Quand Patrick Gilli s’enferme dans sa fac … la mobilisation continue !

Ce mardi 9 octobre, c’était la journée nationale de grève interprofessionnelle contre la précarité et la sélection. Voté par les étudiants réunis en assemblée générale la semaine dernière, un blocage de l’université Paul Valéry Montpellier 3 devait avoir lieu, puisque Patrick Gilli avait refusé la banalisation des cours qui était demandée. Mais c’était sans compter sur l’inventivité de président illégitime* de cette université, qui a pris l’initiative de lui-même… bloquer le campus !

Tôt le matin, une armada d’agents de sécurité privée entouraient le campus, renforcés par des dobermans aux abords du bâtiment de la présidence. La mise en place de ce curieux dispositif a ainsi empêché l’accès au campus pour les étudiants, mais aussi les personnels et enseignants. Ce blocage « anti-blocage » a progressivement laissé place, aux alentours de 8h15, à un barrage filtrant. 
Notons que les étudiants mobilisés à Rennes 2 et à Tolbiac (Paris) ont carrément eu droit à de violentes interventions policières pour les déloger de leurs universités.

Comme ailleurs en France, la répression matinale montpelliéraine n’a pas découragé les étudiants en lutte contre la précarité et la sélection, qui sont allés grossir une manifestation de près de 3000 personnes dans les rues de la ville. L’occasion pour le SCUM de porter haut et fort notre message : « contre la précarité, combat universitaire ».

Cette première journée de mobilisation en appelle d’autres, et le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) continuera à se mobiliser contre toutes les politiques délétères du gouvernement et des présidences d’universités.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

* Pour rappel, le 27 mars 2018, les 3000 étudiants, enseignants et personnels réunis en Assemblée Générale ont déclaré ne plus reconnaître Patrick Gilli comme le président de l’université Paul Valéry Montpellier 3.

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  1. Une vaste blague ce “blocus”… Qu’on soit pour, ou contre la réforme.
    Je n’épiloguerai pas, mais vraiment: regardez l’opinion des étudiants (et non seulement les votes de votre AG obscure en amphi A) et vous vous rendrez compte de la réalité. Vous voulez prendre les armes? Très bien: allez assiégé la préfecture, le parlement, la région…. Mais laissez nous étudier 😉 !
    Pedrot, un ancien bloqueur / Zadiste qui a trouvé d’autres moyens de luttes plus efficace aux longs termes.
    Peace.

    • Bonjour, nous ne dirigeons pas les AG ni le luttes, car pour nous ce n’est pas le rôle d’un syndicat étudiant. Toutefois, nous soutenons et participons aux luttes contre la précarité et la sélection , et nous nous impliquons dans la grève étudiante. Le rapport de force contre les politiques gouvernementales et les politiques des directions d’université doit se construire partout, et en priorité sur les lieux de travail et d’études. Ce qui n’exclu pas, bien entendu, d’aller “assiéger la préfecture”. Lorsque des piquets de grève sont installés, la Bibliothèque Universitaire reste ouverte pour celles et ceux qui souhaitent continuer à étudier. Bonne journée 🙂

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