Chaque année universitaire est marquée par l’accroissement de la sélection sociale à l’université. Ce début d’année 2025-2026 l’a de nouveau démontré.
Refusés par les présidences d’universités et un corps professoral de plus en plus élitiste, des milliers d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent sur la touche, privés d’affectation dans une université, alors qu’ils ont pourtant obtenu le diplôme requis : le baccalauréat pour entrer en première année de Licence, et le diplôme de Licence pour entrer en première année de Master. Lorsque la rentrée approche, ces étudiantes et étudiants, désormais “sans-fac”, se retrouvent angoissés et dans l’incertitude la plus complète concernant la suite de leur cursus. Impactant majoritairement des étudiantes et étudiants qui ont eu un parcours scolaire parfois sinueux et souvent marqué par la précarité, le tri opéré via les plateformes Parcoursup et MonMaster est une véritable sélection sociale. De plus, nous constatons cette année encore que les personnes refusées en Licence et Master ont majoritairement des patronymes “étrangers”, ce qui corrobore tristement l’étude de scientifique de l’ONDES qui établissait d’importants biais racistes dans les processus de sélection universitaires.
Cette sélection sociale n’a pas qu’un impact sur leur avenir académique et professionnel, le fait d’être privés d’accès aux études entraîne la perte du statut d’étudiant donc des bourses et du logement étudiant. La sélection sociale est une fabrique immédiate de la précarité, ainsi que la fabrique d’une future main-d’œuvre non diplômée destinée à des métiers précaires.
Pour les étudiantes et étudiants internationaux, cette sélection entraîne la perte du visa étudiant et donc l’impossibilité de travailler, la suspension des APL, ainsi qu’une probable expulsion du pays.
À Montpellier, une mobilisation de longue date face au corps professoral.
Chaque année à Montpellier, depuis 10 ans maintenant, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) mène une intense mobilisation afin que chacune et chacun puisse s’inscrire dans la filière de son choix.
A la rentrée 2025, après un long travail de recensement et d’aide aux divers recours durant l’été, qui a permis d’obtenir de nombreuses inscriptions, le SCUM a recensé et accompagné dans leurs démarches 72 étudiantes et étudiants qui étaient sans affectation en Licence ou Master après avoir épuisé les recours, même si tous ces étudiantes et étudiants n’ont pas pu se mobiliser au sein du collectif de “sans-fac”, par contrainte de temps, d’éloignement géographique, ou simplement par découragement face au corps professoral tout puissant concernant leur inscription.
Nous tenons à préciser ici que ce chiffre ne reflète absolument pas l’ampleur de la sélection sociale. Par exemple, en 2023 à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. 21,82% : c’est le taux de réponses positives dans cette université.
Fait à souligner cette année, une partie importante des étudiantes et étudiants qui nous ont contactés sont sans affectation en Licence, ce qui n’est pas arrivé lors de nos dernières campagnes. Si cela témoigne malheureusement d’une sélection violente avant même l’entrée à l’université, nous nous réjouissons d’être connus par les néo-bacheliers, notamment grâce à la médiatisation de nos actions. Celles et ceux refusés savent qu’ils peuvent compter sur le SCUM pour défendre leur droit à étudier. C’est aussi un signe d’espoir : les néo-bacheliers ne se résignent pas face à une sélection à l’université qui n’est pas complètement normalisée.
Cependant, nous constatons malheureusement que cette année encore, les directeurs de Master, main dans la main avec les présidences d’universités, furent excessivement mobilisés afin d’empêcher des étudiantes et étudiants d’être inscrits dans le cursus de leur choix.
Une répression par la menace et l’intimidation dans les deux universités montpelliéraines
En effet, la campagne des “sans-fac” de cette année fut marquée par de multiples menaces, intimidations et poursuites disciplinaires de la part des professeurs, mettant en jeu les espoirs d’inscription des étudiantes et étudiants mobilisés.
A l’Université de Montpellier Paul-Valéry, c’est une professeure, également responsable de Master, qui poursuit des représentants syndicaux du SCUM et une étudiante “sans-fac”. Ils sont désormais convoqués en “section disciplinaire” et risquent l’exclusion définitive de l’université.
