Category: Communiqués de presse

Communiqués de presse du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM.

  • La hausse des loyers étudiants obscurcit les avancées du premier conseil d’administration du CROUS Montpellier Occitanie

    Ce mercredi 13 mars avait lieu le Conseil d’Administration du CROUS de Montpellier Occitanie, premier Conseil d’Administration à la suite de l’élection des représentants étudiants de février dernier. Lors de ce scrutin, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM a remporté 4 sièges sur les 7 à pourvoir, avec la liste intitulée “Super Chatons Ultra Mignons”.

    Ce premier Conseil d’Administration du mercredi 13 mars a statué sur plusieurs points. Premièrement a eu lieu le scrutin concernant la Vice-Présidence étudiante. Ce scrutin a vu Lorris Chabert, membre du SCUM être élu Vice-Président étudiant, il aura un contact privilégié avec les différents services du CROUS et pourra travailler concrètement au quotidien pour les conditions de vie étudiantes .

    Un deuxième point est bénéfique pour les étudiants. En effet, les frais de gestion du Dossier Social Étudiant (DSE) nécessaire pour obtenir la bourse et le logement étudiant ont été supprimés. Les étudiants n’auront plus à effectuer le paiement de 6€ pour réaliser leurs démarches. Cette dépense en moins dans les démarches va rendre moins difficile l’accès à ce droit.

    Cependant, ces bonnes nouvelles ne masquent pas une réalité plus sombre pour les étudiantes et étudiants.

    Alors que nous avions déjà dévoilé et dénoncé la hausse des loyers étudiants décidée par le gouvernement fin février, le Conseil d’administration du CROUS a tout de même voté pour l’application de cette mesure, malgré l’opposition de l’intégralité des représentants étudiants.

    Cette hausse des loyers pour la rentrée prochaine, de plus de 3,5 %, correspondra à près de 250€ en plus par an à débourser dans certaines résidences.

    Nous rappelons encore une fois que cette augmentation de loyer, alors que le logement représente environ 70% d’un budget étudiant, sonne comme une véritable déclaration de guerre contre une population étudiante qui n’arrive même plus à se nourrir correctement, comme en témoignent les longues files d’attente lors des distributions alimentaires organisées par le SCUM.  

    Face à cette situation, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera localement à se mobiliser concrètement contre la précarité. Au niveau national, nous appelons à signer et relayer massivement la pétition de l’Union Étudiante : Augmentation de 3,5% des loyers CROUS : nous ne paierons pas !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    Retrouvez-ici l’activité des élus du SCUM au Conseil d’Administration du CROUS Montpellier Occitanie : https://combatuniversitaire.wordpress.com/tag/conseil-dadministration-du-crous/


    Dans les médias

  • Le nouveau calendrier universitaire 2024-2025 adopté à l’Université Paul-Valéry grâce au SCUM

    Ce mardi 05 mars 2024 avait lieu le vote du calendrier universitaire pour l’année 2024-2025 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Ce vote a été effectué par le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), dans lequel les élus étudiantes et étudiants du syndicat majoritaire, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) représentent les étudiantes et étudiants de l’université.

    Les vacances de Noël encore sauvées

    Il y a maintenant 3 ans, la présidence de l’Université Paul-Valéry avait décidé de supprimer la moitié du mois de vacances de Noël sous la pression du corporatisme professoral. Ce mois de vacances qui se trouve être essentiel pour les étudiantes et étudiants afin de rentrer dans leur familles ou de travailler durant la saison d’hiver. Suite à l’indignation générale suscitée par ce calendrier, le SCUM a mené une lutte.

    Cette mobilisation qui s’est matérialisée par des manifestations ainsi que par l’occupation des locaux de la présidence de l’université le 1er avril 2021 a permis une double victoire pour les étudiantes et étudiants. Le calendrier a été retiré et le SCUM a pu construire un calendrier plus favorable aux étudiantes et étudiants pour l’année 2021-2022.

    Pour le calendrier universitaire de l’année 2024-2025, le SCUM a pu maintenir deux principes intangibles : que le premier semestre se termine avant les vacances de Noël, et que les secondes évaluations se situent à la fin de chaque semestre. Mais une nouveauté est apparue. En effet contrairement aux années précédentes où la corporation enseignante SNESUP-FSU ainsi que leurs enseignants alliés essayaient coûte que coûte de supprimer les vacances de Noël, cette année ils n’ont pas osé suggérer l’idée. Ont-ils enfin compris après tant de temps que les étudiants refuseraient de changer de position sous prétexte de satisfaire un plaisir égocentrique d’un “syndicat” d’enseignants ?

    On voit bien ici que les précédentes luttes menées par le SCUM continuent de porter leurs fruits étant donné que nous avons pu entériner la position des étudiants sur la sauvegarde des vacances de noël. Cette garantie a pu être gravée dans la roche grâce à la mobilisation de 2021 mais également par le rapport de force constant que le syndicat entretient avec la présidence tout au long de l’année, comme cela a été le cas mercredi dernier.

