Non à la maltraitance institutionnelle des vacataires ! Ce n’est pas aux travailleuses et travailleurs de l’université de payer la crise austéritaire !

Le vendredi 17 octobre, 16 vacataires du service des inscriptions administratives de l’Université Montpellier Paul-Valéry (dont 10 à temps plein) ont été prévenu·es d’un arrêt de leur activité, sans préavis. Après un premier rassemblement ce lundi 20 octobre, regroupant à la fois organisations politiques et syndicales, les étudiant·es ainsi que travailleur·euses de l’université, plusieurs tentatives de dialogues ont été menées afin d’obtenir des garanties et des réponses de la part de la Présidence. Face à l’évitement systématique de négocier tout maintien de poste via des réaffectations, en invoquant une “enveloppe d’heures arrivée à son terme” tout en reconnaissant des contrats “hors des clous” (à savoir, des CDD traités comme des vacations), la mobilisation est nécessaire pour établir un rapport de force là où le dialogue est rompu.

Les coupes budgétaires de 43,8 milliards proposées en juillet par le gouvernement attaquent directement les travailleur·euses, la jeunesse et conduisent à terme à la privatisation des services publics. À l’Université Paul-Valéry, la jeunesse étudiante subit lourdement ces attaques. Elles entraînent des retards importants dans l’attribution des bourses, la fermeture de places en formation, et les étudiant·es en situation de handicap voient leur accompagnement fortement diminué alors que les étudiant·es étranger·es subissent, en outre, la précarité et une sélection accrue. De plus, les coupes imposées par le gouvernement réduisent largement le budget des laboratoires de recherche. Enfin, pour les personnels, ces coupes entraînent une surcharge de travail et un sous-effectif structurels ainsi qu’un recours toujours plus fréquent aux contractuel·les et aux vacataires.

Les vacataires du service des inscriptions administratives, ainsi que les organisations politiques et syndicales de l’université, s’opposent fermement aux politiques d’austérités forcées au profit des grandes entreprises et de l’armée qui voit ses moyens augmentés de 6,7 milliards d’euros dans le budget 2026.

Nous appelons à la grève et à la mobilisation le jeudi 6 novembre. La journée commencera par un piquet de grève à 8h45, puis par un rassemblement à 10h30 devant le bâtiment L de la Présidence.

Signataires : SCUM -Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, CGT des Universités de Montpellier, Sud Education, Solidaires étudiants, Le Poing Levé

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