La raison ? Ces étudiants engagés ont saisi l’occasion de la fin d’un cours pour demander à cette enseignante les raisons de la non-admission de l’étudiante dans le Master qu’elle codirige, sans que celle-ci ne daigne répondre. S’ensuit une odieuse et humiliante convocation de l’étudiante par le Vice-président de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Pour rappel, cette étudiante, lors du jour des faits, est partie précipitamment, fondant en larmes face au mépris et au cynisme de la professeure. A noter que cette responsable de Master a carrément osé réclamer des jours d’ITT (Interruption de Travail) suite à ce terrible évènement : voir une étudiante pleurer à cause d’elle.
Outre les quelques jours de vacances gracieusement accordées à cette professeure qui ne s’est pas privée d’une saisine de la section disciplinaire à notre encontre, c’est la présidente de l’université en personne qui a contacté, plusieurs fois dans une journée et par différents canaux (dont son téléphone personnel), un des élus du SCUM au Conseil d’Administration de l’université, pour exiger du collectif de “sans-fac” de ne plus entrer en contact avec les responsables de Master pour espérer décrocher des inscriptions.
Bien plus qu’un simple conseil, ce fut en réalité un chantage aux inscriptions qui a eu lieu, la présidente Anne Fraïsse menaçant le collectif de “sans-fac” d’annuler les propositions d’admissions des étudiants déjà obtenues suite à la mobilisation. Ces mêmes propositions d’admissions arrangées furent d’ailleurs carrément suspendues dans l’attente d’un courrier d’excuses à destination de la professeure de la part du SCUM et de l’étudiante “sans-fac”. A l’intimidation s’ajoute désormais une volonté d’humiliation claire.
Du côté de l’Université de Montpellier – UM, c’est Guylain Clamour, le doyen de la faculté de Droit qui nous a mis en demeure d’arrêter d’aller voir les responsables de Master à la suite de plusieurs signalements de responsables de Master dérangés de voir des “sans-fac” et des syndicalistes leur demandant des inscriptions lors d’échanges pourtant cordiaux. Cette mise en demeure fut accompagnée d’une incitation à plutôt nous tourner vers des “acteurs institutionnels” pour évoquer les situations des “sans-fac”, ce qui est une curieuse demande de la part d’un doyen qui ne nous a toujours pas accordé de rendez-vous à ce jour. Guylain Clamour ne semble donc pas se considérer lui-même comme un acteur institutionnel …
C’est ce même doyen qui, quelques jours plus tard, a convoqué dans son bureau un militant et élu du SCUM, suite à une intervention de ce dernier à la rentrée solennelle de la Faculté de Droit pour alerter sur la situation des “sans-fac”, nombreuses et nombreux dans cette filière où la sélection sociale et raciste est la plus forte.
Ces agissements de la part des directions d’universités et des responsables de Master ne sont pas sans rappeler la répression subie ces dernières années par les militantes et militants du SCUM.
Dans les échanges de mails, la présidente utilise le terme “agresseurs” pour désigner le SCUM et les “sans-fac”, et cette professeure a utilisé le terme “se retrancher” pour parler de sa marche vers son bureau, reprenant un vocable lié à des attaques terroristes ou à des agressions physiques, ce qui n’a pas eu lieu.
Suite à la mobilisation, de nombreux étudiants inscrits !
Cette mobilisation au long cours, éprouvante pour les étudiantes et étudiants concernés, n’aura pas été vaine pour autant. Finalement, 29 “sans-fac” mobilisés avec le SCUM ont reçu une proposition d’admission grâce à la lutte. 14 d’entre elles et eux ont même obtenu leur inscription dans la filière qu’ils voulaient en premier choix !
À l’Université Paul-Valéry, 21 inscriptions ont été obtenues, dont 12 dans le Master demandé en premier choix.
À l’Université de Montpellier, le collectif a obtenu 8 inscriptions.
