En Marche vers la fusion ! Patrick Gilli se dévoile au Conseil d’Administration de l’université Paul Valéry.

Mardi 25 septembre 2018 se tenait le Conseil d’Administration de l’université Paul-Valéry Montpellier 3, en présence de l’élue étudiante du SCUM.

Lors de cette séance, la première de l’année universitaire 2018-2019, il a été notamment question de la sélection en Master, mise en place de façon généralisée depuis la rentrée 2017 sur l’université Paul Valéry. Comme l’an dernier, ce que nous dénoncions s’est répété, et même amplifié. La sélection drastique pratiquée à l’entrée du Master 1 a conduit les mêmes effets absurdes et plusieurs cursus se retrouvent en sous effectifs. A ce problème soulevé par les différentes équipes des composantes de l’université, le président Patrick Gilli préconise carrément d’appliquer Parcoursup aux Masters. Plusieurs mois après que sa démission ait été réclamée par plusieurs milliers d’étudiants et personnels de l’université, la question des compétences réelles de Patrick Gilli pour assumer sa fonction se fait encore une fois ressentir. Alors qu’un élu proposait de revoir la procédure en ouvrant plus longtemps la période d’inscription, le président propose, afin de régler le problème d’une sélection trop drastique … de l’accentuer davantage ! Les étudiants survivants de Parcoursup, dont beaucoup auront déjà été orientés dans des voies de garage, apprécieront certainement cette volonté présidentielle.

Mais le point le plus important de ce Conseil d’Administration, hormis la demande ubuesque d’un élu enseignant de disposer d’un service de voiturier réservé aux enseignants, a été la question d’une fusion entre les deux universités montpelliéraines.

Chantage et fausses promesses : Patrick Gilli se la joue t’il preneur d’otage ?

Élu en 2016 sur la promesse de maintenir l’autonomie de l’université Paul Valéry, Patrick Gilli s’est illustré ensuite un an plus tard par l’embauche d’une nouvelle Directrice Générale des Services, issue de l’université de Strasbourg, établissement dont elle avait piloté la fusion. Déjà, à cette époque, le curieux recrutement à ce poste stratégique d’une spécialiste de la fusion avait été interrogé en CÉVU (Conseil des Études et de la Vie Universitaire) par les élus du SCUM.

Ce mardi 25 septembre, un palier de plus a été franchi. A la surprise générale et au mépris de l’ordre du jour comme du réglement, Patrick Gilli demande l’autorisation orale de « continuer à travailler au rapprochement avec l’Université de Montpellier ».

En effet, Patrick Gilli propose un vague « rapprochement » , sorte de fusion avançant masquée. Il présente ce « rapprochement » comme l’unique alternative à un curieux mécano institutionnel faisant cohabiter les deux universités. C’est cette structure expérimentale qui est en train d’être mise en place à l’Université Grenoble-Alpes, un établissement déjà moteur en matière de fusion d’établissements.

Ce super-établissement à la structure juridique floue complexifie les relations internes au sein de l’établissement ainsi que sa relation aux usagers (à qui s’adresser en cas de recours?). Le fonctionnement de la direction n’étant plus cadré par la loi, les équipes présidentielles pourront ainsi construire des instances dirigeantes assurant une mainmise totale sur l’établissement.

En présentant sa proposition de « rapprochement » en ces termes, Patrick Gilli prend en otage la communauté universitaire : la fusion classique ou la fusion « super-établissement. Le président, certainement en manque d’inspiration, tente maladroitement de paraphraser Margaret Tatcher : There Is Not Alternative.

La justification de Patrick Gilli semble tout droit sortie d’une mauvaise comédie : comme la COMUE serait condamnée par un probable retrait de son membre le plus important (l’UM), notre apprenti sorcier propose, en alternative à l’éventuelle super-structure qu’il qualifie lui-même de coûteuse et inefficace par une nouvelle super-structure elle-aussi coûteuse et inefficace !

Après avoir imposé une sélection drastique en Master puis en Licence par la force, à coup de réunions d’instances truquées et de répression des étudiants mobilisés et de notre syndicat, Patrick Gilli s’apprête à sacrifier encore une fois les étudiants et personnels sur l’autel de son ambition, cette fois ci en nous faisant un chantage à la « bonne » ou « mauvaise » fusion.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) combattra ces sinistres projets.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com

  • Rappel : Assemblée générale étudiante contre la sélection et la précarité, mercredi 3 octobre à 10h30 dans l’Amphi 1 (ex amphi A) de l’université Paul Valéry Montpellier 3

No comments yet

  1. […] Patrick Gilli, président de l’université Paul Valéry Montpellier 3 (UPVM3), semble avoir l’art de susciter des doutes sur ses capacités de direction. Élu président en 2016 sur la promesse de ne pas fusionner son établissement avec l’UM, il signe ici la mort de la seule structure universitaire de la région qui pouvait faire obstacle à un leadership sans conditions de l’autre université Montpelliéraine. Après nous être interrogés sur l’embauche au poste stratégique de Directrice Générale des Services d’une spécialiste du pilotage de fusion d’universités, nous avions alerté dans un communiqué en date du 28 septembre, sur la volonté annoncée de Patric…. […]

Leave a Reply to Suppression de la COMUE-LR : le bon, la brute et le truand | Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUMCancel Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *