues et élus du SCUM qui oseraient dénoncer le racisme et l’antisémitisme.

    Quelques semaines après le vote massif des étudiantes et étudiants en leur faveur, les “Super Chatons Ultra Mignons” du SCUM s’illustrent comme les seuls opposants au projet de grand établissement de l’Université de Montpellier et aux politiques de tri social et raciste. Au-delà des instances universitaires, nous appelons les étudiantes et étudiants à nous rejoindre afin de construire ensemble les futures mobilisations qui nous permettront d’obtenir des avancées concrètes pour l’amélioration de nos conditions d’études et de vie !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.

  • Victoire électorale à l’Université de Montpellier : face à la présidence et ses alliés, les Super Chatons Ultra Mignons tiennent bon et sont prêts à combattre la sélection ! 

    Quelques jours après les élections des conseils centraux de l’Université de Montpellier, le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier revient sur ces dernières. 

    Le jeudi 27 novembre 2025 ont eu lieu les élections étudiantes de l’Université de Montpellier (UM). La liste “Super Chatons Ultra Mignons : contre la précarité et la sélection à l’Université” présentée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a remporté1734 voix et 2 sièges au Conseil d’administration, ce qui correspond à 36,65 % des suffrages. Nous remercions les étudiantes et étudiants pour leur confiance. 

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  • L’Université Paul-Valéry continue sa sélection sociale et raciste en Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, le SCUM toujours mobilisé !

    Ce mardi 02 décembre se déroulait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Cette instance était réunie afin de fixer le nombre de places et les critères de recrutement et sélection en Licence et Master pour l’année 2026-2027. C’est ce vote, basé sur les demandes des enseignants qui dirigent les formations, qui constitue la base du tri social et élitiste opéré en première année de Licence et en première année de Master.

    Pour rappel, chaque année, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM organise des mobilisations afin de faire inscrire les étudiantes et étudiants jetés à la rue des universités montpelliéraines, et donc privés de formation, de préparation de diplômes, de bourses et de logements étudiants. Pour cette rentrée 2025, ce sont une trentaine d’inscriptions qui ont été arrachées par une lutte de longue haleine face aux présidences d’universités et aux enseignants qui dirigent les formations.

    Lors de la séance du CEVU de ce mardi, les élus “Super Chatons Ultra Mignons” du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont pris la parole pour s’opposer encore une fois à ces capacités d’accueil. Il s’agissait de se positionner contre les politiques de sélection, et donc voter contre la fixation des critères et quotas d’accueil en Licence et Master.

    La question de la situation budgétaire critique de l’université a été longuement abordée, notamment le passage de la présidence au ministère qui s’est conclue par une proposition de passer d’environ 23 000 étudiantes et étudiants à 17 000 après l’annonce de la présidence d’une préparation d’une sixième année déficitaire. Pour le SCUM, ce n’est pas à l’université de devoir s’adapter toujours davantage aux politiques d’austérité budgétaire imposées par le gouvernement. A l’inverse, l’université doit les rejeter en permettant à chaque étudiante et étudiant de suivre le cursus de son choix.

    Tout le monde s’en fout ?

    Si l’action du SCUM s’est faite remarquer, les autres élues et élus étudiantes et étudiants “Solidaires Étudiant-e-s”, “Le Poing Levé” et “Renouveau Syndical” se sont aussi démarqués par leur absence totale lors de ce conseil malgré leurs grands discours contre la sélection et le racisme à chaque échéance électorale.
    Il était tout de même question du nombre de places accordées aux étudiantes et étudiants et donc du degré de sélection qu’ils risquent ainsi de subir.

    Combatifs dans les médias pour dénoncer les politiques gouvernementales et se rassembler symboliquement devant l’université, la présidence et le corps enseignant se révèlent en réalité conservateurs lorsqu’il s’agit de perpétuer le tri social et élitiste via les plateformes Parcoursup et MonMaster.

    Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir aux côtés des étudiantes et étudiants impactés par cette sélection. Nous ne sommes pas des numéros de dossier !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.

  • Dossier : entre précarité, crise de la santé mentale, discriminations. Étudier à l’Université de Montpellier, un véritable parcours du combattant.

    Durant les mois d’octobre et novembre, le SCUM a sondé 300 étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier, les résultats sont compilés dans ce dossier. Parmi ces résultats, plusieurs chiffres choquants, 90% des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont déjà ressenti une détresse psychologique. Le syndicat détaille aussi ses propositions applicables immédiatement au sein des campus à l’occasion des élections étudiantes du Jeudi 27 Novembre.

    Cette enquête dresse un constat sans appel : étudier à l’Université de Montpellier s’apparente à un véritable parcours du combattant. Loin d’être l’espace d’émancipation promis, l’Université est devenue le théâtre d’une crise sanitaire, sociale et académique, organisée par l’état.

    41% de la population étudiante de l’Université de Montpellier avoue sauter des repas faute de moyens,démontrant l’ampleur de la précarité. Le SCUM a beau organiser la solidarité avec des distributions de plus de 15 000 colis alimentaires en 2024-2025, cette aide n’est qu’un palliatif à une défaillance systémique. Cette pénurie matérielle impose des sacrifices dramatiques pour les étudiantes et étudiants : non seulement l’accès à la nourriture et à un logement digne, mais aussi le renoncement à la vie sociale pour 73% du corps étudiant, alors que celle-ci essentielle à l’équilibre psychologique.

    La conséquence directe de cette précarité est le recours massif au travail salarié, impliquant près d’un tiers des étudiants. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité de survie, alors que le travail est la cause principale de l’échec et de l’abandon dans l’enseignement supérieur.

    À cette pression matérielle s’ajoute la sélection, système fait pour exclure de l’université. MonMaster fait peser sur les étudiants de licence une angoisse quotidienne sur leur avenir, désignée comme l’un des principaux facteurs de stress par 70 % des répondants. Cette pression académique, combinée à la précarité, crée un terrain fertile pour la détresse psychologique.

    Cette sélection est loin d’être neutre. Elle est un outil de sélection sociale et raciste : une étude de l’ONDES a récemment confirmé que les candidatures en Master avec une consonance d’origine maghrébine, juive ou asiatique ont 15 % de chances en moins d’être acceptées. Tous ceux qui nient cette réalité en sont complices. Plus grave encore, elle frappe de plein fouet les étudiantes portant le voile, ont 80% de chance en moins d’obtenir une réponse positive dans la recherche de contrats d’apprentissage.

    La conjonction de la précarité et de la sélection a pour conséquence une crise sanitaire étudiante généralisée. L’enquête atteste d’une dégradation de la santé mentale chez la quasi-totalité du corps étudiant de l’Université de Montpellier, avec 90 % ayant déjà vécu des épisodes de détresse psychologique. La souffrance est extrême pour un tiers d’entre eux, cumulant isolement social, troubles du sommeil et perte d’appétit.

    Face à cette urgence, les dispositifs de soutien psychologique sont largement insuffisants, fragmentés et mal communiqués, ne pouvant de toute façon être qu’un palliatif aux problèmes structurels. Ce ne sont pas des psychologues supplémentaires qui résoudront le problème des loyers impayés ou de la faim.

    Aujourd’hui, les résultats de cette enquête montrent que la précarité et la sélection, combats historiques du SCUM, sont bien les principaux problèmes des étudiants. Les différentes victoires obtenues par les élus Super Chatons Ultra Mignons montrent que les méthodes du syndicat sont les bonnes ; le SCUM va donc continuer sa stratégie de construction de rapports de force pour améliorer les conditions de vie des étudiantes et des étudiants.

    La victoire majeure sur le congé menstruel obtenu par les élus étudiants Super Chatons Ultra Mignons est le parfait exemple de la pertinence de la stratégie du SCUM. Alors qu’à la première présentation du projet par le SCUM le premier avril, la présidence et les autres listes étudiantes l’ont rejeté en bloc. Le SCUM a rassemblé le soutien de plus de 1 400 étudiants au travers d’une pétition et la présidence de l’Université a plié et re présenté le projet du SCUM le 17 juin. Le SCUM avec ses élus Super Chatons Ultra Mignons et la force du collectif obtiennent des avancées pour les conditions de vie étudiantes !

    L’Urgence des Propositions du SCUM

    À l’occasion des élections étudiantes de l’Université de Montpellier, le SCUM présente des mesures immédiates à mettre en place à l’Université de Montpellier face à la gravité de la situation. Le SCUM défend des propositions applicables sans délai : de l’exonération des frais d’inscription pour les plus précaires à la mise à disposition massive de protections périodiques réutilisables, en passant par l’installation de parkings sécurisés pour les mobilités douces .

    Le SCUM continuera de mener la bataille : seule l’action collective et la pression exercée sur les responsables permettront de gagner des avancées pour les conditions de vie de toutes et tous les étudiants.


    Le dossier du SCUM relayé par les médias :

  • À l’Université de Montpellier je vote SCUM – Super Chatons Ultra Mignons : contre la précarité et la sélection

    Vous avez été nombreuses et nombreux à nous soutenir lors de l’élection étudiante de 2023 à l’université de Montpellier. Ce soutien nous a permis de peser afin de faire appliquer au le plus possible notre programme au sein de l’Université de Montpellier. Grâce à nos luttes revendicatives et notre action dans les instances, renforcées par notre score aux élections étudiantes de 2023, nous avons pu améliorer considérablement les conditions d’études et de vie sur le campus.

