Ce mardi 26 septembre 2023, le Conseil d’Administration de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a adopté à l’unanimité une nouvelle convention de gestion déléguée de photocopieurs et imprimantes de l’université. A partir de jeudi 28 septembre 2023, un crédit d’impression annuel d’un montant de 6€, soit 100 impressions, sera attribué automatiquement aux étudiantes et étudiants de l’université Paul-Valéry, directement crédité sur chaque carte étudiante.
Il s’agit de l’aboutissement d’un travail et d’une revendication de longue haleine du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM). En effet, dès mai 2021, les élus étudiants du SCUM avaient déposé une motion afin de mettre en place un crédit d’impression. Pendant plus de deux ans, de nombreuses réunions ont permis de formaliser cette proposition, avec l’appui de la présidence concernant la négociation avec l’entreprise prestataire.
Cette mesure obtenue par le SCUM découle du constat que les enseignements évoluent, et depuis plusieurs années l’outil informatique prend une place de plus en plus importante au niveau pédagogique pour les étudiants. Cette tendance de fond se matérialise par la nécessité d’imprimer et photocopier divers types de documentations afin de suivre un cursus universitaire dans de bonnes conditions : notes de cours, exposés, mémoires, thèses …etc.
Dans un contexte de précarisation accrue des étudiantes et étudiants, dont témoignent les files d’attentes impressionnantes aux distributions alimentaires du SCUM, cette nécessité d’imprimer des documents relatifs aux cours peut générer de fortes inégalités entre étudiants. En effet, certains n’ont pas les ressources financières nécessaires pour imprimer ou photocopier des documents nécessaires aux cours, aux révisions et à certains examens.
Cette nouvelle victoire concrète obtenue par le SCUM s’inscrit dans nos initiatives et combats plus larges contre la précarité étudiante. Nous continuerons à être une force de proposition, de travail et de lutte afin d’améliorer les conditions d’études et de vies de toutes et tous.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Métropolitain / Actu.fr du 28/09/2023 – “Montpellier : qu’est-ce que le crédit photocopie offert aux étudiants de l’université Paul-Valéry ?” : https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-qu-est-ce-que-le-credit-photocopie-offert-aux-etudiants-de-l-universite-paul-valery_60139188.html
A l’appel du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), les étudiantes et étudiants « sans fac » s’organisent afin d’obtenir leur inscription dans le cursus de leur choix dans les universités montpelliéraines.
Des étudiantes et étudiants privés d’avenir.
En effet, chaque année, des milliers d’étudiantes et d’étudiants se retrouvent « sans fac », car refusés par les universités dans leurs cursus d’études, en Licence et Master.
Cette sélection sociale et élitiste, parfois teintée de préjugés xénophobes, prive ainsi des étudiants qui ont leur diplôme de Licence de l’accès aux enseignements de Master, et à ceux qui ont leur baccalauréat de l’accès en première année de Licence. Jetés à la rue par leur propre université, ces étudiantes et étudiants précaires se retrouvent privés d’une formation, et de la préparation d’un diplôme. Sans diplôme, ces «sans fac » deviendront ainsi une main d’œuvre corvéable à merci dans un monde du travail en précarisation accrue. De plus, nous rappelons que la perte du statut étudiant prive les « sans fac » de leurs bourses et logements étudiants. Pire, les étudiantes et étudiants internationaux se voient privés de visa et sous le risque d’une brutale expulsion du pays.
Rassemblement et envahissement du Rectorat le 18/09/2023
Lundi 18 septembre, un envahissement surprise du Rectorat de l’Académie de Montpellier a permis d’avoir un rendez-vous quasi instantané avec plusieurs responsables. Lors de cette réunion avec Philippe Paillet (secrétaire général adjoint de la région académique) et Aline Teissier (responsable du service régional de enseignement supérieur), la délégation du SCUM et des « sans fac » a exposé l’ampleur du problème mais s’est heurtée à un mur : ce n’est pas le Rectorat qui décide de l’inscription ou de la non-inscription d’étudiantes et d’étudiants. Il s’agit d’une compétence réservée aux universités, et plus particulièrement à leurs présidence ainsi qu’aux enseignants dirigeant des Masters. Comme nous l’avions analysé précédemment, la mise en place de la plateforme nationale de sélection « Mon Master » cet année n’a fait qu’amplifier le mécanisme froid de l’élitisme universitaire.
Envahissement du CEVU de l’Université Paul-Valéry du 19/09/2023
Après avoir sollicité directement plusieurs enseignants dirigeant des Masters dans les différentes universités de la ville, les étudiantes et étudiants « sans fac » sont passés à la vitesse supérieure ce mardi 19 septembre en envahissant le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’université Paul-Valéry. Soutenue par le SCUM et ses élus étudiants, cette intrusion a permis à celles et ceux dont l’avenir se retrouve bouché d’interpeller directement les responsables de leur situation. Nous regrettons que plusieurs des représentants enseignants aient pris littéralement la fuite lorsqu’ils ont constaté que derrière les refus qu’ils décident et les quotas de sélection qu’ils votent, il y a de vrais êtres humains, et pas juste des numéros de dossiers.
Cette intervention a aussi dévoilé l’hypocrisie de certains enseignants « de gauche », qui appliquent en réalité eux-mêmes une sélection élitiste et discriminante de façon décomplexée dans les Masters qu’ils dirigent. Plus surprenante a été la réaction de l’élue étudiante de l’ADEM3, qui s’est verbalement opposée à la présence des étudiantes et étudiants « sans fac ». Elle est finalement partie sous les huées et slogans de ceux-ci.
Une mobilisation qui s’étend au niveau national.
Rassemblement devant le Rectorat du 19/09/2023
Cette année, le SCUM a décidé d’élargir la mobilisation en ajoutant à la nécessaire lutte locale une nouvelle dimension nationale. Pour cela, en tant que syndicat local membre du premier syndicat étudiant Français, l’Union Étudiante, nous avons organisé avec d’autres syndicats et organisations, dont l’UNEF TACLE de Nanterre, une journée nationale contre la sélection à l’université ce mardi 19 septembre. Ce-jour-là, partout en France, des rassemblements se sont tenus devant les différents Rectorats. A Montpellier, aux côtés de plusieurs organisations et syndicats, nous nous sommes rassemblés en fin de journée devant le Rectorat.
Avec les étudiantes et étudiants « sans facs », le SCUM continue à se mobiliser pour l’inscription de toutes et tous dans le cursus de leur choix.
Pour cela, nous appelons à un rassemblement lundi 25 septembre à 15h30 devant la Présidence de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Depuis de nombreuses années, nous dénonçons les prix gargantuesques des appartements étudiants et le manque de logements publics à bas prix dans la ville (https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-les-etudiants-denoncent-une-rentree-marquee-par-la-precarite_60027620.html). Or cet été, à notre grande stupéfaction, les rues adjacentes aux universités des sciences et des lettres se sont pourvues progressivement de marquages “payant” au sol, annonçant par surprise la mise en place de la tarification des places stationnement sur la voie publique, jusqu’ici traditionnellement gratuites aux abords des universités. Cette habitude, sans doute reconduite années après années par respect envers les étudiantes et étudiants nous permet de rappeler que beaucoup n’ont aucun autre moyen de locomotion, leur zone d’habitation n’étant pas desservie par les transports en commun. Cette mise en place de la tarification est donc un coût supplémentaire pour les étudiantes et étudiants, déjà précaires :-150€ pour un abonnement annuel supplémentaire si vous résidez à Montpellier- Une tarification horaire selon le tableau suivant (Zone verte) :
La mairie s’en défendra sûrement en avançant la mise en gratuité des transports en commun, mais rappelons que la voiture – qui plus est peu pratique à Montpellier ces derniers temps – n’est utilisée qu’en cas de réel besoin par les étudiantes et étudiants.
Le SCUM s’oppose donc à la mise en place de la tarification sur le stationnement aux abords des universités et demande leur retrait immédiat. Aucune raison ne semble motiver cette décision injuste, qui représente un revers supplémentaire envers les étudiantes et étudiants de la pire manière qui soit, en tapant dans leur porte feuille.
Ce mardi 04 juillet 2023, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) de l’Université Paul-Valéry a voté la suppression du quitus pour le Projet Professionnel Personnalisé (PPP) et pour la Méthodologie du Travail Universitaire (MTU) qui étaient devenus des cours éliminatoires pour la validation de l’année. Si l’étudiant ne validait pas le cours il ne pouvait pas valider son année. Ce quitus a plongé un nombre alarmant d’étudiantes et d’étudiants dans la panique de devoir redoubler voire arrêter leur licence, étant donné que très peu de personnes étaient informées de cette décision.
Ce quitus a été mis en place lors d’un vote du CEVU de septembre auquel le SCUM s’était opposé. Dès le premier semestre, de nombreux étudiants n’étant pas au courant de ce changement ont validé de justesse leur semestre grâce à la souplesse qu’ont permis les secrétariats. Mais à la fin de cette année, plusieurs centaines d’étudiantes et d’étudiants risquaient de devoir redoubler leur année à cause de ce quitus, les plongeant dans un fort stress et une profonde angoisse.
Les élus étudiantes et étudiants du SCUM ont également fait la proposition que ce quitus ne soit pas reconduit pour l’année prochaine et suite à de longs débats, la proposition du SCUM a été adoptée ! Nous surveillerons tout de même attentivement que ce quitus ne soit pas remis en place l’année prochaine. C’est une nouvelle avancée importante pour les droits étudiants qu’a obtenu le SCUM !
Une partie des étudiantes et étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont participé au séjour de formation syndicale annuelle ces 24, 25 et 26 juin 2023.
Ce week-end de formation et d’échanges intervenait après un semestre intense de mobilisation contre la réforme des retraites et a permis d’en dresser un bilan critique, constructif et porteur de perspectives pour les mobilisations futures.
Au programme de ces 3 jours intenses et conviviaux : Formations sur l’accompagnement individuel et collectif, la sélection en Licence/Master, la communication, les luttes sociales, et moment de réflexion sur le système éducatif et le sexisme ordinaire. Nous avons eu le plaisir d’échanger avec certaines et certains des membres fondateurs du SCUM dans le cadre d’une formation sur l’histoire et les mots d’ordres historiques de notre syndicat.
Ce week-end de formation s’est conclu par l’Assemblée semestrielle du SCUM, moment démocratique de débat et d’échanges qui a permis de revenir sur notre fonctionnement interne, mais aussi sur l’ensemble des activités du semestre, tout en dressant des perspectives et des orientations pour les prochains mois.
Pour le premier semestre de l’année universitaire 2023, nous allons poursuivre la syndicalisation massive des étudiantes et étudiants, nos actions de solidarité concrète (distributions alimentaires, permanences d’aide, foyer étudiant en cité U…etc), ainsi que la lutte contre la sélection et pour l’inscription des sans-fac. L’accent sera aussi mis sur notre capacité à impulser les mobilisations sur les campus en étant force de proposition pour le mouvement social, ainsi que sur le renforcement de la solidarité interprofessionnelle, notamment par notre implication au sein de la CNT-Solidarité Ouvrière et de l’intersyndicale de l’Hérault.
Ce mercredi 14 juin 2023, le Conseil d’Administration du CROUS-Montpellier Occitanie a voté l’augmentation générale des charges locatives de 3,5 % pour l’ensemble des cités et résidences étudiantes de l’académie. L’élue étudiante du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) s’est opposée à cette hausse, comme l’ensemble des élus étudiants présents (« CROUS Ensemble » et « Pour ton Crous de demain ») et la vice-présidente étudiante.
Après une année marquée par l’inflation et alors que les charges sont normalement comprises dans les loyers étudiants, cette augmentation des loyers, via l’augmentation des charges, va impacter lourdement le portefeuille d’étudiants déjà en grande précarité. Les charges qui ont augmenté ne sont pas prises en compte dans le calcul des aides aux logements, les APL. La hausse sera donc supportée à 100% par les étudiantes et étudiants.
Normalement, les potentielles augmentations de loyers et de charges doivent être votées en Conseil d’Administration du CROUS, au mois de mars. Par cette décision unilatérale et illégale, le gouvernement se moque des processus institutionnels, à l’image de l’article 49,3 qu’il a dégainé pour imposer la réforme des retraites.
Le SCUM appelle les étudiantes et étudiants à se mobiliser contre la précarité, et exige le déploiement de mesures urgentes pour faire face à l’explosion de la précarité étudiante :
Le gel des loyers et charges des logements CROUS, puis leur baisse progressive.
Calculer le montant des bourses à partir des revenus étudiants, et non à partir de ceux des parents comme c’est le cas actuellement.
Augmenter réellement le montant des bourses sur critères sociaux, de façon à ce qu’aucune étudiante et aucun étudiant ne vive au-dessous du seuil de pauvreté.
Un plan de construction massive de logements publics à bas loyers.
Généraliser les repas à 1€ pour toutes et tous dans tous les services de restauration des CROUS.
Une “trop grande” victoire des élu·e·s étudiant·e·s ?
Le 11 avril dernier s’est tenu l’un des conseils centraux de l’Université Paul-Valéry, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU). Celui-ci avait pour tâche de trancher sur le déroulement des examens, en cette période de forte mobilisation, aussi bien au sein de l’Université que dans tout le pays. Soucieux du bien être des étudiants et étudiantes, et de défendre des modalités d’examens justes et cohérentes avec la situation, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), avec une partie des autres élus étudiants ont porté trois motions à ce conseil. Une motion transpartisane sur le 12 améliorable, une motion de Solidaire-e-s Étudiant-e-s sur le report des notes du 1er semestre sur le second et enfin une motion du SCUM sur le fait que les sujets d’examen ne devront porter que sur les cours donnés en présentiel.
Motions qui étaient:
– “Pour le second semestre de l’année universitaire 2022-2023, le 12 améliorable sera accordé à l’ensemble des étudiantes et étudiants de l’Université Paul Valéry Montpellier III lors de la première session d’examen.”
– “Pour le second semestre de l’année universitaire 2022-2023 la moyenne du premier semestre serait appliquée à toutes les notes de la première évaluation , et une seconde évaluation aura lieu en juin en présentiel (et ne portera que sur les cours en présentiel) et ceci pour l’ensemble des étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry Montpellier III lors de la première session d’examen.”
– “Pour le second semestre de l’année universitaire 2022-2023, les sujets d’évaluation des partiels porteront uniquement sur les cours dispensés en présentiel.”
Ces motions, qui ont subi une forte opposition -notamment de la part des membres de la présidence- ont finalement toutes trois été acceptées par le CEVU, grâce au travail argumentatif et juridique des élus étudiantes et étudiants.
En réaction à ce vote, la Présidence a fait le choix d’appeler à un CEVU “exceptionnel”, ayant pour but d’annuler les décisions précédentes.
Le SCUM condamne et déplore cette décision qui ne tient pas compte et méprise les premiers concernés : les étudiantes et étudiants. En effet, ces derniers entrent en période de partiels dans un très court délai, 3 semaines. La présidence, par cette décision, choisit d’entretenir le doute sur la bonne tenue des examens, et ce, malgré la date d’échéance approchant et le stress des étudiantes et étudiants grandissant.
Dans un contexte où les étudiantes et étudiants de l’université Paul-Valéry s’investissent actuellement dans un mouvement social massif contre une réforme passée par ordonnance, la présidence de l’université sort du chapeau son propre 49.3 et ce, avec des arguments légaux servant à dissimuler des arguments idéologiques pour le moins douteux.
La gymnastique intellectuelle de la présidence, excès de zèle ou simple mauvaise foi ?
Il va de soi que, quand une décision est votée dans l’un des conseils centraux de la fac, celle-ci doit avoir une certaine stabilité et ne saurait être révoquée par la présidence seule, sans quoi toute la légitimité de l’institution serait remise en cause. Pourtant, dans un mail aux étudiants, la présidence choisit, comme dernier recours d’utiliser l’article L-712-2, dans le code de l’éducation :
“Le président peut suspendre pendant un délai d’un mois […] des délibérations des commissions du conseil académique présentant un caractère réglementaire qui lui paraissent entachées d’illégalité de nature à porter gravement atteinte au fonctionnement de l’établissement ou aux modalités de délivrance des diplômes de l’enseignement supérieur.”