Si nous nous félicitons de ces résultats, nous tenons à souligner que 34 étudiantes et étudiants se retrouvent toujours sans solution acceptable, dont 14 Paul-Valéry et 20 à l’UM. Nous n’oublions pas que beaucoup d’étudiantes et d’étudiants ont finalement baissé les bras face aux refus froids et indifférents des enseignants, ou face aux propositions d’admissions comiques qui leur étaient faites. Vous vous interrogez sur la pertinence d’un cursus en Master Sociologie quand on était en Licence art du spectacle auparavant ? Nous aussi.
Quand les présidences d’université ou le rectorat ne réorientent pas de force les étudiantes et les étudiants dans une filière au hasard, c’est ce dernier qui leur propose la bonne formation… mais à des milliers de kilomètres de leur lieu de vie et de travail.
La question de la sélection en 2025 à l’Université Paul-Valéry
Après avoir fait un tour de passe-passe en 2023 avant de tout de même faire appliquer la sélection malgré le déficit chronique de l’université, aujourd’hui la présidente Anne Fraïsse se démène pour son budget, action au ministère avec les présidents d’université ; mais aussi témoignage dans les médias de la baisse globale du budget des universités, et en particulier de l’Université Paul-Valéry. Selon ses termes, un déficit de 12,9 millions d’euros aujourd’hui, avec une piste pour résorber ce déficit, une ignoble multiplication par 10 des frais d’inscription. 5 250€ en Licence et 5 000€ le Master avec respectivement 1 750€ et 2 500€ en plus par redoublement. Pour les étudiants extra-communautaires, l’ignominie est absolue, plus de 83 000€ en licence et 75 400€ en Master. ça se passe de commentaire.
À ce jour, l’université Paul-Valéry n’a toujours pas de dotation budgétaire à la hauteur des besoins de l’établissement, ce qui impliquerait donc un non-vote des quotas de sélection, comme le SCUM l’a encore une fois rappelé en commission des finances le 10 décembre et en conseil d’administration le 16 décembre. D’ailleurs, nous constatons avec effarement que dans les différentes instances de cette université, aucun des représentants des enseignants ne s’est opposé à la mise en place de cette sélection sociale et raciste.
Espérons que les présidences d’université agiront pour obtenir davantage de moyens pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions plutôt que de restreindre l’accès aux études à plus d’étudiantes et étudiants sous prétexte d’austérité.
Nous craignons cependant que l’université ne fasse finalement le choix de révéler une nouvelle fois la réalité de sa fonction : celui de faire du tri social, raciste et élitiste.
Comme nous le répétons chaque année, face à ces logiques mortifères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir auprès des étudiantes et étudiants “sans-fac” et poursuivra sa lutte contre la sélection sociale et raciste pour les années à venir.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 13 janvier 2026, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry a adopté à l’unanimité le nouveau calendrier universitaire pour l’année 2026-2027.
Ce calendrier est quasiment identique à celui de l’année en cours. La pré-rentrée débutera le lundi 31 août et les cours commenceront le lundi 07 septembre.
À nouveau, les 1ères évaluations du premier semestre sont situées avant les vacances de Noël, ce qui garanti une véritable coupure entre les semestres, permettant aux étudiantes et étudiants de bénéficier de 3 à 4 semaines de libres avant la reprise des cours le 25 janvier. Les rattrapages sont aussi conservés à la fin de chaque semestre, après une semaine de révision, afin de garantir les meilleures conditions de réussite pour toutes et tous.
Ce calendrier, extrêmement favorable pour les étudiantes et les étudiants, est le fruit d’un combat de longue haleine mené par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, majoritaire à l’université Paul-Valéry.
Aujourd’hui, la corporation professorale a changé de parti face au travail du SCUM, adoptant pour le première fois à l’unanimité le calendrier proposé par le syndicat.
Cette année encore, le travail de vigilance des élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” dans les différentes commissions et instances, associé au maintien d’un rapport de force constant et offensif mené par le SCUM face à la présidence depuis plusieurs années (manifestations, occupations et blocages de la présidence), a permis de conserver, une fois encore les vacances de Noël et les secondes évaluations à la fin de chaque semestre.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Des militaires qui entrent dans une université, tirent à balles réelles sur des étudiantes et étudiants et font 11 blessés, dont 5 par balles.
