L’actualité de la section du SCUM de l’Université de Montpellier (Sciences, économie, éducation, gestion, STAPS, droit, médecine et autres filières de santé).
Ce lundi, 26 février, lors du Conseil Académique de l’Université de Montpellier, la présidence a refusé la banalisation des cours pour la journée internationale des droits des femmes le 8 mars.
Cette proposition, portée par les élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au travers d’une motion, avait pour objectif de permettre aux étudiantes et étudiants de pouvoir manifester librement en ne prenant pas en compte les absences lors de cette journée cruciale pour la lutte en faveur des droits des femmes.
C’était sans compter sur la présidence de l’Université qui, malgré ses différents “engagements” en faveur des droits des femmes, n’a pas accepté cette proposition, prétextant des difficultés insurmontables en termes organisationnels.
Alors même que les droits des femmes peinent à être entendus, que le nombre de féminicides ne cesse de croître et que les violences sexistes et sexuelles à l’Université se font de plus en plus nombreuses, cette décision est profondément regrettable.
🐱 Retour sur les résultats des élections des composantes des facultés des Sciences, Droit et Science politique et Éducation de l’Université de Montpellier , qui ont eu lieu en même temps que les élections au CROUS les 6 et 7 février !
↪️ Place au travail dans les instances afin d’améliorer les conditions d’études pour toutes et tous !
Ce samedi 27 janvier le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est réuni lors de son assemblée générale semestrielle.
Cette journée d’échanges et de discussion a été l’occasion de faire un retour critique de nos actions depuis notre dernière assemblée générale de juin 2023 : lutte pour faire inscrire les étudiants “sans-fac”, mobilisation avec les sans logement, distributions alimentaires et de protections périodiques, animation du foyer étudiant, soutien aux grévistes…etc
Cette journée a aussi permis de réorganiser le syndicat afin d’être davantage efficaces pour défendre les étudiantes et étudiants des différents campus.
Nous avons aussi défini nos perspectives d’activités et de mobilisations pour le semestre à venir 💪
Pour toutes ces initiatives et actions, les Super Chatons Ultra Mignons auront besoin de vous 😉
Les 6 et 7 février 2024 il y a les élections du conseil de ta faculté (Sciences, Droit et Sciences Politiques, Education), à l’Université de Montpellier.
Ce lundi 22 janvier à l’Université de Montpellier se tenait le premier Conseil Académique pour les nouveaux élus étudiants de la liste “Super Chatons Ultra Mignons”, portée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM). Cette première réunion de cette instance dirigeante de l’université revêtait une importance particulière. En effet, les élus étudiants ont dû élire la vice présidente-étudiante, les représentants des étudiants qui siégeront au sein de la commission disciplinaire, ainsi que celles et ceux qui siégeront au sein de la commission CVEC.
Des enjeux importants pour les étudiantes et étudiants :
La commission disciplinaire de l’université a pour tâche de juger et d’établir des sanctions à l’encontre des étudiantes et étudiantes de l’université accusées d’avoir enfreint le règlement intérieur. Les accusations de plagiat, de triche voire de violences y sont donc traitées, par des représentants des enseignants et des étudiants. La présence des élus étudiants y est capitale afin de s’assurer que les décisions soient les moins injustes possibles. A titre d’exemple, une étudiante en Master de la Faculté de Droit a été exclue de l’université pour avoir juste critiqué le contenu d’un cours dans un e-mail envoyé à d’autres étudiants. L’enseignante concernée et son égo ont donc jugé bon de virer cette étudiante et de la priver de la préparation de son diplôme ! Ici, la commission disciplinaire semble servir d’outil de répression et de censure à l’encontre de la communauté étudiante. Comment améliorer nos conditions d’études si toute critique, toute suggestion, est susceptible d’entraîner une exclusion de l’université ?
La commission CVEC sert à déterminer la répartition et l’utilisation du budget issu de la Contribution Vie Étudiante et de Campus. Il s’agit de la taxe dont les étudiantes et étudiants non-boursiers sont forcés de payer avant de faire leur inscription chaque année à l’université. Les fonds issus de cette taxe sont censés servir à l’amélioration de la vie étudiante dans divers domaines : culture, lutte contre la précarité, accès à la santé, vie associative …etc.
