Ce vendredi 13 septembre à l’initiative du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), une vingtaine d’étudiantes et d’étudiants refusés en Licence et Master se sont réunis afin de lutter pour leur inscription dans le cursus de leur choix à Montpellier.
Aux côtés des étudiantes et étudiants refusés en Licence et Master, nous réclamons des inscriptions pour toutes et tous, dans le cursus et l’université de son choix !
Nous appelons à la solidarité et à une première mobilisation forte en nous rassemblant lundi 16 septembre à 9h devant le Rectorat de Montpellier (31 rue de l’Université, tram 1, arrêt Louis Blanc).
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Si tu es sans affectation en Licence ou Master, contacte nous : syndicat.scum@live.fr
Samedi 7 septembre, des mobilisations se tiendront partout en France, appelées par l’Union Étudiante, principal syndicat étudiant français, dont le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) est membre. À Montpellier, le rassemblement se tiendra à 18h devant la Préfecture.
Emmanuel Macron et son gouvernement “démissionnaire” veulent continuer à tout prix la politique de violence sociale qu’ils mènent depuis 2017, et même malgré leur défaite aux dernières élections qu’ils ont eux-mêmes convoquées.
Mais les politiques gouvernementales ne se limitent pas au milieu étudiant : réforme des retraites, réforme de l’assurance chômage, loi immigration …
Afin de dire stop, et pour commencer à construire un mouvement large dans la perspective de la journée de mobilisation intersyndicale du mardi 1er octobre, le SCUM appelle à un rassemblement samedi 7 septembre à 18h, devant la Préfecture de Montpellier.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
En réaction aux résultats du Rassemblement National, parti d’ l’extrême-droite aux élections européennes, Emmanuel Macron a décrété ce dimanche 9 juin la dissolution de l’Assemblée nationale.
Le changement, l’amélioration de nos conditions de vies et d’études, et la construction d’un avenir plus désirable débarrassé du racisme, de l’antisémitisme et de toutes les discriminations, ne peut pas se réduire uniquement à voter puis être spectateurs des résultats électoraux.
Si on veut inverser la tendance de la dégradation de nos conditions de vie, nous sommes convaincus qu’il faut agir à notre niveau. Toutes et tous.
Nous choisissons de donner de notre énergie, de notre temps, et de notre optimisme pour améliorer les choses à notre niveau, sans attendre de savoir quel politicien remportera le match électoral. Ce groupe d’étudiantes et d’étudiants, c’est le SCUM.
On ne peut pas se contenter d’attendre sans rien faire, et être spectateurs du champ de ruines que deviendront nos vies. Il faut lutter, relevons la tête.
Cette lutte ne peut se mener qu’en construisant quotidiennement la solidarité concrète, comme nos distributions et nos permanences d’aide, en construisant un rapport de forces au niveau local pour obtenir des améliorations, tout en participant aux mouvements sociaux nationaux qui eux font pression sur les gouvernants pour éviter la dégradation des conditions de vie.
Nous savons qu’il est difficile de s’engager par manque de temps que ce soit à cause des cours, des examens, des jobs étudiants contraint par la précarité ou tout simplement l’envie de profiter de son temps libre. Mais nous sommes tous sur le même bateau, et il est essentiel aujourd’hui d’essayer de changer les choses de façon radicale, car personne ne le fera à notre place
Rejoignez-nous au Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, ou dans n’importe quel collectif de lutte ou d’entraide visant à améliorer concrètement notre vie quotidienne, c’est absolument nécessaire et urgent !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Sur Montpellier, nous participons aux initiatives unitaires avec l’intersyndicale de l’Hérault et avec toutes les organisations progressistes, et nous appelons à participer massivement à la manifestation contre l’extrême-droite qui se tiendra vendredi 14 juin à 18h place Albert 1er à Montpellier, ainsi qu’à la Pride du samedi 15 juin qui partira de la place du Peyrou à 15h30.
Ce mardi 11 juin 2024, la Commission des Relations Internationales et des Échanges Internationaux (CRI-EI) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a voté à l’unanimité le rétablissement d’un important accord de coopération universitaire internationale.
Il s’agit de l’université de Birzeit, située en Palestine. L’accord de coopération avait été suspendu en 2018, dans un contexte de pressions diplomatiques du gouvernement israélien pour isoler les universitaires palestiniens.
Le rétablissement de cet accord de coopération, permettra aux étudiants et chercheurs palestiniens d’avoir à nouveau accès aux ressources et possibilités d’échanges avec une université française. Cet accord pourrait aussi être suivi de la possibilité d’une candidature Erasmus+ MIC l’année prochaine, qui permettrait de financer des séjours de mobilité internationale pour les étudiants des deux pays.
Afin de compléter cet accord, les élus du SCUM ont obtenu la mise en place d’un budget réservé pour l’accueil des étudiants et enseignants-chercheurs Palestiniens et Israéliens. A celà s’ajoute la possibilité d’accueillir des doctorants et chercheurs en dehors de programmes d’échanges, via des lettres d’invitations.
C’est un pas extrêmement important contre l’isolement dont sont victimes les étudiants et chercheurs palestiniens, dans un contexte de colonisation accrue et de guerre meurtrière menée par le gouvernement israélien.
Celà permet aussi une complémentarité forte avec l’accord de coopération entre l’université Paul-Valéry et l’université d’Haifa, renouvelé le 04 avril dernier. Cette université, qui compte 40% d’étudiants arabes israéliens, est aussi un de leur principal vecteur d’égalité académique puis salarial en Israël. Ces différents accords ont des conséquences positives concrètes dans le cadre du conflit actuellement en cours en Israël/Palestine, mais celà reste insuffisant.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) demande que les mesures appliquées aux étudiants Ukrainiens impactés par l’invasion militaire Russe soient élargies aux étudiants réfugiés Palestiniens et aux étudiants Israéliens, qui risquent la prison s’ils refusent le service militaire. Ces mesures sont : l’inscription facilitée dans le cursus de leur choix, la continuité et la reconnaissance des diplômes antérieurs et l’accès aux bourses et logements du CROUS.
Lors du Conseil Académique de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 qui s’est aussi réuni ce mardi 11 juin, les élus étudiants du SCUM ont fait voter à l’unanimité l’ajout dans une motion d’une demande officielle de l’université pour l’accueil des étudiantes et étudiants de Palestine et d’Israël impactés par le conflit.
La question des accords de coopération internationale ne se résume pas à une question académique ou de rayonnement des universités montpelliéraines. Il s’agit d’un levier internationaliste, qui permet à des étudiantes et étudiants de pays et cultures différentes de se rencontrer, d’échanger et d’étudier ensemble. Celà permet de contrer parfois la propagande de régimes autoritaires, comme dans le cadre des coopérations avec les universités Chinoises, et de promouvoir les droits humains auprès des étudiants et enseignants impliqués dans ces échanges. C’est pour celà que nos élus étudiants s’investissent fortement, depuis des années au sein de la Commission des Relations Internationales et des Échanges Internationaux (CRI-EI) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à affirmer sa solidarité à toutes les étudiantes et tous les étudiants du monde entier, et à rejeter toute forme de racisme, d’antisémitisme et de discriminations, ici comme partout.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Jeudi 30 mai , les premiers résultats de la plateforme Parcoursup sont sortis et dans la foulée, mardi 04 juin, ceux de la plateforme MonMaster.
Comme l’année dernière le ministère refuse de communiquer sur le nombre d’étudiants et de lycéens refusés à l’entrée de l’université. Malgré l’absence de chiffre officiel, le résultat sera le même que les années précédentes, un nombre conséquent de lycéennes, lycéens et étudiantes, étudiants se retrouveront, cette année encore, sans affectation en licence et en master.
Mais ce n’est pas que la politique élitiste du gouvernement qui empêche les lycéens et étudiants de poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur. Les présidences d’universités et les enseignants chercheurs traduisent de manière concrète les politiques élitistes et méritocratiques du gouvernement. Que ce soit par leur vote des critères de sélection lors des conseils centraux ou leur refus d’augmenter les quotas d’accueil, ils sont pleinement responsables de cette sélection à laquelle ils sont attachés. Lorsque les quotas d’accueil en licence et en master sont maintenus et qu’aucune place n’est supprimée, cela sonne même comme une victoire. A Montpellier, le SCUM a dû envahir un conseil le 7 décembre 2021 pour que le quota d’accueil de l’université Paul-Valéry ne baisse pas, et éviter par exemple la suppression de 100 places en licence de cinéma.
La répression des syndicats étudiants luttant contre cette sélection sociale fait également pleinement partie des outils utilisés par les enseignants-chercheurs pour protéger cette dernière, à Nanterre avec la répression que subit l’UNEF TACLE matérialisée par des interdictions de campus pour ses membres, des procédures en section disciplinaire pour avoir défendu les étudiants refusés à l’entrée de l’Université.
Cette répression d’une parole opposée à la sélection et au racisme ne nous arrêtera pas, il est essentiel aujourd’hui de multiplier les luttes contre la sélection sociale, à Montpellier, à l’Université Paul-Valéry, 54% des candidats en master se voient refuser une place, un étudiant sur deux ayant validé sa licence dans cet établissement est éjecté de sa propre fac, ne pouvant pas poursuivre son cursus. Lui retirant ainsi ses droits étudiants, comme le repas à tarif social, le visa, ou le logement à bas prix en résidence universitaire.
Aujourd’hui le SCUM a lancé un mouvement de mobilisation, comme les années précédentes, pour l’inscription de toutes et tous les étudiants dans la filière de leurs choix. Pour cela, le SCUM invite dès à présent les étudiantes et étudiants sans affection en licence ou en master à prendre contact via les réseaux sociaux ou par mail ( syndicat.scum@live.fr ) afin d’organiser au plus vite la lutte à la rentrée !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
174,93 € (+4,93 €) en licence pour les étudiants de l’Union européenne
250,47 € (+7 €) en master pour les étudiant-es de l’Union européenne
391,02 € (+11,02 €) en doctorat
618,43 € (+17,43 €) pour les écoles d’ingénieur accréditées par le Ministère de l’Enseignement supérieur
2850,33 € (+80,33 €) en licence pour les étudiants étrangers
3879,33 € (+109,33 €) en master pour les étudiants étrangers
Cette politique vise à exclure les plus défavorisés de l’université, la réservant ainsi à une élite restreinte. En parallèle, le gouvernement prépare une réforme des bourses qui ne fera qu’accroître la précarité des jeunes et pousser des milliers d’étudiants hors du système de bourses.
Le SCUM dénonce fermement cette augmentation des frais d’inscription ainsi que toutes les mesures qui visent à nous précariser. Il est plus que nécessaire de se mobiliser afin d’organiser la solidarité face au gouvernement qui poursuit l’élaboration de sa politique anti-pauvre. Il est inacceptable de faire peser le poids de la crise sur les étudiantes et étudiants alors que les véritables responsables, les profiteurs de crise et les actionnaires, continuent de s’enrichir au détriment des conditions d’études, aujourd’hui insoutenables.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ces deux jours d’échanges et de travail ont permis de préparer les activités et mobilisations de la rentrée, et notamment l’accompagnement des étudiantes et étudiants “sans fac” refusés en Licence et Master.
Il est important de ne pas rester seuls, rejoignez l’equipe du SCUM, pour obtenir tous ensemble davantage de victoires et d’avancées pour les étudiantes et étudiants de Montpellier !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Ce mardi 21 mai 2024, l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a cessé d’exister. Par un vote du conseil d’administration avec une majorité de 21 voix contre 4 voix et 6 abstentions, l’université s’est transformée en un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel expérimental dénommé « Université de Montpellier Paul-Valéry »
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) a été la seule organisation étudiante à intervenir contre cette transformation lors du Conseil d’Administration. Au même moment, le bâtiment de la présidence, dans lequel se déroulait le Conseil, a été intégralement bloqué et les membres de l’instance ont été empêchés de sortir. Cette mobilisation témoigne d’une forte opposition des étudiantes et étudiants à cette transformation de l’université.
Désormais, c’est l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 qui met le doigt dans cet engrenage, à l’occasion de l’obtention d’un appel à projet d’excellence appelé “Miranda”. C’est donc pour pouvoir mieux s’insérer dans une logique de financement de la recherche par des appels à projets que l’université Paul-Valéry se transforme en “établissement expérimental”. Nous rappelons que cette dynamique de financement est non pérenne et qu’elle épuise dans une sorte de fuite en avant les personnels, les équipes de recherches et les ressources de l’université, au détriment de la qualité d’accueil et d’enseignement de l’université. Ces logiques donnent ainsi davantage de liberté aux enseignants pour aggraver les politiques de sélection sociale qu’ils mettent déjà en œuvre. Pour rappel, à l’Université Paul-Valéry, seules 21,82% des demandes en Master sont acceptées.
D’un point de vue plus trivial, nous notons aussi que la nouvelle dénomination de cet établissement expérimental, « Université de Montpellier Paul-Valéry », réduit sa visibilité en la faisant apparaître comme subalterne de l’autre université de la ville, l’Université de Montpellier (UM). Ainsi, en tentant de s’inscrire dans des logiques concurrentielles qui la dépassent, l’Université Paul-Valéry efface davantage son identité au sein de l’écosystème de l’enseignement supérieur régional.
Mais surtout, cela permet de sortir l’université du Code de l’éducation, qui réglemente les frais d’inscription en Licence et Master.
Dans un contexte où le gouvernement Macron augmente la pression budgétaire sur les universités et ou l’Université Paul-Valéry était déjà l’université avec le moins de dotation budgétaire par étudiant, le passage en « Établissement Public Expérimental » (EPE) prive les étudiantes et étudiants de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 de la seule garantie, à moyen terme, que les frais d’inscription n’augmenteront pas.
Qui peut croire que l’Université Paul-Valéry, qui avait un déficit de plus de 11 millions d’euros début janvier, ne va pas augmenter un jour les frais d’inscription pour toutes et tous ?
L’Université Paul-Valéry est donc devenue un Établissement Public Expérimental (EPE) malgré notre opposition. Cependant, grâce à l’action de nos élus et à nos fortes mobilisations, comme le blocage des journées portes ouvertes, le SCUM est parvenu à obtenir que les nouveaux statuts soient au maximum conformes au Code de l’Éducation. Ainsi, la place des entreprises au sein des instances de l’université reste réduite et le fonctionnement actuel reste inchangé, notamment sur la question de l’ouverture et de la fermeture de cursus et filières. Cependant, nous rappelons que, avec ou sans statut “expérimental”, l’université est déjà, tout comme l’Etat, un acteur économique et institutionnel au sein du système capitaliste.
Concernant la hausse des frais d’inscription, si grâce à l’action du SCUM elle n’est pas à l’ordre du jour pour septembre 2024, nous précisons que les statuts peuvent faire l’objet d’une modification en Conseil d’Administration via l’article 52 des nouveaux statuts, et donc qu’à moyen ou long terme les garde-fous obtenus par le SCUM peuvent donc être remis en question par la présidence.
Seule l’action collective et massive des étudiantes et étudiants permettra de créer et maintenir un rapport de force suffisant afin de garantir que les frais d’inscription n’augmenteront pas et que l’université sera en mesure d’accueillir chacune et chacun dans le cursus de son choix.. Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier est prêt pour les combats à venir, pour défendre notre droit à un avenir, contre la précarité et la sélection !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
L’action du SCUM contre l’EPE relayée par les médias :
La Marseillaise Hebdo du 24/05/2024 : “l’Université Paul-Valéry devient un établissement public expérimental, le syndicat SCUM s’oppose” – (voir l’image)
Fabien, élu au conseil d’administration de l’Université Paul-Valéry est menacé d’exclusion avec des accusations mensongères pour avoir dénoncé le racisme dans l’enseignement supérieur. Le SCUM, syndicat majoritaire de l’académie, appelle à un rassemblement de soutien le jeudi 23 mai à l’Université de Perpignan où aura lieu sa commission disciplinaire.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM), lors de la rentrée universitaire de septembre 2023 a mené, comme depuis 6 ans maintenant, une mobilisation pour faire inscrire des étudiantes et étudiants “sans-facs”. En effet, à cause de la sélection sociale pratiquée par l’université, de nombreux étudiantes et étudiants se voient refuser l’accès en Licence ou dans un Master alors qu’ils ont obtenu la Licence correspondante.
Cette sélection sociale a des conséquences désastreuses pour les étudiantes et étudiants : perte de bourses, perte de logement CROUS ou encore du titre de séjour pour les étudiants étrangers. La sélection opérée sur des plateformes comme Parcoursup et MonMaster exclut d’office les étudiantes et étudiants les plus précaires, mais encore plus celles et ceux portant un nom maghrébin ou subsaharien, de l’accès aux masters. Le caractère raciste de cette sélection sociale a été démontré par une étude de l’ONDES publiée dans plusieurs journaux. Le SCUM dénonce depuis de nombreuses années cette sélection sociale, élitiste et raciste.
Une semaine plus tard, nous avons appris qu’une plainte avait été déposée contre notre élu du Conseil d’Administration pour diffamation privée et qu’une procédure de section disciplinaire avait été engagée à son encontre afin de l’exclure de l’Université.
C’est une attaque directe contre l’exercice de notre activité syndicale de défense des droits étudiants !
Cette plainte vise notre élu étudiant au Conseil d’Administration, qui plus est racisé.
À l’heure où les idées d’extrême-droite ne cessent de se répandre, le SCUM est profondément choqué qu’un enseignant-syndicaliste de surcroît- tente d’exclure un étudiant syndicaliste racisé quand celui-ci lui rappelle à juste titre les biais racistes qui existent au sein des processus de sélection.
Mais ce n’est pas tout ! En effet, nous avons récemment appris que le mensonge était de mise au sein du SNESUP-FSU de Paul-Valéry. Effectivement, monsieur David Roche ainsi que Madame Chloé Delaporte (aussi co-directrice du master cinéma et syndiquée au SNESUP-FSU) expliquent avoir été pris à partie et s’être fait hués par le SCUM durant la manifestation féministe du 25 novembre 2023. Chose qui ne s’est jamais produite de toute vraisemblance. Pire, Chloé Delaporte prétend avoir identifié notre élu au Conseil d’administration parmi les gens qui l’auraient huée. Or, au même moment , notre élu participait à une collecte avec la Banque Alimentaire dans un hypermarché situé à l’autre bout de l’agglomération. S’il est fréquent pour les militants d’extrême-droite de confondre les personnes racisées entre elles, nous ne pouvons croire que Chloé Delaporte soit capable des mêmes biais discriminatoires.
Mais la montagne de mensonges ne fait que commencer.
En effet d’après elle ce n’était pas 10 mais “20 hommes du SCUM” qui l’attendaient à la sortie de son cours et l’auraient encerclés. Nous sommes atterrés et choqués par les allégations qu’avancent madame Delaporte. Suite à celà elle prétend avoir vécu un “harcèlement en ligne” ayant duré 2 mois, sans en avancer le moindre élément. Comme ce que monsieur Roche aurait subi après la discussion de septembre au CEVU. Le SCUM réfute l’ensemble des propos avancés par monsieur Roche et madame Delaporte, ils sont au mieux délirants et au pire ils ne servent qu’à justifier la répression et le racisme qu’ils tentent de mener contre notre élu du Conseil d’Administration.