Le SCUM tient à rappeler à la présidente de l’Université, Anne Fraïsse, que ce qui “porterait gravement atteinte au fonctionnement de l’établissement”, serait de forcer les examens à se tenir avec des modalités habituelles alors que la situation, elle, est exceptionnelle.
Mais aussi que ce qui porterait gravement atteinte “aux modalités de délivrance des diplômes”, ce serait de contraindre des étudiantes et étudiants qui n’ont pas eu de cours depuis près de deux mois à effectuer des examens dont la mise en place est encore incertaine à quelques jours de l’échéance, et dont les sujets pourraient porter sur des cours en distanciel où tout le monde n’a pas pu se présenter, brisant donc le principe d”équité.
Le SCUM rappelle que la position du CEVU en faveur du 12 améliorable ou du report des notes du premier semestre ne s’est pas faite sur la naïveté d’étudiantes et étudiants voulant des diplômes gratuits, mais sur la nécessité absolue pour l’ensemble de la communauté universitaire de répondre aux inquiétudes des étudiants et étudiantes en y apportant des solutions concrètes et en proposant une évaluation dont le but serait d’être juste plutôt que punitive. La présidence de l’université fait ici un déni de démocratie claire. Ce n’est pas la première fois que la démocratie au sein de cette université est remise en cause par la présidence. En effet, nous ne pouvons que constater que lors des périodes de crise, comme lors de notre bataille victorieuse contre le calendrier de la honte, la présidence n’hésite pas à user de ce qu’elle peut pour imposer sa vision mortifère des choses pour les étudiantes et étudiants.
Le SCUM tient également à insister sur le fait que ce sont les étudiantes et étudiants qui subissent ce report de décision, restant dans l’attente d’une réponse que la présidence tarde à donner.
Lors du CEVU “exceptionnel”, le SCUM, défendra de nouveau la modalité d’examen la plus juste dans le contexte actuel, le 12 améliorable. Cependant, dans l’hypothèse où le conseil s’exprime de nouveau en faveur de la proposition, la présidence peut choisir de saisir le rectorat et le tribunal administratif pour la contrer de nouveau. La situation reste, donc par le choix de la présidence, incertaine. Le SCUM conseille aux étudiantes et étudiants de se rendre à leurs examens, dans l’attente d’une décision définitive.
Par le présent communiqué, le SCUM condamne la décision de la présidence de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 d’organiser un CEVU exceptionnel ayant pour seul but de faire annuler les modalités d’examen qui ont été votées, par le même conseil, quelques jours plus tôt. La présidence de fait, repousse la clarification des modalités d’examens, sujet d’inquiétude majeur pour les étudiantes et étudiants.
Le SCUM rappelle que les modalités d’examens proposé par les élus étudiantes et étudiants , sont des modalités d’examen, proposées par le syndicat étudiant majoritaire de l’Université que nous sommes. Le SCUM tient à rappeler à la présidence que par son travail constant de terrain, il est le plus à même de connaître les réalités étudiantes et de ce fait proposer des modalités d’examens justes au vu de la mobilisation des étudiantes et étudiants contre la réforme des retraites.
Le SCUM continuera de se mobiliser dans les instances et en dehors pour pousser à des conditions d’examens acceptables pour les étudiantes et étudiants. Que ce soit par les conseils ou par la rue, le SCUM entretiendra le rapport de force avec la présidence et n’hésitera à aucun moment à rentrer dans un bras de fer juridique face à cette présidence. Le SCUM fera son possible pour faire entendre la voix des étudiantes et étudiants à une présidence se comportant comme le gouvernement Borne.
Pour protester contre ce positionnement injuste de la présidence et faire entendre la voix des étudiants, le SCUM appelle à un rassemblement le jeudi 20 avril à 14 heures devant le bâtiment H de l’université Paul-Valéry.