    Les 27 novembre, se tiendront de nouvelles élections étudiantes à l’Université de Montpellier

    A cette occasion nous présentons la liste « SCUM – Super Chatons Ultra Mignons, contre la précarité et la sélection à l’Université ».

    Le vote se déroule le jeudi 27 novembre de 9h à 17h au bureau de vote sur ton campus avec ta carte étudiante ou une pièce d’identité.


    Le programme des Super Chatons Ultra Mignons


    Entre précarité, crise de la santé mentale, discriminations. Étudier à l’Université de Montpellier, un véritable parcours du combattant.

    Durant les mois d’octobre et novembre, le SCUM a sondé 300 étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier, les résultats sont compilés dans ce dossier. Parmi ces résultats, plusieurs chiffres choquants, 90% des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont déjà ressenti une détresse psychologique. Le syndicat détaille aussi ses propositions applicables immédiatement au sein des campus à l’occasion des élections étudiantes du Jeudi 27 Novembre.


  • Distributions de protections périodiques à l’Université de Montpellier, le SCUM organise la solidarité

    À l’Université de Montpellier, nous avons dû constater que près d’une personne menstruée sur cinq dit avoir déjà renoncé à l’achat de protections périodiques. C’est un chiffre important qui exprime bien que la précarité touche différemment les femmes et les hommes, que cette différence doit être prise en compte par l’Université de Montpellier.

    Pour organiser la solidarité , le SCUM a organisé des distributions avec plus de 350 protections périodiques réutilisables, biologiques et fabriquées en France dans de nombreux sites de l’Université de Montpellier, Faculté de Droit et Sciences Politiques, Faculté de médecine.

    Avec ces actions le syndicat alerte sur la précarité menstruelle, une précarité sexiste à laquelle il faut remédier !

    Pour obtenir plus de victoires pour les étudiantes et étudiants : vote SCUM – Super Chatons Ultra Mignons, contre la précarité et la sélection à l’Université
    Jeudi 27 novembre au bureau de vote de ton campus

    -> Toutes les infos sur nos distributions ICI.

  • Les Super Chatons Ultra Mignons améliorent tes conditions d’étude, de nouveaux espaces de travail à la faculté de droit !

    Après plusieurs demandes au Doyen au conseil de la faculté, les élus et élues Super chatons Ultra Mignons ont obtenu la mise en place d’un nouveau dispositif : désormais, un planning indiquant les salles de TD du bâtiment 2 de la faculté de droit étant libres, est affiché dans le hall du bâtiment 2 au niveau de la loge d’accueil. On peut donc désormais trouver une salle de travail bien plus facilement.

    Dans une fac où les espaces de travail sont rares, où la Bibliothèque Universitaire rattachée est à l’autre bout de la ville (Richter), c’est une vraie victoire pour disposer de plus d’espaces de travail, obtenue grâce aux élus Super Chatons Ultra Mignons !

    Pour obtenir plus de victoires pour les étudiantes et étudiants : vote SCUM – Super Chaton Ultra Mignons, contre la précarité et la sélection à l’Université
    Jeudi 27 novembre au bureau de vote de ton campus

    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.

  • Le SCUM s’oppose aux examens payants pour les étudiants à distance de Paul Valéry.

    Ce mardi 18 novembre se tenait le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, dans lequel le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier représente les étudiantes et étudiants.

    L’un des points abordés par cette instance dirigeante de l’université était le renouvellement du dispositif “Managexam”. Il s’agit d’un dispositif de télésurveillance pour les étudiantes et étudiants en EAD (Enseignement A Distance) qui sont à l’étranger, en outre-mer ou “empêchés”. En effet, bien qu’ils soient en Enseignement à Distance, ces étudiantes et étudiants sont forcés de revenir à l’université en fin d’année afin de passer leurs examens. Cette obligation d’examens en présentiel pour des cours en distanciel est un non-sens pédagogique, et c’est aussi une pénalisation pour celles et ceux qui les subissent : trajet et logement à payer, temps à libérer …etc.
    Au vu des contraintes provoquées par l’imposition de ces examens en présentiel, le dispositif “Managexam” apparaît comme une solution en permettant aux étudiantes et étudiants de l’EAD qui le souhaitent de passer leurs évaluations depuis chez eux.

    Des examens différents pour les riches et pour les pauvres ?

    Cependant, ce dispositif entraîne la création d’évaluations à deux vitesses, car il est facturé jusqu’à 180€ à celles et ceux qui l’utilisent.

    D’un côté, les étudiantes et étudiants de l’EAD qui ont les moyens de payer ce tarif supplémentaire, au nombre de 45 seulement l’année dernière, bénéficient d’un continuum pédagogique entre leurs cours en distanciel et leurs examens en distanciel, et évitent un déplacement parfois compliqué.