C’est ce qui s’est passé ce mardi 06 janvier 2026 à l’université palestinienne de Birzeit, située en Cisjordanie, dans laquelle un convoi militaire israélien a fait irruption afin d’empêcher la projection publique au sein du campus du film “La Voix de Hind Rajab”. Ce film, grand prix du jury à la Mostra de Venise, retrace l’histoire réelle d’une fillette de Gaza piégée sous les bombardements et qui appelle les secouristes, malheureusement dans l’impossibilité de lui venir en aide.
Ce raid militaire ordonné par le gouvernement israélien s’inscrit dans un contexte d’accentuation de l’occupation coloniale israélienne en Cisjordanie, en parallèle de la guerre génocidaire menée par Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza.
L’objectif de l’armée israélienne ce mardi était de terroriser, décourager et intimider les Palestiniens qui étudient dans cette université, connue pour être un important foyer de mémoire et de résistance culturelle, politique et académique face à la colonisation israélienne.
Une attaque qui concerne aussi l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
L’attaque militaire israélienne, perpétrée ce mardi, vise aussi à punir une université palestinienne qui ne se laisse pas isoler par Israël et qui parvient à tisser des liens académiques avec d’autres universités à travers le monde.
Dans ces circonstances, il est nécessaire que les étudiantes, étudiants et personnels de l’Université de Montpellier Paul-Valéry affirment leur solidarité envers les étudiantes, étudiants et personnels de l’université de Birzeit. Plus largement, dans une optique internationaliste, réaffirmons ensemble notre rejet du colonialisme israélien et des violences qu’il engendre.
Nous appelons à participer massivement au rassemblement de solidarité qui se tiendra ce jeudi 08 janvier 2026 à 13h30 devant l’entrée Atrium de l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
Ce mardi 02 décembre se déroulait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Cette instance était réunie afin de fixer le nombre de places et les critères de recrutement et sélection en Licence et Master pour l’année 2026-2027. C’est ce vote, basé sur les demandes des enseignants qui dirigent les formations, qui constitue la base du tri social et élitiste opéré en première année de Licence et en première année de Master.
Lors de la séance du CEVU de ce mardi, les élus “Super Chatons Ultra Mignons” du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont pris la parole pour s’opposer encore une fois à ces capacités d’accueil. Il s’agissait de se positionner contre les politiques de sélection, et donc voter contre la fixation des critères et quotas d’accueil en Licence et Master.
La question de la situation budgétaire critique de l’université a été longuement abordée, notamment le passage de la présidence au ministère qui s’est conclue par une proposition de passer d’environ 23 000 étudiantes et étudiants à 17 000 après l’annonce de la présidence d’une préparation d’une sixième année déficitaire. Pour le SCUM, ce n’est pas à l’université de devoir s’adapter toujours davantage aux politiques d’austérité budgétaire imposées par le gouvernement. A l’inverse, l’université doit les rejeter en permettant à chaque étudiante et étudiant de suivre le cursus de son choix.
Tout le monde s’en fout ?
Si l’action du SCUM s’est faite remarquer, les autres élues et élus étudiantes et étudiants “Solidaires Étudiant-e-s”, “Le Poing Levé” et “Renouveau Syndical” se sont aussi démarqués par leur absence totale lors de ce conseil malgré leurs grands discours contre la sélection et le racisme à chaque échéance électorale. Il était tout de même question du nombre de places accordées aux étudiantes et étudiants et donc du degré de sélection qu’ils risquent ainsi de subir.
Combatifs dans les médias pour dénoncer les politiques gouvernementales et se rassembler symboliquement devant l’université, la présidence et le corps enseignant se révèlent en réalité conservateurs lorsqu’il s’agit de perpétuer le tri social et élitiste via les plateformes Parcoursup et MonMaster.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir aux côtés des étudiantes et étudiants impactés par cette sélection. Nous ne sommes pas des numéros de dossier !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 18 novembre se tenait le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, dans lequel le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier représente les étudiantes et étudiants.
