Jeudi 31 janvier 2019, le SCUM devait être convoqué au commissariat de police suite à une plainte pour “diffamation” déposée par la directrice du Service de la Vie Etudiante (SVE) de l’Université Paul Valéry – Montpellier 3. En effet en décembre 2017, lors d’une séance du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), nos élus avaient pointé, par le biais d’une question diverse, la possible illégalité des propos tenus par cette responsable dans plusieurs médias locaux, en pleine vague “#BalanceTonPorc”, concernant les victimes d’agression et de harcèlement sexuel à l’université.
“Je trouve malheureux que le Scum instrumentalise les victimes en les poussant à porter plainte systématiquement.”
“Il faut que les victimes sachent à quoi elles vont s’exposer. Nous vérifions leurs preuves, car c’est là tout le problème. Nous pouvons faire appel aussi à un médiateur académique, pour plus de neutralité.”
Face à ce qui s’apparentait clairement comme une grossière tentative d’intimidation, nous avons aussitôt appelé à un rassemblement de soutien aux lanceurs d’alertes en matière de harcèlement sexuel à l’université, pour le jeudi 31 janvier devant le commissariat de police. Puis publié, partagé et envoyé aux médias un communiqué de presse dénonçant cette curieuse convocation et relayant l’appel à rassemblement.
Ce mercredi 30 janvier en fin d’après midi, nous avons été informé par téléphone que “le procureur a décidé ce mercredi 30 janvier de classer sans suite la plainte et d’annuler la convocation au poste de police”. Le timing n’est probablement pas tout à fait étranger à cette volte-face du procureur de la République, quelque heures seulement après la parution publique de notre communiqué, et le lendemain de notre appel à rassemblement,.
En tout état de cause, le classement sans-suite de la plainte de la responsable du Service de la Vie Etudiante de l’université Paul Valéry à l’encontre du SCUM constitue une véritable victoire pour les victimes d’agression et de harcèlement sexuel ainsi que leurs soutiens. Ce classement de l’affaire encourage les victimes à prendre la parole et à dénoncer les agresseurs et leurs soutiens, jusqu’aux plus hauts niveaux institutionnels. Nous n’y manquerons pas, et nous ne nous tairons pas ! #BalanceTonPorc !
Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com
- Article du site web journal Midi Libre du 31/01/2019 : https://www.midilibre.fr/2019/01/31/montpellier-une-plainte-pour-diffamation-contre-le-syndicat-etudiant-scum-classee-sans-suite,7986713.php
- Article du journal papier Midi Libre du 01/02/2019 :

[…] EDIT 16H40 : LE PROCUREUR CLASSE LA PLAINTE, LE RASSEMBLEMENT EST DONC ANNULE ! […]
[…] Mais coup de théâtre, suite à l’appel à rassemblement lancé par le syndicat étudiant, ce…« , c’est clairement insuffisant, puisque cette personne pourra toujours continuer continuera à profiter du poste qui est le sien pour encourager les victimes à ne pas porter plainte contre leurs agresseurs. […]
[…] Mais coup de théâtre, suite à l’appel à rassemblement lancé par le syndicat étudiant, ce…« , c’est clairement insuffisant, puisque cette personne pourra toujours continuer continuera à profiter du poste qui est le sien pour encourager les victimes à ne pas porter plainte contre leurs agresseurs. La direction de l’université, soutenue par plusieurs associations largement subventionnées, a décidé d’enfoncer le clou lors d’un conseil de la vie universitaire le 05 février : une motion de soutien à la responsable de la mission égalité. Comble de l’ignominie, même les élus du syndicat réformiste et « antisexiste » Solidaires Etudiant-e-s ont soutenu cette motion, se positionnant encore une fois du côté de la direction de l’université et contre les victimes et leurs soutiens. […]
[…] en question avait alors porté plainte contre l’association étudiante pour « diffamation ». Une plainte classée sans suite par le Procureur le 30 janvier 2019, donnant ainsi raison à l’ass…. Il apparaissait effectivement que la défense de victimes de harcèlements et agressions sexuelles […]