
Alerte info. Patrick Gilli qui déclarait que la situation était sous contrôle lundi vient de subir un camouflet. Ce mercredi matin à 6h, de courageux et audacieux étudiants bloqueurs on reprit le contrôle de leur université. Malgré les pressions qu’ils ont subi de la part de vigiles particulièrement vindicatifs et d’un molosse présent pour faire peur aux étudiantes et étudiants qui tentent de défendre leurs droits.
L’ensemble de la journée a été marquée par le refus de la présidence de reconnaître les revendications des étudiants. La direction a ainsi essayé de débloquer toute la journée parfois de manière violente. Deux étudiantes qui tenaient ainsi un piquet de grève se sont vu emportées sous une table par des vigiles venus leur sommer de partir. Vers 10h a eu lieue une AG où les étudiants ont décidé de la suite du mouvement.

Dans l’après midi le bâtiment de l’IEFE a été pris avec audace. Cet institut est une des premières sources de revenus de l’université et fait payer à ses étudiants des coûts d’inscription particulièrement élevé. Une cinquantaine d’étudiants réfugiés ayant subi déjà énormément d’épreuves dans des pays comme l’Afghanistan ou la Syrie doivent ainsi, après avoir fuit les bombes, donner un bras pour pouvoir étudier. Mais après une heure face à la pression, le barrage a du cédé face aux violences exercées par une présidence et une sécurité omniprésente. Patrick Gilli qui n’est pourtant plus considéré comme président par les étudiants et personnels (depuis l’AG du 27 mars) a même poussé et insulté des étudiants devant l’une des portes. Nous condamnons cette violence qui n’est aucunement justifiable. Nous somme habitués malheureusement à ces accès de violence que les étudiants de Montpellier ont déjà subi à la fac de droit , devant le rectorat ou lors de la manifestation du 14. Malgré toute cette brutalité le mouvement ne cède pas. Paris VIII va ainsi être rebloquée tout comme Montpellier 3. Partout en France des dizaines de facultés sont en lutte face à l’attaque du gouvernement et des directions d’universités sur notre droit à un avenir.
Nous ne céderons pas face à la répression anti mouvement social qui tente de faire taire toute une génération.
syndicat.scum@live.fr – www.combatuniversitaire.wordpress.com
Article du journal 20 Minutes du 03/05/2018 : https://www.20minutes.fr/montpellier/2264443-20180502-video-montpellier-blocage-deblocage-situation-confuse-mercredi-universite-paul-valery


[…] Depuis plusieurs mois, les étudiants montpelliérains se mobilisent contre la mise en place de la sélection. La présidence de l’université a toujours refusé toute forme de dialogue autour des revendications portées par le mouvement, et a préféré les ignorer tout en dénigrant le mouvement. Ainsi, afin de fuir toute possibilité de débat avec les étudiants mobilisés, les séances du CÉVU et du Conseil d’Administration sont systématiquement délocalisées hors de l’enceinte universitaire, au Rectorat. Cette marque de mépris nous avait conduit, le 1″ mars, à réclamer la démission de Patrick Gilli de sa fonction de président. Une revendication ensuite portée et amplifiée lors des Assemblées Générales suivantes, jusqu’à l’AG du 27 mars, ou plus de 3000 étudiants et personnels ont décidé de ne plus le reconnaître comme président de l’université. En guise de dialogue, Patrick Gilli fit débloquer le campus par 50 CRS puis envoya vigiles privés …. […]
[…] Au printemps 2018, alors que les étudiants et personnels de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 se mobilisaient contre la généralisation de la sélection sociale en Licence, la présidence de l’université faisait le choix d’une violente répression pour museler la contestation. Ainsi, en mai 2018, des agents de sécurité de l’entreprise APS Sud, accompagnés d’un doberma…. […]