L’un des points abordés par cette instance dirigeante de l’université était le renouvellement du dispositif “Managexam”. Il s’agit d’un dispositif de télésurveillance pour les étudiantes et étudiants en EAD (Enseignement A Distance) qui sont à l’étranger, en outre-mer ou “empêchés”. En effet, bien qu’ils soient en Enseignement à Distance, ces étudiantes et étudiants sont forcés de revenir à l’université en fin d’année afin de passer leurs examens. Cette obligation d’examens en présentiel pour des cours en distanciel est un non-sens pédagogique, et c’est aussi une pénalisation pour celles et ceux qui les subissent : trajet et logement à payer, temps à libérer …etc. Au vu des contraintes provoquées par l’imposition de ces examens en présentiel, le dispositif “Managexam” apparaît comme une solution en permettant aux étudiantes et étudiants de l’EAD qui le souhaitent de passer leurs évaluations depuis chez eux.
Des examens différents pour les riches et pour les pauvres ?
Cependant, ce dispositif entraîne la création d’évaluations à deux vitesses, car il est facturé jusqu’à 180€ à celles et ceux qui l’utilisent.
D’un côté, les étudiantes et étudiants de l’EAD qui ont les moyens de payer ce tarif supplémentaire, au nombre de 45 seulement l’année dernière, bénéficient d’un continuum pédagogique entre leurs cours en distanciel et leurs examens en distanciel, et évitent un déplacement parfois compliqué.
De l’autre côté, celles et ceux, aussi en EAD, qui se retrouvent par l’instauration de ce véritable péage, privés d’un véritable continuum pédagogique et doivent donc se déplacer en présentiel. Nous rappelons que les étudiantes et étudiants en EAD paient déjà plus cher leurs frais d’inscription : 298€ au lieu de 178€ en Licence, et 374€ au lieu de 254€ en Master.
Le SCUM a donc proposé que l’université Paul Valéry propose le dispositif “Managexam” aux étudiantes et étudiants en Enseignement à Distance qui en font la demande, de façon gratuite. Malheureusement, le SCUM a été le seul à défendre cette proposition et l’intégralité des autres membres du Conseil d’Administration ont voté contre la gratuité de ce dispositif pour toutes et tous.
Une première avancée pour les plus précaires.
Cependant, nous avons obtenu une première avancée. Désormais, les étudiantes et étudiants en EAD les plus précaires qui souhaitent bénéficier de “Managexam” pourront effectuer une demande d’aide financière afin de se faire financer l’accès à ce dispositif.
Dans les instances des universités comme dans les mobilisations, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continue à agir et se mobiliser pour améliorer les conditions d’études !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Le vendredi 17 octobre, 16 vacataires du service des inscriptions administratives de l’Université Montpellier Paul-Valéry (dont 10 à temps plein) ont été prévenu·es d’un arrêt de leur activité, sans préavis. Après un premier rassemblement ce lundi 20 octobre, regroupant à la fois organisations politiques et syndicales, les étudiant·es ainsi que travailleur·euses de l’université, plusieurs tentatives de dialogues ont été menées afin d’obtenir des garanties et des réponses de la part de la Présidence. Face à l’évitement systématique de négocier tout maintien de poste via des réaffectations, en invoquant une “enveloppe d’heures arrivée à son terme” tout en reconnaissant des contrats “hors des clous” (à savoir, des CDD traités comme des vacations), la mobilisation est nécessaire pour établir un rapport de force là où le dialogue est rompu.
Les coupes budgétaires de 43,8 milliards proposées en juillet par le gouvernement attaquent directement les travailleur·euses, la jeunesse et conduisent à terme à la privatisation des services publics. À l’Université Paul-Valéry, la jeunesse étudiante subit lourdement ces attaques. Elles entraînent des retards importants dans l’attribution des bourses, la fermeture de places en formation, et les étudiant·es en situation de handicap voient leur accompagnement fortement diminué alors que les étudiant·es étranger·es subissent, en outre, la précarité et une sélection accrue. De plus, les coupes imposées par le gouvernement réduisent largement le budget des laboratoires de recherche. Enfin, pour les personnels, ces coupes entraînent une surcharge de travail et un sous-effectif structurels ainsi qu’un recours toujours plus fréquent aux contractuel·les et aux vacataires.
Les vacataires du service des inscriptions administratives, ainsi que les organisations politiques et syndicales de l’université, s’opposent fermement aux politiques d’austérités forcées au profit des grandes entreprises et de l’armée qui voit ses moyens augmentés de 6,7 milliards d’euros dans le budget 2026.
Nous appelons à la grève et à la mobilisation le jeudi 6 novembre. La journée commencera par un piquet de grève à 8h45, puis par un rassemblement à 10h30 devant le bâtiment L de la Présidence.
Signataires : SCUM -Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, CGT des Universités de Montpellier, Sud Education, Solidaires étudiants, Le Poing Levé
Lors du conseil académique de ce mardi 14 novembre, Enola Kraemer, membre du SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier a été élue vice-présidente étudiante de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Une première pour le SCUM et la représentation étudiante à Montpellier.
Aujourd’hui, le SCUM assoit un peu plus sa présence dans les diverses instances de l’université avec l’élection d’une vice-présidente étudiante SCUM, après trois ans de majorité étudiante à l’Université Paul-Valéry, mais aussi dans toute l’académie avec 4 élus étudiants sur 7 et un vice-président étudiant au CROUS. Le syndicat va pouvoir poursuivre et engager plus en avant le travail qu’il fait depuis plusieurs années au service des étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry.
En effet, lors des derniers mandats, le SCUM a obtenu de nombreuses victoires qui ont permis de considérablement améliorer les conditions de vie et d’études pour les étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry. Rien que sur cette dernière année nous avons obtenu :
Ce bilan, qui est le fruit de l’implication des étudiantes et étudiants bénévoles du SCUM, garantit aux étudiants que notre programme ambitieux n’est pas une succession de promesses sans lendemain.
Avec ses élus, le SCUM va tâcher de mettre en place :
La possibilité d’IVG médicamenteuse au sein des services de médecine préventive sur les campus.
Une véritable épicerie gratuite sur le campus.
La mise en ligne de l’intégralité des supports de cours.
Au-delà de cet aspect institutionnel, le SCUM va surtout continuer sa stratégie de lutte et de rapport de force mise en place depuis maintenant 12 ans, relayée dans les instances de l’université par un travail quotidien rigoureux. Nous comptons honorer la confiance que la majorité des étudiantes et étudiants nous ont accordée en poursuivant nos actions concrètes et nos mobilisations contre la précarité, contre la sélection et pour défendre notre droit à un avenir !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Engagé de longue date contre le racisme et l’antisémitisme à l’université, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM participe à la journée organisée par la Mission égalité de l’Université de Montpellier Paul-Valéry le mardi 04 novembre 2025.
Nous tiendrons notamment un stand de 12h à 17h dans le hall du rez-de-chaussée Atrium de l’université Paul-Valéry afin de récolter des témoignages sur le racisme à l’université et faire signer notre pétition pour faire révoquer les profs racistes de l’université, ainsi qu’un atelier-formation sur l’antisémitisme, de 16h30 à 18h en salle Archipel 1 de l’Atrium de l’université Paul-Valéry .
Le programme complet de la journée du 04 novembre contre le racisme :
La Mission Égalité et ses partenaires (Céméa, RUSF34, Cimade, Ademass, SCUM) organisent une journée pour apporter un regard scientifique, académique sur le sujet du racisme, pour « contrer » le caractère passionné de la question, les idées reçues, les raccourcis, stéréotypes… dans contexte social dégradé et la persistance d’inégalités basées sur l’origine réelle ou supposée dans le monde universitaire.
Les associations partenaires tiendront des stands d’informations dans le rez-de-chaussée de l’Atrium, de 12h à 18h.
