Commando de la Faculté de Droit : l’ex-doyen suspendu 5 ans, un enseignant radié, et les autres ?

 Le 22 mars 2018 des étudiants mobilisés contre la Loi ORE occupent un amphithéâtre de la Faculté de Droit et Sciences Politiques de Montpellier. Vers 23h30, le Doyen, Philippe Pétel ouvre une porte d’où surgit un commando cagoulé et armés de bâtons, matraques et de Taser. S’en suit une scène de violence inouïe, ou de nombreux étudiants sont violemment blessés sous le regard impassible de Philippe Pétel et des agents de sécurité du campus.

Plusieurs enseignants sont alors reconnus par les victimes de cet acte de violence, et l’un deux, Jean-Luc Coronel de Boissezon a revendiqué fièrement dans un média d’ultra-droite avoir “porté des coups” sur les étudiants grévistes. L’enquête diligentée suite à la médiatisation de l’affaire et à plusieurs dépôts de plaintes a connu divers rebondissements, avec par exemple l’interpellation de militants d’extrême-droite en septembre.

Ce jeudi 7 février 2019, nous apprenons que la section disciplinaire convoquée par le président de l’Université de Montpellier à l’encontre de l’ex-doyen Philippe Pétel et de l’enseignant Jean-Luc Coronel de Boissezon vient enfin de les sanctionner. Le premier est interdit d’enseignement pendant 5 ans, et le second, proche de l’extrême-droite identitaire, est radié de l’Education Nationale.
Ces sanctions ne doivent pas faire figure d’arbre qui cache la forêt, en donnant une bonne conscience à une communauté universitaire qui tend à restreindre de plus en plus l’expression étudiante et la contestation des différentes politiques universitaires.
De son côté, l’enquête policière sur ces évènements ne semble pas pressée de livrer ses conclusions.

Nous rappelons que ce duo n’a pas agi seul, d’autres enseignants ont été identifiés dans le commando, et nous continuons à nous interroger sur le rôle trouble de la préfecture dans cette sordide agression. En effet, alors que les forces de police étaient sur place, elles n’ont appréhendé aucun membre du commando masqué, et en a même escorté certains à l’extérieur de l’enceinte universitaire !

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) restera vigilant sur l’avancement de l’enquête et sur la mise en lumière des différentes complicités dans cette sordide affaire.
Nous réaffirmons notre soutien aux victimes. La brutalité et la répression n’entameront pas notre volonté de continuer à lutter pour notre droit à un avenir !

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

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  1. […] par les enseignants les plus réactionnaires. Nous rappelons que certains enseignants, comme Jean-Luc Coronel de Boissezon, avaient physiquement participé au commando d’extrême-droite qui a…. En donnant à l’UNI, pourtant rejetée par les étudiants, le pouvoir de juger ces étudiantes […]

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