2770 € la Licence et 3770 € le Master et Doctorat : aujourd’hui pour les étudiants internationaux, demain pour tous ? rassemblement jeudi 22 novembre

Lundi 19 novembre, le premier ministre a annoncé une mesure phare pour « attirer les étudiants étrangers hors Union Européenne », dont le nombre a baissé de 8.1% depuis 2010 :  leur appliquer une hausse des frais d’inscription ! Alors qu’actuellement la plupart des étudiants internationaux paient les mêmes frais d’inscription que tous les autres étudiants, le gouvernement a annoncé vouloir porter leurs frais d’inscription à 2770 € par an en licence et 3770 € en master et doctorat.

Cette mesure de « préférence nationale », paradoxalement justifiée pour renforcer l’attractivité du système universitaire français a été décidée de façon arbitraire sans aucune prise en compte des revenus des étudiants concernés. Les étudiants internationaux qui suivent actuellement leur formation en France auront-ils les moyens, à la rentrée prochaine, de débourser plusieurs milliers d’euros pour continuer à étudier ? Cette augmentation conduira des milliers d’étudiants à renoncer à leurs études et à leur présence en France.

Après la mise en place l’année dernière d’une taxe étudiante de 90€, la CVEC (Contribution Vie Etudiante et Campus), et dans un contexte ou les présidents d’universités opérent un intense lobbying afin de pouvoir « augmenter leurs ressources propres », il est à craindre que cette augmentation fasse l’effet d’un ballon d’essai pour des augmentations généralisées des frais d’inscription.

Dans les universités Montpelliéraines, les élus SCUM agissent

A l’université Paul-Valéry Montpellier 3, les élus de la liste « Fac Off » présentée par le SCUM et le CEI ont déjà commencé à se mobiliser sur la question. Lors du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) de ce mardi 20 novembre, ils ont déposé une motion affirmant notre opposition claire et sans concession à cette augmentation et demandant de façon concrète que « les frais d’inscription à l’université ne soient pas augmentés, et ce pour tous les étudiants peu importe leur origine. » Nous nous félicitons que cette motion ait été adoptée à l’unanimité des voix, moins 6 abstentions.

Engagés contre les discriminations, nous avions déjà dénoncé en 2017 l’impact de la politique de sélection en Master sur les étudiants internationaux.

A l’Université de Montpellier (UM), la question des frais d’inscription est au cœur de la campagne de la liste « Donuts ! Les étudiants indépendants et combatifs », qui se présente jeudi 22 novembre à l’élection des représentants étudiants du secteur « Sciences et Techniques » de la Commission Formation et Vie Universitaire. Notre opposition résolue sera aussi portée au sein de la Communauté d’universités (COMUE-LR), qui participe de plus en plus à l’accueil et à l’accompagnement des étudiants internationaux, par notre liste « Etudiants Associatifs et Combatifs pour la COMUE », qui se présente aux suffrages des étudiants de toute l’académie mercredi 28 novembre.

 Convaincus qu’au delà des instances universitaires, il est nécessaire une forte mobilisation s’élève contre cette mesure anti-sociale et discriminante. nous appelons à un rassemblement jeudi 22 novembre à 17h30, devant la Préfecture de Montpellier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

Notre mobilisation dans les médias :

No comments yet

  1. […] pour que chacun, quelque soit sa provenance géographique, puisse accéder à l’université, nous avons fait de la lutte contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étud…. La mobilisation a déjà commencé à l’appel du SCUM par un rassemblement jeudi soir devant la […]

  2. […] Les étudiants présents ont témoigné de leurs difficultés financières et de l’impossibilité pour eux de pouvoir continuer leurs études en France si cette hausse des frais d’inscription (2770€ la Licence et 3770€ le Master et Doctorat! ) était appliquée. Beaucoup d’interventions ont démontré que cette hausse des frais d’inscription était en réalité une véritable opération de sélection sociale par l’argent : les étudiants internationaux issus des couches privilégiées de leurs pays pourront toujours venir en France se payer des études. Le slogan « bienvenue en France », utilisé par le gouvernement pour promouvoir ses mesures prouve pour les différents participants le cynisme sous lequel est maquillée cette mesure discriminante et xénophobe. Un élu étudiant de notre liste « Fac Off » (Comité Étudiant Indépendant et SCUM) de l’université Paul Valéry a aussi pris la parole afin d’indiquer que grâce à la motion qu’il a déposé en CEVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) …. […]

  3. […] Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier a précisé qu’il était possible de « simplifier » les démarches relatives à l’obtention des visas et d’exonération partielle ou totale des frais d’inscription, sans s’engager sur des mesures concrètes. Pourtant, il aurait été logique qu’en rappelant ainsi l’autonomie de son université par rapport aux décisions gouvernementales, la présidence de l’UM se positionne de façon claire sur la question de la hausse des frais d’inscription. Nous rappelons que de nombreuses autres universités l’ont déjà fait, dont l’université Paul Valéry, à l’initiative de notre liste « Fac Off&nbs…. […]

  4. […] (2770€ en Licence et 3770€ en Master) se retrouvent désormais inscrits dans la loi. Pour rappel, ce dispositif de “préférence nationale” ironiquement intitulé “Bienvenue en Fr…. Suite à des mobilisations partout en France, l’application de cette hausse des frais […]

Leave a Reply to L’arrêté relatif à la hausse des frais d’inscription est publié. | Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUMCancel Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *