Chaque année universitaire est marquée par l’accroissement de la sélection sociale à l’université. Ce début d’année 2025-2026 l’a de nouveau démontré.
Refusés par les présidences d’universités et un corps professoral de plus en plus élitiste, des milliers d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent sur la touche, privés d’affectation dans une université, alors qu’ils ont pourtant obtenu le diplôme requis : le baccalauréat pour entrer en première année de Licence, et le diplôme de Licence pour entrer en première année de Master. Lorsque la rentrée approche, ces étudiantes et étudiants, désormais “sans-fac”, se retrouvent angoissés et dans l’incertitude la plus complète concernant la suite de leur cursus. Impactant majoritairement des étudiantes et étudiants qui ont eu un parcours scolaire parfois sinueux et souvent marqué par la précarité, le tri opéré via les plateformes Parcoursup et MonMaster est une véritable sélection sociale. De plus, nous constatons cette année encore que les personnes refusées en Licence et Master ont majoritairement des patronymes “étrangers”, ce qui corrobore tristement l’étude de scientifique de l’ONDES qui établissait d’importants biais racistes dans les processus de sélection universitaires.
Cette sélection sociale n’a pas qu’un impact sur leur avenir académique et professionnel, le fait d’être privés d’accès aux études entraîne la perte du statut d’étudiant donc des bourses et du logement étudiant. La sélection sociale est une fabrique immédiate de la précarité, ainsi que la fabrique d’une future main-d’œuvre non diplômée destinée à des métiers précaires.
Pour les étudiantes et étudiants internationaux, cette sélection entraîne la perte du visa étudiant et donc l’impossibilité de travailler, la suspension des APL, ainsi qu’une probable expulsion du pays.
À Montpellier, une mobilisation de longue date face au corps professoral.
Chaque année à Montpellier, depuis 10 ans maintenant, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) mène une intense mobilisation afin que chacune et chacun puisse s’inscrire dans la filière de son choix.
A la rentrée 2025, après un long travail de recensement et d’aide aux divers recours durant l’été, qui a permis d’obtenir de nombreuses inscriptions, le SCUM a recensé et accompagné dans leurs démarches 72 étudiantes et étudiants qui étaient sans affectation en Licence ou Master après avoir épuisé les recours, même si tous ces étudiantes et étudiants n’ont pas pu se mobiliser au sein du collectif de “sans-fac”, par contrainte de temps, d’éloignement géographique, ou simplement par découragement face au corps professoral tout puissant concernant leur inscription.
Nous tenons à préciser ici que ce chiffre ne reflète absolument pas l’ampleur de la sélection sociale. Par exemple, en 2023 à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. 21,82% : c’est le taux de réponses positives dans cette université.
Fait à souligner cette année, une partie importante des étudiantes et étudiants qui nous ont contactés sont sans affectation en Licence, ce qui n’est pas arrivé lors de nos dernières campagnes. Si cela témoigne malheureusement d’une sélection violente avant même l’entrée à l’université, nous nous réjouissons d’être connus par les néo-bacheliers, notamment grâce à la médiatisation de nos actions. Celles et ceux refusés savent qu’ils peuvent compter sur le SCUM pour défendre leur droit à étudier. C’est aussi un signe d’espoir : les néo-bacheliers ne se résignent pas face à une sélection à l’université qui n’est pas complètement normalisée.
Cependant, nous constatons malheureusement que cette année encore, les directeurs de Master, main dans la main avec les présidences d’universités, furent excessivement mobilisés afin d’empêcher des étudiantes et étudiants d’être inscrits dans le cursus de leur choix.
Une répression par la menace et l’intimidation dans les deux universités montpelliéraines
En effet, la campagne des “sans-fac” de cette année fut marquée par de multiples menaces, intimidations et poursuites disciplinaires de la part des professeurs, mettant en jeu les espoirs d’inscription des étudiantes et étudiants mobilisés.
A l’Université de Montpellier Paul-Valéry, c’est une professeure, également responsable de Master, qui poursuit des représentants syndicaux du SCUM et une étudiante “sans-fac”. Ils sont désormais convoqués en “section disciplinaire” et risquent l’exclusion définitive de l’université.