    Finalement les élus étudiantes et étudiants du SCUM ont réussi à conserver encore une fois les vacances de Noël et les secondes évaluations à la fin de chaque semestre.

    Un calendrier quasiment identique à celui de l’année dernière

    Pour l’année 2024-2025 c’est une version proche du calendrier de cette année qui a été adoptée à l’unanimité, moins quelques abstentions. 

    La semaine de pré-rentrée est fixée au 02 septembre et le début des cours au 09 septembre. Le seul changement notable se situe sur l’inversion entre la semaine 13 et la semaine de gros effectifs. En effet, les examens de gros effectifs auront lieu de la semaine du 09 décembre au 13 décembre et les examens petits effectifs du 16 décembre au 20 décembre pour le premier semestre. Ce changement intervient sur demande de l’UFR 5 afin d’avoir plus de temps pour la correction des copies. 

    Du côté du second semestre les examens petits effectifs auront lieu du 05 mai au 09 mai et les examens gros effectifs + EAD (enseignement à distance) du 12 mai au 23 mai.

    En définitive, l’adoption d’un calendrier universitaire sauvegardant systématiquement les vacances a été rendue possible par l’implication des élus étudiantes et étudiants du SCUM, et surtout par l’instauration, depuis maintenant de nombreuses années, d’un véritable rapport de forces par la lutte au sein de l’université afin de défendre les étudiantes et étudiants.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 

  • Journée contre le sexisme le 07 mars et grève féministe le 08 mars !

    A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, réunit au sein de l’inter-orga féministe de Montpellier aux côtés d’une quinzaine d’associations, collectifs et syndicats, organise une journée de #GrèveFéministe vendredi 08 mars 2024.

    • A 12h à la maison des syndicats (474 All. Henri II de Montmorency) : Assemblée générale féministe
    • A 14h place de la Comédie : départ en manifestation

    Le tract de l’inter-orga féministe, au sein de laquelle le SCUM représente les étudiantes et étudiants de Montpellier :


    Cette année, le SCUM co-organise aussi la journée “Paul, Valérie et Cie vs. le sexisme”, avec la Mission égalité de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Au programme, des ateliers, des conférences, et aussi notre distribution gratuite de protections périodiques bio et lavables, ainsi que notre stand de crêpes gratuites.

    Ce sera jeudi 07 mars de 11h à 17h sur la pelouse de la Maison des Étudiants de l’Université Paul-Valéry.

    -> Retrouvez ici le programme complet de cette semaine d’évènements féministes : https://www.univ-montp3.fr/fr/evenements/paul-val%C3%A9rie-cie-vs-le-sexisme


    Faire la grève féministe dans les universités !

    Dans les instances des universités, les élues et élus du SCUM ont entamé des démarches pour autoriser les absences aux cours et examens le vendredi 08 mars.

    À l’Université, les violences sexistes et sexuelles n’ont cessé de s’accroître. Près d’une étudiante sur 10 a été victime de violences sexuelles depuis son entrée dans l’enseignement supérieur et 29% des étudiants déclarent avoir été témoin d’un outrage sexiste.

    1/3 des étudiantes sont victimes de la précarité menstruelle, condamnées à devoir faire un choix entre se nourrir ou s’acheter des protections périodiques. Il est urgent de revaloriser le système des bourses pour ne plus qu’aucune étudiante et étudiant ne vive sous le seuil de pauvreté. Il est impératif d’organiser la solidarité, mais aussi de réclamer le droit d’étudier dignement pour tous et toutes.

    Exigeons aussi de pouvoir étudier dans de bonnes conditions ! Cela passe par une lutte sans relâche pour améliorer les conditions de vie des étudiantes et des étudiants avec par exemple avec la mise en place du congé menstruel à l’Université Paul-Valéry pour la rentrée prochaine. Le congé menstruel doit être mis en place dans toutes les universités !

    À la sortie du monde universitaire, les discriminations continuent. A niveau de diplôme égal, différence de salaire entre les hommes et les femmes reste encore de 22%, réclamons l’égalité salariale.

    Ce vendredi 8 mars, journée de grève internationale pour le droit des femmes, de lutte pour nos droits et notre dignité : mobilise-toi avec ton syndicat étudiant !


    8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes : soyons toutes (et tous) en grève féministe !

    Le communiqué d’appel à la grève féministe par la CNT-Solidarité Ouvrière, syndicat national interprofessionnel dont est membre le SCUM : https://cnt-so.org/8-mars-journee-internationale-de-lutte-pour-les-droits-des-femmes-soyons-toutes-et-tous-en-greve-feministe/


    Article du journal Midi Libre du 07/03/2024 :

  • Macron fait la guerre aux étudiants : nouvelle hausse des loyers des logements étudiants de 3,5%

    Le lundi 27 février, le gouvernement à annoncé une hausse des loyers de plus de 3,5 %, et cela dès la rentrée prochaine, soit près de 250€ en plus par an à débourser dans certaines résidences.

    Alors que le logement représente environ 70% d’un budget étudiant, cette augmentation des loyers du CROUS va venir impacter lourdement le portefeuille d’étudiantes et d’étudiants déjà en grande précarité comme en témoignent les longues files d’attente lors des distributions alimentaires organisées par le SCUM, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier.  