De plus, la réunion de ce lundi devait aussi aboutir à l’élection de la vice-présidence étudiante.
Une représentation étudiante renouvelée suite à l’élection de novembre.
Pour rappel, les résultats de l’élection des représentants étudiants aux conseils centraux de l’Université de Montpellier en novembre dernier ont été historiques. La liste étudiante majoritaire depuis près de 10 ans, “Z”élus”, officiellement apolitique, a perdu les élections dans deux secteurs de formation sur les trois de l’université. Seuls les étudiantes et étudiants du secteur Santé l’ont placée en tête. La liste syndicale du SCUM est arrivée première dans deux secteurs sur trois, et a totalisé plus de 40% des suffrages à l’échelle de l’université. Arrivée dernière avec moins de 12% des voix et perdant un quart de ses élus, la liste de l’UNI a été rejetée par la majorité des étudiantes et étudiants. Officiellement “de droite”, cette liste porte une vision excluante et élitiste de l’université et se pose clairement en ennemi des étudiantes et étudiants. L’UNI avait applaudi le commando d’extrême-droite qui avait tabassé des étudiantes et étudiants dans un amphi de la Faculté de Droit en 2018. Désormais, cette organisation soutient activement la récente “Loi Immigration” qui créé un nouveau statut discriminatoire et xénophobe pour les étudiants internationaux. Aux côtés du groupuscule d’extrême-droite “La Cocarde”, l’UNI est présente aux meetings d’Eric Zemmour et a même le soutien officiel, humain et logistique de son parti politique “Reconquête!” pour les prochaines élections des représentants étudiants au sein du conseil d’administration du CROUS.
Les choix des “Z’élus” : l’extrême-droite pour juger les étudiantes et étudiants, et la politique de Macron pour l’université.
Lors de la désignation des représentants étudiants au sein de la commission disciplinaire, 12 places devaient être attribuées aux élus étudiants siégeant dans ce conseil académique, par un vote de ces mêmes élus étudiants.
La liste, “Z’élus”, a fait le choix de désigner un membre de la liste de l’UNI pour la section disciplinaire, en lui attribuant 20 voix alors qu’un seul membre de l’UNI était présent au sein du Conseil, tout en s’en attribuant 9 sièges pour elle-même. Ainsi, les étudiants et étudiantes vont subir une politique disciplinaire encore plus répressive et idéologique, puisque l’UNI s’affiche en soutien indéfectible des sanctions les plus lourdes réclamées par les enseignants les plus réactionnaires. Nous rappelons que certains enseignants, comme Jean-Luc Coronel de Boissezon, avaient physiquement participé au commando d’extrême-droite qui avait tabassé des étudiantes et étudiants en 2018. En donnant à l’UNI, pourtant rejetée par les étudiants, le pouvoir de juger ces étudiantes et étudiants , la liste officiellement apolitique des “Z’élus” affiche un choix davantage dicté par une proximité idéologique que par le respect de la représentativité.
Dans ce contexte, on ne peut que s’inquiéter du fait que la liste des “Z’élus” se soit octroyée l’intégralité des sièges de représentants étudiants dans la commission CVEC. Les 100€ de taxes prélevés à chaque étudiant non boursier serviront t’ils pour l’accès à la santé, la lutte contre la précarité, ou plutôt au financement obscur des quelques BDE à l’initiative de cette liste ? Nous n’en saurons rien, puisque seuls les “Z’élus” seront juge et partie pour décider s’ils s’attribueront à eux-même l’argent des étudiants ou non.
Cette candidate des “Z’élus” à la vice-présidence étudiante étant soutenue par la présidence de l’université, le résultat du vote était déjà connu d’avance et son élection déjà acquise. Cependant, nous ne pouvions pas laisser sans aucune opposition une personne qui reprend mot pour mot les politiques du gouvernement qui précarise les étudiants, et qui s’allie avec l’extrême-droite. Nous avons donc fait le choix de présenter une candidate à cette fonction afin de porter l’exigence de la lutte contre la précarité , la sélection et les discriminations.