La raison ? Ces étudiants engagés ont saisi l’occasion de la fin d’un cours pour demander à cette enseignante les raisons de la non-admission de l’étudiante dans le Master qu’elle codirige, sans que celle-ci ne daigne répondre. S’ensuit une odieuse et humiliante convocation de l’étudiante par le Vice-président de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Pour rappel, cette étudiante, lors du jour des faits, est partie précipitamment, fondant en larmes face au mépris et au cynisme de la professeure. A noter que cette responsable de Master a carrément osé réclamer des jours d’ITT (Interruption de Travail) suite à ce terrible évènement : voir une étudiante pleurer à cause d’elle.
Outre les quelques jours de vacances gracieusement accordées à cette professeure qui ne s’est pas privée d’une saisine de la section disciplinaire à notre encontre, c’est la présidente de l’université en personne qui a contacté, plusieurs fois dans une journée et par différents canaux (dont son téléphone personnel), un des élus du SCUM au Conseil d’Administration de l’université, pour exiger du collectif de “sans-fac” de ne plus entrer en contact avec les responsables de Master pour espérer décrocher des inscriptions.
Bien plus qu’un simple conseil, ce fut en réalité un chantage aux inscriptions qui a eu lieu, la présidente Anne Fraïsse menaçant le collectif de “sans-fac” d’annuler les propositions d’admissions des étudiants déjà obtenues suite à la mobilisation. Ces mêmes propositions d’admissions arrangées furent d’ailleurs carrément suspendues dans l’attente d’un courrier d’excuses à destination de la professeure de la part du SCUM et de l’étudiante “sans-fac”. A l’intimidation s’ajoute désormais une volonté d’humiliation claire.
Du côté de l’Université de Montpellier – UM, c’est Guylain Clamour, le doyen de la faculté de Droit qui nous a mis en demeure d’arrêter d’aller voir les responsables de Master à la suite de plusieurs signalements de responsables de Master dérangés de voir des “sans-fac” et des syndicalistes leur demandant des inscriptions lors d’échanges pourtant cordiaux. Cette mise en demeure fut accompagnée d’une incitation à plutôt nous tourner vers des “acteurs institutionnels” pour évoquer les situations des “sans-fac”, ce qui est une curieuse demande de la part d’un doyen qui ne nous a toujours pas accordé de rendez-vous à ce jour. Guylain Clamour ne semble donc pas se considérer lui-même comme un acteur institutionnel …
C’est ce même doyen qui, quelques jours plus tard, a convoqué dans son bureau un militant et élu du SCUM, suite à une intervention de ce dernier à la rentrée solennelle de la Faculté de Droit pour alerter sur la situation des “sans-fac”, nombreuses et nombreux dans cette filière où la sélection sociale et raciste est la plus forte.
Ces agissements de la part des directions d’universités et des responsables de Master ne sont pas sans rappeler la répression subie ces dernières années par les militantes et militants du SCUM.
Dans les échanges de mails, la présidente utilise le terme “agresseurs” pour désigner le SCUM et les “sans-fac”, et cette professeure a utilisé le terme “se retrancher” pour parler de sa marche vers son bureau, reprenant un vocable lié à des attaques terroristes ou à des agressions physiques, ce qui n’a pas eu lieu.
Suite à la mobilisation, de nombreux étudiants inscrits !
Cette mobilisation au long cours, éprouvante pour les étudiantes et étudiants concernés, n’aura pas été vaine pour autant. Finalement, 29 “sans-fac” mobilisés avec le SCUM ont reçu une proposition d’admission grâce à la lutte. 14 d’entre elles et eux ont même obtenu leur inscription dans la filière qu’ils voulaient en premier choix !
À l’Université Paul-Valéry, 21 inscriptions ont été obtenues, dont 12 dans le Master demandé en premier choix.
À l’Université de Montpellier, le collectif a obtenu 8 inscriptions.