    De l’autre côté, celles et ceux, aussi en EAD, qui se retrouvent par l’instauration de ce véritable péage, privés d’un véritable continuum pédagogique et doivent donc se déplacer en présentiel.
    Nous rappelons que les étudiantes et étudiants en EAD paient déjà plus cher leurs frais d’inscription : 298€ au lieu de 178€ en Licence, et 374€ au lieu de 254€ en Master.

    Le SCUM a donc proposé que l’université Paul Valéry propose le dispositif “Managexam” aux étudiantes et étudiants en Enseignement à Distance qui en font la demande, de façon gratuite.
    Malheureusement, le SCUM a été le seul à défendre cette proposition et l’intégralité des autres membres du Conseil d’Administration ont voté contre la gratuité de ce dispositif pour toutes et tous.

    Une première avancée pour les plus précaires.

    Cependant, nous avons obtenu une première avancée. Désormais, les étudiantes et étudiants en EAD les plus précaires qui souhaitent bénéficier de “Managexam” pourront effectuer une demande d’aide financière afin de se faire financer l’accès à ce dispositif.

    Dans les instances des universités comme dans les mobilisations, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continue à agir et se mobiliser pour améliorer les conditions d’études !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    -> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.


  • Rassemblement contre les violences sexistes, sexuelles et de genre samedi 22 novembre

    Samedi 22 novembre 2024 à 14h sur la place Albert 1er à Montpellier, l’interorga féministe, dont le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) est membre, appelle à une manifestation à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

    🏳️‍⚧️ Avec l’inter-orga féministe, nous appelons aussi au TDOR (Trans Day Of Remembrance), jeudi 20 novembre à 18h30 place Albert 1er.

    L’appel unitaire de l’inter-orga féministe :
  • Le gouvernement veut faire dormir les étudiants dans la rue : le SCUM se mobilise contre la suppression des APL pour les étudiant·es étranger·es !

    Aujourd’hui, Mercredi 12 Novembre, le SCUM a mené une action tente sur le parvis de la Faculté des Sciences de l’Université de Montpellier durant la pause déjeuner pour sensibiliser les étudiant·e·s au projet scandaleux du gouvernement : la suppression des APL (Aides Personnalisées au Logement) pour les étudiant·es étranger·es.

    Une tente, des affichettes et des tracts, pour alerter sur la mesure. Une attaque directe contre les plus précaires. Ces étudiantes et étudiants, qui n’ont déjà accès à quasiment aucune aide sociale, se verraient encore plus fragilisé·es par la suppression des APL.
    Ce sont plus de 300 000 étudiantes et étudiants qui risquent de perdre leurs droits aux APL. 


    Perdre leurs droits aux APL reviendrait à perdre 100 à 250€ par mois, soit des sommes vitales pour étudiant·es toujours plus précaires. Sans ces sommes, bon nombres d’étudiant·es risquent de devoir renoncer à leurs études ou même se rentrer sans-abris, faute de pouvoir payer un loyer, qui pour rappel représente les ¾ d’un budget étudiant.


    Cette suppression s’ajoute à l’enfer administratif et financier déjà imposé par le dispositif “Bienvenue en France” avec des frais d’inscriptions jusqu’à 16 fois plus élevés que pour leurs homologues européens. Pour rappel, ce dispositif de “préférence nationale” ironiquement intitulé “Bienvenue en France”, avait été mis en place par le gouvernement en 2018 pour les étudiantes et étudiants extra-européens. Suite à des mobilisations partout en France, l’application de cette hausse des frais d’inscription avait été laissée au choix des universités. A Montpellier, suite à une lutte de longue haleine, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avait obtenu que les deux universités n’appliquent pas ces frais d’inscription différenciés.

    Cette nouvelle mesure discriminatoire instaure parmi les étudiantes et étudiants une véritable préférence nationale dans l’aide au logement

    Un étudiant de la faculté des sciences témoigne : “Je travaille mais je suis quand même obligé d’aller aux distributions alimentaires. Si mes aides pour le logement sont supprimées je ne pourrai plus me loger”.

    Nous ne laisserons pas passer cette injustice !

    ACTION 1 : Signez la pétition !

    Lors de cette action, nous avons fait signer notre pétition pour exiger le retrait immédiat de ce projet. Chaque signature compte pour faire pression. Elle compte au moment de la rédaction plus de 53 000 signatures.

    Pour signer et partager la pétition : https://tr.ee/E77q9BcoZ7

    ACTION 2 : Répondez à la grande enquête !

    Nous avons également diffusé notre grande enquête sur la vie étudiante. Pour lutter efficacement contre la précarité, nous devons d’abord la quantifier et la visibiliser. 

    Pour participer à l’enquête (anonyme) :  https://tr.ee/QaiIK127fl

    Le SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continue le combat pour la défense des droits de l’ensemble des étudiantes et étudiants.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr