Dissolution de la COMUE-LR : Patrick Gilli renvoie la démocratie aux calendes grecques.

Par un communiqué publié le 4 janvier dernier, les présidents des universités de Perpignan, Nîmes, Montpellier et Paul Valéry Montpellier 3 ont annoncé leur sortie de la Communauté d’Universités (COMUE-LR). Une nouvelle qui a suscité incompréhension et doutes sur les intentions réelles des quatre présidents d’universités. En effet, deux semaines auparavant, ces 4 mêmes présidents avaient approuvé par leur vote le rapport d’activités de l’année écoulée pour la COMUE-LR et avaient voté en faveur du budget pour l‘année à venir. Ainsi, rien ne pouvait laisser présager un changement d’avis aussi soudain.
Nous avions déjà dénoncé le manque de transparence ainsi que l’absence complète de consultation des instances universitaires sur la question de la politique de site. Une absence de démocratie inquiétante au regard du devenir des services de la COMUE-LR (Centre de Soins Universitaire, guichet unique d’accueil des étudiants étrangers, Maison des Sciences de l’Homme…etc), ainsi qu’au regard de la situation des personnels travaillant au sein de ce cette structure.

 A l’Université Paul Valéry Montpellier 3, lors du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) du mardi 11 juin 2019, les élus « Lapinou » et du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) ont demandé, par une motion, à ce que les instances de l’université soient consultées sur les actions entreprises au nom de l’université par le président Patrick Gilli, concernant la politique de site de l’établissement.  
A notre grande stupéfaction, et près de 5 mois après avoir annoncé à la surprise générale la sortie de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 de la COMUE-LR, Patrick Gilli a refusé de soumettre au vote du CEVU une validation ou une invalidation des démarches qu’il a entrepris. Un refus de consultation démocratique justifié par une vague promesse de consulter éventuellement le conseil d’administration de l’université Paul Valéry … en septembre 2019 ! Ainsi, Patrick Gilli daignera peut-être consulter les instances universitaires plus de 9 mois après avoir annoncé unilatéralement son retrait de la COMUE-LR. 
 Cela démontre non seulement un mépris envers l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, étudiants, personnels BIATSS), mais aussi et surtout que Patrick Gilli s’est engagé dans une démarche personnelle qui ne représente que lui. Une fois de plus se trouve confirmée la pertinence de l’exigence qui lui a été faite en mars 2018, par plus de 3000 étudiants et personnels de l’université réunis en Assemblée Générale : sa démission.

 Auprès des étudiants et personnels méprisés, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se battre contre ce qui apparait de plus en plus comme une marche forcée vers la fusion des universités montpelliéraines.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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