Si nous nous félicitons de ces résultats, nous tenons à souligner que 34 étudiantes et étudiants se retrouvent toujours sans solution acceptable, dont 14 Paul-Valéry et 20 à l’UM. Nous n’oublions pas que beaucoup d’étudiantes et d’étudiants ont finalement baissé les bras face aux refus froids et indifférents des enseignants, ou face aux propositions d’admissions comiques qui leur étaient faites. Vous vous interrogez sur la pertinence d’un cursus en Master Sociologie quand on était en Licence art du spectacle auparavant ? Nous aussi.
Quand les présidences d’université ou le rectorat ne réorientent pas de force les étudiantes et les étudiants dans une filière au hasard, c’est ce dernier qui leur propose la bonne formation… mais à des milliers de kilomètres de leur lieu de vie et de travail.
La question de la sélection en 2025 à l’Université Paul-Valéry
Après avoir fait un tour de passe-passe en 2023 avant de tout de même faire appliquer la sélection malgré le déficit chronique de l’université, aujourd’hui la présidente Anne Fraïsse se démène pour son budget, action au ministère avec les présidents d’université ; mais aussi témoignage dans les médias de la baisse globale du budget des universités, et en particulier de l’Université Paul-Valéry. Selon ses termes, un déficit de 12,9 millions d’euros aujourd’hui, avec une piste pour résorber ce déficit, une ignoble multiplication par 10 des frais d’inscription. 5 250€ en Licence et 5 000€ le Master avec respectivement 1 750€ et 2 500€ en plus par redoublement. Pour les étudiants extra-communautaires, l’ignominie est absolue, plus de 83 000€ en licence et 75 400€ en Master. ça se passe de commentaire.
À ce jour, l’université Paul-Valéry n’a toujours pas de dotation budgétaire à la hauteur des besoins de l’établissement, ce qui impliquerait donc un non-vote des quotas de sélection, comme le SCUM l’a encore une fois rappelé en commission des finances le 10 décembre et en conseil d’administration le 16 décembre. D’ailleurs, nous constatons avec effarement que dans les différentes instances de cette université, aucun des représentants des enseignants ne s’est opposé à la mise en place de cette sélection sociale et raciste.
Espérons que les présidences d’université agiront pour obtenir davantage de moyens pour accueillir tout le monde dans de bonnes conditions plutôt que de restreindre l’accès aux études à plus d’étudiantes et étudiants sous prétexte d’austérité.
Nous craignons cependant que l’université ne fasse finalement le choix de révéler une nouvelle fois la réalité de sa fonction : celui de faire du tri social, raciste et élitiste.
Comme nous le répétons chaque année, face à ces logiques mortifères, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir auprès des étudiantes et étudiants “sans-fac” et poursuivra sa lutte contre la sélection sociale et raciste pour les années à venir.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Des enjeux importants pour les étudiantes et étudiants :
La commission disciplinaire de l’université a pour tâche de juger et d’établir des sanctions à l’encontre des étudiantes et étudiantes de l’université accusées d’avoir enfreint le règlement intérieur. Les accusations de plagiat, de triche voire de violences y sont donc traitées, par des représentants des enseignants et des étudiants. La présence des élus étudiants y est capitale afin de s’assurer que les décisions soient les moins injustes possibles. A titre d’exemple, une étudiante en Master de la Faculté de Droit a été exclue de l’université pour avoir juste critiqué le contenu d’un cours dans un e-mail envoyé à d’autres étudiants. L’enseignante concernée et son égo ont donc jugé bon de virer cette étudiante et de la priver de la préparation de son diplôme ! Ici, la commission disciplinaire semble servir d’outil de répression et de censure à l’encontre de la communauté étudiante. Comment améliorer nos conditions d’études si toute critique, toute suggestion, est susceptible d’entraîner une exclusion de l’université ?
De plus, le conseil de ce lundi devait aussi aboutir à l’élection de la vice-présidence étudiante.
Une représentation étudiante renouvelée suite à l’élection de novembre.
Les choix des “Élum” : Uniquement leur point de vue pour juger les étudiantes et étudiants, et la politique de Macron pour l’université.
Lors de ce Conseil Académique, les élus étudiants votaient pour l’attribution des 12 places au sein de la commission disciplinaire.