La période pour faire sa demande de bourse et de logement CROUS pour l’année universitaire 2023-2024 vient enfin d’ouvrir. Devant initialement débuter en janvier, comme chaque année, elle a été repoussée de semaine en semaine, sans aucune explication, pour finalement débuter fin mars. Cette période de demande se termine le 31 mai, ne laissant finalement que deux mois aux étudiantes et étudiants pour faire leur Dossier Social Etudiant (DSE), au lieu de 4 mois les années précédentes.
Une précarité étudiante qui explose, et une mobilisation sociale qui s’amplifie.
Ce retard dans l’ouverture de la période de demande de bourses et de logements CROUS a été causé par le bricolage en catimini, par le gouvernement, d’une “réforme des bourses”. En effet, cette annonce se fait dans un contexte social explosif où les étudiantes et étudiants rejoignent massivement la lutte des travailleurs contre la réforme des retraites partout en France, avec des universités bloquées comme celle de Paul-Valéry Montpellier 3.
Alors que l’Assemblée Nationale a récemment rejeté la généralisation du repas CROUS à 1€ pour toutes et tous, les frigos continuent à se vider sous le coup de l’inflation : +31,6% pour les viandes surgelées, +27,4% pour le papier toilette, +24,7% pour le lait, +24% pour l’huile….etc. D’après le patron des hypermarchés Leclerc, l’inflation sur les produits alimentaires et d’hygiène va atteindre 22% en 18 mois.
Ayant vocation à calmer la contestation sociale étudiante, cette “réforme des bourses” apparaît finalement au mieux comme largement insuffisante, et au pire comme un véritable crachat au visage des milliers d’étudiantes et d’étudiants qui se mobilisent pour leur dignité, leurs conditions de vie et leur avenir.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier appelle à amplifier et à durcir la mobilisation étudiante, afin d’obtenir davantage que ces miettes maquillées en “réforme des bourses”.
Nous appelons au déploiement de mesures urgentes pour faire face à l’explosion de la précarité étudiante :
Calculer le montant des bourses à partir des revenus étudiants, et non à partir de ceux des parents comme c’est le cas actuellement.
Augmenter réellement le montant des bourses sur critères sociaux, de façon à ce qu’aucune étudiante et aucun étudiant ne vive au-dessous du seuil de pauvreté.
Un plan de construction massive de logements publics à bas loyers.
Généraliser les repas à 1€ pour toutes et tous dans tous les services de restauration des CROUS.
Résumé de la mobilisation étudiante dans le pays et sur Montpellier
La France est actuellement massivement mobilisée contre la réforme des retraites et de nombreuses injustices sociales qui ne cessent d’être accentuées par le gouvernement. Le pays est remué par de nombreux mouvements sociaux : manifestations, grèves, blocages d’universités et de lycées. Plus de 93 % des actifs sont opposés à cette réforme et plus de la moitié des Françaises et Français sont pour le blocage des secteurs d’activités. Montpellier n’y échappe pas. L’université Paul-Valéry Montpellier 3 a été le théâtre de multiples blocages, dont deux totaux le 8 et le 9 mars derniers. Les cortèges étudiants se massifient et la jeunesse se soulève.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) se mobilise contre cette réforme injuste et précarisante depuis son annonce, aux côtés des syndicats de travailleuses et travailleurs. En effet le SCUM représente les étudiantes et étudiants de la ville dans l’intersyndicale de l’Hérault. En parallèle de ce mouvement social nous continuons évidemment nos activités syndicales : permanences administratives, distributions alimentaires, animation du foyer étudiant, présence dans les conseils des universités.
A l’heure où les syndicats de travailleuses et travailleurs bloquent l’économie du pays, le SCUM soutient le blocage total et illimité des universités.
Le blocage, pourquoi ?
Le SCUM soutient tous les modes d’actions, qu’elles aillent de la pétition au blocage total de l’université. Si une action a pour but d’imposer un rapport de force avec la présidence, le gouvernement, ou n’importe quelles autres institutions qui nous sélectionnent et détruisent notre avenir, alors elle est légitime. Le SCUM a mis en place dès janvier des comités d’action (COMAC) ayant pour but d’intensifier la mobilisation et de répondre à l’absence de cadre voire l’inefficacité des structures militantes habituelles. Ces COMAC ont abouti à des piquets de grève ou bien à des blocages du bâtiment administratif.
Le blocage d’une université a pour but de montrer de facto notre opposition totale à la réforme. Il a également pour but de permettre aux étudiants et travailleurs de tous secteurs de s’organiser et de massifier la lutte. Il permet d’empêcher la tenue des cours pour permettre à tout le monde de se retrouver en manifestation. Il augmente le rapport de force avec la présidence sur le long terme, ce qui a été prouvé lors de la lutte des sans facs victorieuse menée en début d’année.
Historiquement, le blocage des universités a permis des victoires dans les mouvements sociaux en apportant leur soutien à certains mouvements comme celui contre la réforme de la sécurité sociale de 1996. Ou encore en 2006, contre le CPE.
Nous avons donc participé à toutes les Assemblées générales jusqu’à présent pour tenter de mettre en place ces blocages et ainsi lutter activement contre cette réforme. Cependant, lors de ces assemblée Nous avons fait face à un argumentaire particulièrement paradoxal et inefficace : Plutôt que de permettre aux étudiants de venir en manifestation en bloquant et donc en supprimant les cours, une partie de l’Assemblée Générale, ne cessait de répéter qu’il fallait attendre que le mouvement se massifie de lui-même, alors même que le temps nous est compté avant le vote de cette réforme.
Nous avons finalement réussi après maintes discussions à bloquer le 8 et le 9 mars. Ces blocages ont permis :
Un renforcement des liens intersyndicaux entre étudiants et travailleurs qui a pris la forme d’une rencontre avec des représentants syndicaux professionnels et de la reconduction de leur grève au sein même des murs de l’université.
De motiver des étudiants pour poursuivre la lutte contre la réforme des retraites
Deux repas pour le prix d’un offerts au CROUS Vert-Bois le 09/03
Etat du mouvement étudiant Montpelliérain
Nous tirons un constat amer de cette dernière journée de blocage. En effet, depuis le début du mouvement le SCUM a œuvré pour l’union entre organisations au sein de l’université. Nous avons en effet initié -parfois sans succès- des rencontres de médiation inter-organisations et nous avons proposé au cortège inter-organisation de nous rejoindre, à la troisième position de la manifestation intersyndicale, normalement attribuée au SCUM seul. Cependant, cette union s’avère remise en question lorsque des intérêts extérieurs aux assemblées générales semblent primer sur la lutte contre la réforme. En effet, alors que certains veulent lutter face à une réforme précarisante, avec et pour les étudiantes et étudiants ainsi que les travailleuses et travailleurs, d’autres cherchent clairement à mettre en avant leurs intérêts politique au dépend de l’union syndicale et de la lutte en elle même, et ce, sans possibilité de compromis de leur part malgré de nombreux compromis de la part du SCUM.
Nous déplorons également que le Comité de Mobilisation, censé être la branche exécutive de l’Assemblée Générale mettant en place les actions décidées au préalable, s’est comporté, lors de sa tenue le 9 mars, comme une sorte de seconde Assemblée Générale à effectif réduit.
Suite à deux longues heures de débats stériles, le Comité de Mobilisation a voté pour le déblocage de l’Université, alors que ce vendredi 10 mars s’inscrit dans une journée nationale de lutte écologique, en relation directe avec le mouvement social contre la réforme des retraites.
Il est à noter que cette décision a été aussi influencée par la prise de paroles de professeures et professeurs qui, nous le rappelons, nous sélectionnent le reste de l’année. Ils ont évidemment montré une volonté claire et affichée de nuire au mouvement étudiant en se prononçant contre le blocage. Nous constatons ici avec amertume que le Comité de Mobilisation, se voulant pourtant démocratique ne respecte pas le vote d’Assemblée Générale appelant à bloquer les jours de mobilisation.
Alors que les syndicats cheminots, ont, dans l’amphi 4, reconduit sous les acclamations des étudiantes et étudiants leur grève, nous pensions en toute logique que ledit comité, qui avait lieu juste à la suite, ferait de même. Il n’en fut rien.