Malgré un contexte verrouillé par la présidence de l’université, nous nous félicitons d’avoir obtenu le soutien de 7 représentants des personnels et enseignants, en plus de nos 6 élus au Conseil Académique. Cela démontre qu’il est possible de convaincre malgré les embûches.
La défense des droits étudiants ne se limite pas aux instances restreintes de l’université. Au contraire, c’est par l’investissement d’un maximum d’étudiantes et d’étudiants, dans les actions et les mobilisations collectives portées par le SCUM, qu’on pourra obtenir des avancées et des améliorations de nos conditions de vies et d’études !
Avec vous toutes et tous, nous lutterons pour notre droit à un avenir.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
L’année 2023 s’achève dans un contexte où la précarité étudiante est toujours plus grandissante et les pouvoirs publics continuent de s’attaquer aux droits des étudiantes et étudiants. L’année 2024 sera rude et les combats à mener ne manqueront pas.
Avec le SCUM nous continuerons de mener les luttes contre la sélection à l’Université et la précarité étudiante afin d’améliorer les conditions d’étude et de vie de toutes et tous.
Si toi aussi tu veux lutter et combattre les politiques austéritaires et toujours plus violentes contre les étudiantes et étudiants, rejoins le SCUM ton syndicat local et combatif !
Retrouvez ici le plateau TV du SCUM sur Via Occitanie, consacré à la lutte contre la sélection sociale en Licence et Master.
Nous recevons aujourd’hui Matéo-Safti, membre du syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, Le SCUM. Nous évoquerons avec lui, le problème des « sans-facs » ou comment des étudiants, tout juste diplômés d’une licence se retrouvent sur le carreau, éjecté de leur propre fac. À la rentrée 2023, après un long travail de recensement et d’aide aux divers recours durant l’été, qui ont permis d’obtenir de nombreuses inscriptions, le SCUM a accompagné dans leurs démarches 131 étudiantes et étudiants sans affectation en Licence ou Master. Matéo Safti nous parlera de son engagement, et du combat de son syndicat pour faire valoir le droit de poursuivre sa scolarité normalement.
Ce mardi 05 décembre, la Commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) de l’Université Montpellier a de nouveau voté la sélection en Licence et Master pour l’année 2024. Des suppressions de places en Master science de l’eau, d’électronique, de santé, de sciences politiques ou encore d’entrepreneuriat et management. C’est une nouvelle attaque pour les étudiantes et étudiants de tous les secteurs de l’université : des sciences, de la santé, du droit ou d’économie.
Ce tri social et élitiste jette littéralement dans la rue des centaines d’étudiantes et d’étudiants chaque année, les privant d’accès à des cours, à un diplôme, à une bourse, et même à un visa étudiant pour celles et ceux qui viennent d’autres pays. Nous parlons des conséquences concrètes de la sélection à l’Université sur la vie des étudiantes et étudiants.
Des étudiantes et étudiants ont envahi le conseil pour protester contre cette nouvelle attaque aux droits étudiants et pour faire part des conséquences concrètes de la sélection à l’Université. Les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) se sont vigoureusement opposés aux votes des capacités d’accueil et de la sélection à l’Université.
Sans surprise, l’ensemble des élus du conseil ont préféré se taire et rester dans l’indifférence face aux témoignages des étudiantes et étudiants.
Nous remercions les étudiantes et étudiants pour leur confiance, qui nous a permis de passer de 3 à 8 sièges dans les différentes instances de l’université.
Désormais, les élues et élus du SCUM auront davantage de force pour faire appliquer des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vies et d’études : congés menstruels, maintien des rattrapages et mise en place de la « règle du max » pour les examens, gratuité des supports de cours, harmonisation par le bas des prix des cafés, refus de la sélection en Licence et Master, adaptation des locaux, règle verte …
Par ce vote, les étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont fait le choix massif de la lutte contre la précarité et la sélection. Nous les appelons à s’engager auprès du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier afin d’agir et lutter pour améliorer les conditions d’études et de vie !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Chaque année universitaire est marquée par l’accroissement de la sélection à l’université. Ce début d’année universitaire 2023-2024 n’y a malheureusement pas fait exception.
