Mardi 11 octobre, à partir de 9h du matin, les étudiantes et étudiants sans logement ont déployé des banderoles lors de la séance du conseil municipal pour dénoncer la pénurie de logements étudiants à bas prix sur Montpellier.
Le loyer moyen d’un studio/T1 sur Montpellier est de 446€/mois, alors que la bourse maximale du CROUS, touchée par une minorité d’étudiants (la majorité touchent beaucoup moins), s’élève à seulement 596,5€/mois. Ainsi, le reste à vivre n’est que de 150,5€ pour pouvoir se nourrir, se vêtir, payer ses factures, payer le transport …etc.
Montpellier est la 3ème agglomération la plus chère de France pour se loger, d’après l’Observatoire des loyers (étude de 2020).
“Deux tiers des logements reloués en 2019 ont connu une hausse de leur loyer. Cette part à très fortement progressé sur un an (+ 25 points)”, d’après l’Observatoire des loyers.
Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM a recensé 30 étudiantes et étudiants sans logement. L’action de ce jour visait à alerter la mairie et lui demander de trouver des solutions de logement rapide pour ces 30 étudiantes et étudiants.

Nous regrettons que la seule réponse du maire Michael Delafosse ait été d’ordonner, sans aucune discussion, aux policiers de mettre dehors les étudiantes et étudiants sans logement.
Nous dénonçons les violences perpétrées par les policiers municipaux ainsi que le vol par eux d’une banderole.
Les étudiantes et étudiants sans logement, en plus d’être à la rue, seront-ils maintenant frappés et volés lorsqu’ils revendiquent leur droit à un toit sur la tête ?
Sur les 65 membres du Conseil Municipal de Montpellier, pourtant tous membres de partis de gauche, une seule élue, Alenka Doulain, est intervenue en faveur des étudiantes et étudiants sans logement. Les 70 000 étudiantes et étudiants de la ville méritent t-ils si peu d’intérêt et de considération de la part de la municipalité ?
Cette année encore, le montant des loyers explose, malgré l’annonce par le maire d’un « plafonnement des loyers ». Les promoteurs plus ou moins honnêtes louent désormais de véritables taudis à des prix indécents, pour des étudiantes et étudiants qui n’ont pas le luxe de refuser l’habitat indigne.
Nous rappelons qu’en France, le montant du loyer représente jusqu’à 40 % du budget d’un ménage. Ce pourcentage peut même augmenter jusqu’à 75 % pour les étudiantes et étudiants.
Alors que le gouvernement a baissé successivement le montant des aides aux logement (APL) durant ces dernières années, nous avons constaté des files d’attente de plus en plus longues l’année dernière lors des distributions alimentaires du SCUM, ou plus de 6000 colis ont été distribués.
Les 70 000 étudiantes et étudiants de Montpellier méritent mieux que d’être affamés et sans domicile !
Il est temps que la municipalité et la métropole prennent enfin la mesure de l’urgence de la situation et débloquent les moyens nécessaires. Nous demandons le lancement immédiat d’un programme de construction massive de logements étudiants, en partenariat avec le CROUS. Il y a urgence !
Il y a urgence de loger les 30 étudiantes et étudiants sans logement recensés par le SCUM !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
http://www.combatuniversitaire.wordpress.com – syndicat.scum@live.fr
L’action du SCUM dans les médias :
- Midi Libre du 11/10/2022 : https://www.midilibre.fr/2022/10/11/le-conseil-municipal-de-montpellier-interrompu-par-des-etudiants-sans-logement-et-des-militants-du-scum-10728718.php
- La Gazette de Montpellier du 11/10/2022 : https://www.lagazettedemontpellier.fr/live/63457896bbb2847e82a7dc5e/des-etudiants-sans-logements
- Métropolitain du 12/10/2022 : https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-la-question-du-logement-etudiant-s-invite-au-conseil-municipal_54424606.html
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