
Ce mardi 11 mars 2025 se tenait le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. La situation budgétaire de l’université constituait le principal sujet de ce jour, avec un déficit budgétaire prévisionnel de près de 7 millions d’euros en 2025.
Pour rappel, la présidence de l’université avait rejeté les mesures proposées par le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM ces dernières années.
La motion budgétaire du SCUM et de la CGT votée à l’unanimité.
Ce mardi, le SCUM et la CGT sont parvenus à faire voter une motion historique, à l’unanimité du Conseil d’Administration, dénonçant les politiques budgétaires gouvernementales et exigeant un financement à hauteur des besoins réels.
“ Le Conseil d’Administration de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, réuni ce mardi 11 mars 2025, demande instamment que le financement de l’Etat envers les universités soit réévalué à hauteur des besoins réels de chaque établissement, que ce soit en matière d’encadrement, d’investissement et de fonctionnement. Le changement des indicateurs ne masque plus la pénurie.
Le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur public est déjà attaqué de toutes parts au niveau national et international. La France, pays des Lumières, ne peut pas sacrifier des générations d’étudiantes et d’étudiants sous prétexte d’une austérité budgétaire imposée par des choix gouvernementaux qui ne répondent pas aux défis sociaux et environnementaux actuels et à venir.
Nous nous préoccupons de l’urgence comme du long terme. Les universités, et notamment celles de Sciences Humaines et Sociales, se meurent par manque de financement.”
Le SCUM dénonce l’accentuation de la répression contre les étudiants, la présidence persiste.
En déclaration liminaire, un des élus du SCUM a dénoncé la politique de répression exercée par la présidence de l’université à l’encontre des étudiants.
“L’université Paul-Valéry a deux traditions : sa vie démocratique, parfois intense, et ses politiques de solidarité internationale : situation en Palestine, lutte des femmes Iraniennes, solidarité avec les Ukrainiens attaqués. Ces deux traditions sont-elles en train d’être piétinées par une présidence préférant de plus en plus le bruit des bottes ?
Tout d’abord, sur la question internationale. Actuellement, la situation dramatique à Gaza suscite de légitimes élans de solidarité. Le SCUM avait déjà demandé auprès de la présidence que les motions votées en conseil académique en décembre 2023, soient diffusées au grand public, par voie de mail et de communiqué de presse. Cela aurait permis d’afficher publiquement la prise de position de l’université, votée en conseil académique : pour un cessez-le-feu immédiat et pour la paix. Pour le SCUM, c’était la position minimum à prendre, à laquelle nous aurions aimé ajouter une dénonciation claire du colonialisme. Lors du CAC (Conseil Académique) du 04 mars, les élus du SCUM ont été choqués des propos de la présidente de l’université, qui remettait en cause la liberté d’expression et le droit de manifestation. Madame la Présidente, votre avis personnel sur certains des mots d’ordre n’a pas à interférer dans l’exercice des droits démocratiques par les étudiantes et étudiants.
De plus, je tiens ici à dénoncer au Conseil d’Administration l’évacuation du Théâtre de la Vignette ce vendredi 07 mars, en présence d’un important dispositif policier appelé par l’université. Cette évacuation s’inscrit dans une dérive répressive que nous condamnons depuis plusieurs mois, matérialisée par la convocation, en moins d’un an, de deux sections disciplinaires à l’encontre du seul élu étudiant du Conseil d’Administration qui a dénoncé le racisme pratiqué dans les processus de sélection en Master. “
La présidence de l’université a tenté de justifier sa politique répressive, allant jusqu’à remettre en question le droit de manifester.
Nous regrettons que les autres élus étudiants (Le Poing Levé et Solidaires Étudiant-e-s) soient restés silencieux face à ces questions, donnant ainsi l’impression d’un soutien passif, voire complice à cette dérive répressive.
Cette dérive anti-démocratique s’est aussi matérialisée pendant ce Conseil d’Administration. En effet, la Présidence de l’université a refusé, pour la première fois de son histoire, de soumettre au vote la motion portée par le SCUM concernant la question des accords de coopération internationale.
Seul syndicat étudiant engagé de longue haleine au sein de la Commission des Relations Internationales et des Étudiants Internationaux (CRI-EI) de l’université Paul-Valéry, le SCUM demandait qu’un véritable cadrage de ces accords soit mis en place. Il s’agit ici de garantir aux étudiantes et étudiants en mobilité des conditions d’accueil décentes, et que ces accords garantissent aucune collaboration avec des entreprises ou travaux de recherche à des fins militaires, notamment dans les pays dont les gouvernements sont impliqués dans de graves violations des droits humains, comme la Chine, Israël ou encore la République Démocratique du Congo.
Alors que cette motion avait des chances d’être adoptée au Conseil d’Administration, la Présidence l’a censuré pour ne soumettre au vote qu’une seule motion, concernant uniquement les accords avec des universités israéliennes, et portée par un des enseignants responsable d’une des convocations en section disciplinaire visant le SCUM.
Engagé dans les instances en tant que syndicat majoritaire de l’université Paul-Valéry, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier ne lâchera rien !
Face à la répression, nous continuerons à agir dans les instances, mais surtout par des mobilisations fortes, à l’image du blocage de la présidence lors des “Journées Portes Ouvertes”, en faveur des intérêts des étudiantes et des étudiants.
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr
-> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux..
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