    Par cette hausse des loyers le gouvernement accroît encore la précarité étudiante : ce sont toujours plus d’étudiantes et d’étudiants qui vont devoir sauter encore plus de repas, qui ne vont plus recourir à certains soins et dont les conditions de vie et d’études vont se détériorer. Cette hausse pourrait entraîner pour des centaines d’étudiantes et d’étudiants l’impossibilité de pouvoir continuer de payer leur loyer.

    Rappelons-le, la crise du logement étudiant n’a cessé de s’amplifier. Le sans-abrisme étudiant et le mal logement étudiant sont aujourd’hui la traduction de la plus grande des précarités. Au début de l’année, 150 étudiants sans logement avaient été recensés et accompagnés par le SCUM afin de trouver des solutions. Ainsi, cette augmentation des loyers décidée nationalement s’ajoute à cette crise du logement à Montpellier.

    Face à cette situation, le SCUM appelle les étudiantes et étudiants à se mobiliser contre la précarité, et exige le déploiement de mesures urgentes pour faire face à l’explosion de la précarité étudiante :

    • Le gel des loyers et charges des logements CROUS, puis leur baisse progressive.
    • Calculer le montant des bourses à partir des revenus étudiants, et non à partir de ceux des parents comme c’est le cas actuellement.
    • Augmenter réellement le montant des bourses sur critères sociaux, de façon à ce qu’aucune étudiante et aucun étudiant ne vive au-dessous du seuil de pauvreté.
    • Un plan de construction massive de logements publics à bas loyers.
    • Généraliser les repas à 1€ pour toutes et tous dans tous les services de restauration des CROUS.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    La presse relaie l’opposition du SCUM aux hausses de loyers CROUS


    Retrouvez-ici l’activité des élus du SCUM au Conseil d’Administration du CROUS Montpellier Occitanie : https://combatuniversitaire.wordpress.com/tag/conseil-dadministration-du-crous/

  • L’Université de Montpellier refuse de banaliser les cours pour la mobilisation féministe du 8 mars.

    Ce lundi, 26 février, lors du Conseil Académique de l’Université de Montpellier, la présidence a refusé la banalisation des cours pour la journée internationale des droits des femmes le 8 mars. 

    Cette proposition, portée par les élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au travers d’une motion, avait pour objectif de permettre aux étudiantes et étudiants de pouvoir manifester librement en ne prenant pas en compte les absences lors de cette journée cruciale pour la lutte en faveur des droits des femmes.

    C’était sans compter sur la présidence de l’Université qui, malgré ses différents “engagements” en faveur des droits des femmes, n’a pas accepté cette proposition, prétextant des difficultés insurmontables en termes organisationnels.

    Alors même que les droits des femmes peinent à être entendus, que le nombre de féminicides ne cesse de croître et que les violences sexistes et sexuelles à l’Université se font de plus en plus nombreuses, cette décision est profondément regrettable.

    Ce qui l’est encore plus, c’est le vote contre cette motion de la part de l’organisation étudiante majoritaire dans ce conseil : Zélus-UM. Ces derniers ont finalement agi en cohérence avec leur position tristement constante dans les institutions de notre Université, ne rien dire, ne rien faire et suivre systématiquement la présidence dans ses décisions.

    LE VENDREDI 8 MARS, MOBILISONS-NOUS ! 14 h 30, Place de la Comédie à Montpellier

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


    La motion présentée par les élus du SCUM “Super Chatons Ultra Mignons” :

    (more…)
  • Université Paul-Valéry : Une cinquantaine d’étudiants remboursés de leurs frais d’inscription mais un scandale durant cette commission !

    Ce lundi 12 février s’est tenue la commission d’exonération des frais d’inscription de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Après une réunion de plusieurs heures pendant laquelle les élus du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM se sont démenés pour faire rembourser un maximum d’étudiantes et d’étudiants précaires, ce sont 50 étudiantes et étudiants qui ont été remboursés de leurs frais d’inscription pour l’année 2023-2024, sur 83 demandes traitées (13 dossiers n’étant pas recevables et 20 dossiers ayant été refusés). Ces exonérations de frais d’inscription se sont faites dans le cadre de la commission d’exonération créée par le SCUM en 2017.

    Cependant, cette commission d’exonération des frais d’inscription a revêtu d’une teneur particulière cette année. En effet, durant toute la première partie de la commission, des enseignants et administratifs siégeant dans cette commission ont préféré regarder les notes des étudiantes et étudiants précaires plutôt que leur situation sociale !

    Le SCUM dénonce ce scandale !

    En effet, de nombreux étudiants n’ont pas été remboursés car ils n’avaient pas eu leur premier semestre. Nos élus n’ont pu s’y opposer tant l’entièreté de la commission est tombée immédiatement d’accord sur ce critère absurde. Ce traitement différencié est intolérable, pourquoi un étudiant ayant eu de mauvaises notes mais dont la situation sociale est difficile n’aurait pas droit à son exonération des frais d’inscription ?

    Le SCUM dénonce cette situation intolérable, il n’est pas normal que l’université préfère regarder le bulletin de notes d’un étudiant plutôt que sa situation sociale, de plus le bulletin de notes ne fait même pas partie des documents demandés par la commission.

    Le SCUM ne voit là qu’une basse manœuvre de l’université pour éviter d’exonérer plus d’étudiants précaires et accentuer la sélection sociale.

    Le SCUM sera vigilant pour que ces dérives intolérables ne se reproduisent plus.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 


  • Victoire : les Super Chatons Ultra Mignons deviennent majoritaires au CROUS de l’académie de Montpellier !

    Du mardi 06 au jeudi 08 février se déroulaient les élections étudiantes au Conseil d’Administration du CROUS de Montpellier Occitanie. Il s’agit de l’organisme qui gère dans toute l’académie de Montpellier (Mende, Perpignan, Nîmes, Carcassonne…etc) la restauration, les logements, la culture et les différentes bourses et aides sociales pour les étudiantes et étudiants.

    Avec 2466 voix, soit 36,7% des suffrages, notre liste “Super Chatons Ultra Mignons” obtient 4 sièges sur les 7 du Conseil d’Administration, soit presque 2000 voix de plus que notre précédente liste “SCUM-Casa del CROUS” en 2021, qui avait remporté 1 siège.

    Aux côtés du nouveau Syndicat de Combat Universitaire de Perpignan (le SCUP) et de la Corpo Lettres Epsylone, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a construit une large liste de rassemblement avec le soutien national de l’Union Étudiante et du syndicat interprofessionnel CNT-SO, ainsi que le soutien local de nombreuses associations : Fac Verte, mHANDIbule, Association Montpelliéraine des étudiants en santé, Ensemble Juristes et Politistes, Association des étudiants en Master et Doctorat de Montpellier, FEDEM etc.

    Alors que la précarité étudiante explose, nous avons défendu un programme concret, s’appuyant sur un bilan solide et nos diverses luttes pour améliorer les conditions de vies et d’études. En effet, au-delà des élections, nous menons un travail de terrain depuis de nombreuses années, comme nos distributions régulières alimentaires et vestimentaires, l’animation d’un foyer en cité U, ou encore la défense des dossiers des étudiants précaires dans les commissions d’attribution d’aides financières.

    Le résultat historique du SCUM à cette élection nous permettra d’avoir plus de force afin de défendre les diverses mesures de notre programme, comme la construction massive de logements CROUS, l’amélioration de la vie quotidienne dans les cités U, la qualité et la quantité des repas en cafétéria et resto U, l’augmentation du budget d’aide aux étudiantes et étudiants précaires, ou encore la revendication, au niveau national, du retour du repas à 1€ pour tout le monde et la hausse du montant des bourses à hauteur du seuil de pauvreté et l’augmentation du nombre de bénéficiaires.

    Les Super Chatons Ultra Majoritaires dans toute l’académie !

    Ce résultat électoral historique vient s’ajouter aux récentes victoires du SCUM lors des élections étudiantes à l’Université de Montpellier (40%) et à l’Université Paul-Valéry (56%). Par leur vote massif qui fait du SCUM le syndicat étudiant majoritaire, les étudiantes et étudiants soutiennent l’action du SCUM contre la précarité et la sélection sociale : inscription des étudiants “sans fac” suite aux mobilisations victorieuses en début d’année, lutte contre la réforme des retraites et contre la “Loi Immigration”, accompagnement réussi des étudiants sans-logement, obtention du Congé Menstruel et recul de la sélection en Master à l’Université Paul-Valéry, augmentation des budgets d’aides sociales, exonération des frais d’inscription pour les plus précaires…etc. La liste des combats menés par le SCUM est longue et témoigne de l’implication sans relâche des militants et bénévoles.

    Cette élection au Conseil d’Administration du CROUS, confirme la forte montée du SCUM, avec 3 sièges de plus et 1973 voix supplémentaires. Du côté des autres listes se présentant à cette élection, plusieurs évolutions sont à noter. Le syndicat national UNEF a été récemment relancé au niveau local par le maire de Montpellier, qui cherche ici une courroie de communication pour défendre sa politique municipale. Les centaines d’étudiants victimes de la crise municipale du logement ont modérément apprécié cette opération, puisque l’UNEF stagne avec un siège et 15,6%.

    Le fait notable de cette élection est l’effondrement de la liste apolitique “CROUS Ensemble, les assos étudiantes” qui est notable. Issue de l’alliance entre les deux anciennes listes majoritaires, elle passe de 4 à 1 siège et de 47,65% des voix à 12,75%, juste devant la liste EMF, au programme flou. Cette baisse profite légèrement au syndicat Solidaires Étudiant-e-s qui maintient son pourcentage de la précédente élection et parvient à obtenir un siège avec 13,57%.

    Enfin, la droite et l’extrême-droite, qui se présentaient divisées cette année entre l’UNI et la Cocarde, ne parviennent pas à progresser en score et perdent leur unique siège au Conseil d’Administration du CROUS. Si l’apparition de la Cocarde, liste assumée d’extrême-droite promouvant l’expulsion des étudiants internationaux de leurs logements CROUS, est inquiétante à plus d’un titre, il est rassurant de les voir rejetés par les étudiants qui les ont placés en dernière position de cette élection avec à peine 5,39% des voix. Ces scores confirment la tendance observée dans les deux universités montpelliéraines : lorsque le SCUM progresse fortement, il fait augmenter la participation aux élections (qui passe de 3,16% à 7,96%), et fait largement reculer les différents groupes apolitiques et d’extrême droite sur les campus. 

    Au niveau national, l’Union Étudiante, dont est membre le SCUM, devient aussi la première organisation nationale, devant l’association “apolitique” FAGE, qui s’était illustrée par sa proximité avec le gouvernement à de nombreuses reprises. Nous nous félicitons pour cette forte progression des listes syndicales, qui témoigne d’une politisation accrue du monde étudiant en opposition aux politiques gouvernementales. Cela constitue pour nous une base et un appui pour construire des mobilisations offensives contre la précarité et la sélection sociale dans les universités.

    Nous continuerons à construire un rapport de force déterminé afin d’obtenir des victoires concrètes pour les étudiantes et étudiants, améliorer les conditions de vies et défendre notre droit à un avenir !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

    http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr


    Pour suivre l’actualité de nos élus au conseil d’administration du CROUS, c’est ici : https://combatuniversitaire.wordpress.com/tag/conseil-dadministration-du-crous/


    Les résultats détaillés :

    (et comparatif avec les résultats de 2021)

    • Super Chatons Ultra Mignons : 4 sièges (+3), 2466 voix, 36,7% (+19,01)
    • UNEF : 1 siège (=), 1049 voix, 15,6% (+3,15)
    • Solidaires Étudiant-e-s : 1 siège (+1), 912 voix, 13,57% (+3,52)
    • CROUS Ensemble : 1 siège (-3), 857 voix, 12,75% (-34,9)
    • Active Ton CROUS – EMF : 0 siège (nouveau), 573 voix, 8,53% (nouveau)
    • UNI :  0 siège (-1), 501 voix, 7,46% (-4,7)
    • Cocarde Étudiante  0 siège (nouveau), 362 voix, 5,39% (nouveau)

    La victoire du SCUM dans la presse :

    • La Marseillaise hebdo du 16/02/2024 – “La liste du SCUM majoritaire à l’académie de Montpellier” : (voir image)
  • Université de Montpellier : tapis rouge déroulé à l’extrême-droite, et lutte contre la précarité étudiante jetée aux oubliettes.

    Ce lundi 22 janvier à l’Université de Montpellier se tenait le premier Conseil Académique pour les nouveaux élus étudiants de la liste “Super Chatons Ultra Mignons”, portée par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM).  Cette première réunion de cette instance dirigeante de l’université revêtait une importance particulière. En effet, les élus étudiants ont dû élire la vice présidente-étudiante, les représentants des étudiants qui siégeront au sein de  la commission disciplinaire, ainsi que celles et ceux qui siégeront au sein de la commission CVEC. 

    Des enjeux importants pour les étudiantes et étudiants : 

    La commission disciplinaire de l’université a pour tâche de juger et d’établir des sanctions à l’encontre des étudiantes et étudiantes de l’université accusées d’avoir enfreint le règlement intérieur. Les accusations de plagiat, de triche voire de violences y sont donc traitées, par des représentants des enseignants et des étudiants. La présence des élus étudiants y est capitale afin de s’assurer que les décisions soient les moins injustes possibles. A titre d’exemple, une étudiante en Master de la Faculté de Droit a été exclue de l’université pour avoir juste critiqué le contenu d’un cours dans un e-mail envoyé à d’autres étudiants. L’enseignante concernée et son égo ont donc jugé bon de virer cette étudiante et de la priver de la préparation de son diplôme ! Ici, la commission disciplinaire semble servir d’outil de répression et de censure à l’encontre de la communauté étudiante. Comment améliorer nos conditions d’études si toute critique, toute suggestion, est susceptible d’entraîner une exclusion de l’université ?

    La commission CVEC sert à déterminer la répartition et l’utilisation du budget issu de la Contribution Vie Étudiante et de Campus. Il s’agit de la taxe dont les étudiantes et étudiants non-boursiers sont forcés de payer avant de faire leur inscription chaque année à l’université. Les fonds issus de cette taxe sont censés servir à l’amélioration de la vie étudiante dans divers domaines : culture, lutte contre la précarité, accès à la santé, vie associative …etc. 

    De plus, la réunion de ce lundi devait aussi aboutir à l’élection de la vice-présidence étudiante.

    Une représentation étudiante renouvelée suite à l’élection de novembre.

    Pour rappel, les résultats de l’élection des représentants étudiants aux conseils centraux de l’Université de Montpellier en novembre dernier ont été historiques. La liste étudiante majoritaire depuis près de 10 ans, “Z”élus”, officiellement apolitique, a perdu les élections dans deux secteurs de formation sur les trois de l’université. Seuls les étudiantes et étudiants du secteur Santé l’ont placée en tête. La liste syndicale du SCUM est arrivée première dans deux secteurs sur trois, et a totalisé plus de 40% des suffrages à l’échelle de l’université. Arrivée dernière avec moins de 12% des voix et perdant un quart de ses élus, la liste de l’UNI a été rejetée par la majorité des étudiantes et étudiants. Officiellement “de droite”, cette liste porte une vision excluante et élitiste de l’université et se pose clairement en ennemi des étudiantes et étudiants. L’UNI avait applaudi le commando d’extrême-droite qui avait tabassé des étudiantes et étudiants dans un amphi de la Faculté de Droit en 2018. Désormais, cette organisation soutient activement la récente “Loi Immigration” qui créé un nouveau statut discriminatoire et xénophobe pour les étudiants internationaux.  Aux côtés du groupuscule d’extrême-droite “La Cocarde”, l’UNI est présente aux meetings d’Eric Zemmour et a même le soutien officiel, humain et logistique de son parti politique “Reconquête!” pour les prochaines élections des représentants étudiants au sein du conseil d’administration du CROUS.

    Les choix des “Z’élus” : l’extrême-droite pour juger les étudiantes et étudiants, et la politique de Macron pour l’université.

    Lors de la désignation des représentants étudiants au sein de la commission disciplinaire,  12 places devaient être attribuées aux élus étudiants siégeant dans ce conseil académique, par un vote de ces mêmes élus étudiants.

    La liste, “Z’élus”, a fait le choix de désigner un membre de la liste de l’UNI pour la section disciplinaire, en lui attribuant 20 voix alors qu’un seul membre de l’UNI était présent au sein du Conseil, tout en s’en attribuant 9 sièges pour elle-même. Ainsi, les étudiants et étudiantes vont subir une politique disciplinaire encore plus répressive et idéologique, puisque l’UNI s’affiche en soutien indéfectible des sanctions les plus lourdes réclamées par les enseignants les plus réactionnaires. Nous rappelons que certains enseignants, comme Jean-Luc Coronel de Boissezon, avaient physiquement participé au commando d’extrême-droite qui avait tabassé des étudiantes et étudiants en 2018. En donnant à l’UNI, pourtant rejetée par les étudiants, le pouvoir de juger ces étudiantes et étudiants , la liste officiellement apolitique des “Z’élus” affiche un choix davantage dicté par une proximité idéologique que par le respect de la représentativité. 

    En effet, la nouvelle vice-présidente étudiante, Alexane Lequard, a été élue par une majorité des enseignants après un discours où elle s’est revendiquée en soutien, comme l’UNI, à la politique gouvernementale de sélection sociale avec Parcoursup. Dans un contexte où la sélection sociale prive toujours plus d’étudiants d’accès à l’enseignement supérieur et où le SCUM recense toujours plus d’étudiants sans affectation à la fac chaque année, cette prise de position pour la sélection détonne.  Dans son discours de candidature, elle n’a pas évoqué une seule fois la précarité étudiante alors que 84% des étudiantes et étudiants montpelliérains disent sauter des repas par manque d’argent. À la place, elle a proposé l’organisation de “cafés débats”. Les milliers d’étudiantes et d’étudiants qui font la queue chaque semaine aux distributions alimentaires gratuites pour se nourrir, dont celles du SCUM, apprécieront ce cynisme absolu.

    Dans ce contexte, on ne peut que s’inquiéter du fait que la liste des “Z’élus” se soit octroyée l’intégralité des sièges de représentants étudiants dans la commission CVEC. Les 100€ de taxes prélevés à chaque étudiant non boursier serviront t’ils pour l’accès à la santé, la lutte contre la précarité, ou plutôt au financement obscur des quelques BDE à l’initiative de cette liste ? Nous n’en saurons rien, puisque seuls les “Z’élus” seront juge et partie pour décider s’ils s’attribueront à eux-même l’argent des étudiants ou non.

    Cette candidate des “Z’élus” à la vice-présidence étudiante étant soutenue par la présidence de l’université, le résultat du vote était déjà connu d’avance et son élection déjà acquise. Cependant, nous ne pouvions pas laisser sans aucune opposition une personne qui reprend mot pour mot les politiques du gouvernement qui précarise les étudiants, et qui s’allie avec l’extrême-droite. Nous avons donc fait le choix de présenter une candidate à cette fonction afin de porter l’exigence de la lutte contre la précarité , la sélection et les discriminations. 

    Malgré un contexte verrouillé par la présidence de l’université, nous nous félicitons d’avoir obtenu le soutien de 7 représentants des personnels et enseignants, en plus de nos 6 élus au Conseil Académique. Cela démontre qu’il est possible de convaincre malgré les embûches.

    La défense des droits étudiants ne se limite pas aux instances restreintes de l’université. Au contraire, c’est par l’investissement d’un maximum d’étudiantes et d’étudiants, dans les actions et les mobilisations collectives portées par le SCUM, qu’on pourra obtenir des avancées et des améliorations de nos conditions de vies et d’études !