Refusés par les présidences d’universités et un corps professoral de plus en plus élitiste, des milliers d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent sur la touche, privés d’affectation dans une université. Lorsque la rentrée approche, ces étudiantes et étudiants, désormais “sans-fac”, se retrouvent angoissés et dans l’incertitude la plus complète concernant leur avenir. Cette sélection sociale n’a pas qu’un impact sur leur avenir, nous tenons également à rappeler que le fait d’être privés d’accès aux études, entraîne la perte du statut d’étudiant donc des bourses et du logement étudiant. La sélection sociale est une fabrique immédiate de la précarité, ainsi qu’une fabrique d’une future main-d’œuvre non diplômée destinée à des travails précaires.
Pour les étudiantes et étudiants internationaux, cette sélection entraîne la perte du visa étudiant et donc une probable expulsion du pays.
A Montpellier, une mobilisation de longue haleine face au corps professoral.
Chaque année à Montpellier, depuis 6 ans maintenant, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) mène une intense mobilisation afin que chacune et chacun puisse s’inscrire dans la filière de son choix.
Nous tenons à préciser ici que ce chiffre ne reflète pas correctement l’ampleur de la sélection sociale. Par exemple, à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. 21,82% : c’est le taux de réponses positives pour cette année dans cette université.
Il est important de souligner que plusieurs enseignants des deux universités, lorsque que nous les avons sollicités, nous ont aidé à débloquer plusieurs situations. Cependant, nous constatons malheureusement que cette année encore, les enseignants-chercheurs directeurs de master, peu importe leur étiquette politique, furent excessivement mobilisés afin d’empêcher des étudiantes et étudiants d’être inscrits dans le cursus de leur choix. Certains enseignants de l’université Paul-Valéry allant même jusqu’à réclamer une répression contre les “sans-fac” mobilisés. En la matière, nous ne pouvons que faire part de notre stupéfaction concernant les agissements du co-directeur du Master Cinéma, et secrétaire du SNESUP-FSU de Paul-Valéry, David Roche. En plus de carrément nier l’existence des biais discriminatoires dans l’enseignement supérieur, pourtant confirmés par la dernière étude de l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Égalité dans le Supérieur) il a fait convoquer une section disciplinaire à l’encontre d’un élu étudiant du SCUM afin d’essayer de le faire exclure de l’université. Le fait que notre élu soit racisé semble malheureusement parfaitement corroborer les postulats de l’étude scientifique de l’ONDES.
Suite à la mobilisation, de nombreux étudiants inscrits !
Cette mobilisation au long cours, éprouvante pour les étudiantes et étudiants concernés, n’aura pas été vaine pour autant. Plus de la moitié des “sans-fac” mobilisés avec le SCUM ont finalement reçu une proposition d’admission, et au final, 41 étudiantes et étudiants sont inscrits dans la filière de leur choix grâce à la lutte.
Si nous nous félicitons de ces résultats, nous n’oublions pas que beaucoup d’étudiantes et d’étudiants ont finalement baissé les bras face aux refus froids et indifférents des enseignants, ou face aux propositions d’admissions comiques qui leur étaient faites. Vous vous interrogez sur la pertinence d’un cursus en Master Sociologie quand on était en Licence art du spectacle auparavant ? Nous aussi.
La question de la sélection en 2024 à l’Université Paul-Valéry
A la date d’aujourd’hui, la présidente Anne Fraïsse n’a toujours pas obtenu de dotation budgétaire à la hauteur des besoins de l’établissement, ce qui impliquerait donc un non vote des quotas de sélection. Finalement, elle semble avoir trouvé un tour de passe-passe administratif pour tout de même en faire voter en décembre. Qu’une présidence d’université semble davantage motivée à restreindre l’accès aux études pour encore plus d’étudiantes et d’étudiants, plutôt que se battre afin d’obtenir davantage de moyens pour pouvoir accueillir tout le monde dans de bonnes conditions, ça ne doit cependant pas nous étonner.
Ici, l’université ne fait que révéler la réalité de sa fonction : celui de faire du tri social et élitiste.
Face à ces logiques mortifères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir auprès des étudiantes et étudiants sans-fac et poursuivra sa lutte contre la sélection sociale pour les années à venir.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr