Accords de coopération universitaires : des mesures pour faire vivre l’internationalisme.

Ce mardi 11 juin 2024, la Commission des Relations Internationales et des Échanges Internationaux (CRI-EI) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 a voté à l’unanimité le rétablissement d’un important accord de coopération universitaire internationale.

Il s’agit de l’université de Birzeit, située en Palestine. L’accord de coopération avait été suspendu en 2018, dans un contexte de pressions diplomatiques du gouvernement israélien pour isoler les universitaires palestiniens.

Le rétablissement de cet accord de coopération, permettra aux étudiants et chercheurs palestiniens d’avoir à nouveau accès aux ressources et possibilités d’échanges avec une université française. Cet accord pourrait aussi être suivi de la possibilité d’une candidature Erasmus+ MIC l’année prochaine, qui permettrait de financer des séjours de mobilité internationale pour les étudiants des deux pays.

Afin de compléter cet accord, les élus du SCUM ont obtenu la mise en place d’un budget réservé pour l’accueil des étudiants et enseignants-chercheurs Palestiniens et Israéliens. A celà s’ajoute la possibilité d’accueillir des doctorants et chercheurs en dehors de programmes d’échanges, via des lettres d’invitations.

C’est un pas extrêmement important contre l’isolement dont sont victimes les étudiants et chercheurs palestiniens, dans un contexte de colonisation accrue et de guerre meurtrière menée par le gouvernement israélien.

Celà permet aussi une complémentarité forte avec l’accord de coopération entre l’université Paul-Valéry et l’université d’Haifa, renouvelé le 04 avril dernier. Cette université, qui compte 40% d’étudiants arabes israéliens, est aussi un de leur principal vecteur d’égalité académique puis salarial en Israël. Ces différents accords ont des conséquences positives concrètes dans le cadre du conflit actuellement en cours en Israël/Palestine, mais celà reste insuffisant.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) demande que les mesures appliquées aux étudiants Ukrainiens impactés par l’invasion militaire Russe soient élargies aux étudiants réfugiés Palestiniens et aux étudiants Israéliens, qui risquent la prison s’ils refusent le service militaire. Ces mesures sont : l’inscription facilitée dans le cursus de leur choix, la continuité et la reconnaissance des diplômes antérieurs et l’accès aux bourses et logements du CROUS.

Lors du Conseil Académique de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 qui s’est aussi réuni ce mardi 11 juin, les élus étudiants du SCUM ont fait voter à l’unanimité l’ajout dans une motion d’une demande officielle de l’université pour l’accueil des étudiantes et étudiants de Palestine et d’Israël impactés par le conflit.

La question des accords de coopération internationale ne se résume pas à une question académique ou de rayonnement des universités montpelliéraines. Il s’agit d’un levier internationaliste, qui permet à des étudiantes et étudiants de pays et cultures différentes de se rencontrer, d’échanger et d’étudier ensemble. Celà permet de contrer parfois la propagande de régimes autoritaires, comme dans le cadre des coopérations avec les universités Chinoises, et de promouvoir les droits humains auprès des étudiants et enseignants impliqués dans ces échanges. C’est pour celà que nos élus étudiants s’investissent fortement, depuis des années au sein de la Commission des Relations Internationales et des Échanges Internationaux (CRI-EI) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à affirmer sa solidarité à toutes les étudiantes et tous les étudiants du monde entier, et à rejeter toute forme de racisme, d’antisémitisme et de discriminations, ici comme partout.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr 

Comments

5 responses to “Accords de coopération universitaires : des mesures pour faire vivre l’internationalisme.”

  1. […] Après deux ans en tant qu’organisation majoritaire à l’Université Paul-Valéry, le travail acharné des élus du SCUM a permis de faire exonérer des centaines d’étudiants de leurs frais d’inscription, d’augmenter les budgets d’aide sociale, de simplifier les inscriptions pédagogiques, de maintenir la compensation et les rattrapages, de faire baisser le prix du café, de distribuer plusieurs milliers d’aides financières aux étudiantes et étudiants précaires, de mettre en place un crédit d’impression de 6€, de mettre en place un congé menstruel ou encore le vote pour la mise en place d’un partenariat avec l’Université de Birzeit en Palestine.  […]

  2. […]  Seul syndicat étudiant engagé de longue haleine au sein de la Commission des Relations Internation…, le SCUM demandait qu’un véritable cadrage de ces accords soit mis en place. Il s’agit ici de garantir aux étudiantes et étudiants en mobilité des conditions d’accueil décentes, et que ces accords garantissent aucune collaboration avec des entreprises ou travaux de recherche à des fins militaires, notamment dans les pays dont les gouvernements sont impliqués dans de graves violations des droits humains, comme la Chine, Israël ou encore la République Démocratique du Congo.  […]

  3. […] qu’elle ne souhaite en aucun cas solliciter des partenariats avec les universités palestiniennes comme cela a pu être fait au sein de l’université Paul-Valéry. Après un vote à l’urne demandé par Philippe Augé, notre motion est rejetée avec 12 voix […]

  4. […] Nous rappelons qu’en juin 2024, l’Université de Montpellier Paul-Valéry a mis en place un accord de coopération a…. […]

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