    Avec vous toutes et tous, nous lutterons pour notre droit à un avenir.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 

  • La sélection à l’université, c’est quoi ?

    On parle souvent de “sélection” à l’université.  Mais finalement, que signifie concrètement cette “sélection” pour les étudiantes et étudiants ? Qui est sélectionné ? Sur quels critères ? Par qui ?

    Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) t’explique tout, point par point.

    Principe : 

    Dans l’enseignement supérieur, l’accès à l’année supérieure d’étude est conditionnée à la réussite lors de l’année précédente. Cette réussite est soldée par l’obtention d’un diplôme, qui est censé attester des connaissances et compétences acquises précédemment. 

    Ainsi l’accès à la première année de Licence est conditionné par l’obtention du diplôme du Baccalauréat, et l’accès à la première année de Master est conditionné à l’obtention du diplôme de Licence.

    Problème : 

    Depuis 2017, un processus de sélection supplémentaire s’est ajouté en Master, ce qui n’en garantit plus l’accès, même pour celles et ceux qui ont le diplôme de Licence correspondant. Cette sélection en Master a été encore restreinte en 2023 avec la mise en place de la plateforme nationale “MonMaster”.

    En 2018, la mise en place de Parcoursup a été un véritable bouleversement : avant 2018, toute personne qui avait un Baccalauréat pouvait librement s’inscrire à l’université. Depuis 2018, des milliers de néo-bacheliers se retrouvent sans aucune affectation en Licence à chaque rentrée de septembre.

    Comment ça se passe ?

    Le diplôme ne suffit donc plus pour être admis en Master. Et même de bonnes notes en Licence ne garantissent pas l’accès au Master.  A l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, sur 29701 vœux faits en Master 1, seulement 6480 réponses ont été favorables. Cela signifie que seules 21,82% des demandes en Master sont acceptées. 

    Quels critères de sélection ?

    C’est l’ensemble de la scolarité universitaire qui est prise en compte, ce qui discrimine de façon injuste celles et ceux qui se sont réorientés ou qui ont redoublé. Le droit à l’erreur et la possibilité de construire soi-même son propre parcours, même sinueux, n’existe plus. N’oublions pas aussi que beaucoup d’enseignants mettent de façon arbitraire des “malus” sur les notations du semestre, qui ne sont pas basés sur le niveau, mais sur des appréciations subjectives comme les absences à des TD ou encore la “participation” en cours.

    Mais même avec un parcours universitaire sans fautes et des notes élevées, la probabilité d’être refusé en Master est très élevée (on rappelle que seules 21,82% des demandes sont acceptées). Surtout, les étudiants diplômés d’une Licence à l’université Paul-Valéry sont mis en concurrence avec les étudiants de toute la France qui candidatent aussi à l’université Paul-Valéry. De plus, certains autres critères discriminants entrent en jeu, comme les établissements scolaires d’origine (lycée, université). Pire, une étude nationale de l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Égalité dans le Supérieur) datant de 2023 a démontré une discrimination généralisée basée sur l’origine supposée des candidates et candidats à l’entrée Master : les étudiantes et étudiants avec des noms à consonnance maghrébine et subsaharienne ont 12% de chances en moins d’obtenir une réponse que les autres étudiantes et étudiants.

    Il s’agit ici bien souvent d’une logique élitiste : les personnes issues de milieux favorisés économiquement ou administrativement seront toujours prises en priorité. L’université assume ici, et de façon de plus en plus exacerbée, un rôle de reproduction sociale et non l’ambition officielle “d’ascenseur social”. 

    La valeur du diplôme ?

    Souvent, lorsqu’on parle de sélection à l’université, la notion de “valeur du diplôme” fait son apparition dans le débat. Nous rappelons un fait simple : la valeur d’un cursus universitaire et du diplôme correspondant n’est pas lié au nombre de personnes diplômées, mais à la qualité des enseignements. Un Master avec 10 places mais avec des enseignements médiocres donnera toujours un diplôme avec moins de “valeur” qu’un Master avec 100 places et des enseignements de qualité.

    De plus, l’ajout d’une sélection à l’entrée de la Licence et du Master a pour effet de dévaloriser les diplômes du Baccalauréat et de la Licence. En effet, si une nouvelle sélection est appliquée en plus de ces deux diplômes, c’est qu’au final les enseignants qui gèrent cette sélection considèrent qu’ils ne valent rien. Par effet domino cela entraîne donc une dévalorisation de l’image de ces diplômes, et donc une perte de valeur dans le monde professionnel. Qui va avoir confiance en une Licence, si même l’université qui enseigne cette Licence n’a pas confiance en ce diplôme ?

    Qui décide ?

    Depuis les dernières réformes gouvernementales, les critères de sélection et le nombre de places dans chaque formations sont décidés au sein même de chaque université par les enseignants. Ce sont ces derniers qui décident quels étudiantes et étudiants ils acceptent ou refusent. Et ce sont eux qui font remonter aux instances de l’université les critères de refus ainsi que le nombre de places qu’ils veulent dans les Master qu’ils dirigent. Ensuite, ce sont les instances de l’université, en majorité composées d’enseignants et de personnels, qui votent ces différentes modalités : le Conseil des Etudes/Formation et de la Vie Universitaire (CEVU/CFVU) et le Conseil d’Administration (CA). 