Dans ce contexte, la liste “Elum” officiellement apolitique est restée fidèle à son corporatisme habituel. Non content de disposer des 20 voix sur 40, les “Elum” ont fait le choix de s’approprier les 12 sièges dans cette commission au détriment de toute représentativité vis-à-vis des autres listes présentes. Un choix dans la droite ligne d’un corporatisme qui fait fi de toute nécessité de représentativité et cherche à monopoliser chaque poste, pour rester dans les bonnes grâces de la présidence et maintenir l’opacité dans les instances de l’Université.
Cette candidate des “Élum” à la vice-présidence étudiante étant soutenue par la présidence de l’université, le résultat du vote était déjà connu d’avance et son élection déjà acquise. Cependant, nous ne pouvions pas laisser sans aucune opposition une personne qui reprend mot pour mot les politiques du gouvernement qui précarise les étudiants. Nous avons donc fait le choix de présenter un candidat à cette fonction afin de porter l’exigence de la lutte contre la précarité , la sélection sociale et raciste et les discriminations dans l’enseignement supérieur.
Malgré un contexte verrouillé par la présidence de l’université, nous nous félicitons d’avoir obtenu le soutien de 6 représentants des personnels, enseignants et doctorants en plus de nos 5 élus étudiants au Conseil Académique. Cela démontre qu’il est possible de convaincre malgré la radicalité de nos prétentions.
La présidence de l’Université menace et intimide face à la dénonciation de la sélection raciste
Sous couvert d’une question posée sur “la raison pour laquelle le SCUM parle d’une sélection raciste”, le Directeur de l’UFR Sciences Jean Michel Marin a affirmé que le SCUM cherchait à provoquer le corps enseignant à travers cette expression. Reconnaissons sa démarche, il reconnaît la légitimité de l’étude de l’ONDES “Si y a des biais sociologiques, il faut les étudier”. Il est dommage qu’il n’aille pas jusqu’à en tirer les conséquences : l’université n’est pas imperméable au racisme structurel de la société française, qui se répercute de manière systémique dans un tri social et raciste. Aujourd’hui, un étudiant ou une étudiante dont le nom et le prénom signale une origine juive ou maghrébine à 15% de chance de moins d’accéder à un master relativement à une candidate avec un nom et un prénom signalant une appartenance à la majorité de la population française. (ONDES, Rapport d’étude n° 24-01, Sélection à l’entrée en master : les effets de l’origine et de la religion).
Mais dans ce Conseil Académique, l’intimidation et la menace ont franchi un cap. Mr Marin a menacé d’attaquer le SCUM en justice pour diffamation. Plus encore, le président Philippe Augé, a expliqué avoir étudié la possibilité de saisir le procureur ou déposer une plainte contre nous et qu’il envisage de le faire en fonction de notre discours durant ce nouveau mandat. Soyons clairs, nous n’avons rien à nous reprocher et cette tentative d’intimidation ne nous fera pas reculer lorsqu’il s’agit de défendre les étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier.
La défense des droits étudiants ne se limite pas aux instances restreintes de l’université. Au contraire, c’est par l’investissement d’un maximum d’étudiantes et d’étudiants dans les actions et les mobilisations collectives portées par le SCUM qu’on pourra obtenir des avancées et des améliorations de nos conditions de vies et d’études !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 13 janvier 2026, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry a adopté à l’unanimité le nouveau calendrier universitaire pour l’année 2026-2027.
Ce calendrier est quasiment identique à celui de l’année en cours. La pré-rentrée débutera le lundi 31 août et les cours commenceront le lundi 07 septembre.
À nouveau, les 1ères évaluations du premier semestre sont situées avant les vacances de Noël, ce qui garanti une véritable coupure entre les semestres, permettant aux étudiantes et étudiants de bénéficier de 3 à 4 semaines de libres avant la reprise des cours le 25 janvier. Les rattrapages sont aussi conservés à la fin de chaque semestre, après une semaine de révision, afin de garantir les meilleures conditions de réussite pour toutes et tous.
Ce calendrier, extrêmement favorable pour les étudiantes et les étudiants, est le fruit d’un combat de longue haleine mené par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, majoritaire à l’université Paul-Valéry.
Aujourd’hui, la corporation professorale a changé de parti face au travail du SCUM, adoptant pour le première fois à l’unanimité le calendrier proposé par le syndicat.
Cette année encore, le travail de vigilance des élus “SCUM – Super Chatons Ultra Mignons” dans les différentes commissions et instances, associé au maintien d’un rapport de force constant et offensif mené par le SCUM face à la présidence depuis plusieurs années (manifestations, occupations et blocages de la présidence), a permis de conserver, une fois encore les vacances de Noël et les secondes évaluations à la fin de chaque semestre.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Des militaires qui entrent dans une université, tirent à balles réelles sur des étudiantes et étudiants et font 11 blessés, dont 5 par balles.
C’est ce qui s’est passé ce mardi 06 janvier 2026 à l’université palestinienne de Birzeit, située en Cisjordanie, dans laquelle un convoi militaire israélien a fait irruption afin d’empêcher la projection publique au sein du campus du film “La Voix de Hind Rajab”. Ce film, grand prix du jury à la Mostra de Venise, retrace l’histoire réelle d’une fillette de Gaza piégée sous les bombardements et qui appelle les secouristes, malheureusement dans l’impossibilité de lui venir en aide.
Ce raid militaire ordonné par le gouvernement israélien s’inscrit dans un contexte d’accentuation de l’occupation coloniale israélienne en Cisjordanie, en parallèle de la guerre génocidaire menée par Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza.
L’objectif de l’armée israélienne ce mardi était de terroriser, décourager et intimider les Palestiniens qui étudient dans cette université, connue pour être un important foyer de mémoire et de résistance culturelle, politique et académique face à la colonisation israélienne.
Une attaque qui concerne aussi l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
L’attaque militaire israélienne, perpétrée ce mardi, vise aussi à punir une université palestinienne qui ne se laisse pas isoler par Israël et qui parvient à tisser des liens académiques avec d’autres universités à travers le monde.
Dans ces circonstances, il est nécessaire que les étudiantes, étudiants et personnels de l’Université de Montpellier Paul-Valéry affirment leur solidarité envers les étudiantes, étudiants et personnels de l’université de Birzeit. Plus largement, dans une optique internationaliste, réaffirmons ensemble notre rejet du colonialisme israélien et des violences qu’il engendre.
Nous appelons à participer massivement au rassemblement de solidarité qui se tiendra ce jeudi 08 janvier 2026 à 13h30 devant l’entrée Atrium de l’Université de Montpellier Paul-Valéry.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
Ce mercredi 10 décembre 2025 a eu lieu le premier Conseil d’Administration (CA) de l’Université de Montpellier. Un premier CA d’installation qui fait suite aux élections des différents collèges de l’Université de Montpellier. Ainsi, la liste “Super Chatons Ultra Mignons : contre la précarité et la sélection à l’Université” était représentée par ses deux élu·es afin de défendre les intérêt des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier.
Seul point inscrit à l’ordre du jour : le vote de quatre personnalités qualifiées qui siègeront également dans ce conseil pour les quatre années à venir. Présenté·es par la liste du président de l’université Philippe Augé, chaque personnalité à fait l’objet d’une présentation. Ainsi ont été désignés Arnaud Pradel – Société Horiba Médical ; Anne-lise Melki ; Anne Emmanuelle ROUSSEAU – BRL (groupe de gestion de l’eau) ; Catherine Baldo – Banque Populaire du Sud.
Mais ce Conseil d’Administration ne s’est finalement pas tenu au seul vote de ces personnalités extérieures. En effet, cela a été l’occasion, notamment pour la liste syndicale d’opposition “Pour une Université de Service public” et la liste du SCUM “Super Chatons Ultra Mignons” d’introduire ce conseil par une déclaration liminaire. Un exercice qui consiste à donner les grandes lignes des prochaines années dans les conseils.
Ainsi, pour la liste “Super Chatons Ultra Mignons”, cette déclaration a pris la forme d’un état des lieux sur le cadre institutionnel de l’Université de Montpellier, notamment dans le cadre du projet de passage en grand établissement pour l’année 2027. Effectivement, un tel projet pourrait attaquer les droits des étudiantes et étudiants, comme cela a pu déjà être observé dans d’autres établissements passés sous ce statut, comme l’augmentation des frais d’inscription renforçant de fait la sélection sociale. De plus, ce statut est historiquement lié à une remise en cause des statuts des personnels fonctionnaires, ouvrant la voie à la précarisation du travail, ce qui ne fera qu’aggraver les conditions des travailleuses et travailleurs de l’Université et dont les conditions d’étude des étudiantes et étudiants vont pâtir.
Ces résultats ont suscité de vives réactions au sein du Conseil, notamment de la part de M. Christian Assaf, représentant officiel de la Région Occitanie, qui a remis en cause la légitimité de ces données, allant jusqu’à mettre en doute la réalité d’un antisémitisme présent dans la sélection universitaire. Nous soulignons la gravité d’un tel déni dans un contexte d’augmentation de l’antisémitisme, ainsi que la dangerosité de remettre en cause des travaux scientifiques indépendants, menés par des chercheuses et chercheurs de l’Université Gustave Eiffel.
Ce racisme structurel à l’Université se manifeste à plusieurs niveaux. Il se traduit d’abord par des propos racistes et islamophobes, tels que celui rapporté par une étudiante de l’Université de Montpellier : « Nous, on n’aime pas trop les voilées ». Mais il a aussi des conséquences tragiques, comme en témoigne le drame survenu à Rouen en mars 2025, où un étudiant a tenté de mettre fin à ses jours suite au harcèlement raciste dont il était l’objet de la part d’un professeur, révélant la détresse profonde engendrée par les discriminations quotidiennes vécues par de nombreux étudiants et de nombreuses étudiantes.
Quelques semaines après le vote massif des étudiantes et étudiants en leur faveur, les “Super Chatons Ultra Mignons” du SCUM s’illustrent comme les seuls opposants au projet de grand établissement de l’Université de Montpellier et aux politiques de tri social et raciste. Au-delà des instances universitaires, nous appelons les étudiantes et étudiants à nous rejoindre afin de construire ensemble les futures mobilisations qui nous permettront d’obtenir des avancées concrètes pour l’amélioration de nos conditions d’études et de vie !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 02 décembre se déroulait le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Cette instance était réunie afin de fixer le nombre de places et les critères de recrutement et sélection en Licence et Master pour l’année 2026-2027. C’est ce vote, basé sur les demandes des enseignants qui dirigent les formations, qui constitue la base du tri social et élitiste opéré en première année de Licence et en première année de Master.
Lors de la séance du CEVU de ce mardi, les élus “Super Chatons Ultra Mignons” du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont pris la parole pour s’opposer encore une fois à ces capacités d’accueil. Il s’agissait de se positionner contre les politiques de sélection, et donc voter contre la fixation des critères et quotas d’accueil en Licence et Master.
La question de la situation budgétaire critique de l’université a été longuement abordée, notamment le passage de la présidence au ministère qui s’est conclue par une proposition de passer d’environ 23 000 étudiantes et étudiants à 17 000 après l’annonce de la présidence d’une préparation d’une sixième année déficitaire. Pour le SCUM, ce n’est pas à l’université de devoir s’adapter toujours davantage aux politiques d’austérité budgétaire imposées par le gouvernement. A l’inverse, l’université doit les rejeter en permettant à chaque étudiante et étudiant de suivre le cursus de son choix.
Tout le monde s’en fout ?
Si l’action du SCUM s’est faite remarquer, les autres élues et élus étudiantes et étudiants “Solidaires Étudiant-e-s”, “Le Poing Levé” et “Renouveau Syndical” se sont aussi démarqués par leur absence totale lors de ce conseil malgré leurs grands discours contre la sélection et le racisme à chaque échéance électorale. Il était tout de même question du nombre de places accordées aux étudiantes et étudiants et donc du degré de sélection qu’ils risquent ainsi de subir.
Combatifs dans les médias pour dénoncer les politiques gouvernementales et se rassembler symboliquement devant l’université, la présidence et le corps enseignant se révèlent en réalité conservateurs lorsqu’il s’agit de perpétuer le tri social et élitiste via les plateformes Parcoursup et MonMaster.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir aux côtés des étudiantes et étudiants impactés par cette sélection. Nous ne sommes pas des numéros de dossier !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Durant les mois d’octobre et novembre, le SCUM a sondé 300 étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier, les résultats sont compilés dans ce dossier. Parmi ces résultats, plusieurs chiffres choquants, 90% des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont déjà ressenti une détresse psychologique. Le syndicat détaille aussi ses propositions applicables immédiatement au sein des campus à l’occasion des élections étudiantes du Jeudi 27 Novembre.
Cette enquête dresse un constat sans appel : étudier à l’Université de Montpellier s’apparente à un véritable parcours du combattant. Loin d’être l’espace d’émancipation promis, l’Université est devenue le théâtre d’une crise sanitaire, sociale et académique, organisée par l’état.
41% de la population étudiante de l’Université de Montpellier avoue sauter des repas faute de moyens,démontrant l’ampleur de la précarité. Le SCUM a beau organiser la solidarité avec des distributions de plus de 15 000 colis alimentaires en 2024-2025, cette aide n’est qu’un palliatif à une défaillance systémique. Cette pénurie matérielle impose des sacrifices dramatiques pour les étudiantes et étudiants : non seulement l’accès à la nourriture et à un logement digne, mais aussi le renoncement à la vie sociale pour 73% du corps étudiant, alors que celle-ci essentielle à l’équilibre psychologique.
La conséquence directe de cette précarité est le recours massif au travail salarié, impliquant près d’un tiers des étudiants. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité de survie, alors que le travail est la cause principale de l’échec et de l’abandon dans l’enseignement supérieur.
À cette pression matérielle s’ajoute la sélection, système fait pour exclure de l’université. MonMaster fait peser sur les étudiants de licence une angoisse quotidienne sur leur avenir, désignée comme l’un des principaux facteurs de stress par 70 % des répondants. Cette pression académique, combinée à la précarité, crée un terrain fertile pour la détresse psychologique.
La conjonction de la précarité et de la sélection a pour conséquence une crise sanitaire étudiante généralisée. L’enquête atteste d’une dégradation de la santé mentale chez la quasi-totalité du corps étudiant de l’Université de Montpellier, avec 90 % ayant déjà vécu des épisodes de détresse psychologique. La souffrance est extrême pour un tiers d’entre eux, cumulant isolement social, troubles du sommeil et perte d’appétit.
Face à cette urgence, les dispositifs de soutien psychologique sont largement insuffisants, fragmentés et mal communiqués, ne pouvant de toute façon être qu’un palliatif aux problèmes structurels. Ce ne sont pas des psychologues supplémentaires qui résoudront le problème des loyers impayés ou de la faim.
Aujourd’hui, les résultats de cette enquête montrent que la précarité et la sélection, combats historiques du SCUM, sont bien les principaux problèmes des étudiants. Les différentes victoires obtenues par les élus Super Chatons Ultra Mignons montrent que les méthodes du syndicat sont les bonnes ; le SCUM va donc continuer sa stratégie de construction de rapports de force pour améliorer les conditions de vie des étudiantes et des étudiants.
À l’occasion des élections étudiantes de l’Université de Montpellier, le SCUM présente des mesures immédiates à mettre en place à l’Université de Montpellier face à la gravité de la situation. Le SCUM défend des propositions applicables sans délai : de l’exonération des frais d’inscription pour les plus précaires à la mise à disposition massive de protections périodiques réutilisables, en passant par l’installation de parkings sécurisés pour les mobilités douces .
Le SCUM continuera de mener la bataille : seule l’action collective et la pression exercée sur les responsables permettront de gagner des avancées pour les conditions de vie de toutes et tous les étudiants.
Entre précarité, crise de la santé mentale, discriminations. Étudier à l’Université de Montpellier, un véritable parcours du combattant.
Durant les mois d’octobre et novembre, le SCUM a sondé 300 étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier, les résultats sont compilés dans ce dossier. Parmi ces résultats, plusieurs chiffres choquants, 90% des étudiantes et étudiants de l’Université de Montpellier ont déjà ressenti une détresse psychologique. Le syndicat détaille aussi ses propositions applicables immédiatement au sein des campus à l’occasion des élections étudiantes du Jeudi 27 Novembre.