Nous tenons à interpeller le Comité de Mobilisation sur le fait que les travailleuses et travailleurs en grève subissent des pertes financières conséquentes là où les étudiants et étudiantes ont le privilège de pouvoir se mobiliser sans cet obstacle. A ce titre, ne pas les suivre en soutien sur leur reconduction dénote au mieux d’un manque de vision globale, au pire d’un certain mépris de classe.
Décisions du SCUM concernant la suite du mouvement
Le SCUM déplore la façon dont s’est déroulé ce comité de mobilisation. En effet, certains membres de ce comité de mobilisation et d’organisation politique ont délibérément opéré un bashing agressif envers le SCUM durant toute la durée de ce comité. Le SCUM dénonce également le comportement de certains de ses membres sur les réseaux sociaux, qui le soir même sont allés cyber-harceler des membres du SCUM sur leur comptes personnels.
Pour nous, de tels agissements nuisent au mouvement social et mêle à tort des personnes non syndiquées à des querelles inter-organisations peu intéressantes, et auxquelles les élections étudiantes ont de toute manière déjà répondu avec toute l’éloquence nécessaire. Au-delà de ça, le SCUM ne tolère jamais la calomnie et les insultes, pas plus que le harcèlement sur les réseaux sociaux personnels de ses membres.
Nos membres, rappelons-le, donnent d’eux même toute l’année, aussi bien dans les mouvements sociaux que dans les conseils, dans les distributions alimentaires, dans nos permanences syndicales et plus simplement dans la défense des étudiants -ce qu’ils et elles sont les seuls à faire dans ces proportions-.
Les attaques personnelles subies récemment ainsi que la destruction de la mobilisation en cours, en refusant de manière systématique de bloquer l’université et en décidant le déblocage sur une journée de lutte importante, mais aussi et surtout l’urgence de lutter contre cette réforme nous poussent à prendre aujourd’hui, par ce présent communiqué, la décision de nous retirer de toute discussion avec les partis politiques/démarche incluant des partis politiques, démarche inter-organisation au sein de l’université.Nous ne voulons pas perdre une minute de plus dans ces débats stériles et voulons lutter activement.
Continuité de la lutte pour le SCUM
Nous allons continuer à lutter contre la réforme des retraites comme depuis le début du mouvement, pour empêcher cette réforme injuste et précarisante. Nous continuerons aussi d’inscrire dans cette lutte des revendications étudiantes. En effet, cette réforme s’inscrit dans la politique globale du gouvernement : une précarisation des plus précaires.
Il est indispensable, en tant que syndicat étudiant, de revendiquer le repas à 1 euros pour tous les étudiants, au vu de la précarité grandissante. Il est aussi fondamental de lutter pour l’abrogation de ParcourSup et MonMaster afin de mettre fin à la sélection à l’Université en Licence et en Master. Un lien direct avec la mobilisation actuelle se fait de plus car la sélection et la précarité créent des carrières tardives et hachées, empêchant la retraite à 64 ans à taux plein, déjà inacceptable de base. Nous invitons les étudiantes et étudiants à nous rejoindre massivement afin de faire reculer le gouvernement, éradiquer la précarité étudiante et mettre fin à la sélection à l’Université.
Le SCUM continuera à être en faveur du blocage total et illimité de l’université et appelle tous les étudiantes et étudiants qui le souhaitent à nous rejoindre, que ce soit en manifestation, sur les piquets de grève et sur le campus afin de continuer la lutte loin de tout conflit stérile, pour enfin mettre le gouvernement à genoux.
Ce mardi 14 février 2023 avait lieu le vote du calendrier universitaire pour l’année 2023-2024 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Ce vote a été effectué par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), dans lequel les élus étudiantes et étudiants du syndicat majoritaire, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) représentent les étudiantes et étudiants de l’université.
Les vacances de Noël une nouvelle fois sauvées
Il y a maintenant 2 ans, la présidence de l’Université Paul-Valéry avait décidé de supprimer la moitié du mois de vacances de Noël sous la pression du corporatisme professoral. Ce mois de vacances qui se trouve être essentiel pour les étudiantes et étudiants afin de rentrer dans leur familles ou de travailler durant la saison d’hiver. Suite à l’indignation générale suscitée par ce calendrier, le SCUM a mené une lutte.