Les Céméa ont prévu des ateliers à destination des étudiant·es en libre accès et un mur d’expression.
Exposition « Femmes, Migrations et interculturalité » organisée par l’association Ademass, qui fera de la médiation autour du sujet. À visiter du 4 au 7 novembre 2025, rez-de-chaussée de l’Atrium.
Entre 12H et 14h, dans le RDC Bas d’ATRIUM, à proximité de la Cafétaria du CROUS – L’Atelier de théâtre forum Agropolis, jouera une scène : “Les Emplumés”. A découvrir !
De 14h à 16h15, Ademass organise un workshop en salle Archipel 1 à l’Atrium autour de la construction d’un jeu de rôle pour sensibiliser sur les questions migratoires et le racisme. Inscriptions sur mission.egalite@univ-montp3.fr
14H15 – 17H15 : Cours ouvert : “Genèse idéologique et conséquences sociales du racisme” dans le cadre du cours “Sociologie de la connaissance” de Licence 2 de Sociologie, par Matthijs Gardenier – Salle 105 (Au dessus des Amphis 5,6,7) | Accès PMR
16h30 – 18h : Atelier de lutte contre l’antisémitisme – en salle Archipel 1 à Atrium – Proposé par le SCUM, avec Jonas Cardoso-Ach formateur au sein du collectif Golem. Inscriptions sur mission.egalite@univ-montp3.fr L’actualité nous le rappelle au quotidien : l’antisémitisme n’a pas disparu ! Au contraire, comme forme de racisme systémique, il est présent dans toutes les sphères de notre société. L’enseignement supérieur ne fait pas exception à la règle. Pour lutter, éviter de reproduire des biais ou des violences antisémites, il est nécessaire de se former, d’échanger, de s’interroger. Le Collectif Golem, propose donc un atelier dédié à la lutte contre l’antisémitisme dans une perspective antiraciste, entre rappels historiques, nouvelles formes à déceler, rôle des réseaux sociaux.
18H – 20H :Table ronde : « Racismes, mieux comprendre pour mieux lutter : approches théoriques et retours de terrain » – Auditorium de l’ATRIUM avec
– Gilles Guillon : neurosciences du racisme
– Roman Vareilles : sociologie des mouvements antiracistes dans la France contemporaine
– Mohamed Oulhint (Céméa) & représentations d’associations de lutte contre les discriminations raciales : retours d’expériences sur des actions de terrain
Alors que, dans les années récentes, le nombre d’étudiantes et étudiants bénéficiaires des APL est passé de 900 612 (34 %) à 730 000 (25 %) en 2024, cette réforme serait une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant. Le SCUM et l’Union Étudiante alertent sur cette proposition raciste qui promeut la préférence nationale : ce sont près de 300 000 étudiantes et étudiants qui se retrouveront sans APL ! Le gouvernement veut désormais mettre les étudiants étrangers à la rue !
Étant exclus du système de bourses, ces étudiantes et étudiants sont très souvent obligés de se salarier. Or, 22% des étudiantes et étudiants étrangers exercent une activité très concurrente à leurs études, plus de 20h par semaine et pendant 6 mois ou plus dans l’année [chiffres issus du dossier de rentrée 2025 de l’Union Étudiante]. Cette exclusion des APL intervient alors que les étudiant·es étranger·es sont déjà confronté·es à une grande précarité. D’après l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 62 % ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22 % des étudiantes et étudiants français.
Aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant pour être admis à l’Université et obtenir un visa, précarité financière explosive, discriminations dans l’accès au logement ou à l’emploi, frais d’inscription exorbitants à payer depuis Bienvenue en France – qui impose des frais d’inscription différenciés depuis 2019, difficultés pour les démarches administratives et en particulier pour les renouvellements de titres de séjour : désormais, leur accès à un logement digne, déjà difficile, sera rendu presque impossible.
En bref, ce projet de loi de finances prévoit très clairement de jeter les étudiantes et étudiants extracommunautaires dans la rue, sans aide au logement et alors que la précarité n’a jamais été aussi forte !