    L’ironie et la cruauté de la sélection en Master réside aussi dans ce fait : ce sont les enseignants qui rejettent de l’université leurs propres étudiants, à qui ils avaient pourtant donné le diplôme de Licence.

    Quelles conséquences ?

    Lorsqu’on est refusé en Licence ou Master, les conséquences sont réelles et très importantes. Les étudiantes et étudiants refusés se retrouvent “sans-fac”, donc sans inscription et sans possibilité de continuer leur cursus. Ils ne peuvent donc plus préparer et passer le diplôme supérieur. Comme ils ont perdu leur statut étudiant, ils perdent ainsi tous leurs droits à bénéficier d’une bourse, d’aides ponctuelles du CROUS et même d’un logement en cité universitaire. Pour les étudiantes et étudiants internationaux, la perte du statut étudiant entraîne la perte du visa d’étude. Ils se retrouvent ainsi expulsés dans leur pays d’origine, sans avoir pu préparer le diplôme pour lequel ils étaient venus.

    D’un point de vue plus large, dans un contexte de précarisation du marché du travail, lorsque des étudiantes et étudiants sont privés de la possibilité de préparer un diplôme, ils se retrouveront encore moins outillés pour leur insertion professionnelle. La sélection apparaît ici comme un outil d’appauvrissement des futurs salariées et salariés.

    Comment agir ?

    D’un point de vue individuel, face à une mise en compétition de tous contre tous qui ne bénéficiera au final à quasiment personne, il apparaît important de favoriser l’entraide : partage de cours, travail en groupe et bienveillance.

    Mais les techniques individuelles ne pourront pas régler le problème collectif que pose la sélection à l’université. Si on veut que le Baccalauréat puisse redonner accès à l’université, et que le diplôme de Licence puisse enfin redonner accès au Master correspondant, la solution est donc collective. C’est pour cela que des étudiantes et étudiantes ont créé le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM). L’objectif est de ne pas rester isolés, et d’arriver à obtenir des avancées qui bénéficient à toutes et tous. Ainsi, chaque année, par les mobilisations, le SCUM parvient à obtenir l’inscription de nombreux “sans-fac” dans le cursus de leur choix. Le syndicat obtient aussi régulièrement des hausses de places dans certaines Licences et Master dans les instances où il a des élus

    La seule garantie pour qu’un maximum d’étudiantes et d’étudiants conservent la possibilité de poursuivre leurs études, c’est l’investissement de toutes et tous dans les mobilisations gagnantes appelées par le syndicat, et aussi en complément le vote pour les représentants des listes SCUM-Super Chatons Ultra Mignons dans les différentes instances universitaires.

    Ensemble, faisons reculer la sélection sociale et luttons pour notre droit à un avenir !

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 

  • L’Université Paul-Valéry vote la mise en place d’un “congé menstruel” proposé par le SCUM.

    A partir du mois de septembre 2024, un “congé menstruel” sera mis en place à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. Cette mesure, proposée par les élus étudiants du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), a été adoptée à l’unanimité du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) du mardi 16 janvier 2024.

    A chaque cycle menstruel, les premiers jours de règles peuvent être extrêmement douloureux, au point d’empêcher toute forme de déplacement. Cela peut entraîner des absences “non-justifiées” à des enseignements et examens, impactant ainsi le cursus universitaire de ces personnes : zéros à des examens, “malus” décidés par les enseignants sur la moyenne du semestre, perte de bourse…etc.

    Dans l’optique de permettre à chaque étudiante et étudiant de suivre ses études en toute sérénité, et dans un cadre inclusif et adapté, le SCUM a obtenu la mise en place d’une autorisation d’absence plafonnée à 10 jours par année universitaire, sur demande de toute personne usagère de l’université. Cela correspond à une journée d’autorisation d’absence par mois. Cette disposition sera accessible de façon indistincte aux étudiantes et étudiants, afin de permettre aux personnes trans d’en bénéficier sans avoir à passer par une démarche différente des autres bénéficiaires. 

    Ce congé menstruel est donc prévu pour la rentrée 2024, après un travail approfondi avec les différents services de l’université sur les différents aspects et processus techniques permettant sa mise en œuvre. Le SCUM restera attentif à ce que ce nouveau droit soit facilement accessible, sans démarches administratives complexes.

    Résolument engagé dans une optique féministe et inclusive, le SCUM se félicite d’avoir fait adopter cette mesure à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, et s’engage en parallèle dans un travail similaire pour en faire bénéficier l’Université de Montpellier.

    Nous continuerons à agir de façon concrète, dans les instances comme dans les mobilisations, pour améliorer les conditions de vies et d’études pour toutes et tous.

    Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
    syndicat.scum@live.fr 



    La presse relaie le congé menstruel obtenu par le SCUM :

    reportage de France 3 Languedoc