L’Université de Montpellier se cache encore et refuse de s’engager pour aider concrètement les étudiantes et étudiants Palestiniens

Ce lundi 24 mars 2025 a eu lieu le Conseil Académique de l’Université de Montpellier. Lors de ce conseil, les élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons ont déposé une motion afin de demander que l’Université de Montpellier s’engage pour une coopération universitaire éthique et solidaire avec la Palestine.

Une motion avait été précédemment portée par les syndicats professionnels lors d’un précédent conseil du 3 mars 2025, mais non soumise au vote. À la place, la présidence de l’université opposée à cette dernière avait donc soumis au vote une autre motion vide de sens et sans aucun engagement concret de la part de l’Université pour les étudiant-es palestiniens.
De ce fait, notre motion déposée ce 24 mars s’inscrit avec les mêmes mots d’ordre que la motion qu’a fait adopter le syndicat étudiant Union Pirate à l’université Rennes 2 et demande donc :

  • l’Université de Montpellier veillera à ne pas développer de partenariats avec les institutions universitaires et les entreprises complices de l’offensive israélienne à Gaza et en Cisjordanie
  • L’Université de Montpellier s’engage à exiger que la participation ou le soutien d’entreprise à des États complices de crime de guerre soit pris en compte comme critère RSE (Responsabilité Sociale).
  • L’Université de Montpellier s’engage à se rapprocher d’universités palestiniennes et à proposer des conventions qui permettrait la mise en place d’échange d’étudiant·es et personnels comme c’est le cas avec des universités ukrainiennes.

Cependant, avant même que l’on puisse présenter notre motion, la présidence de l’Université de Montpellier avait déjà préparé une contre motion symbolique, celle-ci n’étant ni engageante ni contraignante pour l’université et ne donnant aucune perspective concrète.

L’Université de Montpellier balaie d’un revers de main nos propositions et montre qu’elle ne se préoccupe pas de ses contrats et partenariats qui pourraient impliquer un aspect militaire et qu’elle ne souhaite en aucun cas solliciter des partenariats avec les universités palestiniennes comme cela a pu être fait au sein de l’université Paul-Valéry. Après un vote à l’urne demandé par Philippe Augé, notre motion est rejetée avec 12 voix pour et 36 voix contre.

Une fois de plus l’Université de Montpellier, avec sa présidence s’illustre par son mépris total des étudiantes et étudiants, refusant même de s’engager pour l’accueil de celles et ceux impactés par le conflit.

L’Université de Montpellier aurait-elle quelque chose à cacher ?

Ce cynisme pourrait même avoir des implications graves au regard des crimes de guerre de l’armée israélienne. En effet, depuis plus d’un an, le SCUM a multiplié les démarches au sein de l’Université de Montpellier concernant les partenariats commerciaux et académiques entretenus avec des entreprises et laboratoires de recherche qui participent à des activités militaires. Face à ces questions légitimes, la présidence de l’université déploie toute son énergie à maintenir l’opacité la plus totale, au mépris des règles de transparence les plus basiques.

Nous rappelons que la recherche, comme les contrats et partenariats commerciaux d’une université ne sont pas neutres. Ils ont un impact direct et concret. Il est donc possible que des étudiantes et étudiants, ou des équipes de recherche de l’Université de Montpellier, se retrouvent impliqués à leur insu dans des activités militaires condamnées par la justice internationale.

Le SCUM au combat face au cynisme.

Ce n’est pas la première fois que la présidence de l’Université de Montpellier fait le choix délibéré de violer les règles d’éthique les plus élémentaires. Déjà, en 2021, le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier avait révélé un véritable scandale initié par la transformation de l’Université de Montpellier en Établissement Public Expérimental.

Dévorée par sa propre obsession concurrentielle, l’Université de Montpellier s’était engagée dans une modification de ses statuts, au mépris des étudiantes et étudiants, mais aussi au mépris de son principal affichage publicitaire.
En effet, malgré son positionnement au sommet du classement international de Shanghaï en matière d’écologie, l’Université de Montpellier, a tenu absolument à faire siéger au sein de son Conseil d’Administration un des responsables du changement climatique, le groupe Banque Populaire-Caisse d’Épargne (BPCE)
. Pour rappel, cette banque a été épinglée pour son financement massif du secteur des énergies fossiles, dont les émissions de CO2 s’élèvent à plus de 4,5 fois que l’ensemble des émissions de CO2 de la France.

Insensible aux questions d’éthique, volontairement opaque sur une potentielle implication dans des crimes de guerre et méprisant ses propres étudiantes et étudiants, le président de l’Université de Montpellier, Philippe Augé, sait toutefois parfaitement comment prendre soin de ses amis. Lors de ce Conseil Académique, les primes de l’équipe de direction de l’université ont été votées, allant jusqu’à 12000€ en supplément de leurs salaires.

Le Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier continuera à se tenir aux côtés des étudiantes et étudiants, ainsi qu’en solidarité avec les précaires et opprimés, ici comme partout dans le monde.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM
syndicat.scum@live.fr 


-> Voir ici l’activité des élus SCUM – Super Chatons Ultra Mignons au sein des conseils centraux.


  • La motion déposée lors du Conseil Académique de l’Université de Montpellier le 24/03/2025 :

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