À force d’affirmer tout et son contraire, le SNESUP-FSU de l’Université Paul-Valéry ne fait que se décrédibiliser chaque jour qui passe. Nous savions que leur combat se dirigeait exclusivement contre les étudiants, à l’image des vacances de Noël que ce “syndicat” enseignant tente de supprimer chaque année. Mais nous ne pensions pas que le mensonge serait un outil utilisé par un syndicat supposément de “gauche” afin de nuire au syndicat étudiant majoritaire.
Le SCUM ne peut tolérer qu’un étudiant syndicaliste racisé soit menacé d’exclusion de l’université pour avoir simplement rappelé une étude scientifique menée sur les biais racistes de la sélection à un enseignant.
Nous appelons à un large soutien pour soutenir notre élu ! Le racisme n’a sa place ni à l’université ni ailleurs !
Le SCUM appelle à un rassemblement à l’Université Perpignan Via Domitia où se tiendra la section disciplinaire le 23 mai prochain à 16H00 Bâtiment A 52 avenue Paul Alduy.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr
Lors du Conseil d’Administration de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 du mardi 23 avril 2024, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM, syndicat étudiant majoritaire, a demandé le retrait d’urgence d’un Master 2 de l’offre de formation.
Ce Master en Sciences de l’Éducation et de la Formation créé en 2011 vise à former au « Leadership vibratoire dans une approche de pédagogie quantique, afin d’œuvrer en pleine conscience ». Une “retraite socratique” est évoquée dans la plaquette, au sein du Centre Lerab Ling.
Le Centre Lerab Ling est un “centre bouddhiste rattaché à l’école Nyingmapa, axée chamanisme et tantrisme ésotérique”. Ce lieu, cité dans un rapport de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), est situé dans le nord du département de l’Hérault près de Lodève. Le responsable de cet endroit a été accusé dans un livre d’emprise mentale et de viols sur plusieurs adeptes de la secte. Le fait que ce Master propose à ses étudiantes et ses étudiants des “stages” et des “retraites socratiques” dans un tel lieu s’ajoute aux articles et travaux de recherche du Master issus de la mouvance anthroposophe.
L’anthroposophie a fait l’objet de multiples saisines auprès de la MIVILUDES, qui conclut en ces termes : « Perçu comme un simple courant de pensée “alternatif”, le groupe apparaît ainsi sous des visages différents auprès d’un public qui n’en perçoit pas nécessairement les ramifications ésotériques », susceptibles « de présenter un danger pour la population », « tant dans le domaine scolaire avec les écoles Steiner-Waldorf, que dans le domaine agricole avec la biodynamie, ou médical avec la médecine anthroposophique ». Les cours proposés dans ce Master s’inscrivent t’ils dans une dynamique de prosélytisme ?
Au vu de la gravité de ces faits, le SCUM a demandé lors du Conseil d’Administration du 23 avril 2024 que ce Master soit retiré d’urgence de l’offre de formation pour l’année 2024-2025.
Une trop faible réaction de l’université face aux dérives sectaires.
Anne Fraisse, présidente de l’université, a reconnu suite à l’intervention du SCUM l’existence d’un problème et s’est engagée à ce que les prochains stages ne se déroulent plus au Centre Lerab Ling. Une enquête va aussi être diligentée. Cependant, elle ne retire pas pour l’instant ce Master de l’offre de formation, en prenant notamment pour argument le bon taux d’insertion professionnelle de ce diplôme.
Cette réaction de la présidence de l’université est insuffisante, dans un contexte mondial d’offensive réactionnaire, anti-science, identitaire et hostile aux droits des femmes et des personnes LGBT+. Cette offensive prend appui sur les pseudo-sciences et les pratiques “new age”, notamment au sein des universités, ou les enseignants jouissent d’une “liberté pédagogique” quasiment sans limites.
Nous refusons que l’offre de formation de l’université continue à être le véhicule de la diffusion de pseudo-sciences et de la promotion de mouvances religieuses ou sectaires.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM syndicat.scum@live.fr